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Axe1 - Santé et Genre

DOD-CI • Demande et offre de dépistage du VIH et des hépatites virales B et C en Côte d’Ivoire ANRS 12323

Responsables scientifiques

  • Joseph LARMARANGE (CEPED)
  • Mariatou KONE (Institut d’Ethnosociologie)
  • Christine DANEL (PAC-CI)

Partenariat

Membres du CEPED participant au projet

Financement

Résumé

Ce projet fait suite au contrat d’initiation ANRS Freins au dépistage du VIH en Côte d’Ivoire : comment créer les conditions d’un dépistage universel ? et à une première phase pilote (ANRS 12287) visant à explorer la question des hépatites virales B et C et la faisabilité d’une enquête nationale par échantillonnage de numéros de téléphone mobile en Côte d’Ivoire.

Il s’inscrit dans la réflexion générale suscitée par l’ANRS sur le traitement précoce, qui implique de réfléchir aux conditions et aux conséquences d’un « dépistage universel ». Dans la communauté scientifique, cette réflexion se traduit notamment par l’essai Temprano en Côte d’Ivoire qui étudie les aspects cliniques et sociaux d’une mise sous traitement précoce en Côte d’Ivoire ou encore par l’essai TasP en Afrique du Sud qui implémente en milieu rural une stratégie dite « Dépister et traiter ».

En relation avec les équipes de ces projets, nous souhaitons interroger la problématique du dépistage en Côte d’Ivoire afin de procéder à une étude approfondie de la structure de l’offre de dépistage (tant institutionnelle que communautaire) et des obstacles et facilitateurs actuels à ce dépistage, tant au niveau de l’offre (et en particulier les barrières à la proposition de test) qu’au niveau de la demande afin de pouvoir orienter les recommandations futures dans le domaine, notamment en vue d’atteindre un accès universel au dépistage, mais également de mettre en évidence les formes de dépistage (innovantes ou traditionnelles) à privilégier.

Cette réflexion sera articulée autour de la notion d’opportunités manquées de dépistage au sens large, incluant le dépistage volontaire inabouti (la personne a souhaité faire un test de dépistage à un moment donné mais ne l’a finalement pas fait, que ce soit en raison d’une offre insuffisante ou inadéquate ou bien d’une crainte des conséquences d’un résultat positif), l’absence de proposition de test à différents moments clés et les propositions de test refusées.

Cette étude comportera quatre volets :

  • Enquête nationale en population générale (plus un recrutement complémentaire d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes – HSH) ;
  • Enquête soignants (médecins, infirmières et sages-femmes) ;
  • Mise en œuvre locale de l’action publique et des recommandations sur quatre districts sanitaires incluant une description de l’offre de dépistage et son adéquation avec la demande ;
  • Ethnographie des conditions auxquelles et dans lesquelles un dépistage complet du VIH a lieu dans deux contextes : des services de santé non VIH ayant intégré un dépistage en routine et des offres de dépistage mobile.

Mots-Clés

Dépistage, VIH/Sida, Hépatites virales, Téléphone mobile, Méthodologie d’enquêtes

Zone géographique

Côte d’Ivoire

Calendrier

2015-2017

Contact

joseph.larmarange chez ceped.org

Publications

2016

Article de revue


  • Larmarange Joseph, Kassoum Ouattara, Kakou Élise, Fradier Yves, Sika Lazare et Danel Christine (2016) « Faisabilité et représentativité d’une enquête téléphonique avec échantillonnage aléatoire de lignes mobiles en Côte d’Ivoire », Population, 71 (1) (juillet 01), p. 121-134. DOI : 10.3917/popu.1601.0121. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=POPU_1601_0121.
    Résumé : et article présente les résultats d’une enquête exploratoire pilote sur le dépistage du VIH/sida (DOD-CI) visant à tester la faisabilité et la représentativité d’une enquête nationale en population générale en Côte d’Ivoire à partir d’un échantillon aléatoire de numéros de téléphones portables. Les refus ont été peu nombreux et inférieurs à ce qui est habituellement observé dans des enquêtes similaires en France. En termes de représentativité, l’échantillon obtenu s’avère être plus jeune, plus urbain et plus masculin. Nous avons comparé quatre indicateurs de dépistage du VIH/sida avec l’Enquête démographique et de santé (EDS) réalisée en 2011-2012. Du fait de biais de sélection différents dans les deux enquêtes, les indicateurs étaient plus élevés que ceux observés dans l’EDS 2011-2012. Cependant, les différentiels observés par sexe, groupe d’âges, niveau d’instruction et milieu de résidence étaient similaires. Il paraît dès lors envisageable de réaliser une enquête nationale en Côte d’Ivoire selon cette approche, en opérant plusieurs ajustements, dont la prise en compte des non-abonnés à des téléphones mobiles résidant dans le même ménage qu’un abonné.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, échantillonnage, Enquête par téléphone, faisabilité, représentativité, téléphone mobile.

  • Larmarange Joseph, Kassoum Ouattara, Kakou Élise, Fradier Yves, Sika Lazare, Danel Christine et DOD-CI ANRS 12287 Study Group (2016) « Feasibility and Representativeness of a Random Sample Mobile Phone Survey in Côte d’Ivoire », Population, Vol. 71 (1) (juillet 01), p. 121-134. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=E_POPU_1601_0121.
    Résumé : This short paper presents the results of an exploratory pilot survey on HIV-AIDS screening (DOD-CI) conducted in Côte d’Ivoire to test the feasibility and representativeness of a national general population survey based on a random sample of mobile phone numbers. The refusal rate was low, and below the levels habitually observed for similar surveys conducted in France. In terms of representativeness, the sample obtained was younger, more urban and more masculine than the population in general. Four HIV-AIDS screening indicators were compared with those obtained in the Demographic and Health survey (DHS) conducted in 2011-2012. Owing to differences in selection biases affecting the two surveys, the indicators were higher than those observed in the DHS 2011-2012. However, the differences observed by sex, age group, level of education and place of residence were similar. This confirms the feasibility of applying such an approach for a national survey in Côte d’Ivoire, providing that several adjustments are made, such as including non-subscribers living in the same household as a mobile phone subscriber.

2015

Article de revue


  • Enel Catherine, Desgrées du Loû Annabel, N'Dri Yoman Thérèse, Danel Christine et Larmarange Joseph (2015) « Les hépatites virales B et C en Côte d’Ivoire : l’urgence d’une dynamisation de la lutte », Journal Africain d'Hépato-Gastroentérologie, 9 (3), p. 94-98. DOI : 10.1007/s12157-015-0596-6. http://link.springer.com/article/10.1007/s12157-015-0596-6.
    Résumé : En Côte d’Ivoire, malgré une prévalence d’environ 12% du VHB et 5% du VHC, le dépistage et la prise en charge des hépatites virales B et C demeurent très limités. Une étude qualitative a été menée en 2013 à Abidjan pour évaluer les modalités de dépistage et de prise en charge de ces infections. Les résultats révèlent la méconnaissance des hépatites tant dans la population générale que parmi les soignants non spécialistes. L’offre et la demande de dépistage sont restreintes et la formation insuffisante du personnel de santé engendre des occasions manquées. Seuls les donneurs de sang sont systématiquement dépistés, mais la prévention par la vaccination et la prise en charge sont peu effectives, faute de moyens financiers. Officiellement, les traitements sont disponibles, mais inaccessibles du fait de leur coût élevé, en l’absence de couverture maladie universelle. Le Programme National de Lutte contre les Hépatites Virales, créé en 2008, ne dispose pas du budget nécessaire pour pratiquer dépistage, prise en charge, prévention et campagnes de sensibilisation. L’absence de mobilisation financière internationale, comme celle qu’a connue l’épidémie de VIH, est vécue comme une injustice, tant par les médecins spécialisés qui ont les compétences pour traiter la maladie mais pas les moyens de les mettre au service des patients, que par les personnes porteuses d’une hépatite chronique B et/ou C. Il apparaît donc urgent de dynamiser et renforcer la lutte contre les hépatites B et C en Côte d’Ivoire.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, Dynamisation de la lutte, Fight dynamization, Gastroenterology, Hépatite B, Hépatite C, Hepatitis B, Hepatitis C, Infectious Diseases, Ivory Coast, Tropical Medicine.

2014

Article de revue
Article de colloque
  • Enel Catherine, Desgrées du Loû Annabel, N'Dri Yoman Thérèse, Danel Christine, Larmarange Joseph et Groupe DOD-CI ANRS 12287 (2014) « Les hépatites virales B et C en Côte d’Ivoire : l’urgence d’une dynamisation de la lutte » (poster Po M20.18), présenté à 7e Conférence Internationale Francophone sur le VIH et les Hépatites (AFRAVIH), Montpellier.
    Résumé : En Côte d’Ivoire, la prévalence du VHB avoisine 12 %, celle du VHC 5 %, alors que celle du VIH serait d’environ 3 % actuellement. Malgré ces chiffres alarmants, le dépistage et la prise en charge des hépatites virales B et C demeurent très limités [Séri 2013]. Nous avons mené une enquête qualitative entre mars et juin 2013 à Abidjan, avec pour objectifs de faire un état des lieux des freins et modalités facilitatrices de l’offre et de la demande de dépistage des hépatites B et C, et d’évaluer le degré d’implication des décideurs et bailleurs en santé. Nos résultats montrent une grande méconnaissance de ces infections, tant en population générale que parmi les soignants non spécialistes. En matière de dépistage, l’offre est limitée, la demande quasi inexistante, et l’insuffisance de formation du personnel de santé engendre de nombreuses occasions manquées. Seuls les donneurs de sang sont systématiquement dépistés, mais sans prévention par la vaccination contre l’hépatite B ou prise en charge thérapeutique. Le coût élevé des traitements, officiellement disponibles, les rend inaccessibles en l’absence de couverture maladie universelle. Le Programme National de Lutte contre les Hépatites Virales, créé en 2008, ne dispose pas du budget nécessaire pour pratiquer dépistage, prise en charge, prévention et campagnes d’informations destinées au grand public. L’absence de forte mobilisation financière internationale, comme celle qu’a connue l’épidémie de VIH, est vécue comme une grande injustice, tant par les médecins spécialisés qui ont les compétences pour traiter la maladie mais pas les moyens de les mettre au service des patients, que par les personnes porteuses d’une hépatite chronique B et/ou C. Ces résultats alertent sur l’urgence d’alimenter un plaidoyer pour une dynamisation de la lutte contre les hépatites B et C en Côte d’Ivoire et la nécessité de poursuivre la recherche en ce domaine.

  • Larmarange Joseph, Kassoum Ouattara, Kacou Élise, Fradier Yves, Lazare Sika, Danel Christine et groupe DOD-CI ANRS 12287 (2014) « Faisabilité et Représentativité d’un échantillonnage aléatoire de lignes mobiles en Côte d’Ivoire : résultats d’une étude pilote » (communication orale), présenté à 8e Colloque Francophone sur les Sondages, Dijon. http://sondages2014.sfds.asso.fr/prog/#2014-11-18.
    Résumé : Nous présentons les résultats d’une enquête exploratoire pilote visant à tester la faisabilité et la représentativité d’une enquête nationale en population générale en Côte d’Ivoire à partir d’un échantillon aléatoire de numéros de téléphone portable. Nous montrons que les ivoiriens sont aisément joignables et acceptent facilement de répondre à des questions par téléphone, y compris sur des sujets sensibles. Les refus étaient peu nombreux et inférieurs à ce qui est usuellement observé dans des enquêtes similaires en France. En termes de représentativité, l’échantillon obtenu s’avère être plus jeune, plus urbain et plus masculin. Nous avons comparé quatre indicateurs avec l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) réalisée en 2011/12. Du fait des biais de sélection de notre enquête (recrutement uniquement d’abonnés mobiles en particulier), les indicateurs mesurés étaient plus élevés que ceux observés dans l’EDS 2011/12. Cependant, les différentiels observés par sexe, groupe d’âges, niveau d’instruction et milieu de résidence étaient similaires dans les deux enquêtes. Il nous paraît envisageable de réaliser aujourd’hui une enquête nationale en Côte d’Ivoire selon cette approche, moyennant quelques ajustements, dont la prise en compte des non abonnés mobile résidant dans le même ménage qu’un abonné mobile.
    Pièce jointe Résumé long.pdf 750.5 ko
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