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AIMA-CC - Evaluation d’algorithmes de dépistage du cancer du col utilisant un auto-prélèvement et basés sur un test HPV avec génotypage partiel chez des femmes infectées par la VIH dans un contexte de pays à ressources limitées

Axe 1 - Axe 1 - Santé, vulnérabilités et relations de Genre au Sud

Responsables scientifiques

Partenariats dans le(s) pays de recherche

Partenariats avec convention

Partenariats sans convention

Membres du CEPED participant au projet

Membres extérieurs au CEPED participant au projet

  • HORO Apollinaire, PAC-CI
  • Kabore Firmin, Centre Muraz
  • Jaquet Antoine, ISPED
  • Clifford Gary, CIRC
  • Van de Perre Philippe, CHU de Montpellier
  • Fournier Isabelle, Inserm
  • Paltiel David, Yale University
  • Petignat Patrick, HUG
  • Tebeu Pierre-Marie, CHU de Yaoundé

Financement

  • ANRS

Résumé

Le cancer du col est une cause majeure de mortalité chez les femmes infectées par le VIH dans les pays à ressources limitées. Le dépistage des lésions pré-cancéreuses du col est un moyen efficace de diminuer l’incidence de ce cancer. Pourtant, l’utilisation du dépistage dans les pays à ressources limitées reste très restreinte. La stratégie de dépistage actuellement recommandée – y compris par l’OMS pour les pays à ressources limitées - repose sur l’utilisation d’un test détectant le virus HPV (test HPV) en raison de sa grande sensibilité et facilité d’utilisation. Toutefois, l’infection par l’HPV étant très fréquente, en particulier chez les femmes infectées par le VIH, il est nécessaire d’avoir un triage secondaire pour identifier celles qui sont le plus à risque de lésion du col et éviter de saturer des services déjà très sollicités. Les recommandations de l’OMS pour le dépistage du cancer du col publiées en 2013, de même que celles groupe de travail AIMA financé par l’ANRS (ANRS12346), indiquent clairement la nécessité de conduire plus de recherche pour déterminer le meilleur algorithme de dépistage utilisant un test HPV chez les femmes infectées par le VIH dans un contexte de ressources limitées. En effet, la plupart des données disponibles à ce jour sur le dépistage proviennent des pays riches et non pas de ceux à ressources limitées alors que le contexte épidémiologique y est différent, que les femmes y vivant accèdent en général plus tardivement au dépistage sans réel suivi, et que les ressources financières tout comme le personnel santé y sont plus limités.
Ce projet a pour objectif de documenter la performance et la faisabilité de stratégies de dépistage basées sur un premier test HPV suivi d’un second test de triage auprès de femmes infectées par le VIH et vivant dans des pays à ressources limitées. Le dépistage primaire sera réalisé à l’aide du test Xpert HPV, un test basé sur la PCR temps réel qui permet d’identifier 14 types d’HPV en moins de 2 heures. Le test Xpert HPV a été choisit car les plateformes Genexpert sont facilement disponibles dans les unités de prise en charge du VIH de ces pays et car il détecte spécifiquement les HPV-16, 18 et 45 qui sont le plus associés avec la survenue de cancer. Les trois options de triage évaluées seront le génotype parie (HPV16/18/45), l’inspection visuelle du col avec l’acide acétique (IVA) et la combinaison des deux.
Cette étude aura les objectifs primaires suivants :

  • Evaluer, avec l’histologie comme référence, les performances (sensibilité, spécificité, valeurs prédictives positive et négative) des options de triage suivantes après dépistage primaire avec test HPV : Sélections des femmes HPV-16/18/45 positives ; Sélection des femmes IVA positives ; Sélection des femmes HPV 16/18/45 positive et/ou IVA positives ;
  • Evaluer l’acceptabilité, la facilité d’utilisation, le coût et la faisabilité d’une stratégie de dépistage incluant auto-prélèvement, dépistage en deux temps avec test HPV et approche « screen-and-treat ». Objectifs secondaires :
  • Evaluer l’effet de l’immuno-dépression (CD4) et de l’histoire du traitement ARV sur la présence et sévérité des lésions cervicales ; L’analyse coût-efficacité de ces stratégies est un objectif important de cette étude qui sera réalisé en deux étapes. Lors de cette première étape, les données de coût (« microcosting ») seront collectées pour permettre une analyse ultérieure. Cette étude combinera une évaluation transversale de 3000 femmes infectées par le VIH (30 – 59 ans) recevant un traitement antirétroviral (ARV) et suivies à Yaoundé (Cameroun), Abidjan (Côte d’Ivoire), Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Phnom Penh (Cambodge) avec une étude qualitative portant sur la perspective des patientes et des soignants. Cette recherche porte sur une question de santé publique d’autant plus importante que l’espérance de vie des femmes infectées par le VIH, qui représentent la majorité des personnes vivant avec le VIH dans les pays à ressources limitées, augmente à l’ère des traitements contre le VIH. Elle a pour ambition d’apporter les données nécessaires pour établir les recommandations attendues vis à vis de ce groupe.

Mots-Clés
VIH, cancer du col, dépistage, évaluation de mise en œuvre, santé publique.

Terrains de recherche :
Côte d’Ivoire, Abidjan ; Burkina Faso, Bobo Dioulasso ; Cameroun, Mfou ; Cambodge, Phnom Penh.

Calendrier
Novembre 2018 à Décembre 2020.

Contact

email : DEBEAUDRAP Pierre pierre.debeaudrap chez ird.fr