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Statut, légitimité et pratique de la médecine non conventionnelle au Sénégal avec l’émergence des centres expérimentaux des tradi-thérapeutes

Thèse de Sociologie préparée par Iphigénie FAYE sous la direction de Véronique PETIT et Landry Faye à l’université Paris Descartes.

Résumé du projet de thèse

Le projet de thèse se veut être une continuité de mes travaux de recherche en Master sur l’herboristerie en France dont la pratique est officiellement illégale depuis 1941. Face à l’insuffisance de l’offre sanitaire au Sénégal et au coût élevé des médicaments, les populations ont de plus en plus recours à la tradi-thérapie. De ce fait, nous assistons à l’émergence de centres expérimentaux de médecines traditionnelles où les tradi-thérapeutes travaillent en étroite collaboration avec les médecins. Ensuite, il existe des tradi-thérapeutes ambulants originaires d’Afrique et de Chine dans les villes et campagnes sénégalaises. Or, la loi 66-069 du 4 juillet 1966 relative à l’exercice de la médecine et à l’ordre des médecins du Sénégal déclare illégal tout acte médical sans le diplôme du doctorat en médecine, la citoyenneté sénégalaise et l’inscription à l’ordre des médecins du Sénégal. D’où l’interrogation sur le statut des tradi-thérapeutes, la légitimité de leur pratique et de leur collaboration avec les médecins. En outre, la pratique de la médecine non conventionnelle soulève implicitement la problématique de la migration sud-sud, la circulation des savoirs et la transmission des savoirs locaux.

Mots-Clés
Santé et migration, offre sanitaire, représentations du corps, médecine non conventionnelle, tradi-thérapeute, pauvreté, circulation des savoirs, transmission des savoirs.

Zone géographique
Afrique Sub-saharienne, Sénégal, Dakar, villages sénégalais

Calendrier
• Début du projet : 2016-2017
• Date prévue de soutenance : 2019-2020