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2016

Construire le corps féminin à travers les pratiques obstétricales à Phnom Penh, Cambodge

Thèse de sociodémographie soutenue le 12 décembre 2016 par Clémence SCHANTZ INGUENAULT sous la direction de Véronique Petit et Yves CHARBIT à l’université Paris Descartes.

Résumé

Cette recherche sociodémographique remet en question la vision idéalisée des Nations Unies concernant la santé maternelle au Cambodge en observant « par le bas » et en rendant visibles les pratiques obstétricales à partir d’une enquête empirique sur plusieurs terrains à Phnom Penh et en Kandal (milieu rural). Les résultats montrent que certains hôpitaux et cliniques pratiquent des épisiotomies systématiques, ce qui est contraire aux recommandations internationales, et que le taux de césarienne dans la capitale a presque triplé en quinze ans, dépassant le seuil de 10% recommandé par l’OMS. Enfin, une pratique répandue de périnéorraphies visant à resserrer fortement le vagin de femmes jeunes et en bonne santé après des accouchements par voie basse, et sans indication médicale, est courante dans la capitale. Ces pratiques obstétricales, historiquement construites, sont fréquemment détournées de leur usage médical pour répondre à une demande sociale. Elles font système en se renforçant les unes les autres. Le corps des femmes est appréhendé dans cette recherche comme un corps social et politique, révélateur des rapports sociaux, sur lequel se jouent de nombreux enjeux de pouvoirs.

Mots-clés

Cambodge, biomédecine, pratiques obstétricales, épisiotomie, périnéorraphie, césarienne, accouchement, sexualité, rapports de genre, corps.

Zone géographique

Cambodge, Asie du Sud-Est

Calendrier

2013-2016