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2014

Normes de genre infertilité et nouvelles technologies de reproduction au Sénégal

Marie BROCHARD

Marie BROCHARD a soutenu sa thèse en octobre 2014 sous la direction de Doris BONNET à l’université Paris Descartes.

Résumé du projet de thèse

L’assistance médicale à la procréation se pratique à Dakar depuis la fin des années 1980. La législation sénégalaise n’encadre pas cette pratique, alors les médecins ne pratiquent qu’une assistance médicale à la procréation intraconjugale comme le préconise la religion musulmane, religion majoritaire au Sénégal. L’activité relève du secteur privé, ainsi seuls les couples des classes aisées peuvent y recourir. Alors que l’infertilité met les couples, et en premier lieu les femmes, dans des situations de stigmatisation sociale, les politiques sanitaires se détournent de ce problème qu’elles évaluent comme un problème mineur pour le pays. L’infertilité masculine est encore largement méconnue et déniée par les hommes et le grand public et les femmes sont jugées comme étant responsables de ce problème conjugal. L’enfant a une grande valeur symbolique au Sénégal. Ainsi, quelques mois après le mariage, les familles et l’entourage questionnent le couple sur ses projets d’enfant. Les femmes, poussées par les pressions des familles, s’engagent dans des parcours de soins longs et douloureux. Les nouvelles technologies de reproduction permettent quelques fois aux couples de sortir de la stigmatisation sociale, mais peuvent constituer une menace pour leur identités car elles remettent en question les normes reproductives du pays. Ainsi les couples choisissent de cacher leur recours à ces technologies de reproduction pour ne pas perturber l’ordre établit.

Mots-Clés

Infertilité, assistance médicale à la procréation, couples infertiles, procréation, genre, Sénégal, Dakar, santé, santé de la reproduction.

Zone géographique

Sénégal, Dakar.