ISOPOLIS Gamma - projet d’expérimentation sociétale visant à accompagner la transformation sociétale du modèle réunionnais.

Axe de recherche : Axe 1 - Santé, vulnérabilités et relations de genre au Sud

Responsable scientifique

RIDDE Valery

Partenariats dans le pays de recherche

Partenariat avec convention

Partenariat sans convention

  • Association Saint-François D’assise Réunion (Convention en cours)
  • Ligue de l’enseignement – Réunion (Convention en cours)
  • CRIJ – Centre Régional d’Information Jeunesse – Réunion (convention en cours)

Membres du CEPED participant au projet

Membres extérieurs au CEPED participant au projet

  • Nathalie Noël, Université de La Réunion – LCF
  • Jean-François Rebeyrotte, Université de La Réunion – LCF
  • Amandine Junot, Université de La Réunion – Psychologie positive
  • Lise Haddouck, Centre Borelly
  • Pierre-Paul Vidal, Centre Borelly

Financement

Résumé

Après des décennies de convergence et de transformation accélérée des conditions économiques et sociales, de multiples défis placent l’île dans une situation de vulnérabilité. La crise du coronavirus, et avant elle la crise des gilets jaunes ou encore « la crise requin », démontre l’importance et l’urgence d’une prise en compte systémique des enjeux sociétaux du fait de leur interdépendance au regard des dysfonctionnements planétaires engendrés par des dynamiques économiques non écologiques.
La résilience territoriale apparaît comme le moyen de répondre à ces défis sociétaux, car les stratégies de résilience engagent les territoires dans des démarches intégrées qui analysent les risques et s’appuient sur les forces et les potentialités locales. Celles-ci permettent de mettre le territoire en action à différentes échelles, mais surtout elles soutiennent ses capacités d’anticipation, d’adaptation et de rebond. Renforcer la résilience d’un territoire implique nécessairement de la travailler comme le processus d’apprentissage, qui vise à apprendre aux individus, organisations, communautés comment actualiser leurs capacités lorsqu’ils doivent faire face à un changement, un obstacle ou une épreuve. La résilience repose ainsi sur la construction de connaissance, l’appropriation et leur application, elle renvoie à la construction de sens, qui permettent alors de passer d’un statut de victime impliquant de subir une situation à un statut d’acteur. Renforcer la résilience territoriale reposerait alors sur le processus de « sense-making » dans l’idée d’accroître la compréhension du fonctionnement de la société dans son fonctionnement actuel en temps normal ou d’adversité, et identifier ses potentialités locales et propres ressources en termes politiques, économie, d’histoire, de ressources naturelles, de patrimoine (culturel, industriel, paysager), et sociale et les moyens de les mobiliser.
L’objectif à moyen terme du projet ISOPOLIS est de soutenir la transformation du territoire vers un modèle sociétal résilient dans une première phase de 20 mois (janvier 2021 – Septembre 20222) au travers un processus de co-construction territoriale en 3 phases se basant sur la démarche de la recherche interventionnelle :

a - co-diagnostic (Scoping-review, enquêtes qualitatives, ateliers délibératifs)
b - Expérimentations exploratoires sur les 5 échelles de résilience avec évaluation
c - Coconstruction du plan d’action de la phase Delta du projet (2022-2025)
Les 3 objectifs que souhaite actionner le projet à travers son processus exploratoire de co-construction territoriale sont les suivants :

1 - Restaurer une appréhension globale et systémique des enjeux d’un territoire pour faire émerger des solutions plus efficaces à des problématiques interdépendantes, actuellement traitées en silos. Ainsi le projet intègre une structure qui permet l’appréhension des dynamiques sociétales autour de 5 échelles interdépendantes de résilience organisées en 8 thèmes :

  • Résilience individuelle qui se décline elle-même en 4 thèmes (jeunes, adultes, séniors et publics vulnérables)
  • Résilience organisationnelle
  • Résilience culturelle
  • Résilience alimentaire et écologique
  • Résilience territoriale

2 - Créer des synergies entre les 4 parties fonctionnelles de la gouvernance du territoire (action publique, société civile, monde économique et science) et réinterfacer les praticiens et la sphère stratégique au service des populations par la science. Ces acteurs seront rassemblés dans un consortium au sein du projet :
L’action publique dont le facilitateur est le CNFPT. 4 villes pilotes sont en cours d’identification.

  • Le monde économique
  • La société civile dont le facilitateur est RISOM (réseau des innovation sociétales ouvertes)
  • La science dont le facilitateur sera ISOLAB, comité scientifique et d’action dédié à la résilience.

3 - Promouvoir des postures de facilitation, de médiation et d’intermédiation entre ces mondes pour soutenir la résilience territoriale par la gestion des connaissances utiles au pilotage du territoire.
La résilience se caractérise par la capacité d’un système à retrouver un équilibre après un événement perturbateur. Parmi les facteurs positifs qui augmentent la résilience d’un système soumis à une perturbation, trois sont souvent cités : la diversité, l’auto-organisation et l’apprentissage qui amène à l’anticipation sur le futur. Ainsi la résilience est associée à un ensemble de connaissances et habitudes par lesquelles l’action s’organise de façon décisive pour avancer et établir un cadre de diversité et d’intégration qui permet de surmonter les conséquences potentiellement déstructurantes d’un choc perturbateur.

Mots-Clés

Gouvernance, Culture, Politiques publiques, Territoires, Transmission des savoirs

Zone géographique

Ile de La Réunion
Avec des terrains de recherche par thématiques et échelles de résilience allant de la ville à l’organisation.

Calendrier

Janvier 2021 – Septembre 2022

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Thèmes