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Axe1 - Santé et Genre

De la survie sanitaire à la survie sociale des migrant.e.s :
 les enjeux de la pluralisation des acteurs de l’aide humanitaire et de l’action sociale dans les camps de Calais et de Grande-Synthe

Responsables scientifiques

Participant au projet

Financement
• Programme de recherche du Fond Croix Rouge Française
• Bourse postdoctorale Malakoff Médéric (2016-2017)

Présentation du projet

Résumé

Les pays européens se trouvent aujourd’hui au défi d’assurer la survie sanitaire et sociale de milliers de migrant.e.s installé.e.s temporairement au sein de camps. Face à cette catastrophe humanitaire se déroulant en partie sur le territoire français, dans une période de retrait progressif de l’État social, l’accueil des migrant.e.s dans les camps repose sur une matrice d’acteurs publics et privés, humanitaires et sociaux, dont les niveaux d’intervention s’interpénètrent et qui sont appelés à interagir voire à coopérer dans ce contexte particulier.
Cette recherche postdoctorale vise à produire une analyse socio-anthropologique des logiques de la coopération entre ces acteurs pluriels. Il s’agira, après identification des régimes d’intervention qu’ils poursuivent, de décrypter les jeux d’acteurs et d’appréhender les enjeux de l’articulation de stratégies plurielles pour la survie sanitaire et sociale des migrant.e.s installé.e.s dans les camps du Nord de la France. Cet objet de recherche reste à ce jour peu exploré, tandis qu’en émerge un ensemble de questions relatives aux mutations de l’action publique, des mondes de l’humanitaire et de l’action sociale.
Nous mènerons une enquête socio-ethnographique au sein de deux camps, « la Jungle » de Calais et la Linière de Grande-Synthe, en raison de l’orientation politique distincte de ces deux villes. Il semble en effet pertinent d’observer l’incidence des politiques municipales sur les dispositifs de l’aide humanitaire et sociale aux migrant.e.s ainsi que la manière dont les conditions de leur survie sanitaire et sociale s’en trouvent affectées au sein des camps. Ce travail de terrain combinera les méthodes traditionnelles de l’anthropologie et de la sociologie qualitative : deux mois d’observation in situ et une trentaine d’entretiens semi-directifs auprès d’acteurs pluriels.
Cette recherche favorisera la compréhension des mutations du monde humanitaire propres à la conduite d’actions « chez soi » et permettra d’appréhender les articulations et les tensions entre action humanitaire et action sociale dans un tel contexte. Dans une perspective opérationnelle, ce travail vise à identifier les apports et les limites de telles coopérations afin d’améliorer les dispositifs d’aide existants au sein des camps de migrant.e.s. Cette recherche pourra également servir les réflexions sur les dispositifs de prise en soin des populations en situation de vulnérabilité, au-delà des migrant.e.s installé.e.s au sein des camps.

Mots-Clés
Migration internationale, Demande d’asile, Camp de réfugiés, Survie sociale et sanitaire, Action humanitaire, Action publique, Partenariats État-associations, Coordination inter-associative

Zone géographique
Nord de la France, Frontière de l’Union Européenne

Calendrier
Septembre 2016-septembre 2017


Contact

marjorie.gerbieraublanc chez gmail.com