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Chercheurs associés

SCHANTZ INGUENAULT Clémence

Socio-démographe,

Axe de recherche au Ceped : Axe 1 - Santé, vulnérabilités et relations de Genre au Sud

Affectation géographique et adresse de laboratoire d’accueil :
Ceped
45 rue des Saints-Pères
75006 PARIS, France
Courriel : clemschantz chez hotmail.com
Téléphone : +33 6 63 57 76 59

Programme de recherche

Enseignements

  • 2014/2015 : Chargée de TD en ethnologie à l’Université Paris Descartes (L1 Sciences Sociales)

Projets passés

A soutenu le 12 décembre 2016 une thèse de socio-démographie, sous la direction de Véronique Petit, et intitulée Construire le corps féminin à travers les pratiques obstétricales à Phnom Penh, Cambodge.

Publications récentes


  • Dumont Alexandre, Loenzien Myriam de, Schantz Clémence et Ravit Marion (2017) « CESARIA - un programme de recherche interventionnelle sur la pratique de la césarienne dans le monde » présenté à Journées de la recherche en santé publique, Paris. https://www.f2rsmpsy.fr/journees-recherche-sante-publique.html.


  • Goyet Sophie, Sauvegrain Priscille, Schantz Clémence et Morin Christine (2018) « State of midwifery research in France », Midwifery, 64, p. 101-109. DOI : 10/gdzqzr. https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S026661381830192X.
    Résumé : Objective: We describe French midwives' experience and perception of research and publication as well as their publications in scientific and professional journals. Design: We conducted an online cross sectional survey of midwives from June to November 2016; complemented by a bibliometric analysis of their publications in any language. Setting: This study was conducted in France, where it is necessary to question some midwifery and obstetrical practices. Participants: 146 midwives working/residing in France or holding/studying in France for a PhD or a Masters' degree at the time of the study; or having already published articles in any scientific or professional journal. Findings: Of the 146 eligible midwives, 91.8% were female; 15 (10.3%) had a PhD degree, 26 (17.8%) and 80 (54.8%) were preparing a PhD and a Master's degree, respectively. A total of 140 midwives (95.8%) were working in midwifery and 54 (37.0%) respondents reported having already participated in midwifery research programs. Publication experience was reported by 73 midwives, including 26 (17.8%) who have published at least one article on midwifery in a journal accessible online and peerreviewed. 97.2% of midwives with publication experience consider it useful to publish but 75.7% consider that it is a difficult process. Lack of time, not mastering scientific writing and English language are their main barriers to publication. We identified 218 articles published by these midwives before January 2016, including 180 (82.6%) on maternal and perinatal health. Of their 134 unique articles on midwifery accessible online, 77 (57.5%) dealt with bio-medical topics, 49 (36.6%) with health system issues, and 17 (12.7%) used human and social sciences approaches. Pregnancy and birth were the two most studied reproductive life phases. Eighty-nine (28.4%) of these 314 articles were about midwifery practices or interventions. Since 1990, 93 articles have been published on midwifery in peer-reviewed journals, including 32 in the French language. The number of publications increased significantly with time with a progression coefficient at +1.18% per year, in particular in scientific journals (+0.78% per year). Key conclusions and implication: We evidenced that even though midwives in France have a still limited experience of research, and few of them have completed a PhD degree, or receive a salary for doing research, they publish an increasing number of scientific articles on midwifery topics. However, very few research programs in France examine aspects of midwifery. This scarcity is a major barrier to the involvement of midwives in research. Scientific publications about midwifery in French language are limited mainly due to the lack of adequate and specialized journal in French. However, publishing in French would facilitate the access to knowledge and evidence of midwifery practitioners in Frenchspeaking countries, including French-speaking Africa, where maternal mortality ratios can be very high. We suggest and discuss a number of approaches to increase access to scientific knowledge on midwifery in France and French-speaking countries.
  • Loenzien Myriam de (2017) « The upsurge of urbanization as a main determinant of increasing caesarean deliveries in Vietnam », présenté à Urban Health Transformations, Cambridge, United Kingdom.


  • Ravit Marion, Audibert Martine, Ridde Valéry, Loenzien Myriam de, Schantz Clémence et Dumont Alexandre (2018) « Removing user fees to improve access to caesarean delivery: a quasi-experimental evaluation in western Africa », BMJ Global Health, 3 (1) (janvier), p. e000558 (11 p.). DOI : 10/gcvjxm. http://gh.bmj.com/lookup/doi/10.1136/bmjgh-2017-000558.


  • Ravit Marion, Audibert Martine, Ridde Valéry, Loenzien Myriam de, Schantz Clémence et Dumont Alexandre (2018) « Do free caesarean section policies increase inequalities in Benin and Mali? », International Journal for Equity in Health, 17 (1) (décembre), p. (art 71, 12 p.). DOI : 10/gdk2s3. https://equityhealthj.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12939-018-0789-x.

  • Ravit Marion, Schantz Clémence, Loenzien Myriam de, Dumont Alexandre, Audibert Martine et Ridde Valéry (2017) « No-cost policies and unequal access to reproductive health services: The example of Caesarean sections in West Africa / Politiques de gratuité et inégalités d’accès aux services de santé reproductive : l’exemple de la césarienne en Afrique de l’Ouest » (Communication orale), présenté à XXVIII International Population Conference/ XXVIIIe Congrès international de la population, Cape Town. https://iussp.confex.com/iussp/ipc2017/meetingapp.cgi/Paper/5886.
  • Schantz Clémence (2015) « La périnéorraphie comme guérison de l’accouchement par voie basse, Phnom Penh, Cambodge » (communication orale), présenté à Colloque international de l’AMADES "Ce que guérir veut dire. Expériences, significations, politiques et technologies de la guérison", Marseille.


  • Schantz Clémence (2016) « ‘Cousue pour être belle’ : quand l’institution médicale construit le corps féminin au Cambodge », Cahiers du genre, 2 (61), p. 131-150. DOI : 10.3917/cdge.061.0131. https://www-cairn-info.frodon.univ-paris5.fr/revue-cahiers-du-genre-2016-2-page-131.html.
    Résumé : La périnéorraphie est une pratique chirurgicale biomédicale qui vise à resserrer fortement le périnée des femmes après un accouchement par voie basse. Au Cambodge, par cette pratique, et à travers l’institution biomédicale, les soignant·e·s construisent un corps féminin qui s’inscrit dans une représentation symbolique du corps fortement genrée, où le corps féminin, faible et vulnérable, doit être façonné sur mesure, de manière à répondre aux attentes du corps masculin. Cet article souhaite montrer qu’en rendant les femmes conformes à leur rôle d’épouse, l’institution biomédicale participe à la reproduction de la structure ; il vise également à interroger les logiques des acteurs, notamment l’incorporation de la pratique par les soignantes qui disent rendre ainsi service aux autres femmes.
    Mots-clés : Cambodge, corps, DOMINATION, MASCULINE, ORDRE SOCIAL, PÉRINÉORRAPHIE, SEXUALITÉ, VULNÉRABILITÉ.
  • Schantz Clémence (2016) « Construire le corps féminin à travers les pratiques obstétricales à Phnom Penh, Cambodge », Thèse de Doctorat en démographie, Ceped : Paris Descartes, 542 p.
    Résumé : Le Cambodge est l’un des neuf pays au monde à avoir atteint l’OMD 5 des Nations Unies, c’est-à-dire à avoir diminué de trois quarts le taux de mortalité maternelle au niveau national entre 1990 et 2015. Ce taux est ainsi passé de 1020 à 161 décès maternels pour 100 000 naissances au cours de ces 25 années. Ce succès est le résultat de politiques publiques volontaristes : une politique de planification familiale, la mise en place de systèmes de financements de la santé, la formation puis le déploiement de milliers de sages-femmes sur le territoire. Cette réussite s’explique également par une mutation sociologique de premier plan : l’accouchement, qui était historiquement un événement avant tout social et qui se déroulait dans l’intimité de la maison, est devenu un événement public pour la femme et sa famille. Alors qu’en 2000 moins de 10% des femmes accouchaient dans une structure médicalisée, elles étaient plus de 80% dans cette situation en 2014, traduisant ainsi la biomédicalisation massive et soudaine de l’accouchement dans tout le pays. Cette recherche sociodémographique remet en question la vision idéalisée des Nations Unies concernant la santé maternelle au Cambodge en rendant visibles et en observant les pratiques obstétricales « par le bas » à partir d’une enquête empirique sur plusieurs terrains à Phnom Penh et en Kandal (milieu rural). La méthodologie développée conjugue une observation participante, à des entretiens semi-directifs auprès de soignants et de non soignants (hommes et femmes), des questionnaires auprès de femmes enceintes puis accouchées (cohorte), ainsi qu’une collecte de données médicales dans quatre maternités de Phnom Penh. Les résultats montrent que certains hôpitaux et cliniques pratiquent des épisiotomies systématiques, ce qui est contraire aux recommandations internationales, et que le taux de césariennes dans la capitale a presque triplé en quinze ans, dépassant depuis le début des années 2000 le seuil de 10% recommandé par l’OMS. Enfin, une pratique répandue de périnéorraphies visant à resserrer fortement le vagin de femmes jeunes et en bonne santé après des accouchements par voie basse, sans indication médicale, est courante dans la capitale. Ces pratiques obstétricales, historiquement construites, vont alors fréquemment être détournées de leur usage médical pour répondre à une demande sociale. Le corps des femmes a été appréhendé dans cette recherche comme un corps social et politique, révélateur des rapports sociaux, sur lequel se jouent de nombreux enjeux de pouvoirs. La thèse a révélé que ces trois pratiques obstétricales faisaient système en se renforçant les unes les autres. A l’intersection entre corps, genre et biomédecine, la recherche a montré que ces différentes pratiques obstétricales pouvaient être conçues comme des instruments de domination. Le genre, tel qu’il est pensé dans la société, va contribuer à fabriquer un sexe féminin, mais aussi à construire un corps féminin de façon plus générale. Mais la thèse a dévoilé également que certaines de ces pratiques vont être saisies par les femmes, afin d’accroître leur attractivité sexuelle, leur permettant de renégocier les rapports de genre, et de maintenir l’harmonie et la stabilité du couple.
    Mots-clés : pratiques obstétricales, accouchement, biomédecine, Cambodge, césarienne, corps, épisiotomie, périnéorraphie, rapports de genre, sexualité.
  • Schantz Clémence (2015) « Sexualité pendant la grossesse et le postpartum au Cambodge : rapports de genre et place de la prostitution. » (communication orale), présenté à 5ème Congrès Asie et Pacifique 2015, Paris.
  • Schantz Clémence (2015) « Les périnéorraphies du Cambodge au prisme du genre » (communication orale), présenté à Colloque international « Genre et Santé» organisé par l’Institut Emilie du Châtelet en partenariat avec l’Inserm, Paris.

  • Schantz Clémence (2015) « « Maman, je peux habiter dans ton ventre ? » Rêve et socialisation du foetus au Cambodge », Moussons. Recherche en sciences humaines sur l'Asie du Sud-Est, 25, p. 39-56. https://moussons.revues.org/3206.
    Résumé : Une ethnographie menée au Cambodge sur le fœtus a fait émerger un phénomène central au cours de la grossesse de femmes khmères : le rêve. Celui-ci annonce la grossesse à la mère, il détermine le sexe de l’enfant à naître, et il l’informe sur la personne qui se réincarne en elle. Il permet aussi au fœtus de communiquer avec sa mère et de lui demander l’autorisation d’« habiter en elle ». Le rêve permet de confirmer ou non l’humanité du fœtus inscrit dans la chair à travers un engendrement du fœtus par la parole. Enfin, le rêve s’inscrit dans la religion populaire khmère, d’une part dans un contexte d’ouverture de la femme enceinte et accouchée et de magie, et d’autre part dans un contexte de renaissance, de transmigration des ancêtres. Avec cet article, nous proposons une définition sociale du fœtus au Cambodge.
  • Schantz Clémence (2015) « Pensée symbolique et sang des femmes. L’exemple du Cambodge », Les Dossiers de l’Obstétrique, 448, mai 1, p. 22-25.
  • Schantz Clémence (2014) « La femme khmère dans le postpartum du Protectorat français (1863-1953) à nos jours » (communication orale), présenté à 40th annual meeting of the French Colonial Historical Society, Siem Reap.
  • Schantz Clémence et Goyet Sophie (2016) « Episiotomies systématiques au Cambodge » (poster), présenté à 14ème journées du Collège National des Sages-Femmes de France, Paris.
  • Schantz Clémence et Goyet Sophie (2016) « Augmentation contemporaine du taux de césarienne et déterminants sociodémographiques à Phnom Penh, Cambodge » (présenté à XIXème colloque international de l'AIDELF), in Configurations et dynamiques familiales, Strasbourg, France : Communication orale.


  • Schantz Clémence, Kim Kruy Leang, Ek Meng Ly, Barennes Hubert, So Sudaroth et Goyet Sophie (2015) « Reasons for routine episiotomy: A mixed-methods study in a large maternity hospital in Phnom Penh, Cambodia », Reproductive Health Matters, 45, p. 68-77. DOI : 10.1016/j.rhm.2015.06.012. http://www.rhm-elsevier.com/article/S0968-8080%2815%2900016-6/abstract.
    Résumé : First documented in 1741, the practice of episiotomy substantially increased worldwide during the 20th century. However, research shows that episiotomy is not effective in reducing severe perineal trauma and may be harmful. Using a mixed-methods approach, we conducted a study in 2013–14 on why obstetricians and midwives in a large maternity hospital in Phnom Penh, Cambodia, still do routine episiotomies. The study included the extent of the practice, based on medical records; a retrospective analysis of the delivery notes of a random sample of 365 patients; and 22 in-depth interviews with obstetricians, midwives and recently delivered women. Of the 365 women, 345 (94.5%, 95% CI: 91.7–96.6) had had an episiotomy. Univariate analysis showed that nulliparous women underwent episiotomy more frequently than multiparous women (OR 7.1, 95% CI 2.0–24.7). The reasons given for this practice by midwives and obstetricians were: fear of perineal tears, the strong belief that Asian women have a shorter and harder perineum than others, lack of time in overcrowded delivery rooms, and the belief that Cambodian women would be able to have a tighter and prettier vagina through this practice. A restrictive episiotomy policy and information for pregnant women about birthing practices through antenatal classes should be implemented as soon as possible.
    Mots-clés : Cambodia, delivery, episiotomy, over-medicalization, pregnancy, quality of care.


  • Schantz Clémence, Ravit Marion, Traoré Abou Bakary, Aboubakar Moufalilou, Goyet Sophie, Loenzien Myriam de et Dumont Alexandre (2018) « Why are caesarean section rates so high in facilities in Mali and Benin? », Sexual & Reproductive Healthcare, 16 (juin), p. 10-14. DOI : 10/gctpvx. http://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S1877575617303208.
    Résumé : Objective: To assess new estimates of caesarean section (c-section) rates in facilities in two sub-Saharan countries using the Robson classification. Methods: This study is a retrospective study. Workshops were organized in Mali and Benin in 2017 to train health care professionals in the use of the Robson classification. Nine health facilities in Mali and Benin were selected to participate in the study. Data for deliveries performed in 2014, 2015, and 2016 were included. Results: A total of 12,472 deliveries were included. The overall c-section rate was high in facilities in both countries: 31.0% in Mali and 43.9% in Benin. Women classified as high-risk (groups 6-10) were small relative contributors to the overall c-section rate (19.3% in Mali and 25.3% in Benin), while low-risk women (groups 1-4) were high relative contributors (55.4% in Mali and 45.2% in Benin). C-section rates in women who had undergone a previous c-section were especially high in both countries (84.0% in Mali; 82.5% in Benin). This group was the largest contributor to the overall c-section rates in both countries. Conclusions: We found high c-section rates in facilities in Mali and Benin, particularly for low-risk women and for women with a previous c-section. Further investigations should be carried out to understand why the c-section rates are so high in these facilities. Strategies must be implemented to avoid unnecessary c-sections, which potentially lead to further complications, particularly in countries with high fertility rates.
  • Schantz Clémence, Ravit Marion, Traoré Abou Bakary, Moufalilou Aboubacar, Loenzien Myriam de et Dumont Alexandre (2017) « Etat des lieux de la pratique contemporaine de la césarienne au Bénin et au Mali » présenté à 41e Journées Internationales, Lille, France.


  • Schantz Clémence, Sim Kruy Leang, Petit Véronique, Rany Heng et Goyet Sophie (2016) « Factors associated with caesarean sections in Phnom Penh, Cambodia », Reproductive Health Matters, 24 (48), p. 111-121. DOI : 10.1016/j.rhm.2016.11.009. http://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0968808016300453.
    Mots-clés : caesarean section, Cambodia, Gender, mixed method, over-medicalization, social control.
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