Séminaire ARES/Ceped

25 juin 2019
16h-18h
Séminaire ARES/Ceped
Séminaires de l’axe 3
@ Salle J322, bâtiment Jacob

45 rue des Saints-Pères
université Paris Descartes
75006 Paris

Dernière séance du séminaire conjoint 2019 ARES/CEPED, organisée par Pierre GUIDI, Pauline JARROUX, Marc PILON

Maria del Rocio GREDIAGA KURI : Hétérogénéité du système d’enseignement supérieur et ses effets sur l’inégalité des chances au Mexique

Résumé :
La première partie de cette présentation analyse les caractéristiques du système d’enseignement supérieur au Mexique et son niveau de privatisation, et propose un classement des établissements privés d’enseignement supérieur ainsi qu’une description de leur importance en fonction des niveaux de marginalité des États dans lesquels ces établissements sont situés.
La deuxième partie, reprenant le module de mobilité sociale de l’enquête auprès des ménages de l’INEGI (Institut mexicain de géographie et de statistique), analyse l’origine sociale des étudiants inscrits dans les différents types d’établissements selon la classification INEGI, ainsi que la situation sociale de ses diplômés, dans deux moments contrastés : la génération de répondants appartenant au groupe des plus de 50 ans et à celle des jeunes de 24 à 35 ans.

Emilie PONCEAUD : L’Etat et les écoles privées au Tamil Nadu et à Pondichéry (Inde) : de la concurrence au partenariat

Résumé :
Cette communication porte sur l’originalité des relations entre L’État et les écoles privées au Tamil Nadu et à Pondichéry offrant un panorama des multiples recompositions et arrangements qui ont lieu dans le secteur éducatif primaire.
Le Tamil Nadu est caractérisé par un régionalisme autour d’une identité culturelle forte répondant aux demandes d’un électorat populaire qui a conduit le gouvernement à mettre en place des politiques éducatives particulièrement inclusives. Au lendemain de l’Indépendance, l’accès au système éducatif a été favorisé par des mesures emblématiques, notamment l’instauration de déjeuners gratuits (dès 1957 dans la ville de Madras), la distribution de fournitures, la construction d’infrastructures scolaires sur le territoire etc. Comment cela évolue-t-il dans un contexte néolibéral, soumis à un nouvel ordre éducatif mondial et sous la pression des parents, particulièrement enclins à épouser les codes des nouvelles classes moyennes sans pour autant y appartenir ? Les écoles privées ont ainsi bénéficié d’un contexte marqué par l’accélération de l’ouverture économique et la remise en cause de l’action publique dans le domaine éducatif. Comment mesurer l’implication de ces acteurs privés, entrepreneurs, ONG ou communautés religieuses, et leur rôle dans la modification de l’offre éducative ?

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