Après l’urgence. Les conséquences du conflit en Côte d’Ivoire sur l’éducation au Burkina Faso

23 avril 2013
18h30-20h30
Après l’urgence. Les conséquences du conflit en Côte d’Ivoire sur l’éducation au Burkina Faso
Le Ceped fait son cinéma...
@ Salle de conférence R 229

Centre universitaire des Saints Pères
Université Paris Descartes
45 rue des Saints Pères (entrée au 47 rue Jacob)
75006 Paris

Métro Saint Germain des Près

Un film réalisé par Jean-Claude Frisque et Kollo Daniel Sanou, écrit par Eric Lanoue (en accueil à l’IRD de 2005 à 2009) et Jean-Claude Frisque.

Une coproduction Manivelle Productions / IRD.

Conseillers scientifiques : Marc Pilon (IRD) et Yacouba Yaro (CERFODES).

Depuis la période coloniale, le Burkina Faso fait office de pourvoyeur de main-d’œuvre en Côte d’Ivoire, essentiellement dans les plantations du sud. On estime à plus de 2 millions le nombre de Burkinabé en Côte d’Ivoire pour une population totale d’environ 15 millions.

Le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire entre dans un conflit armé à la suite d’un coup d’État manqué. Chassées, blessées et rançonnées, des centaines de milliers de personnes fuient vers les pays limitrophes. Le Burkina Faso, particulièrement touché, organise dans l’urgence et avec de très faibles moyens le « rapatriement » de ses « ressortissants ». C’est l’opération Bayiri, le retour à la Patrie. Moins de vingt mille personnes profiteront effectivement de cette opération alors qu’on estime à plus de 600 000 le nombre d’hommes, femmes et enfants arrivés au Burkina Faso, la plupart nés ou installés en Côte d’Ivoire depuis plusieurs générations.

Cinq années après la mobilisation d’urgence, ce documentaire veut informer sur les conséquences éducatives, tant immédiates que durables, du conflit ivoirien au Burkina Faso, mais aussi s’interroger sur les enseignements à en tirer, en termes d’intégration scolaire et sociale des « rapatriés » et en termes de prévention des conflits.

La projection sera suivie d’une discussion animée par Catherine AGULHON (Université de paris Descartes) et d’un débat avec la salle.

*Durée 52’ - France 2007

Depuis longtemps, le cinéma ou la vidéo sont des moyens utilisés par les chercheurs pour rendre compte des phénomènes qu’ils observent sur le terrain afin de proposer un autre type de diffusion des recherches. Si la réalisation des documentaires prend une ampleur très forte en anthropologie, toutes les sciences sociales sont concernées par ce nouveau médium. S’agit-il de mieux capter le réel ? Peut-on considérer un documentaire au même titre qu’un ouvrage scientifique ? La position de la caméra ou le montage vidéo implique-t-il un regard spécifique sur le terrain ? En quoi une la caméra pose-t-elle des problèmes dans la relation aux personnes ? Les notions de subjectivité, d’intersubjectivité ou encore de co-construction sont par exemple en jeu dans les débats actuels autour du documentaire.

Le Ceped a initié depuis 2013 un cycle de projections de films documentaires suivies de débats.

La projection du film en présence du réalisateur et/ ou d’un conseiller scientifique du film sera suivi d’un débat introduit par un discutant.

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