Responsable : Agnès Guillaume
Dans la plupart des pays en développement l’avortement est illégal ou d’un accès très restreint, ce qui explique le recours à des pratiques à risque. Il reste pourtant un des moyens de régulation de la contraception dans un contexte d’accès limité à la planification familiale, en particulier pour les jeunes femmes. Ce programme se propose d’étudier le rôle que joue l’avortement dans cette régulation de la fécondité, en particulier dans un contexte où d’autres méthodes comme la contraception d’urgence sont mises sur le marché. Nous analyserons plus spécifiquement le rôle de différents acteurs institutionnels et familiaux dans cette pratique de l’avortement, en particulier les hommes, dont le pouvoir peut s’exercer de manière explicite par le contrôle de la sexualité et de la fécondité des femmes ou, au contraire en considérant que ces décisions ne les concernent pas. Leur rôle pourra être totalement passif ou très actif en interdisant ou en favorisant la pratique de l’avortement. Nous étudierons également les conséquences de l’avortement à risque sur la vie des femmes, les conséquences sanitaires mais aussi économiques et sociales. Le refus de l’avortement même dans un cadre légal (par exemple en cas de viol) et ses conséquences seront également analysés. Ce programme s’inscrit dans la poursuite des activités menées dans le cadre d’un réseau du Ceped sur l’avortement en Amérique et dans la Caraïbe. Il sera mené en partenariat avec el Colegio de Mexico et d’autres institutions d’Amérique Latine. Un projet a été déposé auprès de l’ANR en mai 2008.