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Périphéries globales et ruptures locales Modes de vie, travail et accès à la terre à l’ère des « transitions énergétiques »

19 mai
9h30-17h
Périphéries globales et ruptures locales Modes de vie, travail et accès à la terre à l’ère des « transitions énergétiques »
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@ 1er étage, Salle de réunion du laboratoire PRODIG 1.061).

5 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers

Nous avons le plaisir de vous inviter à la Journée d’études Périphéries globales et ruptures locales. Modes de vie, travail et accès à la terre à l’ère des « transitions énergétiques », réunissant des membres du laboratoire Ceped et PRODIG de l’IRD, et avec le soutien de la F3S. Cette journée aura lieu le mardi, 19 mai 2026, au Campus Condorcet, Bâtiment de recherche Sud (1er étage, Salle de réunion du laboratoire PRODIG 1.061).

La matinée aura lieu en mode présentiel ; l’après-midi en format hybride.

  • 19 mai 2026 — Campus Condorcet
  • Bâtiment Recherche Sud, 5 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers

Programme

9h30-10h00. Accueil café

(bâtiment recherche Sud, 1er étage. Salle de réunion du laboratoire PRODIG 1.061)

Partie I. Les périphéries globales à l’épreuve de l’extractivisme

10h00 : Inégalités extractives et recompositions multi-scalaires : dialogues croisés depuis le Brésil et le Maroc.
Isabel Georges (IRD, Ceped) et Raphaëlle Chevrillon-Guibert (IRD, PRODIG)

10h25 : Redéfinitions du bien commun dans le cadre de projets éoliens à Chiloé (Chili)

Carolina Rojas-Lasch (USACH, Chili)

Discutant : Diego Ortúzar (PRODIG, chercheur associé)

10h50 : Pause café

11h05 : Travail et mode de vie en territoire minier au Brésil : les artisans de la vallée de Jequitinhonha (MG), Brésil.

Yumi Garcia dos Santos (UFMG, Brésil)

11h30 : Que fait une route à l’espace andin ? Le cas Arica–La Paz (Chili/Bolivie)

Diego Ortúzar (PRODIG, chercheur associé)

Discutante : Isabel Georges (IRD, Ceped)

12h30-13h30. Buffet-déjeuner sur place

Partie II. Comment les logistiques transforment-elles les territoires ?

(Bâtiment Recherche Sud, Salle 6.040, 6e étage)

En format hybride, lien Zoom : ICI

13h30 : Rutas internacionales y territorios indígenas. Un análisis de los cambios en las dinámicas de acceso a la tierra en las comunidades ayoreo de Puerto María Auxiliadora (Alto Paraguay).

Niccolò Santelia (Università di Torino, Italie)

13h55 : Du Plan Puebla Panama (PPP) à « l’appropriation globale des espaces locaux » : de l’agglutination à la désagrégation de l’espace centraméricain.

Hélène Roux (Ceped, chercheuse associée)

Discutant : Carolina Rojas-Lasch (USACH, Chili)

14h50 : Pause café

15h05 : Cidades amazônicas e neoextrativismo do agronegócio : logística, infraestruturas e as reconfigurações das relações rural/urbano.

Carlos Freire (UFPA, Brésil)

15h30 : Informais, precárias e empreendedoras : do comércio de rua ao comércio virtual.

Livia de Tommasi (UFMG, Brésil)

Discutante : Yumi Garcia dos Santos (UFMG, Brésil)

16h20-17h00. Échanges finaux et conclusion

Argumentaire :

Depuis les années 2010, la « transition énergétique », la compétition internationale pour l’accès aux minerais critiques et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement s’accompagnent d’une intensification des implantations de multinationales dans les Suds. Ces implantations mobilisent des infrastructures, des dispositifs socio-techniques et des technologies sociales destinés à assurer la continuité d’activités à dominante extractive. Elles reconfigurent les économies, les sociabilités, les formes de travail, les modes de vie et l’accès à la terre. En ce sens, ces implantations et les transformations qu’elles entraînent contribuent à (re)produire les périphéries ou les marges qu’elles exploitent : des territoires intégrés, mais dans des logiques de subordination, dans des espaces considérés comme « reculés » ou frontaliers. Si ces dynamiques sont visibles dans les territoires concernés, leurs modalités concrètes d’insertion et leurs effets durables demeurent encore insuffisamment étudiés. L’objectif de la journée d’étude « Périphéries globales et ruptures locales… » est d’analyser la complexité de ces processus afin de comprendre les conditions de leur (dé)stabilisation dans le temps, ainsi que les transformations sociales, économiques et environnementales qu’ils entraînent. La journée réunira des chercheuses et chercheurs travaillant, à partir d’angles d’analyse différents, sur plusieurs études de cas situées dans des espaces périphériques. Il s’agira de les mettre en dialogue afin d’identifier à la fois les circulations, les points de contact et les singularités de processus qui se déploient aujourd’hui à l’échelle globale. Cette mise en dialogue vise enfin à favoriser l’émergence de nouvelles synergies scientifiques, susceptibles de nourrir la constitution d’un réseau de recherche sur les transitions énergétiques dans les Suds, dans une approche multiscalaire et multi-située, au croisement des problématiques liées aux extractivismes, aux infrastructures, aux dispositifs logistiques, aux mondes du travail des hommes et des femmes et aux recompositions des rapports à la terre.

  • Organisateurs de la journée : Isabel Georges (IRD, Ceped), Raphaëlle Chevrillon-Guibert (IRD, PRODIG) et Diego Ortúzar (chercheur associé à PRODIG).
  • Journée organisée par les laboratoires CEPED et PRODIG, avec le soutien de la Fédération Sciences sociales Suds (F3S)

Contact : isabel.georges@ird.fr, raphaelle.chevrillon-guibert@ird.fr, diego.ortuzar.r@gmail.com