La liberté en prime. Escrime et justice réparatrice

25 octobre 2016
17h30-20h
La liberté en prime. Escrime et justice réparatrice
Le Ceped fait son cinéma...
@ Salle des Conférences R229 (2e étage) bâtiment principal

Université Paris Descartes
45 rue des Saints Pères
75006 Paris

« La liberté en prime. Escrime et justice réparatrice, » un film de Nils Tavernier .
Nelly Robin, chercheur à l’IRD, et Mandiogou Ndiaye, magistrat, ont apporté leurs conseils scientifiques.
La projection sera suivi d’un débat avec Bernadette Aubert, Maître de conférences à la faculté de droit et sciences sociales de l’Université de Poitiers

Entrée libre et gratuite

Synopsis
Depuis quelques années, au Sénégal, la délinquance juvénile a connu des transformations étroitement liées à celles de la société. Le phénomène de bandes organisées s’est développé chez les garçons. Et, suite à des grossesses précoces non désirées, les jeunes filles sont victimes d’accouchements solitaires et dramatiques, qualifiés d’avortements ou d’infanticides, Ainsi, la nature des faits transgressifs s’est diversifiée et aggravée. Parallèlement, les orientations de la politique pénale conduisent à une augmentation du nombre de mineur(e)s placé(e)s en détention.
Dans ce contexte, une méthode éducative inédite, associant Pratique de l’escrime et Justice réparatrice, a vu le jour à la prison de Thiès, l’une des plus grandes villes du Sénégal.
Le réalisateur, Nils Tavernier, décortique cette expérience dans l’un de ses derniers documentaires : « La liberté en prime. Escrime et justice réparatrice ». Il a tourné pendant deux ans avec des mineur(e)s détenu(e)s à la Maison d’Arrêt et de Correction de Thiès.

« La liberté en prime » fait découvrir une révolution dans la justice des mineur(e)s et les pratiques pénitentiaires. Au fil des séances d’escrime, les mineur(e)s entrevoient les possibilités de réparer et de se réparer, quel que soit le niveau de gravité des actes dont ils sont accusés. « Avec l’escrime, j’ai appris le courage en prison ; je me suis battue avec les garçons et j’ai gagné ; aujourd’hui, je sais que je peux être une maman et donner cette force à mes enfants » explique une jeune mineure de 17 ans, accusée d’infanticide.
Le film fait aussi intervenir les autorités judiciaires et pénitentiaires qui témoignent d’une profonde évolution des relations entre les Mineur(e)s, y compris entre les filles et les garçons, et d’une confiance réciproque établie entre les mineur(e)s et les gardiens.
Pour en savoir plus.

Le Ceped fait son cinéma...

Depuis longtemps, le cinéma ou la vidéo sont des moyens utilisés par les chercheurs pour rendre compte des phénomènes qu’ils observent sur le terrain afin de proposer un autre type de diffusion des recherches. Si la réalisation des documentaires prend une ampleur très forte en anthropologie, toutes les sciences sociales sont concernées par ce nouveau médium. S’agit-il de mieux capter le réel ? Peut-on considérer un documentaire au même titre qu’un ouvrage scientifique ? La position de la caméra ou le montage vidéo implique-t-il un regard spécifique sur le terrain ? En quoi une la caméra pose-t-elle des problèmes dans la relation aux personnes ? Les notions de subjectivité, d’intersubjectivité ou encore de co-construction sont par exemple en jeu dans les débats actuels autour du documentaire.

Le Ceped a initié depuis 2013 un cycle de projections de films documentaires suivies de débats.

La projection du film en présence du réalisateur et/ ou d’un conseiller scientifique du film sera suivi d’un débat introduit par un discutant.

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