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Axe1 - Santé et Genre

PARCOURS • Parcours de vie, VIH / Sida et hépatite B chez les migrants originaires d’Afrique subsaharienne vivant en Ile-de-France

Responsables scientifiques

  • DESGRÉES du LOÛ Annabel (CEPED)
  • LERT France (INSERM)
  • DRAY-SPIRA Rosemary (INSERM)
  • LYDIE Nathalie (INPES)
  • BAJOS Nathalie (INSERM)
  • MOREAU Caroline (INSERM)

Partenariat

Membres du CEPED participant au projet

Financement

Résumé

L‘infection par le VIH/Sida et l’hépatite B partagent des modes de transmission communs et affectent toutes deux lourdement la population d’origine africaine vivant en France, mais ces deux maladies diffèrent dans leurs répercussions sur la situation sociale des patients et leur circulation entre la France et leur pays d’origine. L’importance de ces deux infections pose, de façon spécifique à la population des Africains vivant en France, des questions relatives à trois domaines : la prévention (pour soi-même pour les non infectés / prévention de la transmission aux autres pour les infectés) ; l’accès au dépistage et à la prise en charge ; les conditions de vie avec la maladie. Ces trois étapes dépendent en grande partie des situations conjugales, familiales, économiques et sociales vécues dans le pays d’origine puis depuis l’arrivée en France. Il existe en effet chez les Africains vivant en France une grande variété de situations sociales correspondant à des raisons et à des conditions d’arrivée en France très hétérogènes. L’arrivée de la maladie dans le parcours de vie et la rapidité et la qualité de sa prise en charge vont dépendre étroitement de ces conditions sociales d’arrivée puis de vie en France, un des facteurs déterminant étant le statut administratif de la personne immigrée. Inversement, les remodelages sociaux consécutifs à la maladie dépendent probablement des itinéraires migratoires et du moment de l’infection ou du dépistage de cette infection dans cet itinéraire.
Ce projet a pour objectif d’explorer comment les trajectoires de santé, les trajectoires sociales, migratoires, administratives s’entrecroisent et se construisent les unes par rapport aux autres parmi les Africains vivant en France qui sont atteints de VIH/Sida ou d’hépatite B chronique. De façon plus spécifique, il s’agit 1) d’étudier le rôle du parcours de vie et de migration sur les comportements de prévention et de soins des Africains vivant en France selon qu’ils sont ou non infectés par le VIH ou le virus de l’hépatite B ; et 2) d’étudier le rôle de la maladie (VIH/sida ou hépatite B) sur la trajectoire sociale et administrative des Africains vivant en France.
L’étude est réalisée auprès de 3 000 personnes réparties en 3 groupes : un groupe de personnes vivant avec le VIH/sida, un groupe vivant avec une hépatite B chronique et un groupe n’ayant aucune de ces deux infections. La mise en perspective de ces trois groupes permettra d’identifier d’éventuelles spécificités propres à la maladie en général et à chacune de ces infections en particulier au regard des différents aspects étudiés. Le recueil des données quantitatives sera réalisé par questionnaire biographique en face à face. Cette approche biographique permettra de restituer l’enchaînement des différents évènements des parcours de vie et de santé et d’éclairer la situation présente (type de prise en charge de la maladie, qualité de vie du patient) à la lumière de l’ensemble des éléments de la trajectoire passée (administratifs, familiaux, socio-économiques, professionnels) et des projets du patient.
De plus, l’étude comporte un volet qualitatif qui sera mené auprès d’un sous échantillon de participants afin d’explorer plus particulièrement la relation entre professionnels de santé et patients africains et les conditions de vie des patients africains vivant avec le VIH ou avec l’hépatite B.
La recherche est menée en Ile de France, elle concernera les adultes nés en Afrique sub-saharienne et de nationalité étrangère à la naissance, quelle que soit leur situation administrative et quelle que soit leur date d’arrivée en France. Pour les trois groupes, le recrutement se fera dans des structures de santé (respectivement services VIH, centres de références pour le suivi de l’hépatite B et consultations de médecine générale), qui offrent un cadre similaire pour tous les groupes et où la confidentialité est garantie.

Mots-Clés

VIH/sida, hépatite B, migrants.

Zone géographique

Ile de France

Calendrier

2011 : préparation de l’enquête - enquête pilote dans quelques centres.
2012 : enquête à grande échelle.
2013 : analyse des données et valorisation.

Contact

Courriel : annabel.desgrees chez ird.fr

site web : www.parcours-sante-migration.com

Résultats et valorisation

Protocole

Publications

2016


  • Bulegon Pilecco Flavia, Ravalihasy Andrainolo, Guillaume Agnès, Lert France, Bajos Nathalie, Lydié Nathalie, Dray-Spira Rosemary et Desgrées du Loû Annabel (2016) « VIH, hépatite B et avortement chez les migrantes d'Afrique subsaharienne vivant en Île-de-France: l'étude ANRS PARCOURS » (Communication orale ( AFRAVIH2016 - 1345), présenté à 8e Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites - AFRAVIH 2016, Bruxelles, Belgique. http://www.afravih2016.org/.
    Résumé : Les maladies chroniques telles que le VIH et l'hépatite B chronique (VHB) affectent fortement les migrants d'Afrique subsaharienne vivant en France. Ces maladies peuvent avoir un impact sur les décisions en matière de reproduction, en raison de la peur de transmettre le virus à l'enfant et de ne pas vivre assez longtemps pour grandir cet enfant. Cette étude a pour objectif d’estimer la prévalence d’une interruption volontaire de la grossesse (IVG) après l’arrivée en France et d'évaluer son association avec ces maladies chroniques chez les femmes migrantes d'Afrique sub-saharienne vivant en Île-de-France.

  • Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Gosselin Anne, Le Guen Mireille, Panjo Henri, Bajos Nathalie, Lydié Nathalie, Lert France et Dray-Spira Rosemary (2016) « La précarité augmente le risque d’infection VIH en France chez les migrants subsahariens. Résultats de l’étude ANRS- PARCOURS 2012-2013 » (Communication orale ( AFRAVIH2016 - 1046- S8.02), présenté à 8e Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites - AFRAVIH 2016, Bruxelles, Belgique. https://youtu.be/RKid6Hw7bm4?t=330.
    Résumé : En Europe, les migrants sub-sahariens sont le deuxième groupe le plus touché par le VIH, en partie parce qu’ils ont pu être infectés dans leurs pays d’origine, mais aussi du fait d’infections survenues dans le pays d’arrivée. En France, on estime que 30% des femmes et 44% des hommes nés en Afrique sub-saharienne et suivis pour un VIH ont été infectés après l’arrivée. Cependant les déterminants de l’acquisition après la migration sont mal connus.


  • Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Le Guen Mireille, Gosselin Anne, Panjo Henri, Bajos Nathalie, Lydie Nathalie, Lert France et Dray-Spira Rosemary (2016) « Is hardship during migration a determinant of HIV infection? Results from the ANRS PARCOURS study of sub-Saharan African migrants in France: », AIDS, 30 (4), p. 645-656. DOI : 10.1097/QAD.0000000000000957. http://content.wkhealth.com/linkback/openurl?sid=WKPTLP:landingpage&an=00002030-201602200-00013.
    Résumé : {Objectives: } In Europe, sub-Saharan African migrants are a key population for HIVinfection. We analyse how social hardships during settlement in France shape sexual partnerships and HIV risk. {Design:} PARCOURS is a life-event survey conducted in 2012–2013 in 74 health-care facilities in the Paris region, among three groups of sub-Saharan migrants: 926 receiving HIV care (296 acquired HIV in France), 779 with chronic hepatitis B, and 763 with neither HIV nor hepatitis B (reference group). {Methods:} Hardships (lack of residence permit, economic resources and housing) and sexual partnerships were documented for each year since arrival in France. For each sex, reported sexual partnerships were compared by group and their associations with hardships each year analysed with mixed-effects logistic regression models. Results: Hardships were frequent: more than 40% had lived a year or longer without a residence permit, and more than 20% without stable housing. Most of the migrants had nonstable and concurrent partnerships, more frequent among those who acquired HIV in France compared with reference group, as were casual partnerships among men (76.7 vs. 54.2%; P¼0.004) and women (52.4 vs. 30.5%; P¼0.02), concurrent partnerships among men (69.9 vs. 45.8%; P¼0.02), and transactional partnerships among women (8.6 vs. 2.3%; P¼0.006). Hardship increased risky behaviours: in women, lacking a residence permit increased casual and transactional partnerships [resp. odds ratio (OR)¼2.01(1.48–2.72) and OR¼6.27(2.25–17.44)]. Same trends were observed for lacking stable housing [OR¼3.71(2.75–5.00) and OR¼10.58 (4.68–23.93)]. {Conclusion:} Hardships faced by migrants increase HIV risks. Women, especially during the period without stable housing, appear especially vulnerable.

  • Desgrées du Loû, Annabel (2016) « Quand les migrants contractent le sida en France », La Recherche. http://www.larecherche.fr/savoirs/epidemiologie/quand-migrants-contractent-sida-france-21-04-2016-204404.
    Résumé : Les migrants d’Afrique sub-saharienne arriveraient en France déjà contaminés par le virus du sida ? Faux : bon nombre d’entre eux se contaminent à leur arrivée dans l’Hexagone. En cause, la grande précarité à laquelle ils sont confrontés. L'auteur de cette étude, Annabel Desgrées du Loû, vient de présenter ses résultats au symposium AfraVIH, à Bruxelles.


  • Desgrees-du-Lou Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Le Guen Mireille, Gosselin Anne, Panjo Henri, Bajos Nathalie, Lydie Nathalie, Lert France et Dray-Spira Rosemary (2016) « Is hardship during migration a determinant of HIV infection? Results from the ANRS PARCOURS study of sub-Saharan African migrants in France: », AIDS, 30 (4), p. 645-656. DOI : 10.1097/QAD.0000000000000957. http://content.wkhealth.com/linkback/openurl?sid=WKPTLP:landingpage&an=00002030-201602200-00013.

  • Pourette Dolores et Dalsheimer Laura (2016) « VIH et hépatite B chronique chez des migrants subsahariens : des prises en charge différentes affectant le rapport aux soins, les attentes et les recours des patients », in Regards croisés sur la santé et la maladie: recherches anthropologiques, recherches cliniques, éd. par Caroline Després, Serge Gottot, Hélène Mellerio, et Maria Teixeira, Paris : Editions des archives contemporaines, p. 175-196. ISBN : 978-2-8130-0226-6.

  • Gosselin Anne, Desgrées du Loû Annabel, Lelièvre Eva, Lert France, Dray-Spira Rosemary et Lydié Nathalie (2016) « Migrants subsahariens : combien de temps leur faut-il pour s’installer en France ? », Population et Sociétés, 5 (533), p. 4. http://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/migrants-subsahariens/.

  • Gosselin Anne, Desgrées du Loû Annabel, Lelièvre Éva, Lert France, Dray-Spira Rosemary, Lydié Nathalie et PARCOURS Study Group (2016) Understanding Sub-Saharan migrant settlement in France through a capability approach: evidence from a life-event history survey, Working Papers du CEPED (33), Paris : CEPED, 33 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Settlement is a key moment in migrant trajectories in a new country. Although the field of migration studies has placed great emphasis on the causes of migration and its consequences, relatively much less is known about the moment of settlement. One of the reasons for this lies in the scarcity of longitudinal data that allow for an analysis of the settlement process. Drawing on Amartya Sen's concept of capabilities, this study aims at understanding Sub-Saharan migrant settlement in France and its potential interaction with HIV/AIDS and chronic hepatitis B which particularly affect this population. Using the PARCOURS life-event history survey led in 2012-2013 in Paris area which collected 2468 trajectories of migrants affected or not by HIV/AIDS or hepatitis B, we analyse the dynamics and factors of obtaining a personal dwelling, a residence permit and financial autonomy. We show that Sub-Saharan migrants take 6 to 9 years in median to obtain a minimal stability (dwelling, papers, resource) whatever their HIV or hepatitis B statuses are. They are then exposed to social difficulties during a long period. The sequence of settlement is gendered: men first access an activity whereas women first access personal dwelling. Being educated for men, and having a stable partner in France upon arrival both for men and women accelerate settlement.
    Pièce jointe wp33.pdf 1.5 Mo

  • Gosselin Anne, Ravalihasy Andrainolo, Lelièvre Eva, Lydié Nathalie, Lert France, Dray-Spira Rosemary, Desgrées du Loû Annabel et Group PARCOURS Study (2016) « Migration et VIH : une double peine ? Impacts de la migration et du diagnostic sur les conditions de vie des femmes migrantes d’Afrique subsaharienne en France » (Communication orale ( AFRAVIH2016 - 1349), présenté à 8e Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites - AFRAVIH 2016, Bruxelles, Belgique. https://www.youtube.com/watch?v=3ZxlZCt-C1c.
    Résumé : Les femmes migrantes d’Afrique subsaharienne sont le deuxième groupe le plus touché par le VIH/sida en France. A l’heure où le débat est engagé en Europe sur les conditions d’accueil des migrants et sur l’impact de la migration sur les vies des personnes, nous mesurons les impacts respectifs de la migration et du diagnostic VIH sur les difficultés que ces femmes, soumises ainsi à une « double peine », peuvent rencontrer en France.

  • Pannetier Julie, Lert France, Bajos Nathalie, Lydié Nathalie, Dray-Spira Rosemary et Desgrées du Loû Annabel (2016) « Stigmatisation et troubles mentaux communs chez les personnes nées en Afrique sub-Saharienne vivant avec le VIH et l’Hépatite B en France : résultats de l’étude ANRS-PARCOURS » (Communication orale ( AFRAVIH2016 - 1384 - S2.03), présenté à 8e Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites - AFRAVIH 2016, Bruxelles, Belgique. https://youtu.be/3ZxlZCt-C1c.
    Résumé : Plusieurs études font état de fortes incidences de dépression chez les personnes immigrantes et chez les personnes vivant avec le VIH. L’objectif de cette communication est de présenter l'influence respective des conditions de la migration, des conditions vie ainsi que des pathologies VIH et hépatite B sur l'anxiété et la dépression chez les personnes nées en Afrique sub-Saharienne vivant en France

  • Ravalihasy Andrainolo, Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Vignier Nicolas, Lert France, Dray-Spira Rosemary, Lydié Nathalie et Groupe Parcours (2016) La consommation d’alcool chez les migrants originaires d’Afrique subsaharienne en France /// Andrainolo Ravalihasy, Annabel Desgrées du Loû, Julie Pannetier, Nicolas Vignier, France Lert, Rosemary Dray-Spira, Nathalie Lydié pour le groupe PARCOURS, Working Papers du CEPED (35), Paris : CEPED, 26 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : La migration peut engendrer différentes situations de vulnérabilité et de précarités sociales et économiques. Si les migrants subsahariens viennent de pays où la consommation d’alcool est moins fréquente qu’en France, les difficultés sociales rencontrées à l’arrivée peuvent s’accompagner d’une consommation d’alcool à risque. Parallèlement, les migrants subsahariens vivant en France constituent une population à risque en ce qui concerne l’infection à VIH et au virus de l’hépatite B, maladies pour lesquelles la consommation abusive d’alcool peut compliquer la prise en charge médicale. Il est donc nécessaire de mieux connaître la consommation d’alcool et les déterminants de cette consommation chez ces migrants. Nous proposons de décrire la consommation d’alcool et en analyser les déterminants chez les migrants subsaha-riens vivants en Île-de-France, à partir de l’enquête ANRS-PARCOURS menée en 2012-2013 en Île-de-France. Cette enquête a permis de mesurer la consommation d’alcool au moment de l’enquête chez des migrants subsahariens suivis pour une infection à VIH ou une hépatite B chronique, ou n’ayant aucune de ces deux maladies, mais également de recueillir des informations sur leur parcours migratoire et leur situation sociale en France. Notre analyse montre que la consommation d’alcool et la consommation à risque d’alcool sont présentes au sein de cette population même si elles sont moins fréquentes comparées à ce qu’on observe dans la population générale française. Ces modes de consommation sont associées à certaines situations de vulnérabilité engendrées par le parcours migratoire.
    Pièce jointe wp35.pdf 937.6 ko

  • Ravalihasy Andrainolo, Pannetier Julie, Desgrées du Loû Annabel, Lert France, Dray-Spira Rosemary, Lydié Nathalie, Bajos Nathalie et PARCOURS Study Group (2016) « Description des modes de consommation d’alcool et facteurs associés chez les migrants d’origine subsaharienne suivis pour une hépatite B dans l’étude ANRS Parcours. » (Communication orale ( AFRAVIH2016 - 1291), présenté à 8e Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites - AFRAVIH 2016, Bruxelles, Belgique. http://www.afravih2016.org/.
    Résumé : Les migrants d’origine subsaharienne, particulièrement touchés par l’hépatite B chronique de par sa forte endémicité dans les pays d’origine, font fréquemment face à des situations de précarité et d’isolement. Ces situations sont connues comme étant associées à la consommation d’alcool, qui constitue un facteur aggravant l’évolution des hépatites virales. Cette étude décrit la consommation d’alcool chez des migrants subsahariens suivis pour une hépatite B, et ses variations selon les caractéristiques sociodémographiques et les situations de vie.

  • Vignier Nicolas, Bouchaud Olivier, Ravalihasy Andrainolo, Gosselin Anne, Pannetier Julie, Lert France, Bajos Nathalie, Lydié Nathalie, Desgrées du Loû Annabel et Dray-Spira Rosemary (2016) « Accès à une couverture maladie parmi les migrants originaires d’Afrique subsaharienne vivant en Ile-de-France. » (Communication orale ( AFRAVIH2016 - 752- S12.04), présenté à 8e Conférence Internationale Francophone VIH/Hépatites - AFRAVIH 2016, Bruxelles, Belgique. https://youtu.be/3ZxlZCt-C1c.
    Résumé : Un des déterminants majeur de l'accès aux soins est l'obtention d'une couverture maladie. L'objectif de ce travail était d'étudier les déterminants de l'accès et de la perte parmi les imigrés originaires d’Afrique subsaharienne après leur arrivée en France.

2015


  • Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Gosselin Anne, Supervie Virginie, Panjo Henri, Bajos Nathalie, Lert France, Lydié Nathalie, Dray-Spira Rosemary et The Parcours Study Group (2015) « Sub-Saharan African migrants living with HIV acquired after migration, France, ANRS PARCOURS study, 2012 to 20 », Euro surveillance: bulletin Européen sur les maladies transmissibles= European communicable disease bulletin, 20 (46). http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=21311.
    Résumé : We estimated the proportion of migrants from sub-Saharan Africa who acquired human immunodeficiency virus (HIV) while living in France. Life-event and clinical information was collected in 2012 and 2013 from a random sample of HIV-infected outpatients born in sub-Saharan Africa and living in the Paris region. We assumed HIV infection in France if at least one of the following was fulfilled: (i) HIV diagnosis at least 11 years after arrival in France, (ii) at least one negative HIV test in France, (iii) sexual debut after arrival in France. Otherwise, time of HIV infection was based on statistical modelling of first CD4+ T-cell count; infection in France was assumed if more than 50% (median scenario) or more than 95% (conservative scenario) of modelled infection times occurred after migration. We estimated that 49% of 898 HIV-infected adults born in sub-Saharan Africa (95% confidence interval (CI): 45–53) in the median and 35% (95% CI: 31–39) in the conservative scenario acquired HIV while living in France. This proportion was higher in men than women (44% (95% CI: 37–51) vs 30% (95% CI: 25–35); conservative scenario) and increased with length of stay in France. These high proportions highlight the need for improved HIV policies targeting migrants.

  • Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Gosselin Anne, Supervie Virginie, Panjo Henri et The Parcours Study Group (2015) « Migrants subsahariens suivis pour le VIH en France : combien ont été infectés après la migration ? Estimation dans l’Étude Parcours (ANRS). », Bull Epidémiol Hebd., 40-41, p. 752-8. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/40-41/2015_40-41_2.html.
    Résumé : Contexte – Les données épidémiologiques disponibles suggèrent qu’une part non négligeable des migrants d’Afrique subsaharienne qui vivent avec le VIH en Europe ont été infectés après leur arrivée, sans que cette proportion soit précisément connue. Matériel et méthodes – Nous avons estimé la proportion de migrants subsahariens qui ont acquis le VIH après leur arrivée en France, en combinant les données biographiques et cliniques recueillies au sein d’un échantillon représentatif de patients nés en Afrique subsaharienne et suivis pour une infection à VIH dans les hôpitaux d’Île-de-France. L’infection était considérée comme acquise en France si l’un des critères biographiques suivants était rempli : 1) une durée de séjour en France avant le diagnostic d’au moins 11 ans, 2) un test VIH négatif après l’arrivée en France, 3) le premier rapport sexuel après l’arrivée en France. Lorsqu’aucun de ces critères n’était rempli, nous avons estimé la durée depuis la contamination à partir de la première mesure des CD4 en utilisant un modèle statistique de déclin des CD4. Cette durée a été estimée 500 fois pour chaque enquêté. Nous avons considéré que la contamination était survenue en France si au moins 50% (en scénario médian) ou au moins 95% (en scénario conservateur) des 500 durées estimées étaient inférieures à la durée de vie en France. Résultats – Parmi 898 adultes infectés par le VIH nés dans un pays d’Afrique subsaharienne, nous avons estimé que 49% [IC95%:45-53] d’entre eux en scénario médian et 35% [31-39] en scénario conservateur ont acquis le VIH après leur arrivée en France. Cette proportion était plus basse pour les femmes que pour les hommes (30% [25-35] vs. 44% [37-51] dans le scénario conservateur) et augmentait avec la durée du séjour en France. Conclusion – Au vu de cette proportion importante de migrants d’Afrique subsaharienne infectés par le VIH après la migration, il apparaît nécessaire d’améliorer la prévention dans ce groupe de population et, pour cela, de mieux comprendre les déterminants de ces infections survenues en France. Abstract Context – Although recent epidemiological data suggest that a substantial proportion of migrants from Sub-Saharan Africa living in Europe acquired HIV after their arrival, few estimates are available to date. Material and methods – We estimated the proportion of Sub-Saharan migrants who acquired HIV infection after their arrival in France using life-event and clinical information on a representative random sample of HIV-infected hospital outpatients born in Sub-Saharan Africa living in the Paris region. We assumed that HIV infection had probably been acquired in France if at least one of the following life-event criterion was met: 1) HIV diagnosis ≥11 years after arrival in France, 2) negative HIV test in France, 3) first sexual intercourse after arrival in France. If none of these criteria were met, we estimated the duration from HIV infection based on first CD4 count measurement using statistical modelling for CD4 decrease. Infection occurred in France if, out of 500 durations estimated for each individual, at least >50% (median scenario) or >95% (conservative scenario) fell within the period while individuals were living in France. Results – Out of 898 HIV-infected adults born in Sub-Saharan Africa, we estimated that 49% of them [95%CI:45-53] according to a median scenario and 35% of them [31-39] according to a conservative scenario acquired HIV after their arrival in France. This proportion was lower in women than in men (30% [25-35] vs. 44% [37-51] according to the conservative scenario) and increased with the length of stay in France. Conclusion – Our findings reveal a high proportion of HIV infections among Sub-Saharan Africa migrants after their arrival in France. They highlight the need for improved prevention policies for HIV in this population, and for a better understanding of the determinants of these infections in France.

  • Dray-Spira Rosemary, Gigonzac Virginie, Vignier Nicolas, Pannetier Julie, Sogni Philippe, Lert France, Bajos Nathalie, Lydié Nathalie, Desgrées du Loû Annabel et Groupe ANRS-Parcours (2015) « Caractéristiques des personnes originaires d’Afrique subsaharienne suivies pour une hépatite B chronique en Île-de-France en 2012-2013. Données de l’enquête ANRS-Parcours. », Bull Epidémiol Hebd., 19-20, p. 339-47. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/19-20/2015_19-20_2.html.
    Résumé : En France, les migrants originaires d’Afrique sub-Saharienne sont particulièrement touchés par l’hépatite B chronique. Cependant, les caractéristiques des personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne porteuses d’une hépatite B chronique et leurs spécificités sur le plan sociodémographique, épidémiologique et clinique ne sont pas bien connues. Cet article décrit les caractéristiques des personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne suivies pour une hépatite B chronique en Ile-de-France à partir des données de l’enquête ANRS-PARCOURS, menée en 2012-2013 auprès d’un échantillon aléatoire de 778 consultants dans 20 structures de soins. Les résultats indiquent que les personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne suivies pour une hépatite B chronique constituent une population relativement jeune (âge médian : 39 ans), installée en France de façon durable (depuis 10 ans en médiane). Les situations de précarité sociale et/ou administrative sont fréquentes (12,1% de personnes sans logement stable, 32,1% sans emploi, 25,8% sans couverture santé ou couvertes par l’AME), tout particulièrement parmi les femmes et les personnes suivies dans d’autres structures que les services experts en hépatologie. Le maintien du secret sur le statut VHB vis-à-vis de l’entourage est fréquent, en particulier chez les hommes (23,9%). Le diagnostic d’hépatite B chronique n’a été établi qu’après l’arrivée en France dans l’immense majorité des cas, après un délai de 3 ans en médiane et dans des circonstances variées. Si le dépistage systématique occupe une place prépondérante parmi les femmes, il n’est à l’origine que de moins d’un tiers des diagnostics chez les hommes, parmi lesquels le diagnostic survient dans un délai plus long après l’arrivée en France et plus souvent lors d’une phase active de la maladie. Les caractéristiques de l’hépatite B chronique et de sa prise en charge n’apparaissent pas différentes selon que les personnes sont suivies dans des services experts en hépatologie ou dans d’autres structures de soins. Ces résultats fournissent des informations utiles pour contribuer à améliorer le dépistage, la prévention de la transmission et la prise en charge de l’hépatite B parmi les personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne. Abstract In France, migrants from sub-Saharan Africa are particularly affected by chronic hepatitis B. However, characteristics of people originating from sub-Saharan Africa with chronic hepatitis B and their socio-demographic, epidemiological and clinical specificities have been poorly described. This article describes the characteristics of people originating from sub-Saharan Africa who are followed for chronic hepatitis B in Paris region, using data of the ANRS-PARCOURS survey conducted in 2012-2013 among a random sample of 778 outpatients in 20 healthcare settings. Our findings suggest that sub-Saharan Africans followed for chronic hepatitis B constitute a relatively young population (median age: 39 years), sustainably settled in France (since 10 years in median). Precarious social and/or administrative situations are common (12.1% without a stable accommodation, 32.1% without employment, 25.8% without health coverage or covered by the ‘AME’, a public scheme for coverage of the medical expenses of undocumented migrants), especially among women and people followed outside reference centers in hepatology. Non-disclosure of HBV status is frequent, especially in men (23.9%). Chronic hepatitis B has mostly been diagnosed after arrival in France, after a delay of 3 years in median and in various circumstances. While routine screening is predominant among women, among men only less than one third have been diagnosed following a systematic check-up. Compared to women, among men diagnosis occurred within a longer time from arrival in France and more frequently during an active phase of the disease. Characteristics of chronic hepatitis B and its management do not differ according to whether people are followed in reference centers in hepatology or in other healthcare settings. The information provided will be useful to improve chronic hepatitis B screening, prevention and care management among people originating from sub-Saharan Africa.
  • Gosselin Anne (2015) « Un « petit toit » à soi quand on est séropositive pour le VIH. Trajectoires de logement autour du diagnostic VIH des femmes d’Afrique subsaharienne en France » (communication orale), présenté à VIe Colloque de l'Association Française de Sociologie, RT "Parcours et dynamiques sociales", Saint-Quentin-en-Yvelines.

2014

2013

  • Pourette Dolorès (2013) « Prise en charge du VIH et de l’hépatite B chronique chez les migrants subsahariens en France : le rôle-clé de la relation médecin-patient », Santé Publique, 25 (5), p. 561-570.
    Résumé : En France, la part des populations nées en Afrique subsaharienne parmi les personnes ayant une hépatite B chronique ou vivant avec le VIH est importante. L’objectif de cette étude était d’analyser les caractéristiques des relations médecins-patients pour ces pathologies lorsque le patient est un migrant subsaharien, selon les objectifs des médecins, les attentes des patients, le contexte de la prise en charge de ces pathologies. Une étude qualitative par entretiens semi-directifs et observations de consultations a été menée dans quatre services hospitaliers d’Île-de-France. Soixante-treize patients subsahariens ayant une hépatite B chronique ou le VIH et 13 médecins ont été interrogés. L’étude souligne la centralité de la relation médecin-patient dans l’adéquation entre les attentes des patients et leur prise en charge. Les caractéristiques de cette relation sont distinctes pour les deux pathologies. Pour l’hépatite B, on observe une inadéquation entre les objectifs des médecins, centrés sur les aspects médicaux de la prise en charge, et les attentes des patients (informations sur la maladie et les traitements, soutien dans la vie avec l’infection et les démarches administratives) dans un contexte de méconnaissance et de perception négative de l’hépatite B. Pour le VIH, objectifs des médecins et attentes des patients concordent davantage, car la prise en charge des difficultés personnelles, sociales, administratives des patients est intégrée à celle de la maladie. La prise en charge des problèmes sexuels et des obstacles juridiques au regroupement familial reste incertaine. Des études similaires auprès de populations nées en France seraient nécessaires afin de compléter ces résultats.
    Mots-clés : Hépatite B ; VIH ; Migrants ; Relation médecinpatient ; Étude qualitative.

2012


  • Desgrées du Loû Annabel, Lelièvre Eva, Couillet Maider, Lert France et groupe PARCOURS (2012) Les immigrés subsahariens face au VIH : des situations contrastées, Working Papers du CEPED (23), Paris : CEPED, 13 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Résumé Les « immigrés africains » ne constituent pas un bloc homogène, et les conséquences de l’infection VIH/Sida sur la vie des personnes nées en Afrique et vivant aujourd’hui en France dépendent largement des conditions sociales, économiques, administratives dans lesquelles elles sont arrivées puis ont vécu en France. Dans une recherche exploratoire pour mettre en place l’étude PARCOURS (Parcours de vie, VIH/Sida et hépatite B chez les migrants subsahariens vivant en Ile de France, projet ANRS 2010-2013), nous avons cherché à décrire les grandes lignes de cette diversité de situations. Nous présentons ici les résultats de cette phase exploratoire : nous résumons ce que l’on peut connaître de la population des immigrés africains vivant en France à partir des données démographiques existantes. Nous montrons ensuite, à partir de douze entretiens biographiques réalisés auprès de patients vivant avec le VIH, nés dans un pays d’Afrique subsaharienne et suivis dans trois services hospitaliers d’Ile de France, comment trois grands types de profils se dégagent selon le moment où l’on a appris son infection dans la trajectoire migratoire. Abstract "African migrants" do not form a homogeneous group and the consequences of HIV/AIDS infection on the lives of persons born in Africa and now living in France depend to a large extent on the social, economic and administrative conditions they experience at the time of their arrival and during their stay in the country. To explore this diversity of situations, we begin with a brief description, based on existing demographic data, of the population of African migrants living in France. Then, using the life event histories of twelve patients born in sub-Saharan Africa, living with HIV and followed by three hospitals in the Paris region, we show that three main types of profiles can be defined, depending on the stage in the migration trajectory when the migrants discover their HIV infection.
    Mots-clés : Approche biographique, Dépistage, Migrants africains, Trajectoire de vie.
  • Pourette Dolorès (2012) « Améliorer la prise en charge des patients migrants porteurs d'une hépatite B », La Santé de l'Homme, 422, p. 47-49.
  • Pourette Dolorès et Groupe Parcours (2012) « Incertitudes et relations soignants-soignés dans le cadre de la prise en charge des patients originaires d’Afrique subsaharienne vivant avec le VIH ou le VHB en France (Volet qualitatif de l’Etude ANRS PARCOURS) » (communication orale), présenté à Penser l’incertain (XIXe Congrès de l’AISLF), Rabat.
  • Pourette Dolorès et Groupe Parcours (2012) « VHB et relation médecin-malade : le cas des patients originaires d'Afrique subsaharienne en Ile-de-France (volet qualitatif Etude ANRS PARCOURS) » (poster CA30), présenté à 71es journées scientifiques de l’Association Française pour l’Étude du Foie (AFEF), Montpellier.

2010


  • Couillet Maider et projet PARCOURS (2010) Les Africains subsahariens vivant en France : caractéristiques sociodémographiques et accès aux soins, Working Papers du CEPED (9), Paris : CEPED, 99 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Les migrants originaires d’Afrique subsaharienne, c'est-à-dire les personnes nées en Afrique subsaharienne, de nationalité étrangère à la naissance, et résidant actuelle-ment en France, représentaient environ 570 000 personnes en 2004. Il faut rajouter à ce chiffre les personnes en situation irrégulière, non déclarées dans les statistiques publiques, et dont la proportion est estimée à 10 % des migrants. Cette immigration subsaharienne a connu au cours des vingt dernières années un essor important, cependant les subsahariens ne représentent que 12 % de l’ensemble des immigrés en France. Les Africains vivant en France présentent des profils très hétérogènes en termes de pays, de parcours migratoire, de caractéristiques sociodémographiques et de conditions de vie sociale en France. Les motifs de migrations principaux relèvent de raisons familiales et du travail. D’une manière générale, cette population des Africains vivant en France se caractérise par une structure d’âge jeune (la moitié avaient moins de 29 ans en 1999), un sex-ratio H/F légèrement déséquilibré (1,17), un niveau d’instruction élevé (en 1999, d’après le recensement, 42 % avaient obtenu le baccalauréat et 27 % un diplôme supérieur, ces chiffres étant respectivement de 37 % et 23 % pour la population non immigrée). Les femmes sont arrivées en France plus souvent en couple que les hommes, dont 4 sur 5 étaient célibataires à l’arrivée. Le taux d’activité dans ce groupe de population est de 80 %, plus faible que chez les non immigrés (88 %) mais plus élevé que pour l’ensemble des immigrés (76 %). Parmi les actifs, le taux de chômage est plus important dans ce groupe de population que chez les non immigrés, mais il touche différemment les personnes ayant acquis la nationalité française que les autres : 11 % vs 19 %. Ces migrants originaires d’Afrique subsaharienne vivant en France apparaissent particulièrement touchés par deux maladies infectieuses graves : le VIH/sida et l’hépatite B. La prise en charge de ces pathologies peut être rendue difficile, chez les étrangers en situation irrégulière, par les obstacles à l’ouverture des droits à la protection sociale, qui se multiplient.
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