Publications des membres du Ceped

2021

2020

2012

2011


  • Copans Jean (2011) « La recomposition des sciences sociales du développement et de l'humanitaire au XXIe siècle », Cahiers d'études africaines, 202-203 (octobre 1), p. 311-329. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=CEA_202_0311.
    Résumé : Après une présentation schématique de l’évolution des sciences sociales du développement depuis les années 1920, l’auteur s’attache à mettre en lumière les rapports entre le développement et la mondialisation et surtout les mutations liées à l’apparition de sciences sociales plus ou moins autonomes dans les pays du Sud. À partir de cet état des lieux l’auteur propose une recomposition des objets de l’étude du développement afin que les sciences sociales du Sud puissent analyser la chaîne qui articule les centres des organisations internationales aux opérations les plus locales sur le terrain. Cette réflexion débouche sur la présentation d’une dizaine de thèses qui synthétisent ces diverses problématiques et propositions.
    Mots-clés : anthropologie, développement, Nord, organisations internationales, sciences sociales, Sud, tradition nationale.


  • Copans Jean (2011) « L'Afrique noire comme paradigme fondateur des sciences sociales françaises et francophones du développement (1920-2010) », Ethnologie française, 41 (3), p. 405-414. DOI : 10.3917/ethn.113.0405. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ETHN_113_0405.
    Résumé : Grâce à une périodisation en trois époques qui va de 1920 à 2010, il est rappelé que pour la France la question de la mise en valeur puis de la modernisation et du développement a été essentiellement appliquée dans les colonies africaines. Cette situation explique que le champ des recherches appliquées puis fondamentales (empiriques et théoriques) en sciences sociales se soit cantonné, de fait, à ce seul espace géopolitique, malgré une diversification plus marquée depuis les années 1980 (Amériques, Asie). Même après une modification méthodologique profonde des objets à étudier (les opérations elles-mêmes et non les seuls bénéficiaires), le modèle sociétal africain est demeuré le référent de base.
    Mots-clés : Afrique noire, Colonie, Périodisation, SCIENCES SOCIALES, Terrains.

  • Copans Jean (2011) L'enquête ethnologique de terrain, 3e édition refondue, Paris : Armand Colin, 128 p. (128). ISBN : 978-2-200-24798-0.

  • Copans Jean (2011) « Présentation : Vishnu Padayachee and Graham Sherbut 'Ideas and Power. Academic Economists and the Making of Economic Policy' », Cahiers d'études africaines, 202-203, p. 609-612. http://www.cairn.info/revue-cahiers-d-etudes-africaines-2011-2-page-695.htm.
  • Copans Jean (2011) « L'Afrique noire a-t-elle besoin du développement (de l'anthropologie) ou au contraire d'une anthropologie (du développement) ? » (communication orale), présenté à Quels regards scientifiques sur l'Afrique depuis les indépendances ? (colloque international de la Société des Africanistes).


  • Copans Jean (2011) « L’économie morale des anthropologies-monde du 21e siècle », Social Science Information, 50 (3-4) (septembre 1), p. 472-482. DOI : 10.1177/0539018411411029. http://ssi.sagepub.com/content/50/3-4/472.
    Résumé : L’auteur propose de relire l’histoire de l’anthropologie au travers des deux mondialisations qu’elle a traversées et de la troisième dans laquelle elle vient de s’engager. La découverte des Autres puis la reconnaissance du changement social et de l’historicité (d’abord coloniale) des sociétés et des cultures de ceux-ci impose aujourd’hui de confronter l’ensemble des anthropologies existantes en remettant en cause la soi-disant hiérarchisation naturelle de l’Occident (ou du Nord) qui définirait également la problématique des autres anthropologies du Sud (académiques ou indigènes). L’élaboration d’une sociologie (ou d’une anthropologie) de la connaissance anthropologique permet de placer dans une même perspective de compréhension multi-située des disciplines aux origines et aux traditions différentes et même contradictoires. Seul ce troisième détour permettrait de mettre sur un pied d’équité l’ensemble des anthropologies mondes dans un univers disciplinaire sans frontières tant au niveau des théories que des terrains.
    Mots-clés : anthropologie, colonisation, indigène, mondialisation, occident, sociologie de la connaissance.

  • Copans Jean (2011) « Usages du développement : mémoires, politiques et sciences sociales », Cahiers d'études africaines, 202-203 (octobre 1), p. 659-694. http://www.cairn.info/revue-cahiers-d-etudes-africaines-2011-2-page-659.htm.
    Résumé : Le nombre d’ouvrages publiés sur le développement, au sens très large de l’expression, est impressionnant mais la répercussion de cette littérature reste mystérieuse lorsqu’on s’efforce d’en établir le bilan. L’état du monde et des organisations internationales, de la mondialisation, des crises financières et des prix des matières premières, des rapports Nord-Sud, des flux migratoires et des croîts démographiques, sans compter la géopolitique des conflits à « basse » tension, le terrorisme international, les catastrophes naturelles ou humaines et leurs suivis et reconstructions humanitaires, la mise en place de gouvernances démocratiques (tout comme les mouvements de revendication sociopolitique), constituent autant de champs qui traversent ou impliquent le développement conçu de manière classique en termes de modernisation, d’amélioration sociale du sort des populations, de progrès humain et de croissance économique équitable. Bref, tout thème d’actualité, et encore plus de prospective économique, politique et sociale peut être convoqué pour évoquer les problèmes récurrents du développement. Bien entendu, l’essentiel de cette littérature provient des organisations internationales dédiées à ces objectifs ou préoccupations. La littérature dite grand public (ou qui le devient par la volonté des éditeurs ou des auteurs), comme les ouvrages de D. Moyo ou de J.-M. Severino, ne constitue ici que l’écume des titres.

  • Copans Jean (2011) « Compte rendu : Stefan Andreasson “Africa's Development Impasse. Rethinking the Political Economy of Transformation”, London, Zed Books, 2010 et Marcel Rutten, André Leliveld and Dick W.J. Foeken (eds) “Inside Poverty and Development in Africa: Critical Reflections on Pro-Poor Policies”, Leiden, Brill, 2008 », Cahiers d'études africaines, 202-203, p. 695-698. http://www.cairn.info/revue-cahiers-d-etudes-africaines-2011-2-page-695.htm.
  • Copans Jean (2011) « Le développement et la mondialisation dans les sciences sociales françaises : une chance ou un nouveau ghetto pour l’anthropologie ? », Journal des Anthropologues, 126-127, p. 81-118.

  • Copans Jean et Freud Claude (2011) « Le développement à la croisée des chemins », Cahiers d'études africaines, 202-203 (octobre 1), p. 299-310. http://www.cairn.info/revue-cahiers-d-etudes-africaines-2011-2-p-299.htm.
    Résumé : Ce numéro spécifiquement dédié à ce qu’on appelle le développement constitue une espèce de paradoxe pour deux raisons : il n’est que le second numéro des Cahiers d’Études africaines explicitement consacré à ce thème sous une formule générale, bien qu’interrogative, et surtout il fait suite au bilan des cinquante ans de la revue, ce...

  • Copans Jean et Freud Claude, ss la dir. de (2011) « Les sciences sociales au miroir du développement », Cahiers d'études africaines, 202-203, 293-723 p. http://etudesafricaines.revues.org/14267.
    Résumé : Aujourd’hui le développement semble pris entre trois feux : les interventions humanitaires de plus en plus urgentes, la mondialisation marchande accélérée par les pays devenus émergents et enfin les crises financières qui ont remis les pays occidentaux au cœur de cette problématique. Pourtant, l’étude du développement au sens de programmes de modernisation, de dynamiques de mutation sociale et de redéfinition des modes d’action sociale et de gouvernance reste plus que jamais d’actualité. Sur ce point, les États africains manifestent une résilience particulière mais il est évident qu’en ce début du XXIe siècle il n’est plus possible de penser théoriquement et empiriquement le développement comme dans les années 1960-1990. La quinzaine d’articles rassemblés ici s’organisent autour de deux grandes préoccupations : la confrontation transversale (et intra-continentale) des champs d’analyse (l’urbain, le rural, la communauté, la pauvreté,l’État, les acteurs et la société civile) d’une part, et les pratiques méthodologiques et déontologiques des recherches (l’approche des développeurs et des agents publics, la question de la consultance, du rôle des chercheurs nationaux et de la restitution des résultats) de l’autre. Le développement est indiscutablement devenu cette dernière décennie l’un des champs d’expérimentation et de reconsidération disciplinaireles plus innovants pour l’ensemble des sciences sociales et notamment pour l’anthropologie dont se réclament plus de la moitié des auteurs de ce numéro.

2010

2009

2008

--- Exporter la sélection au format