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Axe1 - Santé et Genre

Les usages professionnels et populaires du Misoprostol au Bénin et au Burkina Faso

Entre gestion des complications obstétricales et gestion des grossesses non désirées

Responsables scientifiques

Partenariat

  • Agnès Adjamagbo (IRD, LPED)
  • Bénédicte Gastineau (IRD, LPED)

Financement

  • Fonds français Muskoka (UNICEF)

Résumé

Le misoprostol, connu également sous le nom de Cytotec®, est un médicament initialement mis au point pour le traitement de l’ulcère gastrique. Outre cet usage, depuis une vingtaine d’années, son efficacité scientifique est également prouvée dans le champ de la santé génésique, notamment dans la prise en charge du post-abortum, dans le déclenchement de l’accouchement ainsi que pour la prévention et le traitement de l’hémorragie du post-partum.

Depuis 2009, l’OMS recommande d’inscrire ce médicament sur la liste des médicaments essentiels pour ses propriétés en gynéco-obstétrique. Pourtant, ces utilisations ne sont pas répertoriées dans les Autorisation de Mise sur le Marché de la plupart des pays et les processus d’inscription du misoprostol dans les standards de prises en charge des complications obstétricales sont loin d’être stabilisés ; ce qui ne dispense cependant pas les professionnels de santé d’en avoir des usages pratiques…

D’autre part, des études ont montré que le misoprostol est utilisé depuis les années 1990 pour pratiquer des avortements « clandestins » dans des contextes où l’avortement est illégal ou d’un accès très restrictif notamment en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Dans ces contextes, l’intérêt du misoprostol est qu’il permet la pratique d’avortements « illégaux » à moindre risques comparativement aux méthodes classiquement utilisées (médicaments inappropriés, antibiotiques, antipaludiques, produits chimiques, plantes, introduction d’objets dans le vagin et l’utérus…). Ainsi, la baisse de la mortalité maternelle constatée ces dernières années en Amérique Latine est expliquée en grande partie par le recours au misoprotol.

En Afrique, peu de données sont disponibles sur les utilisations populaires et professionnelles de ce médicament bien que ces pratiques tendent à se diffuser. C’est pourquoi nous proposons de conduire une étude qualitative sur ces questions au Bénin et au Burkina Faso. Elle sera basée, dans chacun des pays, sur la conduite d’entretiens semi-directifs et sur la pratique d’observations directes.

Mots-Clés

Médicament, complications obstétricales, grossesses non désirées, avortement, misoprostol, distribution, système de santé, standards de prise en charge

Zone géographique

Benin, Burkina Faso.

Calendrier

2014-2016

Contact

carine.baxerres chez ird.fr