VAMPO Charlotte

Anthropologue

Thèse d’anthropologie Itinéraires de réussite de cheffes d’entreprise contemporaines au pays des Nana Benz de Lomé (Togo). Du modèle de l’empowerment des femmes par le marché à l’étude des rapports sociaux de sexe
soutenue le 03/03/2020 à l’Université de Paris
sous la direction d’Olivier LESERVOISIER

Axe de recherche au Ceped  : Axe 2 - Migration, Pouvoir, Développement

Post doctorante au LPED

Affectation géographique et adresse de laboratoire d’accueil

LPED UMR 151
Aix Marseille Université, case 10
3, place Victor Hugo, CS80249
13331 Marseille, Cedex 03

Téléphone : +33 658990642

Courriel : vampo.charlotte chez gmail.com

Recherche post-doctorale

“Des marges aux normes. Regards croisés sur les transformations des liens familiaux en Afrique”, dans le cadre du projet ANR·

Thématique : le célibat tardif des jeunes et définitif au prisme de la question de la marginalité par rapport à la norme maritale.

Champs de recherche : Travail, genre, émancipation, famille, division sexuelle du travail, empowerment, entrepreneuriat, Togo, Lomé.

Projet(s) de recherche en lien avec le CEPED : Rattachement post-thèse

Zone géographique : Lomé (Togo)

Publications récentes

  • Montaz Léo et Vampo Charlotte (2018) « Introduction au panel : Entrepreneuriat et changement social en Afrique » (communication orale), présenté à APAD - Migrations, développement, citoyennetés, Roskilde, Danemark.

  • Vampo Charlotte (2018) « Les cheffes d’entreprise et jeunes entrepreneures de Lomé (Togo) : des « superwomen » de la double journée de travail professionnel et domestique ? », Enfances Familles Générations. Revue interdisciplinaire sur la famille contemporaine (en ligne), 29 (mai 15), p. 20. http://journals.openedition.org/efg/2015.
    Résumé : Cadre de la recherche : Le Togo, pays à forte tradition commerciale, présente un taux élevé d’activité des femmes. Celles-ci sont encouragées à entreprendre et disposent librement de leurs revenus. Parallèlement, elles ont la charge quasi intégrale du travail domestique. Si la plupart d’entre elles sont cantonnées aux activités informelles, certaines cheffes d’entreprise ont réussi à se faire une place dans la capitale dans des secteurs émergents de l’économie formelle. L’enquête porte sur ces archétypes de l’émancipation féminine par le travail, qui ont fait des études supérieures et qui sont dans des associations qui promeuvent l’entrepreneuriat des femmes et leur empowerment. Objectifs : Cet article explore la manière dont elles adhèrent à la division sexuelle du travail (DST) traditionnelle. Il questionne les ressources dont elles disposent pour gérer leur quotidien entre contraintes familiales et obligations professionnelles dans le but de discuter les reconfigurations dans les rôles genrés. Méthodologie : Pour ce faire, la réflexion s’appuie sur des terrains ethnographiques réalisés à Lomé au cours des cinq dernières années. Une micro-analyse des rapports de genre est privilégiée dans le souci d’appréhender les itinéraires de réussite des entrepreneures dans une approche relationnelle. Le matériel empirique se compose d’entretiens, d’observations en entreprises et en dehors de celles-ci, de discussions informelles et d’un questionnaire sur la répartition des dépenses et des tâches au quotidien. Résultats : Les résultats indiquent que la conciliation travail professionnel-travail domestique est considérée comme un devoir de femme mariée. La principale ressource dont disposent ces femmes pour s’organiser est le transfert des charges domestiques sur d’autres femmes autant au domicile que dans l’entreprise. Conclusions : L’adhésion à la DST est déterminée par la place occupée par le mariage dans la réussite et par des enjeux de reconnaissance sociale associés au rôle reproducteur des femmes. Les cheffes d’entreprise de Lomé ne pourraient pas être les superwomen qu’elles essayent d’être sans le recours à d’autres femmes. Contribution : L’accès des femmes à des postes à fortes responsabilités ne modifie pas complètement les rôles de genre si l’on se penche spécifiquement sur la division sexuelle du travail. La reconfiguration des rapports de genre est partiellement dépendante de l’empowerment économique des femmes. Toutefois, la négociation sociale du statut de cheffe d’entreprise se fait dans la transgression des normes de genre mais surtout dans la perpétuation d’un ordre inégalitaire de genre qui accompagne paradoxalement les changements. Cet article nous invite à reconsidérer l’empowerment comme un processus socio-politique à la fois individuel et collectif.
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