SENOVIE – Mobilités thérapeutiques et cancers du sein

Axe de recherche : Axe 1 - Santé, vulnérabilités et relations de genre au Sud

Responsable scientifique

Membres du Ceped participant au projet

Membres extérieurs au Ceped participant au projet

France

  • Emmanuel Bonnet, géographe, IRD
  • Gaëtan Des Guetz , oncologue, Hôpital Delafontaine, Saint-Denis
  • GOSSELIN Anne, socio-épidémiologiste, Ined
  • Priscille Sauvegrain , sociologue, Inserm
  • Luis Teixeira, oncologue, CHU Saint-Louis (Senopôle), Paris
  • Pascale Hancart Petitet, anthropologue, IRD

Mali

  • Abdourahmane Coulibaly , anthropologue de la santé, Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie de Bamako
  • Kadiatou Faye , association « Les Combattantes du Cancer », Bamako
  • Hamidou Niangaly, économiste de la santé, INSP, Bamako
  • ROBIN Julie, doctorante en santé publique, Bamako
  • Bakary Traoré Abou, gynécologue, Centre de Santé de Référence de la Commune 2, Bamako
  • Alassane Traoré, gynécologue, Hôpital du Mali, Bamako

Bénin

  • Moufalilou Aboubakar , gynécologue, CNHU, Cotonou
  • Freddy Gnangnon, médecin, Ministère de la santé, Cotonou
  • Angéline Tonato Bagnan , gynécologue, CHU-MEL, Cotonou
  • Justin Lewis Denakpo, gynécologue, CNHU, Cotonou

Cambodge

  • Beauta Rath, oncologue, Hôpital Calmette, Phnom Penh

Financements

Résumé

Au niveau mondial, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent. Dans de nombreux pays des Suds, les ressources thérapeutiques sont faibles, ce qui amène certaines femmes à quitter leur pays et à venir se faire soigner en France. Avec une approche biographique, nous retraçons les parcours de vie de ces femmes et cherchons à préciser ce qu’impliquent ces mobilités thérapeutiques en termes de vécus et de ruptures biographiques. Afin d’avoir une vision globale de ces circulations, et afin de saisir les raisons qui amènent certaines femmes à partir, nous menons cette recherche en France (région Ile de France) mais aussi en Afrique de l’Ouest (Mali, Bénin) et Asie du Sud-Est (Cambodge). Avec le souci constant de co-contruire nos connaissances, et en impliquant des chercheur·es, des soignant·es et des associations de femmes, cette recherche souhaite contribuer à la lutte contre les inégalités sociales de santé et à la mise en lumière de ce cancer en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est.

Mots-Clés

Migrations, Cancers, Genre, Afrique, Asie

Zones géographiques (terrains de recherche)

France, Mali, Bénin, Cambodge

Calendrier

2021-2026

Contact

Courriel  : clemence.schantz chez ird.fr

Notes de politique

Publications

2022

  • Ludet Louise et Schantz Clémence (2022) « Mobilités thérapeutiques et accès aux soins pour cancers du sein en France » présenté à Colloque Inégalités socio-territoriales de prise en charge des patient.e.s atteint.e.s de cancer en France, novembre 22, MSH Paris Nord.
  • Schantz Clémence et Coulibaly Abdourahmane (2022) « Corporéité et cancer du sein au Mali » présenté à Colloque International Sur « Les Droits De La Santé Sexuelle Et Reproductive En Afrique Sub-Saharienne : État Des Lieux Et Perspectives », décembre 6, Campus Universitaire d’Abomey-Calavi, Cotonou, Bénin.
  • Schantz Clémence et Coulibaly Abdourahmane (2022) « Therapeutic mobility and breast cancer: documenting the experiences of African women through a multi-site research project (Mali-France) », Colloque international présenté à IMISCOE, juin 30, Oslo, Norvège.


  • Schantz Clémence, Diarra Idrissa, Traoré Alassane, Traoré Bakary Abou, Chabrol Fanny et Sogoba Sanata (2022) « Radiothérapie et lutte contre les cancers : défis de maintenance de l’unique accélérateur linéaire à l’Hôpital du Mali: », Santé Publique, Vol. 34 (3) (décembre 19), p. 425-428. DOI : 10.3917/spub.223.0425. https://www.cairn.info/revue-sante-publique-2022-3-page-425.htm?ref=doi.
    Résumé : Les taux d’incidence et de mortalité par cancers ne cessent d’augmenter en Afrique de l’Ouest. La cancérologie est une discipline récente au Mali et les moyens disponibles pour traiter les malades sont insuffisants. Le Mali compte un unique appareil de radiothérapie pour le pays et ses dysfonctionnements sont régulièrement relayés par les médias. Afin de comprendre les insatisfactions récurrentes liées à l’accès à la radiothérapie au Mali, nous avons retracé l’historique de cet appareil et en avons décrit le fonctionnement. À partir d’entretiens semi-directifs menés avec des associations de patientes et des professionnels de santé impliqués en cancérologie à Bamako, nous décrivons la façon dont l’appareil de radiothérapie du Mali révèle des enjeux de santé mondiale à travers l’intervention de nombreuses coopérations internationales. De façon complémentaire, et à partir d’une collecte de données sur registres médicaux et de rapports institutionnels, nous signalons que la durée moyenne pour obtenir un rendez-vous en radiothérapie est de trois à six mois au Mali, mais aussi que l’appareil de radiothérapie a fait face à 198 pannes entre le 3 avril 2014 et le 24 septembre 2021, ce qui représente plus de 54 semaines d’arrêts cumulés. La radiothérapie est un élément crucial de la prise en charge des cancers, et le manque d’accès à ce traitement aggrave le pronostic vital des malades. Alors que le gouvernement malien s’est engagé dans des réformes de couverture santé universelle, le renforcement des infrastructures de traitement des cancers doit également être considéré comme une priorité de santé publique pour le Mali.
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