La résistance autochtone à l’extractivisme en Amérique latine : savoirs et modes d’action dans les conflits miniers au Mexique et au Brésil

Luciana LANDGRAF CASTELO BRANCO

Thèse d’Anthropologie des sciences et des savoirs, préparée par LANDGRAF CASTELO BRANCO Luciana
sous la direction de KLEICHE-DRAY Mina, à l’Université de Paris Diderot.

Axe de recherche : Axe 3 - Éducation et Savoirs au Sud

Résumé

L’augmentation de l’exploitation minière dans les pays d’Amérique latine depuis les années 2000 a entraîné une augmentation du nombre de conflits liés à ce type d’exploitation. L’objective de cette recherche est de contribuer à la compréhension des savoirs qu’inspirent les notions de justice et de bien-être et ses usages politiques à travers la comparaison entre deux cas de conflit minier ; l’un dans l’Amazonie brésilienne, l’autre dans le Sud du Mexique. On peut observer que la justice formelle, qu’elle soit mise en pratique par les mécanismes de l’État ou par les politiques de gouvernement d’entreprise, est considérée comme un savoir technique, autonome, neutre et universel. D’autre part, les revendications de justice de la part des mobilisations autochtones ont été organisées à travers des valeurs telles que la défense de la vie et des territoires. Ainsi, dans une dimension plus spécifique, cette étude contribuera à la compréhension de la raison de l’insuffisance des mécanismes juridiques formelles dans le contexte des projets de développement, dont l’augmentation du nombre de conflits. Dans une dimension plus large, celle-ci contribuera à une meilleure compréhension de ce que sont ces mobilisations autochtones à partir de la perspective « Suds », puisqu’elles ne correspondent pas exactement aux caractéristiques classiques des mouvements sociaux.

Mots-Clés

  • Conflits miniers ; savoirs juridiques ; savoirs autochtones ; développement ; globalisation.

Zones géographiques

  • Brésil (Amazonie) ; Mexique (Oaxaca-Chiapas)

Calendrier

  • octobre 2020 à octobre 2023

Thèmes