Mina Kleiche-Dray, revue Mouvement : « Travail saisonnier et savoirs agricoles entre requalification et racialisation au temps du Covid-19 »

La décision gouvernementale de fermer les frontières lors du confinement de mars 2020 a eu une répercussion majeure sur le secteur alimentaire français en interdisant aux travailleur·euses agricoles saisonnièr·es étrangèr·es (TASE) d’accéder au territoire français. Cette fermeture a mis en évidence l’invisibilisation que subissent en temps ordinaire les savoirs agricoles portés par ces travailleur·euses. À l’origine de cette invisibilisation, la racialisation de ces travailleur·euses et l’extraterritorialisation des tâches qu’iels accomplissent dans le cadre des « contrats offshores » qui structurent leur emploi (contrats de travail détaché UE et contrats de l’Office français de l’immigration et de l’intégration).

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