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STEPSUD : Sciences, technologies et postcolonialité dans les Suds

Axe 3 - Axe 3 - Éducation et Savoirs au Sud

Responsables scientifiques

Partenariats

Partenariats avec convention :

  • Clacso, Buenos Aires, Argentine

Partenariats sans convention :

  • Universidad Nacional de Colombia, Bogota, Colombie
  • Centre des Sciences Humaines, New Delhi, Inde
  • Institut Français de Recherche en Afrique à Nairobi, Kenya
  • Cermes3, Paris V Descartes
  • Creda, Paris III

Membres du CEPED participant au projet

Membres extérieurs au CEPED participant au projet

  • Catalina Toro Pérez (Facultad de Derecho, Ciencias Políticas y Sociales, Universidad Nacional de Colombia, Bogota, Colombie y Clacso)
  • Marine Al Dahdah (Cermes3, Paris V Descartes)
  • Soraya Boudia (Cermes3, Paris V Descartes)
  • David Dumoulin (Creda - Paris III)
  • Marie-Emmanuelle Pommerolle (Institut Français de Recherche en Afrique à Nairobi)

Financement

  • IRD
  • IFRIS

Résumé

Le projet STEPSUD s’inscrit dans une réflexion sur les rapports entre Science Studies, Suds et Globalisation qui a débuté dans le cadre du séminaire « circulation des savoirs » (2012-2014) conçu et coordonné en association avec le CREDA, Paris III et auquel a été associé le CONICET, Buenos Aires (Pablo Kreimer) en 2012. Ce séminaire international a été centré la première année sur les échanges des savoirs en lien avec la nature et les ressources naturelles entre l’Amérique Latine et l’Europe. Il a ensuite été élargi à des questionnements sur la construction des espaces transnationaux de la recherche et des savoirs, sur l’articulation des inégalités géopolitiques et de l’injustice épistémique entre aires géographiques, sur les formes d’encadrement de la circulation des connaissances (normes, standards) et sur les mécanismes d’hybridation des pratiques de connaissance.
Cette ouverture nous a conduits à co-organiser dans le cadre de la F3S les journées d’étude « sciences sociales d’ici et mondes d’ailleurs » en 2014, et « Les STS ont-elles un Sud ? » en 2015. Elles ont été suivies par la publication d’un article de synthèse en 2017 qui a ouvert un vaste programme de recherche autour des sciences et des savoirs des aires culturelles et géographiques hors Occident en mobilisant notamment des outils théoriques issus des approches postcoloniales. Notre projet s’inscrit dans ce programme. Nous souhaitons y développer les trois volets suivants :

Dans un premier volet théorique (volet 1), nous documentons les généalogies intellectuelles des recherches sur les sciences et les techniques du/au Sud, tout en suivant les circulations des pensées critiques radicales issues des Suds au XXe et XXIe siècle ;
Dans deux autres volets, nous conduisons des analyses empiriques :

Volet 2 : ce volet porte sur les diversités épistémiques, la « multiversalité » et le rôle joué par les sciences dans la (re)composition des mondes. Il analyse les controverses scientifiques dans les débats académiques sur la capacité des normes scientifiques internationales à prendre en compte les savoirs localisés ; l’articulation entre savoirs et débats scientifiques sur les concepts de dialogue des savoirs, d’hybridation, de créolisation et d’interculturalité dans leurs formes de mobilisation par les ONG/OSC et leurs impacts sur les pratiques, les discours des scientifiques.

Volet 3 : ce volet étudie les interactions entre sciences, technologies, et expansion du domaine marchand, avec un intérêt particulier pour la construction transnationale des marchés des technosciences aux Suds : par exemple à travers le cas de l’internationalisation des marchés pharmaceutiques, en prêtant attention aux circulations Sud-Sud (Inde-Kenya) et en observant comment la construction des marchés interagit avec des phénomènes de diaspora et de fabrication de la nation ; ou encore en observant la circulation des normes, des discours et des pratiques agroalimentaires dans l’instauration de dispositifs de valorisation marchande (standards, certifications, labellisation) des savoirs localisés et leur impacts sur les dynamiques sociales et les imaginaires collectifs en Amérique Latine.

Ce projet est articulé à la construction d’un réseau thématique « marchés mondiaux des technosciences » initié par la journée d’étude du même nom organisée en 2017 en collaboration avec le Cermes3 (Université Paris V Descartes) et avec nos partenaires internationaux spécialistes des Sciences du/au Sud, des pensées critiques radicales de la modernité en Amérique Latine (Mexique, Colombie et Argentine), en Asie du Sud (Inde, Népal) et plus récemment en Afrique (Kenya).

Mots-Clés :

Sciences, technologies, savoirs, postcolonialité, circulations.

Terrains de recherche :

Inde, Nepal, Kenya, Colombie, Argentine, Mexique.

Calendrier

2017-2020

Contact

mathieu.quet chez ird.fr

Résultats et valorisation

Journées d’étude et Séminaires internationaux :

  • 2017, Journée d’étude « Les marchés mondiaux des technosciences », 30 juin, Ceped-Cermes-IFRIS
  • 2015, Les STS ont-elles un Sud ? Les apports des approches postcoloniales aux études sur la science, 08 avril, Ceped- CREDA, Fédération 3S
  • 2014, Sciences sociales d’ici et mondes d’ailleurs : quels mots, quels décou-pages, quelles transformations ?. INALCO, Paris FEDERATION SUDS CEPED - CESSMA - CREDA – URMIS, 4 juin
  • 2012-2014 Séminaire international « Analyser la circulation des savoirs : con-tributions et méthodes ». IRD-CREDA

Publications

Dumoulin Kervan D., Kleiche Dray Mina, Quet Mathieu. Les STS ont-elles un Sud ? penser les sciences dans/avec les Suds. In : Monteil L. (coord.), Romerio A. (coord.). Les "Studies" à l’étude. Revue d’An-thropologie des Connaissances, 2017, 11 (3), p. 423-454. ISSN 1760-5393