« Et si on s’écoutait ? », 3 courts métrages de Nils Tavernier sur les violences gynécologiques et obstétricales

30 novembre
17h30-19h30
« Et si on s’écoutait ? », 3 courts métrages de Nils Tavernier sur les violences gynécologiques et obstétricales
Le Ceped fait son cinéma...
@ Salle des Conférences R 229 (2e étage du bâtiment principal)

UP 45 rue des Saints Pères 75006 Paris

Diffusion suite à la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2021.

La Maison des femmes, le CEGORIF et le réalisateur Nils Tavernier se sont associés pour produire ces trois courts-métrages qui abordent le sujet difficile des violences gynécologiques et obstétricales. Une série tout en subtilité, pour rétablir la communication entre personnel soignant et patientes.

En 2018, le Haut Conseil à l’Egalité dévoilait un rapport sur les actes sexistes durant le suivi gynécologue et obstétrical. De nombreuses femmes y révélaient la maltraitance dont elles avaient été victimes de la part de certains membres du corps médical.

Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne et médecin-cheffe de la Maison des femmes de Saint-Denis (qui oeuvre à la protection des femmes victimes de violences), a souhaité que les médecins se remettent en question. Objectif : que ces violences, physiques ou psychologiques, ne se reproduisent plus. C’est ainsi qu’elle a fait appel au réalisateur Nils Tavernier pour réfléchir à une façon de « rétablir la communication entre le personnel soignant et les patientes, et ouvrir le dialogue autant que possible ».

Le débat est organisé dans le cadre du projet de recherche Mater-Covid19 et sera animé par SCHANTZ Clémence, Virginie Rozée (Ined) et Mathilde Delespine, responsable de l’unité de soins dédiée aux femmes victimes de violence à la Maison des Femmes, au Centre Hospitalier de Saint-Denis.

JPEG - 65 ko

Le Ceped fait son cinéma...

Depuis longtemps, le cinéma ou la vidéo sont des moyens utilisés par les chercheurs pour rendre compte des phénomènes qu’ils observent sur le terrain afin de proposer un autre type de diffusion des recherches. Si la réalisation des documentaires prend une ampleur très forte en anthropologie, toutes les sciences sociales sont concernées par ce nouveau médium. S’agit-il de mieux capter le réel ? Peut-on considérer un documentaire au même titre qu’un ouvrage scientifique ? La position de la caméra ou le montage vidéo implique-t-il un regard spécifique sur le terrain ? En quoi une la caméra pose-t-elle des problèmes dans la relation aux personnes ? Les notions de subjectivité, d’intersubjectivité ou encore de co-construction sont par exemple en jeu dans les débats actuels autour du documentaire.

Le Ceped a initié depuis 2013 un cycle de projections de films documentaires suivies de débats.

La projection du film en présence du réalisateur et/ ou d’un conseiller scientifique du film sera suivi d’un débat introduit par un discutant.

]