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Appel à contributions : Révolutions, contestations, indignations

lundi 26 novembre 2012

Pénélope Larzillière et Boris Petric coordonnent un dossier intitulé “Révolutions, contestations, indignations

Révolutions de couleur dans l’espace postsoviétique, révolutions de fleurs dans le monde arabe, mouvements des indignés en Europe, plusieurs ordres politiques ont été bouleversés par des mobilisations collectives aux modes d’organisations inédits. Au-delà de la singularité de ces différents événements politiques, Socio souhaite lancer un débat sur l’analyse de ces mouvements et leur comparaison. Relèvent-ils d’une rupture historique commune ?

Ces mouvements ont été caractérisés par des formes de mobilisation qui refuseraient hiérarchie et leader. Ils mettraient en avant une nouvelle horizontalité et fonderaient leur cohésion sur des modes d’action plutôt que sur le partage d’une idéologie commune. Les figures de l’intellectuel et les organisations classiques (syndicats, partis politiques) seraient marginalisées au profit de mobilisations spontanées émanant d’une « société civile » naturalisée et dépolitisée. Est-ce là que se situe le renouveau et les passerelles entre les mouvements ? Il semble nécessaire d’interroger et de mettre en perspective ces aspects.

  • 1/ Comment se fabriquent concrètement des consensus contre l’ordre établi et des formes de répression ? Quels sont les lieux où s’élaborent ces nouvelles formes de mobilisation contournant les institutions politiques traditionnelles ? Les institutions et les militants « classiques » ne redeviennent-ils pas incontournables au moment de la pérennisation des mouvements et de l’exercice du pouvoir ?
  • 2/ Quelle est l’importance des nouveaux processus d’identification et des réseaux transnationaux ? Comment s’organise concrètement la circulation des expériences, des émotions, des images et des techniques de contestation ? En quoi les médias sociaux modifient-ils les formes de mobilisation et de participation ? Permettent-ils la construction d’un nouvel espace public ?
  • 3/ Comment envisager ces événements dans une approche plus globale de la temporalité ? Retrouve-t-on la spécificité du temps révolutionnaire identifié par les historiens de la Révolution ? Les horizons d’attente sont-ils fondamentalement renouvelés ?

Socio souhaite privilégier autant des approches fondées sur des travaux empiriques originaux que des démarches proposant des comparaisons dans l’espace et dans le temps. Les articles sensibles à l’articulation entre les dimensions locales et globales, dépassant une analyse par pays ou par aire culturelle sont les bienvenus.

Dans un premier temps, une proposition de deux pages environ, indiquant la problématique et les données, accompagnées d’une bibliographie, doit être envoyée à la rédaction, avant le 15 décembre 2012. Dans un second temps et après avis de la rédaction, les articles, de 30 000 à 50 000 signes maximum (notes et bibliographie comprises), devront parvenir à la revue au plus tard le 31 mars 2013. Il est attendu un effort particulier sur l’écriture et un style qui mette suffisamment en perspective les enjeux de l’article pour qu’il puisse susciter un intérêt au-delà d’un cercle restreint de spécialistes.

Les intentions de contributions (titre, résumé de 2 pages et bibliographie) doivent être adressées à Socio (socio chez msh-paris.fr) le 15 décembre 2012 au plus tard.

Appel à contributions : Révolutions, contestations, indignations

Les articles sélectionnés devront être remis le 31 mars 2013.

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