Publications des membres du Ceped

2021

2020



  • Auzanneau Michelle (2020) « Apprendre le français quand on brûle les frontières: Questions et approche d’une recherche collaborative à la Protection judiciaire de la jeunesse », Migrations Société, 181 (3), p. 103. DOI : 10.3917/migra.181.0103. http://www.cairn.info/revue-migrations-societe-2020-3-page-103.htm?ref=doi.
    Résumé : Parmi les mineurs migrants parvenus illégalement en France certains ont commis un ou des délits sur le sol français. Le juge pour enfant a pu alors décider pour eux d’une mesure éducative ou probatoire confiée à la Protection judiciaire de la jeunesse (pjj), et parfois, parallèlement, à l’Aide sociale à l’enfance (ase). Ces mineurs non accompagnés (mna) ont alors droit à une formation en français langue étrangère. Mais que signifie apprendre le français pour ces jeunes compte tenu de leur itinérance, de l’incertitude de leur avenir sur le sol français à leur majorité et du décalage entre temps pédagogique et temps juridique ? Quelles sont les particularités du contexte d’enseignement-apprentissage et comment accompagner au mieux ces jeunes migrants ? Cet article traite de la façon dont ces questions ont été posées au cours d’une recherche collaborative menée au sein d’un service d’insertion de la Protection judiciaire de la jeunesse. Il rend compte de l’approche développée en tentant de comprendre le contexte politique, institutionnel, éducatif et pédagogique de cet accompagnement des jeunes migrants tout en cernant leur espace vécu, passé et présent des jeunes migrants.
  • Auzanneau Michelle et Deprez Christine (2020) « Identité narrative dans les récits de migration : exemples africains, C.A. Soumoune Diop (coord.) », Les Cahiers du Creilac, 2 (numéro spécial), p. 159-178.

2018

  • Auzanneau Michelle et Deprez Christine (2018) « L’identité narrative dans les récits de migration : exemples africains », présenté à Littératures, Langues, Arts et Cultures de terroirs dans l’espace francophone, Ziguinchor.

  • Auzanneau Michelle et Greco Luca, ss la dir. de (2018) Dessiner les frontières, ENS Editions, Lyon : ENS Editions, 240 p. (Langages). http://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100581820.
    Résumé : Dessiner les frontières. A partir d'un ensemble de recherches de terrain menées en France, dans les pays du Maghreb, en Asie, en Amérique du Sud, à la douane suisse et à la frontière mexico-américaine, cet ouvrage s'intéresse à la notion de frontière telle qu’elle est traitée, vécue et produite par les acteurs sociaux au cours de leurs pratiques. En dépit d'une image stéréotypée d’un monde globalisé et ouvert, la notion de frontière ne cesse d’interpeller les chercheurs au travers de deux questions majeures : que deviennent alors les frontières entre espaces géographiques, linguistiques et culturels dans notre société cosmopolite, urbanisée, mobile ? Comment sont-elles produites, (re)produites et/ou configurées par les pratiques sociales ? À partir de disciplines aussi variées que sont la linguistique, la sociologie, l’anthropologie et la géographie, cet ouvrage propose de réfléchir à la façon dont les frontières sont repérées, conçues, ou encore produites par les pratiques des acteurs sociaux en interaction. Dès lors, elles ne sont plus appréhendées comme un produit fini et irrévocable, mais comme une matière en train de se faire, dessinée par une multiplicité d’acteurs et située dans une diversité de contextes.

  • Auzanneau Michelle et Greco Luca (2018) « Dessiner les frontières : une approche praxéologique », in Dessiner les frontières, éd. par Michelle Auzanneau et Luca Greco, ENS Editions, Lyon. http://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100581820.
    Résumé : Dessiner les frontières. A partir d'un ensemble de recherches de terrain menées en France, dans les pays du Maghreb, en Asie, en Amérique du Sud, à la douane suisse et à la frontière mexico-américaine, cet ouvrage s'intéresse à la notion de frontière telle qu’elle est traitée, vécue et produite par les acteurs sociaux au cours de leurs pratiques.

2017


  • Auzanneau Michelle (2017) « Etude des pratiques plurilingues et défis contemporains; Hommage au professeur Caroline Juillard », in Espaces, mobilités et éducation plurilingues; Eclairages d'Afrique et d'ailleurs, éd. par Michelle Auzanneau, Margaret Bento, et Malory Leclère, Paris : Editions des Archives Contemporaines, p. i-viii. ISBN : 97822813002198.
    Résumé : Espaces, mobilités et éducation plurilingues; Eclairages d'Afrique et d'ailleurs.

  • Auzanneau Michelle, Bento Margaret et Leclère Malory (2017) Espaces, mobilités et éducation plurilingues; Eclairages d'Afrique et d'ailleurs, Paris : Editions des Archives Contemporaines, 275 p. ISBN : 978281130022198.
    Résumé : Les mutations sociales contemporaines constituent de nouveaux défis pour la sociolinguistique et suscitent le renouvellement d'outils méthodologiques et conceptuels permettant de repenser les rapports entre langage et société. Cet ouvrage réunit des textes qui contribuent à relever ce défi en apportant des éléments de compréhension relatifs aux situations sociolinguistiques contemporaines et à leurs dynamiques plurilingues en lien avec la ville, la migration et l'école. Tous contribuent à revisiter les pratiques, les mobilités et l'éducation plurilingues, rendant ainsi hommage aux travaux du professeur Caroline Juillard.
    Mots-clés : éducation bilingue, mutations contemporaines, Espace, migration, mobilités, politique linguistique.

  • Auzanneau Michelle et Lambert Patricia (2017) « Parole de jeunesse : vers une meilleure prise en compte de la différenciation sociale », Glottopol, revue de sociolinguistique en ligne, 29 (juillet 2017), p. 2-12. http://glottopol.univ-rouen.fr/numero_29.html.
    Résumé : Les sciences humaines et sociales observent et analysent sous différents aspects les régimes de sens, les jeux sémiotiques et les types d’interaction impliqués dans la différenciation sociale. Quelle est la part proprement langagière de ces processus ? En quoi le langage et les langues contribuent-ils aux différences sociales ? Quelles dimensions – orales, écrites, multimodales – du langage et des langues y sont impliquées ? (…) Les études sur les façons de parler des jeunes sont abondantes depuis le début des années 1980, nombre d’entre elles ayant contribué de manière originale et novatrice au domaine. Au fil de sa récente histoire, ce dernier a néanmoins eu tendance à véhiculer, en France tout au moins, une image homogène de la jeunesse contemporaine et de ses modes de socialisation langagière. La constitution même de ce domaine, et certaines approches développées en son sein, ont en effet eu progressivement pour conséquence de négliger la diversité sociologique interne de la jeunesse et certaines formes de différenciations sociolinguistiques qui la traversent.

  • Auzanneau Michelle, Lambert Patricia et Maillard- de la Corte Gomez Nadja, ss la dir. de (2017) « Parole de jeunesse – La part angagière des différenciations sociales », Glottopol, revue de sociolinguistique en ligne, 29 (juillet 2017). http://glottopol.univ-rouen.fr/numero_29.html.
    Résumé : Les sciences humaines et sociales observent et analysent sous différents aspects les régimes de sens, les jeux sémiotiques et les types d’interaction impliqués dans la différenciation sociale. Quelle est la part proprement langagière de ces processus ? En quoi le langage et les langues contribuent-ils aux différences sociales ? Quelles dimensions – orales, écrites, multimodales – du langage et des langues y sont impliquées ? Au sein des sciences du langage, la sociolinguistique figure parmi les principales disciplines contributrices à ce champ de questionnements. Plus largement, ce sont les linguistiques de la parole qui peuvent contribuer à identifier, décrire et analyser la part langagière (Boutet, 2001) des différences sociales , à savoir les processus langagiers qui participent des dynamiques d’affiliation ou de différenciation relatives à des groupes ou des réseaux sociaux. C’est dans cette perspective que nous avons souhaité consacrer ce numéro à la place et au rôle de la parole dans des processus de différenciation sociale au sein de la jeunesse . Entendu de manière générique, le terme jeunesse réfère ici à une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte qui, dans les sociétés occidentales, est le produit de l’allongement moyen de la durée de la scolarisation et de l’entrée dans l’ère de la post-industrialisation. Envisagée comme période de vie , la jeunesse est associée à un ensemble de pratiques sociales ou culturelles. Conçue comme catégorie , elle résulte de constructions discursives et idéologiques qui lui confèrent intelligibilité et opérationnalité.
  • Auzanneau Michelle et Leclère-Messebel Malory (2017) « Variabilité et apprentissages langagiers dans la formation à visée d’insertion sociale et professionnelle. Pour un chantier collaboratif entre acteurs de la formation », in Contributions au développement de perspectives plurilingues en éducation et formation, 11-13 juin 2014., éd. par C. Joeffrion et M.-F. Narcy-Combes.
    Mots-clés : didactique, FORMATION, plurilinguisme, sociolinguistique.


  • Auzanneau Michelle et Trimaille Cyril (2017) « L’odyssée de l’espace en sociolinguistique », Langage et société, 160-161 (2), p. 349. DOI : 10.3917/ls.160.0349. http://www.cairn.info/revue-langage-et-societe-2017-2-page-349.htm.
    Résumé : L’article s’intéresse à la façon dont la sociolinguistique a, au cours de son histoire, intégré et pensé différents niveaux de l’espace comme paramètres des écologies sociolangagières. Après un bref aperçu d’appréhensions « pré-sociolinguistiques » des relations espace/langage, il recense des approches qui ont induit des « tournants » dans l’articulation du spatial et du langagier et contribué à construire un corpus théorique et un répertoire de pratiques empiriques. Dans la dernière partie, les auteurs rendent compte des renouvellements des approches et des questionnements induits notamment par l’attention accrue portée aux sujets et aux mutations sociales contemporaines qui provoquent des brouillages diatopiques telles que la démultiplication des modalités communicationnelles de mobilités.

2015



  • Auzanneau Michelle (2015) « La quête des parlers ordinaires », Langage et société, 154 (4), p. 51. DOI : 10.3917/ls.154.0051. http://www.cairn.info/revue-langage-et-societe-2015-4-page-51.htm.
    Résumé : Les parlers dits « ordinaires » font l’objet d’une quête constante depuis les premières recherches de terrain concernant le langage. Un « parler ordinaire » est généralement défini comme un ensemble de traits (des variétés, des langues) utilisés par un locuteur ou un groupe de façon régulière. Selon les objectifs des chercheurs, il est associé diversement aux conditions de production des énoncés (à l’« informalité », à la « spontanéité »), au caractère local du locuteur (à son « authenticité », à sa « typicité ») et/ou au caractère répétitif et quotidien de certaines relations (à « l’identitaire », à la « normalité » ou à la « familiarité »). Cet article, en se centrant sur les travaux portant sur la variabilité langagière, que celle-ci concerne une ou plusieurs langues, tentera de comprendre les objectifs, les fondements et la pertinence de cette quête. Après avoir rappelé les grandes caractéristiques d’approches majeures développées en sociolinguistique à l’occasion de cette quête, on discutera de leurs apports et de leurs limites dans la description et l’interprétation de la catégorie « parler ordinaire ». On se demandera enfin ce qu’une analyse attentive à la fois à la variabilité langagière en interaction, à la mobilité du locuteur et aux mutations sociales apporterait à la compréhension de la production de l’ordinaire langagier.

  • Auzanneau Michelle (2015) Pratiques langagières et mises en scènes dans le rap", Colloque Langues et musique, pratiques urbaines plurielles, Casablanca. https://www.academia.edu/12688696/Colloque_de_Sociolinguistique_Urbaine_de_Casablanca_Langues_et_musique_pratiques_urbaines_plurielles.
    Résumé : Etude de la variabilité langagière dans la chanson rap africaine. Mise en scène discursive et construction du sens par la variabilité langagière en relation avec les dynamiques sociolinguistiques urbaines.
    Mots-clés : dynamiques urbaines, Gabon, mises en scène discursives, pratiques langagières, rap, sénégal.
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