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2012 • 28

Les défis méthodologiques de l’étude statistique des migrations internationales dans des États faibles : le cas de la traite des femmes au Nigeria

Marc-Antoine Pérouse de Montclos

Résumé

En Afrique subsaharienne, il est difficile d’appréhender les flux migratoires qui ne sont pas enregistrés, en particulier lorsqu’il s’agit de flux illégaux et clandestins, à l’instar de la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle. Le Nigeria ne fait pas exception et le phénomène y prend des proportions impressionnantes du fait de la masse démographique du pays le plus peuplé du continent. L’absence d’appareil statistique fiable, conjuguée à des imprécisions juridiques et des biais géographiques qui privilégient les villes développées du Sud par rapport aux campagnes du Nord, complique singulièrement les efforts de recension. Depuis 2003, l’activisme des ONG et l’établissement d’une agence gouvernementale de lutte contre la traite ont cependant permis de mieux étudier le phénomène. En ce qui concerne l’Etat d’Edo, qui apparaît comme le principal centre d’exportation et de formation des femmes destinées à la prostitution outre-mer, il s’avère alors nécessaire de conjuguer des approches quantitatives et qualitatives pour comprendre les caractéristiques d’un commerce florissant qui fait appel aux croyances en la sorcellerie.

Mots-clés

Nigeria - migrations internationales - traite des femmes – prostitution – ONG

Working Paper 28
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