MONTAZ Léo

Jeune docteur associé

Axe de recherche au Ceped  : Axe 2 - Migration, Pouvoir, Développement

Affectation géographique et adresse de laboratoire d’accueil  :

  • CEPED
  • 45 rue des Saints-Pères
  • 75006, Paris - FRANCE
  • Téléphone : +33 676613546

Docteur en ethnologie obtenue le 30/11/2018 à l’Université Paris-Descartes

Titre de la Thèse :

’Manger pour soi-même’ Stratégies d’émancipation et processus d’autonomisation chez les jeunes bétés de ’retour à la terre’ en Côte d’Ivoire

Recherches (en cours) :

  • Les jeunes de retour à la terre en pays bété : enjeux de pouvoir et développement rural
    Émotions politiques chez les “démobilisés“ de Côte d’Ivoire (ANR SoV - Sortir de la violence)

Champs de recherche

Jeunesse, rapports intergénérationnels, autonomisation politique, individualisation, migration de retour, cadets, conflits, violences, émancipation, gestion politique, Démobilisés, Bété, Côte d’Ivoire.

Zones géographiques étudiées :
Côte d’Ivoire

Publications récentes

  • Montaz Léo (2016) « Gestion foncière et dynamiques aînés/cadets en pays Bété, Côte d’Ivoire », Communication orale présenté à Journées Doctorales Foncier, octobre, Montpellier.

  • Montaz Léo (2015) « Le retour à la terre des jeunes Bété en Côte d'Ivoire. Jeunesse et rhétorique de l'autochtonie dans les négociations foncières en zone forestière ivoirienne » (communication orale), présenté à JDD 7 du LPED "Les usages du sol : conflit, concertation, conservation", Marseille. http://www.lped.org.
  • Montaz Léo (2015) « De l’utilisation des papiers en zone forestière ivoirienne – Gestion des conflits et stratégies des jeunes autochtones », Communication orale présenté à Journées Doctorales Foncier, octobre, Montpellier.

  • Montaz Léo (2018) « "Manger pour soi-même" : Stratégies d'émancipation et processus d'autonomisation chez les jeunes bétés de "retour à la terre" en Côte d'Ivoire. », Thèse de doctorat en ethnologie, PARIS, France : Université Paris Descartes (Paris V), 350 p. http://www.theses.fr/s176652.
    Résumé : Les espaces ruraux ivoiriens, et particulièrement ceux du centre et de l'ouest-forestier, tel que le pays Bété où j'ai mené mes enquêtes, présentent une caractéristique notable : ils accueillent plus de migrants qu'ils n'en fournissent, et ces migrants sont majoritairement des jeunes hommes. La Côte d'Ivoire est en effet marquée, depuis la fin des années 1970, par un fort processus migratoire dit de "retour à la terre", qui n'est bien souvent qu'un retour au village. Il concerne aujourd'hui des jeunes ressortissants autochtones de la zone forestière, qui viennent s'installer dans leurs villages d'origine avec l'espoir d'un mieux vivre pour certains, ou comme une solution de pis-aller pour d'autres. Ce processus migratoire est généralement interprété comme une conséquence de la précarité urbaine et comme l'une des causes de l'aggravation de la crise socio-foncière dans le pays. Cette thèse propose un autre regard sur ce phénomène en l'appréhendant sous l'angle des dynamiques économiques et politiques provoquées par ces jeunes, porteurs d'une idéologie de la « modernité », alors qu'ils cherchent à s'émanciper de leurs aînés et à créer de nouvelles formes de solidarité. Ces ambitions s'accompagnent de deux processus concomitants dont l'analyse constitue le coeur de ce travail : l'autonomisation de la jeunesse comme catégorie politique d'une part et l'individualisation de certains jeunes au sein de cette catégorie d'autre part. Cette thèse apporte ainsi un éclairage sur deux processus rarement analysés dans les villages, alors qu'ils sont bien documentés en ville. Elle permet plus largement d'apporter des éléments de compréhension sur les mutations contemporaines que connaissent les zones rurales en Côte d'Ivoire.

  • Montaz Léo (2019) « L’autochtonie : un enjeu des relations intergénérationnelles en pays Bété, Côte d’Ivoire », Cargo - Revue Internationale d'Anthropologie culturelle et sociale, 9 (juin 25), p. 89-106. https://www.cargo.canthel.fr/wp-content/uploads/2019/06/cArgo_n9_2019_Montaz-Bete.pdf.
    Résumé : Cet article interroge la conception de l’autochtonie en zone forestière ivoirienne, et propose d’explorer les logiques intracommunautaires liées à cette idéologie et pas uniquement les logiques intercommunautaires, déjà bien connues dans ce contexte. En reprenant ici la conception de l’autochtonie comme principe et norme institutionnelle développée par Jean-Pierre Chauveau, il s’agit de montrer que, dans le contexte d’une société lignagère, telle que la société Bété, le rapport entre autochtones et étrangers prolonge celui entre aînés et cadets car le principe de l’autochtonie a longtemps contribué à la position sociale dominante des premiers sur les seconds. Cependant, les jeunes manipulent aujourd’hui cette notion afin de faire valoir eux aussi leurs droits sur le patrimoine foncier en critiquant la mainmise de leurs parents et en les accusant de ne pas avoir convenablement géré ce patrimoine. Ces deux manières d’utiliser la notion d’autochtonie, loin d’être contradictoires, reflètent plutôt des stratégies divergentes qui visent à s’octroyer un droit et des bénéfices sur le patrimoine foncier d’une part et sur la présence des étrangers d’autre part. Cet article vise ainsi à analyser et à illustrer ces dynamiques contemporaines autour de l’autochtonie.
    Mots-clés : Autochtonie, Conflits fonciers, COTE D'IVOIRE, Jeunesse, Relation intergenerationnelle, ⛔ No DOI found.


  • Montaz Léo (2017) « « Manger pour soi-même » en zone forestière ivoirienne: L’émancipation des jeunes ruraux de retour au village », Afrique contemporaine, 263-264 (3-4), p. 141-155. DOI : 10.3917/afco.263.0141. http://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2017-3-page-141.htm.
    Résumé : Les espaces ruraux ivoiriens connaissent, depuis les années 1980, un processus migratoire dit de « retour à la terre » auquel participent majoritairement des jeunes hommes revenant vers leur village paternel. À travers les parcours de vie de ces jeunes, cet article questionne les reconfigurations en cours des rapports aînés/cadets dans la zone forestière du Centre-Ouest ivoirien. En transposant l’expérience urbaine dans les villages, parfois brutalement, ces jeunes hommes proposent de nouveaux modes d’organisation qui doivent permettre à chacun de s’autonomiser ou de « manger pour soi-même », loin du mode de vie des aînés. Mais ce processus ne va pas sans d’importantes résistances qui questionnent les possibilités réelles d’autonomisation de ces jeunes.
    Mots-clés : Bété, cadets, conflits, Côte d'Ivoire, émancipation, gestion foncière, gestion politique, Jeunesse, migration de retour, rapports intergénérationnels.
  • Montaz Léo (2017) « Le retour à la terre en pays Bété, Côte d’Ivoire : réinvention de soi, politique de l’autochtonie et pratiques néo-coutumières », Communication orale présenté à La nostalgie au prisme de l'autocthonie (JE du LADEC), décembre, Lyon.
  • Montaz Léo (2016) « L’autochtonie entre politique de l’aînesse sociale et dérives politiques », Communication orale présenté à Figures de l’autochtonie (JE du Canthel), juin, Paris.
  • Montaz Léo et Vampo Charlotte (2018) « Introduction au panel : Entrepreneuriat et changement social en Afrique » (communication orale), présenté à APAD - Migrations, développement, citoyennetés, Roskilde, Danemark.


  • Montaz, Léo (2015) Jeunesse et autochtonie en zone forestière ivoirienne. Le retour à la terre des jeunes Bété dans la région de Gagnoa, Vol., numéro 9. (Cahier du Pôle Foncier). ISBN : 979-10-92582-08-6. http://www.pole-foncier.fr/documents/themes/politiques-foncieres/item/jeunesse-et-autochtonie-en-zone-forestiere-ivoirienne-le-retour-a-la-terre-des-jeunes-bete-dans-la-region-de-gagnoa.html.
  • Montaz, Léo (2015) « Considérer la jeunesse comme catégorie sociale et groupe stratégique : un exemple ivoirien » (Communication orale), présenté à ECAS 2015: 6th European Conference on African Studies, Paris.
    Résumé : Cette communication vise à donner une piste heuristique pour l’analyse de la « jeunesse » . Plutôt que de débattre sur la difficile délimitation de cette catégorie, nous souhaitons proposer une possibilité de l’appréhender à la fois dans ses dimensions sociales, culturelles, matérielles (la « culture jeune ») et à la fois comme un groupe social en « jeu » avec d’autres. Pour cela, nous considérons la jeunesse comme une catégorie sociale particulière, que l’on pourrait rapprocher des « catégories de l’altérité », mais aussi comme un « groupe stratégique » au sens d’Olivier de Sardan, c’est à dire un groupe en jeu dans un « champ » au sens bourdieusien. En analysant les attitudes et les interactions des jeunes ruraux ivoiriens pour l’accès à la terre dans un contexte conflictuel avec des étrangers et des aînés, nous souhaitons montrer comment cette démarche permet d’éviter certains écueils dans l’utilisation de la catégorie jeune. Elle permet à la fois d’enrichir le débat sur la « révolution générationnelle » de la jeunesse africaine et de préciser les aspects divers et contradictoires de la « catégorie jeune ». Nous analyserons les relations des jeunes dans le « champ foncier » selon trois axes : intragénérationnel, intergénérationnel et intercommunautaire. Nous mettrons en rapport ces relations entretenues localement avec des mobilisations plus larges dites « générationnelles ». Enfin, nous montrerons l’impact de la « culture jeune » sur ces relations.
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