FARAFIN KO. Une cour entre deux mondes

29 septembre 2015
18h-20h
FARAFIN KO. Une cour entre deux mondes
Le Ceped fait son cinéma...
@ Salle des Conférences R229 (2e étage) bâtiment principal

Centre des Saints Pères Université Paris Descartes
45 rue des Saints Pères
75006 PARIS
Métro Saint Germain des Prés

Un film réalisé par Vincent Schmitt, Chloé Aicha Boro et Claude Leterrier.

La projection sera suivie d’un débat animé par Hamidou Dia. (Ceped/IRD)

Synopsis

Bobo Dioulasso, un million d’habitants, seconde ville du Burkina Faso après Ouagadougou ; ici comme ailleurs au Burkina, la vie s’organise au sein de « cours » familiales.

Innombrables, ces cours sont autant de microcosmes où se perpétue la « manière de faire » africaine, le « Farafin Ko », synonyme de relations de solidarité quasi intangibles.

Ce film nous invite à pénétrer dans l’une de ces cours, à la rencontre de la famille Sissoko. Alassane, figure centrale, en est l’unique soutien.

Autour de lui, vivent ses deux épouses Djeneba et Fatoumata, son frère Ibrahim, les aînés, les enfants, les parents éloignés mais si proches...

Durant une année entière, Farafin Ko épouse le rythme propre à cette cour en pleine transformation.

Le portrait de famille se dessine, révélant d’une génération à l’autre des aspirations contrastées, pour ne pas dire contradictoires : désir de perpétuer les traditions, rêve d’une vie meilleure en Europe, joies, entraide ou rivalités au quotidien.

En contrechamp, le film s’attache aussi à un "grin de thé" particulièrement animé, agora africaine où l’on se réunit la nuit, à l’écart, pour parler plus librement.

Une autre dimension, plus politique, s’y révèle, mettant en relief les tensions qui agitent les mentalités africaines, entre communauté et individualisme, tentation du repli et prise de conscience, monde d’hier et monde de demain...

Durée : 52’53

Le Ceped fait son cinéma...

Depuis longtemps, le cinéma ou la vidéo sont des moyens utilisés par les chercheurs pour rendre compte des phénomènes qu’ils observent sur le terrain afin de proposer un autre type de diffusion des recherches. Si la réalisation des documentaires prend une ampleur très forte en anthropologie, toutes les sciences sociales sont concernées par ce nouveau médium. S’agit-il de mieux capter le réel ? Peut-on considérer un documentaire au même titre qu’un ouvrage scientifique ? La position de la caméra ou le montage vidéo implique-t-il un regard spécifique sur le terrain ? En quoi une la caméra pose-t-elle des problèmes dans la relation aux personnes ? Les notions de subjectivité, d’intersubjectivité ou encore de co-construction sont par exemple en jeu dans les débats actuels autour du documentaire.

Le Ceped a initié depuis 2013 un cycle de projections de films documentaires suivies de débats.

La projection du film en présence du réalisateur et/ ou d’un conseiller scientifique du film sera suivi d’un débat introduit par un discutant.

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