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Bekonal • Building and Exchanging Knowledge(s) on Natural Resources in Latin America

Responsables scientifiques

Participants au projet :

Membres du CEPED participant au projet

Autres chercheurs

  • Julien Blanc (MNHN, Paris),
  • David Dumoulin (Creda-IHEAL Paris )
  • Jean Foyer (ISCC-CNRS, Paris)
  • Isabel Georges (UMR 201, Sao Paulo, Brésil)
  • Esther Katz (UMR 208, Paris)
  • Pier-Luigi Rossi (IRD, DIC)
  • Roland Waast (chercheur Emérite, IRD)

Etudiants doctorants :

  • Yoscelina Garcia Hernandez, (doctorante DCST, Cinvestav, boursière Conacyt)
  • Carolina Guzman Rosas (doctorante DCTS, Cinvestav, boursière Conacyt).

Etudiant Master  :

  • Jessica Benguigui (Université René Descartes, Paris V)
  • Zelandes Oliveira (Université Nationale de Brasilia, CDS, Brasilia)
  • P.E. Frankilin Silva, (Université Nationale de Brasilia, CDS, Brasilia)

Partenariat

  • Antonio Arrellano (UAM, Mexico)
  • Pablo Kreimer (Conicet, Buenos Aires)
  • Elena Lazos ( IIS-UNAM, Mexico)
  • Claudia Lopez (Museu Goldi, Belem)

Financement

  • Union Européenne ( (SSH-CT-2010-266710 / 2011-2015)

Résumé

En Occident, le concept de « ressources naturelles » — désignant les éléments de la nature (milieux biophysiques) sélectionnés de façon prioritaire par nos sociétés afin de satisfaire des besoins matériels — a historiquement occupé une place importante, sur les plans épistémologique, économique, voire sociopolitique. Ce terme est devenu central avec les débats sur développement/environnement, notamment sur la biodiversité, avec leurs implications concernant les populations traditionnelles. Parmi les pays qui abritent une grande biodiversité et de grandes diversités culturelles en Amérique Latine, figurent le Brésil et le Mexique. Ils se sont mobilisés dans les négociations qui entourent la CDB (Convention sur la Diversité Biologique, 1992) sur l’accès aux ressources génétiques, devenu un enjeu important dans la définition des politiques publiques et la mise en place de projets de développement équitable et durable. Ces enjeux ont fait rejaillir la question de la place des savoirs traditionnels et des populations qui en sont détentrices, dans la construction – et donc dans l’histoire — des savoirs scientifiques tout au long du XXe siècle.

Qu’ils soient marginalisés et exclus depuis la Révolution industrielle ou valorisés comme aujourd’hui dans la protection et la gestion l’environnement, les savoirs traditionnels sur la nature ont influencé la définition des politiques de « développement ». Réciproquement, ces dernières vont de pair avec la configuration de ces savoirs et des rapports que les porteurs de savoirs (scientifiques et populations locales) entretiennent entre eux et avec la nature. Au XXe siècle, la chimie des substances naturelles a été une des principales disciplines dans la construction du rapport à la nature ; elle a souvent occulté les savoirs traditionnels sur lesquels elle s’est appuyée pour sélectionner les éléments naturels dont l’industrie pouvait tirer les bénéfices marchands, transformant ainsi la nature sélectionnée en ressources économiques. La chimie des substances naturelles a ainsi marginalisé les disciplines (botanique, anthropologie…) qui avaient une approche différente.

La question du rapport des scientifiques et des populations traditionnelles à la nature, la transformation de leurs représentations et la construction de leur environnement naturel et culturel au cours du XXe siècle en Amérique Latine constituent mon programme de recherche.

Ce programme interroge particulièrement les savoirs des élites académiques, comme porteurs des savoirs codifiés, normés et reconnus en les confrontant aux populations traditionnelles détentrices de savoirs, dominés, vernaculaires, non reconnus. Mon programme de recherche ouvre ainsi la question de l’intégration et de l’échange entre différentes communautés épistémiques, principalement les communautés scientifiques et les communautés traditionnelles pour comprendre comment se constituent et se transforment/se reconfigurent les savoirs sur la nature en contexte situé. Les zones géographiques étudiées se situent en Amérique latine avec des études de cas comparant le Mexique, le Brésil et l’Argentine.

Cette question a trouvé sa place dans la construction du consortium européen ENGOV - Environmental Governance in Latin America and the Caribbean : Developing Frameworks for Sustainable and Equitable Natural Resource Use, (coordination, Barbara Hogenboom (CEDLA-UvA), Pays-Bas) (2011-2015) dont l’ objectif est de proposer des modèles de gouvernance de l’environnement pour un usage durable et équitable des ressources naturelles en Amérique Latine et dans les Caraïbes (LAC). Ce programme s’appuie aujourd’hui sur une équipe pluridisciplinaire (sociologues, historiens, politologues, anthropologues, biologistes, ethnobotaniste, bibliométres)qui à partir d’une approche interdisciplinaire ( qui consiste en un dialogue entre socio-histoire des sciences, écologie politique et anthropologie des savoirs locaux) se donne pour objectif d’identifier et de caractériser (décrire et analyser), les processus et/ou les dynamiques de construction des savoirs (en tant que représentations, perceptions, pratiques, usages, normes…) des « populations traditionnelles » et des « communautés scientifiques » sur les ressources naturelles en Amérique Latine (en incluant les usages symboliques et matériels de la nature ) dans leur contexte culturel depuis les années 1970.

Mots-Clés

Savoirs, Savoirs Traditionnels, Savoirs Scientifiques, Gouvernance, Ressources Naturelles, Environnement

Zone géographique

Amérique Latine (Argentine, Brésil, Méxique, Equateur)

Calendrier

Début du projet : mars 2011
fin du projet : 2015.

Contact
Mina Kleiche-Dray

site web

Résultats et valorisation

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