
Dans les régions tropicales, la chaleur amplifiée par le changement climatique fragilise avant tout les femmes enceintes et les mères.
À Matam, au nord-est du Sénégal, la saison chaude ne se contente plus d’être éprouvante. D’avril à juillet, les thermomètres dépassent régulièrement les 40 °C le jour et restent au-dessus de 30 °C la nuit. Des températures qui empêchent le corps de se refroidir, perturbent le sommeil et transforment le quotidien en épreuve. Dans cette région parmi les plus chaudes du pays, ce sont d’abord les femmes – en particulier les femmes enceintes, les mères de famille et les mères allaitantes – qui en subissent les conséquences.
Pour mieux comprendre ce que vivent les femmes enceintes et les jeunes mères face aux chaleurs extrêmes, le projet SPRINT, mené au Sénégal et au Bangladesh 1 , mobilise des équipes pluridisciplinaires de médecins, sociologues, géographes et acteurs de terrain en santé publique. Il analyse comment ces températures affectent la santé mentale et certaines pratiques essentielles, comme l’allaitement maternel exclusif, et cherche à co-construire avec les populations des solutions adaptées.