Fred O. BIYELA soutient sa thèse

29 novembre 2019
14h-17h
Fred O. BIYELA soutient sa thèse
Soutenance de thèse
@ Sorbonne - Amphithéâtre Durkheim

Galerie Claude Bernard, escalier I, 1er étage
14, rue Cujas - 75005 Paris

Fred O. Biyela soutient sa thèse de doctorat en ethnologie intitulée "Prophétisme et pouvoirs dans le Congo postcolonial. Productions religieuses, politiques et lignagères dans l’Église de Zéphirin (Pointe-Noire)", sous la direction d’Olivier Leservoisier.

Membres du jury :

Abel Kouvouama, Professeur, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Olivier Leservoisier (directeur de thèse), Professeur, Université Paris Descartes
Marc-Antoine Pérouse de Monclos, Directeur de recherche, IRD
Patrice Yengo, Chercheur associé, HDR, IMAF/EHESS

Rapporteures :

Sandra Fancello, Directrice de recherche, CNRS
Fabienne Samson, Chargée de recherche, HDR, IRD

Résumé :

Cette thèse traite du prophétisme au Congo-Brazzaville à partir de l’Église de Zéphirin. Elle montre comment cette Église, qui n’a jamais fait l’objet d’une étude approfondie, gouverne ses fidèles et de quelle manière s’y produisent les sujets. En interrogeant les modes de gouvernance d’une institution ecclésiale, cette thèse analyse les enchevêtrements réciproques des pouvoirs religieux, étatiques et lignagers aux marges de la laïcité constitutionnelle héritée de l’ancienne métropole coloniale. L’originalité de la démarche est ici de montrer l’importance du lignage que les recherches sur les prophétismes ont peu étudié.
Menée de l’intérieur de l’institution prophétique, cette étude s’appuie sur des matériaux discursifs et non discursifs. Nombre de données mettent au jour des pratiques issues de l’histoire politique du Congo que les acteurs religieux reproduisent dans leur Église. À travers l’analyse de ces pouvoirs imbriqués, la thèse s’intéresse à l’étude de la jeunesse en Afrique, aux conflits intergénérationnels et à l’émergence de nouvelles figures du politique et du religieux. Ces dernières apparaissent largement influencées par le mécanisme sorcellaire appréhendé comme langage de parenté et comme forme de gouvernementalité au sein même d’une institution religieuse qui officiellement est censée le conjurer. Prescriptif, normatif et indispensable aux opérateurs du sacré, le sorcellaire « intramuros » se trouve être un indice privilégié des réinventions de la parenté en vertu desquelles l’Église de Zéphirin se constitue comme un nouveau lignage.

Mots-clés  : Prophétisme – Église de Zéphirin – Sorcellerie – Parenté – Processus de subjectivation – Jeunesse – Conflits – Corps – Matérialités – Colonisation – Loango – Congo.

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