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Séminaires des Doctorants

Vendredi 16 septembre 2011

Journée doctorale des Suds

Deux types de séminaires sont organisés régulièrement par les doctorants du Ceped. Les journées doctorales des Suds

Contacts : Fred Eboko : fred.eboko chez ird.fr Manuel Etesse : manuel.etesse chez ceped.org Ludovic Joxe : ludovic.joxe chez gmail.com Anicet Kabore : anicet.kabore chez yahoo.fr Myriam de Loenzien : Myriam.de-Loenzien chez ird.fr
Marion Ravit : marion.ravit chez gmail.com Sara Tafuro : saratafuro chez hotmail.it
Le Colloque des doctorants du Ceped (CoDoCe)

Contact : codoce2013 chez (...)

Matinée 9h-12h : SEMINAIRE DOCTORAL

Lara Badre : La migration internationale au Liban, Quels états des lieux possibles ?

En dépit du rôle qu’elle joue et de ses implications sur différents aspects de la vie économique et sociale du pays, la migration internationale, demeure pourtant parmi les phénomènes les moins étudiés au Liban. Malgré la rareté des données disponibles sur les migrations vers et à partir Liban, un examen rapide de ces données indique que les résultats obtenus ne sont pas comparables. D’où la nécessité d’une revue des méthodes utilisées pour quantifier et décrire les migrations au Liban. Par ailleurs dans le but d’étudier les déterminants de la migration au Liban, nous chercherons à savoir si le système éducatif, avec le marché de l’emploi, au Liban sont devenus un exportateur de main d’œuvre qualifiée. Il s’agit d’étudier l’interaction entre la formation du capital humain et la décision d’émigrer ou de retourner au Liban, et par conséquent d’étudier les implications de la fuite des cerveaux sur différents aspects sociaux et économiques du Pays.

Anne Bekelynck : Initiatives des entreprises privées et action publique dans la lutte contre le VIH/Sida au Cameroun.

Au Cameroun, malgré l’instauration de la gratuité des antirétroviraux (ARV) en 2007, 70% des personnes séropositives et éligibles au traitement n’en bénéficient pas encore. L’objectif d’un accès universel aux ARV fait face à un double obstacle. Du côté de l’offre, les structures de santé publique éprouvent des difficultés à rendre accessible les ARV. Du côté de la demande, beaucoup de personnes séropositives qui pourraient prétendre au traitement, ignorent leur statut sérologique, faute de dépistage. C’est dans ce contexte que nous nous proposons d’étudier les initiatives d’un acteur inédit dans la gestion d’un problème de santé publique : les entreprises privées. Invoquant tantôt des raisons financières, tantôt leur responsabilité sociale à protéger leurs employés, elles sont nombreuses à avoir initié des programmes de lutte contre le VIH/Sida au cours des années 2000. Cette recherche de sociologie politique se donne pour objectif de comprendre les modalités, les apports et les limites de l’implication des entreprises dans une action publique plus large de lutte contre le VIH/sida au Cameroun. Quels types de programmes sont proposées au sein des entreprises ? Quels sont les obstacles et les facilitateurs de l’accessibilité et de l’acceptabilité du dépistage et d’une prise en charge globale auprès des employés ? Et quels sont les enjeux d’une certaine « privatisation » de la lutte contre le VIH/Sida ? Cette présentation sera axée sur les premières observations au Cameroun ainsi que sur les questions que pose une comparaison envisagée avec la Côte d’Ivoire, et sur la méthodologie de la future enquête de terrain.

Marie Brochart : Assistance Médicale à la Procréation et rapports de Genre à Dakar.

À Dakar, l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) se pratique dans le secteur privé depuis une quinzaine d’années. Aucune loi n’est mise en place pour encadrer cette pratique médicale, alors les gynécologues et les biologistes de la reproduction s’en tiennent principalement aux préceptes religieux de l’Islam, religion majoritaire au Sénégal, et privilégient une AMP avec les gamètes du couple. L’infertilité des couples ne constitue pas un axe prioritaire des politiques sanitaires sénégalaises ; ainsi, seuls les couples aisés ont accès aux techniques coûteuses de l’AMP. Pourtant au Sénégal, l’infertilité est un facteur important de stigmatisation. Quelques mois après le mariage, l’entourage proche et lointain du couple attend l’arrivée d’un bébé. L’enfant est vu comme le but unique d’un couple, alors celui-ci doit tout mettre en œuvre pour en avoir un. Ainsi les couples infertiles s’inquiètent-ils rapidement de ne pas réussir à concevoir et entreprennent toutes les démarches pour obtenir ce bien tant convoité, un enfant. Les femmes s’inquiètent les premières, car l’infertilité masculine est très taboue et très cachée et elles sont vues par leur mari et par l’entourage comme les responsables de l’infertilité de leur couple.

Après-midi 14h-17h : ATELIER DOCTORANT
Thème : « Communiquer à un colloque »

Journée organisée par Christophe Z Guilmoto, Stéfanie Malausa et Caroline Panis.

Lieu : CEPED

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