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2011

Le jeu et les enjeux de l’engagement associatif des jeunes au Gabon : étude entre expérimentations et constructions identitaires des étudiants de l’Université Omar Bongo de Libreville (1972-2006)

Orphée SOUMAHO

Thèse de Sociologie soutenue par Orphée SOUMAHO le 16 mai 2011 sous la direction de Jean COPANS à l’université Paris Descartes

Contact : orpheus42001 chez yahoo.fr

Résumé

De tout temps et dans tous les pays, la jeunesse en générale et la jeunesse scolarisée en particulier, a toujours été à l’avant-garde de l’évolution sociale, politique et culturelle de la société. Et, de la période coloniale à la postcolonie, l’histoire des luttes corporatistes et politique de la jeunesse gabonaise s’inscrit dans cette dynamique sociale.
Très « politisée » au lendemain de l’indépendance, « sacrée » dès les premières années du régime de la rénovation, « dévoyée » depuis les grèves des années 1990-1993, et « débrouillarde » maintenant, telles sont les identités de la jeunesse étudiante gabonaise.
« Le jeu et les enjeux de l’engagement associatif et syndical des jeunes au Gabon. Etude entre expérimentations et constructions identitaires des étudiants de l’université Omar Bongo de Libreville (1972-2006) » est le titre et l’objet de notre étude. La question explicite soulevée articule le jeu et les enjeux et nous fait dire dans la sociologie du jeu que les joueurs (leaders étudiants, enseignants-chercheurs, hommes politiques) sont conscients des enjeux du jeu. Il n’y a pas de joueur qui s’engage dans un jeu sans avoir au préalable calculé les gains (prestige, gains matériels ou sociaux) et les pertes (traduction en conseil de discipline, exclusion de l’université, emprisonnement). Cette conscience des enjeux chez les étudiants est d’autant plus forte, qu’ils déploient toutes leurs stratégies pour gagner.
L’analyse des représentations et des comportements associatifs permet de comprendre que les associations étudiantes visent à la reproduction du système étatique et capitaliste au sein duquel ils aspirent à occuper, du fait du capital scolaire qu’ils ont acquis, des « places ».
En conclusion, « les luttes des places » ne sont pas « idéologiques », elles sont belles et bien réelles, et font des luttes étudiantes à l’U.O.B. le moyen le plus sûr de « se positionner » et d’accéder aux « places ». Si ces luttes menées pour la sauvegarde des identités ethniques au sein du campus reproduisent l’ « idéologie » de la « géopolitique », c’est parce qu’elles n’ont pas d’autres enjeux que les enjeux que dévoilent les discours des étudiants de l’U.O.B. qui sont en adéquation avec les discours politiques.

Mots-Clés

Jeu, enjeux, identités, étudiant, enseignant-chercheur, association, culture, ethnie, lutte, idéologie, géopolitique, élite, Etat, corporatisme, bonne gouvernance.

Zone géographique

Gabon, Libreville, Afrique centrale.

Publications relatives à la thèse