2012 |
Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. Crises et migrations : effets de rhétorique autour d’un enjeu politique. Working Papers du CEPED , no. 20. Paris: CEPED, 2012.
Résumé : Le mot « crise » est très galvaudé et a parfois fini par ne plus rien dire. Aussi convient-il de s’interroger sur la pertinence analytique d’une notion qui est censée nous éclairer sur la production de certains types de migrations, notamment forcées. Le mot « crise » se décline en l’occurrence suivant plusieurs registres de dramati-sation qui vont de l’inflation des chiffres à la criminalisation des conflits en passant par la politisation des catastrophes naturelles. À y regarder de plus près, il s’avère que ce phénomène tient à trois principales raisons : sur le plan méthodologique, d’abord, le problème de la mesure de l’intensité des crises ; sur le plan analytique, ensuite, la grande confusion qui résulte de la perte des repères du monde bipolaire de la guerre froide ; sur le plan de la communication, enfin, une tendance récurrente à l’instrumentalisation des chiffres dans le cadre d’une économie politique qui conditionne en grande partie le mode de fonctionnement des systèmes d’alerte. En conclusion, il apparaît nécessaire de préciser une notion qui peut brouiller autant qu’éclairer l’étude des migrations.
Mots-Clés : Crises; migrations; déplacements forcés de populations; conflits armés; catastrophes naturelles
: CEPED
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Humanitarian action in developing countries: Who evaluates who?" Evaluation and Program Planning 35, no. 1 (2012): 154–160.
Résumé : Humanitarian NGOs and intergovernmental organisations are usually assessed by their funders, not their beneficiaries. In most cases, their evaluation relies on interviews with “professionals”, neglects field surveys, does not use opinion polls and seldom tries to assess the socioeconomic impact of relief. Moreover, it is commissioned by stakeholders at the risk of being judge and party. Such a system brings several conflicts of interest: (1) it needs to be approved by those who are evaluated and so does not deal with “bad eggs” that refuse to be investigated; (2) it produces biased analysis, does not name names and passes over fundamental issues; (3) it is very formal and technocratic, if not meaningless; (4) it does not help to learn from past mistakes. Hence this article proposes a framework to develop third party evaluations. It is suggested that, to be really independent, evaluation should neither be paid or commissioned by stakeholders, i.e. NGOs and institutional funders. To facilitate learning, its methodology and its results must also be available to the general public. To be accepted by those who are evaluated, finally, it should highlight the difficulties, explain the political context, acknowledge its subjectivity, recognize its limits, focus on processes more than results and develop qualitative analysis out of quantitative indicators.
Mots-Clés : Conflicts of interest; Developing Countries; Emergencies; Evaluation; Humanitarian aid
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2011 |
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "A pirataria marítima na Nigéria : um fenómeno antigo em vias de modernização (La piraterie maritime au Nigeria : un phénomène ancien en voie de modernisation)." Relações Internacionais 31 (2011): 75–84.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "L'aide humanitaire dans les pays en développement : qui évalue qui ?" Mondes en Développement, no. 153 (2011): 111–120.
Mots-Clés : ONG; PROJET DE DEVELOPPEMENT; EVALUATION; METHODOLOGIE; AIDE HUMANITAIRE; ETUDE CRITIQUE; PAYS EN DEVELOPPEMENT
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "L’Arabie Saoudite : un donateur généreux mais controversé." Sécurité globale 16 (2011): 19–28.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. Les camps de réfugiés et la guerre : du sanctuaire à l'enfermement humanitaire ? Focus Stratégique. Paris: IFRI, 2011.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Les ONG humanitaires islamiques en Afrique : une menace ou un bienfait ?" Sécurité globale 16 (2011): 9–19.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Nigeria : le double défi des compagnies pétrolières." Marchés tropicaux 3267 (2011): 20–21.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Somalie : entre islamisme national et nationalisme diasporique." In Le mondial des nations, edited by J. Medeiros and J. - B. Meyer, 105–114. Paris (FRA) ; Paris: Choiseul ; RFI, 2011.
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2010 |
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Comptes et légendes des guerres africaines polémiques et politiques autour de la mortalité violente." Politique Etrangère, no. 3 (2010): 661–671.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "La privatisation de la sécurité en Afrique noire : vers un Etat décomposé ou recomposé ?" Sécurité Globale, no. 12 (2010): 71–85.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Le delta du Niger en état d’insurrection." In L’état du monde 2011, edited by Bertrand Badie and Dominique Vidal, 285–289. Paris: La Découverte, 2010.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Le Nigeria entre deux eaux." In Ramses 2011, rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies : un monde post-américain ?, edited by Thierry de Montbrial and Philippe Moreau Defarges, 242–245. Paris: IFRI-Dunod, 2010.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Migration forcée et urbanisation de crise : l’Afrique subsaharienne dans une perspective historique." Autrepart, no. 55 (2010): 3–18.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Notation des ONG et évaluation des Objectifs du Millénaire pour le Développement : quelques pistes de réflexions." Statéco, no. 105 (2010): 49–60.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. "Réfugié ou déplacé ? Les enjeux d’une requalification : l’exemple de la Géorgie après la guerre de 2008." Revue européenne de migrations internationales 26, no. 3 (2010): pp.199–213.
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Pérouse de Montclos, Marc- Antoine. Vers un nouveau régime politique en Afrique subsaharienne ? : des transitions démocratiques dans l'impasse. Les Etudes IFRI. Paris: IFRI, 2010.
Résumé : L’Afrique subsaharienne est revenue sur les espoirs de démocratisation qu’avait suscités la fin de la guerre froide et des régimes de parti unique. L’heure est à la désillusion. Même les pôles de stabilité qu’étaient le Sénégal (depuis l’indépendance en 1960) et l’Afrique du Sud (depuis 1994) sont aujourd’hui menacés d’une dérive autoritaire. Les récents événements en Mauritanie et en Guinée Conakry ne doivent cependant pas induire en erreur. Ces deux pays ne sont pas représentatifs. Sur le reste du continent, la tendance lourde est à une diminution du nombre de coups d’États réussis ou avortés, y compris dans des pays comme les Comores et le Nigeria, qui s’en étaient fait une spécialité et qui détenaient des records mondiaux en la matière. Dans la plupart des cas, les populations africaines sont en réalité gouvernées par des régimes qui ne sont ni des dictatures militaires ni vraiment des démocraties parlementaires. Ils évoluent dans une sorte de zone grise entre guerre et paix, victimes d’une insécurité quotidienne qui met en évidence la grande fragilité d’États en devenir. Des chercheurs américains parlent à ce propos « d’anocracies », un terme qui désigne des États plus ou moins faillis, se caractérisant par :
une autorité centrale inexistante ou purement virtuelle (Somalie, République centrafricaine) ;
des gouvernements toujours menacés par la reprise d’une guerre civile (Sierra Leone, Liberia, Guinée-Bissau, Burundi et peut-être même l’Angola) ;
des niveaux de corruption élevés qui appauvrissent les services publics, alimentent les frustrations et aggravent les inégalités sociales quand ils ne permettent pas d’assurer une redistribution équitable et informelle des ressources (Nigeria, les deux Congo) ;
des pouvoirs mal légitimés et de plus en plus contestés (Zimbabwe), parfois avec des tensions régionales non résolues (Cameroun, Éthiopie)
des régimes parlementaires qui n’en sont pas vraiment, avec des fraudes et des processus de cooptation et de sélection en guise d’élections (Nigeria, Éthiopie, Rwanda), etc.
De fait, beaucoup de pays africains demeurent des zones de non-droit qui ne favorisent ni l’investissement ni la consolidation de relations de coopération. Les impasses de la démocratisation démontrent en outre les échecs des modèles d’exportation des puissances occidentales en la matière. Il importe à cet égard de revenir sur les présupposés de la communauté internationale : une focalisation excessive sur le moment des élections au détriment des pratiques du politique au quotidien ; des illusions quant à une corrélation entre développement, démocratisation, prévention des conflits et stabilité politique ; des certitudes trompeuses sur les mérites des ONG et de la société dite « civile ».
Marc-Antoine Pérouse de Montclos est chargé de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement) et docteur en sciences politiques. Il travaille sur les conflits armés en Afrique subsaharienne. Diplômé de l’IEP de Paris (Institut d’études politiques), il a vécu plusieurs années au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya et accomplit régulièrement des missions d’études en Afrique. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment sur le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Somalie et les enjeux de l’aide humanitaire.
Mots-Clés : REGIME POLITIQUE; DEMOCRATIE; COUP D'ETAT; GUERRE CIVILE; ETAT; ELECTION; SOUVERAINETE; VIOLENCE; PARTI POLITIQUE; REGIONALISME; CLIENTELISME; ETHNIE; OPPOSITION; PETROLE; RELATIONS INTERNATIONALES; AIDE AU DEVELOPPEMENT; CROISSANCE ECONOMIQUE; ONG; IDEOLOGIE; COOPERATION INTERNATIONALE; DROITS DE L'HOMME; PERSPECTIVE; DEMOCRATISATION; GROUPE DE PRESSION; FONDATION POLITIQUE; AFRIQUE SUBSAHARIENNE; NIGERIA; ALLEMAGNE
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