Publications des membres du Ceped

2022



  • Baisley Kathy, Orne-Gliemann Joanna, Larmarange Joseph, Plazy Melanie, Collier Dami, Dreyer Jaco, Mngomezulu Thobeka, Herbst Kobus, Hanekom Willem, Dabis Francois, Siedner Mark J. et Iwuji Collins (2022) « Treat-all strategy and long-term survival among people living with HIV in South Africa: Results after 6 years of observation in the ANRS 12249 treatment as prevention trial », HIV Medicine (février 26), p. 1-7. DOI : 10.1111/hiv.13263. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/hiv.13263.
    Résumé : Objectives Population-based universal test and treat (UTT) trials have shown an impact on population-level virological suppression. We followed the ANRS 12249 TasP trial population for 6 years to determine whether the intervention had longer-term survival benefits. Methods The TasP trial was a cluster-randomized trial in South Africa from 2012 to 2016. All households were offered 6-monthly home-based HIV testing. Immediate antiretroviral therapy (ART) was offered through trial clinics to all people living with HIV (PLHIV) in intervention clusters and according to national guidelines in control clusters. After the trial, individuals attending the trial clinics were transferred to the public ART programme. Deaths were ascertained through annual demographic surveillance. Random-effects Poisson regression was used to estimate the effect of trial arm on mortality among (i) all PLHIV; (ii) PLHIV aware of their status and not on ART at trial entry; and (iii) PHLIV who started ART during the trial. Results Mortality rates among PLHIV were 9.3/1000 and 10.4/1000 person-years in the control and intervention arms, respectively. There was no evidence that the intervention decreased mortality among all PLHIV [adjusted rate ratio (aRR) = 1.10, 95% confidence interval (CI) = 0.85–1.43, p = 0.46] or among PLHIV who were aware of their status but not on ART. Among individuals who initiated ART, the intervention decreased mortality during the trial (aRR = 0.49, 95% CI = 0.28–0.85, p = 0.01), but not after the trial ended. Conclusions The ‘treat all’ strategy reduced mortality among individuals who started ART but not among all PLHIV. To achieve maximum benefit of immediate ART, barriers to ART uptake and retention in care need to be addressed.
    Mots-clés : HIV, immediate antiretroviral therapy, mortality, South Africa, test and treat.
  • Becquet Valentine, Biligha Pierrette, Plazy Mélanie, Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Eholie Serge, Larmarange Joseph et ANRS 12381 PRINCESSE study team (2022) « « La saleté n’a qu’à descendre » : rapport au corps et expériences vécues par les travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire (projets ANRS 12361 PrEP-CI et ANRS 12381 PRINCESSE) » (communication orale #CO16.4), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Analyser le rapport au corps de travailleuses du sexe (TS) enquêtées en Côte d’Ivoire dans la région de San Pedro. Leurs représentations d’un corps situé à la frontière des sphères intime et professionnelle peut éclairer leurs perceptions et l’acceptabilité des services de santé qui leur sont proposés. Matériels et Méthodes Des entretiens qualitatifs ont été réalisés, au sein de l’étude transversale PrEP-CI et du projet PRINCESSE qui a suivi (cohorte interventionnelle mono-bras avec offre élargie en santé sexuelle et reproductive, dont PrEP), en 3 vagues (2016, 2019, 2021) auprès de 100 TS, complétés par des observations de terrain sur sites. Résultats La notion de circulation des fluides et son importance dans le maintien d’un "équilibre" émergent des entretiens. Certaines TS expriment la crainte que les interventions de santé, et en particulier les prises de sang, puissent affaiblir le corps, induire de la "fatigue", notamment si cela n’est pas contrebalancé par l’ingestion de substances énergétiques, comme des boissons sucrées. Le nombre élevé de tubes de prélèvements sanguins et l’absence de collation (jusque mi 2021) sont mentionnés comme des freins à l’engagement dans les soins. La notion de circulation renvoie également à l’expulsion de la "saleté", comme sont souvent définis le sperme ou les règles. Lors d’une rupture de préservatif, il n’est pas rare que les TS se "purgent" en nettoyant leur corps par l’ingestion de cola ou des lavements, ce qu’elles perçoivent comme plus efficace que la prise de comprimés (traitement IST ou post-exposition VIH, pilule du lendemain), qui reste exceptionnelle. Les TS sont souvent réticentes à utiliser les injections ou les implants contraceptifs, car les règles risquent de "rester" plutôt que de "descendre" et d’être évacuées. À l’inverse, il s’agit parfois de bloquer la circulation des fluides. Les TS interrogées se "préservent" en utilisant des préservatifs avec leurs clients. Les rapports tarifés sans préservatif relèvent de l’exception, avec des clients réguliers ou à des tarifs bien plus élevés. Sa non-utilisation avec leur partenaire régulier permet de différencier relation personnelle et professionnelle. Par ailleurs, la circulation des menstrues peut être temporairement suspendue, par du coton ou de la glace, le temps du travail. La PrEP, médicament que l’on prend sans être malade, apparaît pour certaines comme "fatigante" et "inutile", avec le risque de causer un déséquilibre dans un corps bien portant, bien qu’elle empêche la maladie de "rentrer dans le corps". Conclusion Ces analyses, qui seront complétées début 2022 avec une enquête spécifique, montrent que les TS ont une approche de leur santé et du soin de soi qui n’est pas forcément celle pensée par l’équipe du projet. Le rapport au corps des TS éclaire les réticences qu’elles peuvent exprimer quant aux différentes offres de santé, pas toujours perçues comme adaptées, et explique en partie les freins à l’entrée et au maintien dans les soins, confirmés par les données quantitatives.
  • Bekelynck Anne, Coffie Patrick, Djaha Joël, Inghels Maxime, Larmarange Joseph, Menan Gérard, Msellati Philippe et Séri Benjamin (2022) Retards dans le dépistage de l'hépatite B des femmes enceintes : il est urgent d'agir !, Note de politique PAC-CI (4), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bekelynck Anne, Inghels Maxime et Larmarange Joseph (2022) Dépistage communautaire et dépistage tout public : des offres complémentaires pour toucher tous les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), Note de politique PAC-CI (1), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bitty-Anderson Alexandra, Guié Annick, Kanga Eulalie, Nouaman Marcellin et Larmarange Joseph (2022) La PrEP seule ne suffit pas : elle doit être accompagnée d’une offre de soins globale, Note de politique PAC-CI (2), Abidjan : PAC-CI, 2 p.


  • Bousmah Marwân-al-Qays, Iwuji Collins, Okesola Nonhlanhla, Orne-Gliemann Joanna, Pillay Deenan, Dabis François, Larmarange Joseph et Boyer Sylvie (2022) « Costs and economies of scale in repeated home-based HIV counselling and testing: Evidence from the ANRS 12249 treatment as prevention trial in South Africa », Social Science & Medicine, 305 (juillet 1), p. 115068. DOI : 10.1016/j.socscimed.2022.115068. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953622003744.
    Résumé : Universal HIV testing is now recommended in generalised HIV epidemic settings. Although home-based HIV counselling and testing (HB-HCT) has been shown to be effective in achieving high levels of HIV status awareness, little is still known about the cost implications of universal and repeated HB-HCT. We estimated the costs of repeated HB-HCT and the scale economies that can be obtained when increasing the population coverage of the intervention. We used primary data from the ANRS 12249 Treatment as Prevention (TasP) trial in rural South Africa (2012–2016), whose testing component included six-monthly repeated HB-HCT. We relied on the dynamic system generalised method of moments (GMM) approach to produce unbiased short- and long-run estimates of economies of scale, using the number of contacts made by HIV counsellors for HB-HCT as the scale variable. We also estimated the mediating effect of the contact quality – measured as the proportion of HIV tests performed among all contacts eligible for an HIV test – on scale economies. The mean cost (standard deviation) of universal and repeated HB-HCT was $24.2 (13.7) per contact, $1694.3 (1527.8) per new HIV diagnosis, and $269.2 (279.0) per appropriate referral to HIV care. The GMM estimations revealed the presence of economies of scale, with a 1% increase in the number of contacts for HB-HCT leading to a 0.27% decrease in the mean cost. Our results also suggested a significant long-run relationship between mean cost and scale, with a 1% increase in the scale leading to a 0.36% decrease in mean cost in the long run. Overall, we showed that significant cost savings can be made from increasing population coverage. Nevertheless, there is a risk that this gain is made at the expense of quality: the higher the quality of HB-HCT activities, the lower the economies of scale.
    Mots-clés : AIDS/HIV, Clinical trials, Cost of care, Economies of scale, Interventions, Prevention, South Africa.
  • Boye Sokhna, Kouadio Alexis Brou, Vautier Anthony, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Kouvahe Amélé Florence, Maheu-Giroux Mathieu, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et équipe ATLAS (2022) « L’introduction de l’autodépistage du VIH dans les consultations des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) peut-elle améliorer l’accès au dépistage des patients IST et leurs partenaires ? Une étude qualitative exploratoire du projet ATLAS à Abidjan/Côte d’Ivoire » (poster #PV340), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Dans le cadre de son projet d’introduction de l’auto dépistage du VIH (ADVIH), le programme ATLAS a initié une étude pour documenter les modalités de dispensation des kits d’ADVIH aux patient.e.s présentant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires à Abidjan/Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été réalisée entre mars et août 2021 dans trois services dispensant des ADVIH auprès des patient.e.s IST: (1) consultation prénatale (CPN) ; (2) consultation générale incluant IST et (3) dispensaire IST dédié. Les données ont été collectées par (i) des observations de consultations médicales de patient·e·s IST (N=98) et (ii) des entretiens auprès de soignants impliqués dans la dispensation des kits d’ADVIH (N=18), de patient.e.s ayant reçu des kits ADVIH à proposer à leurs partenaires (N=21) et de partenaires de patientes IST ayant réalisé l’ADVIH (N=2). Résultats Les trois services présentent des différences d’organisation du circuit du patient et des modalités de dispensation des kits d’ADVIH. En CPN, le dépistage du VIH est proposé systématiquement à toute femme enceinte lors de la première consultation. Lorsqu’une IST est diagnostiquée, un ADVIH est proposé presque systématiquement pour le partenaire (N=27/29). En consultation générale, il y a eu peu de propositions de dépistage et d’ADVIH aux patient.e.s IST et pour leurs partenaires (N=3/16). Malgré l’existence d’une délégation des tâches du dépistage et l’offre d’ADVIH, il n’y a pas de routinisation du dépistage dans ce service. Au dispensaire IST, le circuit du patient est mieux défini : diffusion de la vidéo ADVIH en salle d’attente, consultation des patient.e.s et référencement aux infirmières pour le dépistage avec proposition fréquente de kits d’ADVIH aux patient.e.s IST pour leurs partenaires (N=28/53). De manière générale, l’ADVIH est accepté lorsqu’il est proposé. Mais, la proposition de l’ADVIH aux partenaires n’est pas toujours facile, surtout pour les femmes : difficultés à aborder la question du VIH avec le conjoint, relation de couple « fragile ». Les soignants en général ont une perception positive des ADVIH, mais, ils soulignent le caractère chronophage de la dispensation des ADVIH et souhaitent une meilleure organisation : délégation des tâches (CPN). Conclusion L’organisation des consultations est déterminante : les contraintes structurelles (organisation du service, délégation des tâches) influent sur la proposition d’un dépistage VIH et l’ADVIH ne suffit pas à les lever. La proposition par les soignants d’un ADVIH pour les partenaires nécessite du temps et un accompagnement des patients.e.s. La proposition est plus systématique quand le dépistage est « routinisé » et concerne tous les patient.e.s. Quand l’ADVIH est proposé, il est en général accepté. Si l’ADVIH constitue une opportunité d’améliorer l’accès au dépistage des patient.e.s et de leurs partenaires, une intégration réussie implique d’améliorer l’organisation des services et de promouvoir la délégation des tâches.

  • Fotso Arlette Simo, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aidara Clemence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et Team Atlas (2022) Using routine programmatic data to estimate the population-level impacts of HIV self-testing: The example of the ATLAS program in Cote d'Ivoire, medRxiv, 2022.02.08.22270670 p. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.02.08.22270670v1.
    Résumé : Background HIV self-testing (HIVST) is recommended by the World Health Organization as an additional HIV testing approach. Since 2019, it has been implemented in Cote d'Ivoire through the ATLAS project, including primary and secondary distribution channels. While the discreet and flexible nature of HIVST makes it appealing for users, it also makes the monitoring and estimation of the population-level programmatic impact of HIVST programs challenging. We used routinely collected data to estimate the effects of ATLAS HIVST distribution on access to testing, conventional testing (self-testing excluded), diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations in Cote d'Ivoire. Methods We used the ATLAS project's programmatic data between the third quarter (Q) of 2019 (Q3 2019) and Q1 2021, in addition to routine HIV testing services program data obtained from the President's Emergency Plan for AIDS Relief dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed models. Findings The results are presented for 1000 HIVST kits distributed through ATLAS. They show a negative but nonsignificant effect of the number of ATLAS HIVST on conventional testing uptake (-190 conventional tests [95% CI: -427 to 37, p=0.10]). We estimated that for 1000 additional HIVST distributed through ATLAS, +590 [95% CI: 357 to 821, p<0.001] additional individuals have accessed HIV testing, assuming an 80% HIVST utilization rate (UR) and +390 [95% CI: 161 to 625, p<0.001] assuming a 60% UR. The statistical relationship between the number of HIVST and HIV diagnoses was significant and positive (+8 diagnosis [95% CI: 0 to 15, p=0.044]). No effect was observed on ART initiation (-2 ART initiations [95% CI: -8 to 5, p=0.66]). Interpretations Social network-based HIVST distribution had a positive impact on access to HIV testing and diagnoses in Cote d'Ivoire. This approach offers a promising way for countries to assess the impact of HIVST programs. Funding Unitaid 2018-23-ATLAS
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  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Ndeye Pauline Dama, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Atteindre les populations clés et périphériques : une enquête téléphonique auprès des utilisateurs d'autotests de dépistage du VIH en Afrique de l'Ouest » (communication orale (poster discuté #PJ321), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs En Afrique de l'Ouest, les stratégies communautaires ciblant les populations clés (PC) telles que les travailleuses du sexe (TS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont considérablement amélioré leur accès au dépistage du VIH. Cependant, il demeure difficile d’atteindre une partie de ces populations (TS occasionnelles, HSH « cachés ») et leurs réseaux (pairs, partenaires sexuels, clients). Les kits d'autodépistage du VIH (ADVIH) peuvent être distribués aux PC pour leur usage personnel mais également pour une distribution secondaire à leurs pairs, partenaires et proches. Depuis 2019, le programme ATLAS met en œuvre une telle stratégie en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal, notamment auprès des TS et des HSH. Matériels et Méthodes Afin de préserver la confidentialité et l’anonymat que procure l’ADVIH tout en documentant le profil des utilisateurs, une enquête téléphonique a été réalisée. Entre mars et juin 2021, des dépliants ont été distribués avec les kits d’ADVIH, invitant les utilisateurs à appeler un numéro de téléphone de manière anonyme et gratuite (avec une incitation de 2000 CFA de crédit téléphonique). Chaque dépliant comportait un numéro de participation unique permettant d'identifier anonymement le canal de distribution. Résultats Au total, 1305 participants ont été recrutés dans le canal de distribution TS et 1100 dans celui HSH dans les trois pays, sur un total de 44 598 kits d’ADVIH distribués (taux de participation : 5,4%). 69% ont reçu leur kit d’un pair-éducateur ou d’un agent de santé, et 31% l'ont reçu d'un ami (17%), partenaire sexuel (7%), parent (6%) ou collègue (1%). Pour les ADVIH distribués via les TS, 48% des participants étaient des hommes, et pour ceux via les HSH, 9% étaient des femmes. Ceci montre la capacité de l'ADVIH à atteindre les partenaires sexuels des PC et les clients des TS. Seuls 50% des participants masculins du canal de distribution HSH ont déclaré à l’enquêteur avoir déjà eu des rapports sexuels avec un homme. Un tiers des participantes du canal de distribution TS et 45% des participants masculins du canal HSH étaient des primo-testeurs. Les proportions de ceux dont le dernier test VIH remontait à plus d'un an étaient respectivement de 24% et 14%. Ces proportions sont plus élevées que celles observées dans des enquêtes menées auprès de TS et de HSH dans les mêmes pays. Une enquête complémentaire (rappels téléphoniques) a été menée auprès de celles et ceux ayant rapporté un test réactif afin de documenter le lien vers la confirmation et les soins. Les résultats de ces rappels seront disponibles début 2022. Conclusion L'ADVIH est une offre complémentaire permettant d’augmenter l’accès au dépistage des PC peu atteintes via les stratégies conventionnelles. La distribution secondaire des ADVIH est faisable et acceptable. Elle a le potentiel d'atteindre, au-delà des populations-clés elles-mêmes, d’autres populations périphériques et vulnérables au VIH.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Boye Sokhna, Vautier Anthony, Rouveau Nicolas, Kouadio Brou Alexis, Fotso Arlette Simo, Pourette Dolorès, Maheu-Giroux Mathieu, Sow Souleymane, Camara Cheick Sidi, Doumenc-Aïdara Clémence, Keita Abdelaye, Boily Marie Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Bekelynck Anne, Gueye Papa Alioune, Diop Papa Moussa, Geoffroy Olivier, Kamemba Odé Kanku, Diallo Sanata, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et for the ATLAS team (2022) « Willingness to use and distribute HIV self-test kits to clients and partners: A qualitative analysis of female sex workers’ collective opinion and attitude in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », Women's Health, 18 (avril 17), p. 1-11. DOI : 10.1177/17455057221092268. https://doi.org/10.1177/17455057221092268.
    Résumé : Background:In West Africa, female sex workers are at increased risk of HIV acquisition and transmission. HIV self-testing could be an effective tool to improve access to and frequency of HIV testing to female sex workers, their clients and partners. This article explores their perceptions regarding HIV self-testing use and the redistribution of HIV self-testing kits to their partners and clients.Methods:Embedded within ATLAS, a qualitative study was conducted in Côte-d?Ivoire, Mali, and Senegal in 2020. Nine focus group discussions were conducted. A thematic analysis was performed.Results:A total of 87 participants expressed both positive attitudes toward HIV self-testing and their willingness to use or reuse HIV self-testing. HIV self-testing was perceived to be discreet, confidential, and convenient. HIV self-testing provides autonomy from testing by providers and reduces stigma. Some perceived HIV self-testing as a valuable tool for testing their clients who are willing to offer a premium for condomless sex. While highlighting some potential issues, overall, female sex workers were optimistic about linkage to confirmatory testing following a reactive HIV self-testing. Female sex workers expressed positive attitudes toward secondary distribution to their partners and clients, although it depended on relationship types. They seemed more enthusiastic about secondary distribution to their regular/emotional partners and regular clients with whom they had difficulty using condoms, and whom they knew enough to discuss HIV self-testing. However, they expressed that it could be more difficult with casual clients; the duration of the interaction being too short to discuss HIV self-testing, and they fear violence and/or losing them.Conclusion:Overall, female sex workers have positive attitudes toward HIV self-testing use and are willing to redistribute to their regular partners and clients. However, they are reluctant to promote such use with their casual clients. HIV self-testing can improve access to HIV testing for female sex workers and the members of their sexual and social network.
    Mots-clés : ATLAS, female sex workers, HIV self-testing, partners, perception, secondary distribution, West Africa.
  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Vautier Anthony, Boye Sokhna, Gueye Papa Alioune, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Kouadio Alexis Brou, Camara Cheick Sidi, Sow Souleymane, Geoffroy Olivier, Kabemba Odé Kanku, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Utilisation et redistribution de l’autodépistage du VIH parmi les populations clés et leurs réseaux en Afrique de l’Ouest : pratiques et expériences vécues dans le projet ATLAS » (communication orale #CO8.1), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’autodépistage du VIH (ADVIH), notamment la distribution dans les réseaux des personnes en contact avec des programmes de prévention (distribution secondaire), permet de rejoindre des personnes ayant faiblement accès au dépistage. Dans le cadre du projet ATLAS, une analyse des pratiques d’utilisation et de redistribution de l’ADVIH parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS), les usagers de drogues (UD) et leurs partenaires a été réalisée en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été conduite de janvier à juillet 2021. Des entretiens face-à-face et par téléphone ont été réalisés avec des utilisateurꞏtrices de l’ADVIH identifiéꞏes par (i) des pairsꞏes éducateurꞏtrices HSH, TS et UD ou (ii) via une enquête téléphonique anonyme. Résultats Au total 80 personnes ont été interviewées (65 en face-à-face, 15 par téléphone). À la première utilisation, la majorité a réalisé l’ADVIH sans la présence d’unꞏe professionnelꞏle (2/3). Ils l’ont justifié par la facilité de réalisation de l’ADVIH et l’existence d’outils de supports. La majorité a redistribué des kits d’ADVIH à des partenaires sexuelsꞏles, pairꞏes/amiꞏes, clients pour les TS et d’autres types de relations sans difficulté majeure. Leur motivation commune était l’intérêt de la connaissance du statut VIH pour l’utilisateurꞏtrice finalꞏe. Cependant vis-à-vis des partenaires sexuelsꞏles et des clients des TS, il s’agissait surtout de s’informer du statut de ce/cette dernier-ère pour décider des mesures préventives à adopter. Les réactions des utilisateurꞏtrices secondaires étaient majoritairement positives parce que ce nouvel outil répondait à une attente liée au besoin de connaître leur statut VIH, certainꞏes n’ayant par ailleurs jamais fait de dépistage VIH. Quelques cas de refus ont été rencontrés, surtout de la part des clients occasionnels pour les TS. Un cas de violence physique de la part d’un client a été rapporté. Les raisons de non-proposition de l’ADVIH à son réseau variaient suivant les catégories de populations clés et les utilisateurꞏtrices secondaires. Les trois populations clés, surtout les UD, ont rapporté des craintes de réactions négatives de certainꞏes partenaires sexuelsꞏles. Les HSH et les UD en ont moins distribué à leurs pairꞏes/amiꞏes par rapport aux partenaires sexuelꞏles parce qu’ils/elles estimaient que ceux/celles-ci étaient dans les mêmes réseaux de distribution des kits d’ADVIH et en avaient donc déjà reçus. Chez les TS, l’ADVIH était moins souvent proposé aux clients et aux partenaires qui acceptaient l’utilisation du préservatif. Conclusion Les résultats montrent une bonne acceptation de l’ADVIH tant en distribution primaire que secondaire. La redistribution de l’ADVIH dans les réseaux des populations clés peut permettre d’accroitre l’accès au dépistage parmi les populations peu dépistées, sans répercussion négative pour les personnes qui le proposent.
  • Larmarange Joseph (2022) « Santé sexuelle : un enjeu au-delà des infections » (communication orale (session plénière), présenté à AFRAVIH, Marseille.

  • Larmarange Joseph (2022) « Atteindre les populations périphériques en Afrique de l’Ouest : autodépistage du VIH et distribution secondaire » (communication orale), présenté à Congrès National des Internes de Santé Publique, Caen. https://clisp.fr/cnisp2022.
  • Larmarange Joseph (2022) « Faut-il évaluer les prises de risque avant de proposer un test VIH ? » (communication orale #ML12.2), présenté à AFRAVIH, Marseille.

  • Larmarange Joseph (2022) « Production et utilisation des connaissances : de quoi a-t-on besoin pour la mise à l’échelle ? » (communication orale), présenté à Journée AFD/Solthis : Du projet pilote à la généralisation d'une innovation en santé, l'art délicat du passage à l'échelle, Paris. https://www.solthis.org/fr/event/journee-de-reflexion-du-projet-pilote-a-la-generalisation-dune-innovation-en-sante-lart-delicat-du-passage-a-lechelle/.

  • Larmarange Joseph (2022) « Atteindre les populations périphériques en Afrique de l’Ouest : autodépistage du VIH et distribution secondaire »Fabiana Cazzorla, Bulletin du CLiSP #47. https://clisp.fr/2022/06/22/bulletin-47-juin-2022/.
  • Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest : Synthèse des résultats des recherches menées dans ATLAS » (communication orale (symposium ATLAS), présenté à AFRAVIH, Marseille.
  • Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Plazy Mélanie, Becquet Valentine, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Eholie Serge, Larmarange Joseph et ANRS 12381 PRINCESSE study group (2022) « Prévalence et incidence des infections sexuellement transmissibles dans une cohorte de travailleuses du sexe à San Pedro, Côte d’Ivoire (Projet ANRS 12381 Princesse) » (communication orale #CO5.3), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Estimer la prévalence et l’incidence des infections sexuellement transmissibles (IST) chez des travailleuses du sexe (TS) en Côte d’Ivoire Matériels et Méthodes Le projet ANRS 12381 Princesse est une cohorte interventionnelle mono-bras, dont les inclusions ont débuté le 26/11/2019 visant à évaluer une offre de soins globale et communautaire auprès des TS de ≥ 18 ans dans la région de San Pedro. L’offre de soins comprend un dépistage syndromique trimestriel des IST, ainsi que des prélèvements vaginaux et anaux à la recherche de chlamydia trachomatis (CT) et de neisseria gonorrhée (NG) par polymerase chain reaction (PCR) réalisés à M0, M12 et M24. A ces mêmes visites, la recherche de lésions dysplasiques et/ou précancéreuses du col de l’utérus est effectuée par inspection visuelle après application d’acide acétique et de Lugol. En cas de diagnostic positif, les TS sont prises en charge selon l’algorithme national ou référées en cas de complications. Nous décrivons ici i) les caractéristiques des lésions du col ainsi que la prévalence des IST (syndromiques et par PCR) et des symptômes associés et ii) l’incidence des IST syndromiques au cours du suivi. Résultats Au 27/11 2021, 372 TS étaient incluses. L’âge médian était de 29 ans (Intervalle interquartile (IIQ) : 24 – 35), 125 (33,6%) n’avaient jamais été scolarisées, 210 (56,0%) étaient ivoiriennes et l’ancienneté médiane dans le travail de sexe de 2ans (IIQ= 0 – 5). A l’inclusion, 4,7% [Intervalle de confiance à 95% : 2,8- 7,5] présentaient des lésions du col avec 3,5% de leucoplasies et 2,2% de zone de jonction du col hémorragique. La prévalence des IST syndromiques était de 17,2% [13,0 - 22,6] ; les signes cliniques associés étaient des écoulement vaginaux (13,7%), des ulcérations vaginales (2,1%), des douleurs abdominales basses (4,3%) et l’inflammation du col de l’utérus (2,6%). Les prévalences de CT et de NG ano-vaginales étaient respectivement de 8,7% [6,2- 12,1], et 10.4% [7,6- 13,9] ; la présence de signes cliniques a été retrouvée chez 2,4% des TS diagnostiquée positives au CT et chez 12,2% chez celles positives à NG. La majorité des TS avec une IST syndromique n’avaient pas d’infection à CT ni à NG. Au cours du suivi, 82 cas d’IST syndromiques ont été observés pour 209 personnes-année, soit une incidence de 39,1% [31,1- 49,0]. Les données PCR à M12 et M 24 sont en cours de consolidation et permettront l’estimation des incidences respectives de CT et NG début 2022. Conclusion Cette étude montre une prévalence élevée et une forte incidence des IST syndromiques parmi les TS de la cohorte Princesse, soulignant l’importance et l’intérêt d’un suivi régulier. Les résultats montrent également le caractère majoritairement asymptomatique des IST découvertes par PCR dans cette population à risque, et donc l’importance de coupler le dépistage syndromique et les analyses de PCR.
  • Plazy Mélanie, Nouaman Marcellin, Becquet Valentine, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Coffie Patrick, Eholie Serge, Larmarange Joseph et ANRS 12381 PRINCESSE Study Team (2022) « Retards et obstacles à l’initiation de la PrEP orale chez les travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire (projet ANRS 12381 PRINCESSE) » (poster #PJ181), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Décrire les retards et obstacles à l’initiation de la prophylaxie pre-exposition (PrEP) orale des travailleuses du sexe (TS) en Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Le projet ANRS 12381 PRINCESSE est une cohorte interventionnelle mono-bras, dont les inclusions ont débuté le 26/11/2019, qui vise à évaluer la mise en oeuvre d’une offre de soins globale et communautaire auprès des TS de ≥18 ans dans la région de San Pedro. Il s’organise autour d’une clinique mobile se déplaçant sur 10 sites prostitutionnels (chaque site étant visité toutes les deux semaines) et d’une clinique fixe. La PrEP est proposée à toutes les TS VIH- ; l’initiation est possible après vérification du taux de créatinine (déterminé via un bilan biologique ; résultats valables un mois). L’analyse présentée se limite aux TS VIH- et séronégatives au virus de l’hépatite B (AgHBs-) incluses jusqu’au 30/09/21, et décrit ce qu’il s’est passé entre l’intérêt exprimé pour la PrEP et la prescription de la PrEP (ou la fin de suivi). La probabilité d’initiation de la PrEP après avoir exprimé son intérêt est décrite via une courbe de Kaplan-Meier censurée au 23/11/21 (une analyse censurée à la date de dernière visite a aussi été conduite). Résultats Parmi les 362 TS étaient incluses dans la cohorte PRINCESSE, 302 étaient VIH-/AgHBs-. Sur les 296 TS à qui la PrEP a été présentée (95,2% à l’inclusion), 292 se sont déclarées intéressées (99,7% le jour même). Parmi elles, 192 (65,8% des TS intéressées) ont reçu une prescription de PrEP : 18 le jour même de l’intérêt exprimé (le bilan biologique ayant été réalisé lors d’une précédente visite), 148 lors de la visite suivante (délai médian depuis l’intérêt : 3 semaines [Intervalle Inter-Quartile : 2-6]) et 26 lors d’une visite ultérieure (délai médian : 20 semaines [9-36], soit parce qu’elles n’étaient temporairement plus intéressées (n=3), soit parce qu’elles sont revenues tardivement). Au final, la probabilité de prescription de la PrEP après avoir exprimé son intérêt est de 39,0% à 1 mois et de 56,6% à 3 mois (en censurant sur la date de dernière visite, ces proportions sont respectivement de 50,7% et 74,6%). Parmi les 100 TS qui n’ont pas initié la PrEP malgré un intérêt exprimé, 68 n’ont jamais été revues dans le projet ; parmi les 32 TS qui sont revenues à au moins une deuxième visite suivant leur intérêt pour la PrEP, 4 ont déclaré ne plus être intéressées par la PrEP (délai médian depuis l’intérêt : 12 semaines [10-19]), 1 a été dépistée VIH+ (délai de 2 semaines) et 27 sont revenues plus d’un mois après (leur bilan biologique n’était plus valable). Conclusion Malgré un fort intérêt exprimé pour la PrEP, son initiation reste sous-optimale parmi les TS de PRINCESSE. Les premières analyses exploratoires et discussions avec les équipes terrain suggèrent plusieurs obstacles (mobilité des TS, intérêt mal perçu pour la PrEP, lourdeur du suivi, fidélité des sorties de la clinique mobile), et confirment la nécessité de trouver des solutions adaptées pour rendre la PrEP effective chez les TS.
  • Simo Fotso Arlette, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Doumenc Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Mesure de l’impact populationnel de l’auto-dépistage du VIH par la triangulation de données programmatiques de routine : Exemple du projet ATLAS en Côte d’Ivoire » (poster #PV164), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’auto-dépistage du VIH (ADVIH) est recommandé comme stratégie de dépistage par l’OMS. Il a pour avantage de permettre aux personnes de réaliser elles-mêmes leur test et de garantir la discrétion et confidentialité, permettant de toucher des populations non testées et difficiles à atteindre. Cependant, son caractère confidentiel et l'approche de distribution via les réseaux (ciblant les population clés et leurs proches et partenaires) rendent difficile l'estimation de l’impact de l’ADVIH au niveau populationnel. Cette étude propose un moyen de surmonter ce défi et utilise des données programmatiques de routine pour estimer indirectement les impacts du projet ATLAS sur l'accès au dépistage du VIH, le dépistage du VIH conventionnel (c'est-à-dire autre que l’ADVIH), les nouveaux diagnostics du VIH et l’initiation de traitement antirétroviral (TAR) en Côte d'Ivoire. Matériels et Méthodes Les données sur le nombre de kits d’ADVIH distribués par ATLAS proviennent des rapports des partenaires de mise en oeuvre entre le troisième trimestre (T3) de 2019 et le T1 2021. Nous utilisons également les indicateurs de routine du PEPFAR agrégées par districts sanitaires et par trimestre. Les analyses se font par une régression de séries chronologiques écologiques à l'aide de modèles mixtes linéaires. Résultats Entre T3 2019 et T1 2021, 99353 kits d’ADVIH ont été distribués par ATLAS dans les 78 districts sanitaires inclus dans l'analyse. Les résultats (tableau 1) montrent un effet négatif mais non significatif sur le volume de tests conventionnels (-195) ce qui traduirait une légère substitution entre ADVIH et test conventionnel. Malgré cela l’effet net est positif sur l’accès au dépistage : pour 1000 ADVIH distribués via ATLAS, 589 personnes supplémentaires ont eu accès au dépistage du VIH avec l’hypothèse d’un taux d'utilisation d’ADVIH (TU) de 80 % et 393 avec une hypothèse de 60%. L'effet de l’ADVIH sur le diagnostic du VIH était significatif et positif (8). Pas d’effet significatif observé sur l’initiation TAR (-2). Conclusion Nos résultats mettent en évidence qu'une stratégie de distribution de l’ADVIH basée sur les réseaux ciblant les population clés et leurs proches et partenaires augmentent l’accès au dépistage du VIH et améliore le diagnostic. La méthodologie utilisée dans cet article pourrait être reproduite dans différents contextes pour l'évaluation des programmes d’ADVIH, sans nécessité de systèmes de collecte additionnels.


  • Simo Fotso Arlette, Kra Arsène Kouassi, Maheu-Giroux Mathieu, Boye Sokhna, d’Elbée Marc, Ky-zerbo Odette, Rouveau Nicolas, N’Guessan Noel Kouassi, Geoffroy Olivier, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et for the ATLAS Team (2022) « Is it possible to recruit HIV self-test users for an anonymous phone-based survey using passive recruitment without financial incentives? Lessons learned from a pilot study in Côte d’Ivoire », Pilot and Feasibility Studies, 8 (4) (janvier 6), p. 1-7. DOI : 10/gn3cjj. https://pilotfeasibilitystudies.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40814-021-00965-2.
    Résumé : Background:  Due to the discreet and private nature of HIV self-testing (HIVST), it is particularly challenging to moni‑tor and assess the impacts of this testing strategy. To overcome this challenge, we conducted a study in Côte d’Ivoire to characterize the profile of end users of HIVST kits distributed through the ATLAS project (AutoTest VIH, Libre d’Accéder à la connaissance de son Statut). Feasibility was assessed using a pilot phone-based survey. Methods:  The ATLAS project aims to distribute 221300 HIVST kits in Côte d’Ivoire from 2019 to 2021 through both primary (e.g., direct distribution to primary users) and secondary distribution (e.g., for partner testing). The pilot survey used a passive recruitment strategy—whereby participants voluntarily called a toll-free survey phone number—to enrol participants. The survey was promoted through a sticker on the HIVST instruction leaflet and hotline invitations and informal promotion by HIVST kit-dispensing agents. Importantly, participation was not financially incentivized, even though surveys focussed on key populations usually use incentives in this context. Results:  After a 7-month period in which 25,000 HIVST kits were distributed, only 42 questionnaires were completed. Nevertheless, the survey collected data from users receiving HIVST kits via both primary and secondary distribution (69% and 31%, respectively). Conclusion:  This paper provides guidance on how to improve the design of future surveys of this type. It discusses the need to financial incentivize participation, to reorganize the questionnaire, the importance of better informing and training stakeholders involved in the distribution of HIVST, and the use of flyers to increase the enrolment of users reached through secondary distribution.
  • Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kabemba Odé Kanku, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Larmarange Joseph, Terris-Prestholt Fern, d'Elbée Marc et équipe ATLAS (2022) « Coûts unitaires de l’autodépistage et du dépistage classique du VIH dans les centres de santé publics et communautaires en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal » (poster #PJ165), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’atteinte des « trois 95 » de l’ONUSIDA a induit l’adoption de stratégies de dépistage VIH innovantes en Afrique de l’Ouest. Le projet ATLAS déploie l’autodépistage du VIH (ADVIH) en Côte d'Ivoire (CI), au Mali (ML) et au Sénégal (SN) en stratégie avancée et fixe (Figure 1). Les stratégies fixes sont mises en oeuvre dans (i) des structures de santé fixes pour le dépistage des partenaires de personnes vivant avec le VIH (Index), et pour celui des patients ayant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires, et (ii) dans des cliniques communautaires à destination des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), des travailleuses du sexe (TS) et des personnes usagères de drogues (UD). Cette étude a pour objectif d’estimer les coûts unitaires des stratégies fixes ADVIH et celui des tests de diagnostic rapide (TDR). Matériels et Méthodes L’évaluation des coûts de dispensation des ADVIH a porté sur 37 (CI=16 ; ML=11 ; SN=10) centres de santé publics et communautaires entre 2019 et 2021 suivant la perspective du fournisseur. Nous avons combiné une analyse de rapports financiers avec celle d’une collecte de coûts dans les centres complétés par des observations de sessions de dispensation ADVIH et de dépistage VIH, en excluant les coûts centraux. Résultats Au total, 16001 kits d’ADVIH (CI=9306 ; ML=3973 ; SN=2722) ont été dispensés pour 32194 TDR réalisés (CI=8213; ML=3612; SN=20369). Les coûts unitaires moyens de l’ADVIH étaient compris entre 4$ et $8 pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal (Tableau 1). Ces coûts étaient plus élevés au Mali, entre 7$ et 26$, liés à des coûts de personnels élevés (management/administration et agents dispensateurs HSH), ainsi que de faibles volumes de kits ADVIH dispensés pour certains canaux. En Côte d'Ivoire et au Sénégal, les coûts moyens du dépistage avec TDR ont été estimés dans l’ensemble des canaux à environ 4$ par personne testée (coûts non estimés au Mali). Conclusion Dans les trois pays, les coûts moyens d’introduction des ADVIH en stratégies fixes à faible volume étaient légèrement plus élevés que ceux des TDR. L’ADVIH peut diversifier l’offre de service de dépistage au niveau des structures fixes, améliorant ainsi l’accès au dépistage des populations cibles non-atteintes par les services TDR.


  • Traoré Metogara, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kanku Kabemba Odé, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Larmarange Joseph, Terris-Prestholt Fern, d’Elbée Marc et for the ATLAS Team (2022) « Economic analysis of low volume interventions using real-world data: Costs of HIV self-testing distribution and HIV testing services in west Africa from the ATLAS project », Frontiers in Health Services, 2 (juin 27), p. 886513. DOI : 10.3389/frhs.2022.886513. https://www.frontiersin.org/article/10.3389/frhs.2022.886513.
    Résumé : Achieving the first 95 of the UNAIDS targets requires the implementation of innovative approaches to knowing one's HIV status. Among these innovations is the provision of HIV self-testing (HIVST) kits in west Africa by the international partner organization Solthis (IPO). In order to provide guidance for the optimal use of financial resources, this study aims to estimate the program and site level costs of dispensing HIVST as well as HIV testing services (HTS) - excluding HIVST - in health facilities in Côte d'Ivoire, Mali and Senegal as part of the ATLAS project. We estimated from the provider’s perspective, HIVST and HTS incremental costs using top-down and bottom-up costing approaches and conducted a time and motion study. We identified costs at the program level for HIVST (including IPO central costs) and at the site level for HIVST and HTS. The economic costs of distributing HIVST kits were assessed in 37 health facilities between July 2019 and March 2021 (21 months). Sensitivity analyses were also performed on unit costs to examine the robustness of our estimates related to key assumptions. In total, 16,001 HIVST kits were dispensed for 32,194 HTS sessions carried out. Program level HIVST average costs ranged $12-$286, whereas site level costs ranged $4-$26 across distribution channels and countries. Site level HTS costs ranged $7-$8 per testing session, and ranged $72-$705 per HIV diagnosis. Across countries and channels, HIVST costs were driven by personnel (27%-68%) and HIVST kits (32%-73%) costs. The drivers of HTS costs were personnel costs ranging between 65% and 71% of total costs across distribution channels and countries, followed by supplies costs between 21% and 30%. While program level HIVST average costs were high, site level HIVST average costs remained comparable to HTS costs in all countries. Health facility-based distribution channels operating at low volume exhibit high proportion of central costs which should be considered carefully for financial planning when run alongside high volumes mobile outreach distribution channels. HIVST can diversify the HIV testing offer at health facilities, thus improving access to screening for target populations not reached by HTS services.
    Mots-clés : ⚠️ Invalid DOI, ⛔ No DOI found.
  • Zonhoulou Dao Hervé, Agoua Aline, Zebago Clémence, Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Plazy Mélanie, Becquet Valentine, Larmarange Joseph et ANRS 12381 PRINCESSE study team (2022) « Défis de la prise en charge des condylomes acuminés en stratégie avancée dans une cohorte de travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire : leçons apprises dans la cohorte ANRS 12381 Princesse » (communication orale (poster discuté #PJ101), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Les condylomes acuminés résultent d’une infection du papillomavirus humain et peuvent évoluer vers des formes graves comme des cancers. Du fait de leurs pratiques, les travailleuses du sexe (TS) y sont particulièrement exposées. Nous décrivons ici les défis d’une prise en charge des condylomes en stratégie avancée. Matériels et Méthodes Le projet Princesse est une cohorte interventionnelle avec une offre de soins élargies en santé sexuelle, incluant un dépistage et une prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST), pour des TS de ≥ 18 ans dans la région de San Pedro, Côte d’Ivoire. Un suivi trimestriel est proposé, disponible à la fois sur sites prostitutionnels via une clinique mobile et à la clinique fixe d’Aprosam à San Pedro. Résultats Sur 381 TS suivies entre 11/2019 et 11/2020, 11 présentaient des condylomes à l’inclusion ou lors d’une visite de suivi. Dix présentaient des condylomes très développés (multiples, volumineux, kératosiques). Toutes présentaient des condylomes au niveau pubien et vaginal. Deux TS présentaient en plus des condylomes anaux. L’âge des patientes variait entre 19 et 42 ans. L’ancienneté dans le travail du sexe était variable (entre 1 et 17 ans), mais la majorité (10) travaillait dans des maisons closes, signe d’un nombre élevé de clients. Une participante a été vue en clinique fixe. Elle a bénéficié d’un traitement local à base de podophyllotoxine pour éviter de multiples cicatrices, suivi d’une cryothérapie. Les dix autres cas ont été diagnostiqués en clinique mobile qui, pour des raisons logistiques, ne dispose pas d’un appareil de cryothérapie. Les participantes vues en cliniques mobiles ont été référées vers la clinique fixe pour une prise en charge adéquate. À ce jour, aucune ne s’y est encore présentée, malgré des relances et le constat d’une extension du nombre de condylomes lors de visites de suivi. La clinique mobile disposant d’un appareil portatif de thermoablation pour la prise en charge des dysplasies du col (un dépistage annuel étant inclus), une thermoablation des condylomes a été essayée chez 6 TS pour lesquelles les condylomes étaient de bonne taille. En effet, si les condylomes sont plus petits que la sonde d’ablation, il y a un risque d’abimer des tissus sains. Aucun effet n’a été constaté immédiatement après la pose de la sonde, ni au cours des visites de suivi. Une TS s’est plainte de douleurs et de brûlures persistantes au bout de deux semaines. Conclusion Les TS sont exposées aux condylomes ano-génitaux et le diagnostic survient à un stade avancé. C’est une population difficile à engager dans les soins et le référencement vers une clinique fixe ne fonctionne pas. Une solution de prise en charge sur site est donc essentielle. Les appareils de cryothérapie sont peu adaptés pour un camion mobile. La thermoablation ne fonctionne pas sur les condylomes. L’arrivée d’appareil portatif d’électrocoagulation pourrait être une solution. Elle sera testée en 2022 dans Princesse.

2021


  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2021) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso - Enquêtes 1, 2 et 3 : septembre 2020 - décembre 2020 – février 2021, Policy brief (3), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/enquete-cap-cov-bf-resultats-des-3-vagues-denquete-et-evolutions-observees/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permet d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place auprès d’un échantillon représentatif de médecins sur l’ensemble du territoire. Une 1ère enquête a été menée en septembre 2020 (n=166) et une 2ème en décembre 2020 (n=190).

  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2021) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso Vague 2 : septembre - décembre 2020, Policy brief (2), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/connaissances-attitudes-et-pratiques-liees-a-la-pandemie-covid-19-des-medecins-au-burkina-faso-vague-2/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permet d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place auprès d’un échantillon représentatif de médecins sur l’ensemble du territoire. Une 1ère enquête a été menée en septembre 2020 (n=166) et une 2ème en décembre 2020 (n=190).

  • Ante-Testard Pearl Anne, Hamidouche Mohamed, Apouey Bénédicte, Baggaley Rachel, Larmarange Joseph, Benmarhnia Tarik, Temime Laura et Jean Kévin (2021) Understanding the pathways leading to socioeconomic inequalities in HIV testing uptake in 18 sub-Saharan African countries: a mediation analysis, 24 p. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.09.18.21263768v1.
    Résumé : Introduction Although socioeconomic inequalities in HIV prevention, testing and treatment services have been well documented, their drivers remain poorly understood. Understanding the different pathways between socioeconomic position and HIV testing across different countries could help designing tailored programs aimed at reducing such inequalities. Methods We analysed data from Demographic and Health Surveys conducted between 2010 and 2018 in 18 sub-Saharan African countries (Burkina Faso, Cameroon, Côte d’Ivoire, Congo DR, Ethiopia, Guinea, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Mali, Niger, Rwanda, Senegal, Sierra Leone, Tanzania, Zambia and Zimbabwe). Using a potential outcomes framework and the product method, we decomposed the total effect linking wealth and recent (< 12 months) HIV testing into i) direct effects, and ii) indirect effects, via demand-related (related to individual’s ability to perceive need for care and inclination to seek care) or supply-related (related to individual’s ability to reach, pay for and engage in health care) mediators. Multivariable gender-specific modified Poisson models were fitted to estimate proportions mediated, while accounting for exposure-mediator interaction when present. Results A total of 392,044 participants were included in the analysis. Pro-rich wealth-related inequalities were observed in a majority of countries, with nine countries with high levels of inequalities among women and 15 countries among men.The indirect effects of each mediator varied greatly across countries. The proportion mediated tended to be higher for demand-related than for supply-related mediators. For instance, among women, HIV-related knowledge was estimated to mediate up to 12.1% of inequalities in Côte d’Ivoire; this proportion was up to 31.5% for positive attitudes toward people living with HIV (PLHIV) in Senegal. For the four supply-related mediators, the proportion mediated was systematically below 7%. Similar conclusions were found when repeating analyses on men for the demand-related mediators, with higher proportions mediated by positive attitudes toward PLHIV (up to 39.9% in Senegal). Conclusions Our findings suggest that socioeconomic inequalities in HIV testing may be mediated by the demand-side more than supply-side characteristics, with important variability across countries. Overall, the important inter-country heterogeneity in pathways of socioeconomic inequalities in HIV testing illustrates that addressing inequalities requires tailored efforts as well as upstream interventions.A French version of the abstract is available upon request from the corresponding author.

  • Barnier Julien, Briatte François et Larmarange Joseph (2021) Questionr: Functions to Make Surveys Processing Easier, version 0.7.5. https://CRAN.R-project.org/package=questionr.
    Résumé : Set of functions to make the processing and analysis of surveys easier : interactive shiny apps and addins for data recoding, contingency tables, dataset metadata handling, and several convenience functions.
    Mots-clés : OfficialStatistics.


  • Becquet Valentine, Nouaman Marcellin, Plazy Mélanie, Agoua Aline, Zébago Clémence, Dao Hervé, Montoyo Alice, Jary Aude, Coffie Patrick A., Eholié Serge, Larmarange Joseph et and the ANRS 12381 PRINCESSE team (2021) « A community-based healthcare package combining testing and prevention tools, including pre-exposure prophylaxis (PrEP), immediate HIV treatment, management of hepatitis B virus, and sexual and reproductive health (SRH), targeting female sex workers (FSWs) in Côte d’Ivoire: the ANRS 12381 PRINCESSE project », BMC Public Health, 21 (1) (décembre 4), p. 2214. DOI : 10.1186/s12889-021-12235-0. https://doi.org/10.1186/s12889-021-12235-0.
    Résumé : Pre-exposure prophylaxis (PrEP) is recommended by the WHO for HIV prevention among female sex workers (FSWs). A study conducted in 2016–2017 in Côte d’Ivoire showed that if PrEP is acceptable, FSWs also have many uncovered sexual health needs. Based on this evidence, the ANRS 12381 PRINCESSE project was developed in collaboration with a community-based organization. The main objective is to develop, document, and analyze a comprehensive sexual and reproductive healthcare package among FSWs in Côte d’Ivoire.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, HIV prevention, Mixed-methods research, Mobile clinics, Pre-exposure prophylaxis (PrEP), Sex work, Sexual and reproductive health, Sexually transmitted infections (STIs), hepatitis B.


  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et Pourette Dolorès (2021) « Challenges of HIV Self-Test Distribution for Index Testing When HIV Status Disclosure Is Low: Preliminary Results of a Qualitative Study in Bamako (Mali) as Part of the ATLAS Project », Frontiers in Public Health, 9 (mai 19). DOI : 10.3389/fpubh.2021.653543. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653543/full?&utm_source=Email_to_authors_&utm_medium=Email&utm_content=T1_11.5e1_author&utm_campaign=Email_publication&field=&journalName=Frontiers_in_Public_Health&id=653543.
    Résumé : The rate of HIV status disclosure to partners is low in Mali, a West African country with a national HIV prevalence of 1.2%. HIV self-testing (HIVST) could increase testing coverage among partners of people living with HIV (PLHIV). This study aims to improve our understanding of the practices, limitations and issues related to the distribution of HIV self-tests at an HIV care clinic in Bamako, Mali. An ethnographic survey was conducted in 2019. It consisted of (i) individual interviews with 8 health professionals involved in the distribution of HIV self-tests; (ii) 591 observations of medical consultations, including social service consultations, with PLHIV; (iii) 7 observations of peer educator-led PLHIV group discussions. HIVST was discussed in only 9% of the observed consultations (51/591). When HIVST was discussed, the discussion was almost always initiated by the health professional rather than PLHIV. HIVST was discussed infrequently because in most of the consultations, it was not appropriate to propose partner HIVST (e.g., when PLHIV were widowed, did not have partners, or had delegated someone to renew their prescriptions). Some PLHIV had not disclosed their HIV status to their partners. Dispensing HIV self-tests was time-consuming, and medical consultations were very short. Three main barriers to HIV self-test distribution when HIV status had not been disclosed to partners were identified: (1) almost all health professionals avoided offering HIVST to PLHIV when they thought or knew that the PLHIV had not disclosed their HIV status to partners; (2) PLHIV were reluctant to offer HIVST to their partners if they had not disclosed their HIV-positive status to them; (3) there was limited use of strategies to support the disclosure of HIV status. In conclusion, it is essential to strengthen strategies to support the disclosure of HIV+ status. It is necessary to develop a specific approach for the provision of HIV self-tests for the partners of PLHIV by rethinking the involvement of stakeholders. This approach should provide them with training tailored to the issues related to the (non)disclosure of HIV status and gender inequalities, and improving counseling for PLHIV.
    Mots-clés : HIV self-testing, HIV status disclosure, Index testing, Knowledge of HIV status, Mali, Partners of PLHIV, People living with HIV, Screening -.


  • d'Elbée Marc, Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kabemba Odé Kanku, Rouveau Nicolas, Godfrey-Faussett Peter, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Medley Graham Francis, Larmarange Joseph, Terris-Prestholt Fern et ATLAS Team (2021) « Costs and Scale-Up Costs of Integrating HIV Self-Testing Into Civil Society Organisation-Led Programmes for Key Populations in Côte d'Ivoire, Senegal, and Mali », Frontiers in Public Health, 9 (mai 24). DOI : 10.3389/fpubh.2021.653612. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653612/full.
    Résumé : Despite significant progress on the proportion of individuals who know their HIV status in 2020, Côte d’Ivoire (76%), Senegal (78%), and Mali (48%) remain far below, and key populations (KP) including female sex workers (FSW), men who have sex with men (MSM), and people who use injectable drugs (PWuID) are the most vulnerable groups with a HIV prevalence at 5%-30%. HIV self-testing (HIVST), a process where a person collects his/her own specimen, performs an HIV test, and interprets the result, was introduced in 2019 as a new testing modality through the ATLAS project coordinated by the international partner organisation Solthis (IPO). In this paper, we estimate the costs of implementing HIVST through twenty-three civil society organisations (CSO)-led models for KP in Côte d’Ivoire (N=7), Senegal (N=11), and Mali (N=5). We modelled costs for programme transition (2021) and early scale-up (2022-2023). Between July 2019 and September 2020, a total of 51,028, 14,472 and 34,353 HIVST kits were distributed in Côte d’Ivoire, Senegal, and Mali, respectively. Across countries, 64%-80% of HIVST kits were distributed to FSW, 20%-31% to MSM, and 5%-8% to PWuID. Average costs per HIVST kit distributed ranged $12-$15 (FSW), $14-$27 (MSM), and $15-$143 (PWuID), driven by personnel costs at various intervention levels (53%-78% of total costs), and HIVST kits costs (2%-15%). Estimated average costs at scale-up ranged $6-$13 (FSW), $6-$23 (MSM), and $14-$50 (PWuID), and were mainly explained by the spreading of IPO costs over higher HIVST distribution volumes. In all three countries, CSO-led HIVST kit provision to KP showed relatively high costs during the study period related to the progressive integration of the programme to CSO activities and contextual challenges (COVID-19 pandemic, country safety concerns). The analysis of costs at scale suggests that, in the transition to scale-up and further integration of the HIVST programme into CSO existing activities, this model can evolve into an affordable HIV testing strategy. This is particularly relevant as it remains today the most promising strategy for reaching KP of the HIV epidemic, their sexual partners, and FSW clients not accessing HIV testing. Further research will assess the overall cost-effectiveness of this model.
    Mots-clés : Costs and Cost Analysis, Côte d'Ivoire, diagnosis, Female sex workers, HIV self-testing, Key populations, Knowledge of HIV status, Mali, Men who have sex with men, People who use injectable drugs, Scale-up, screening, Senegal, West Africa.

  • d'Elbée Marc, Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kanku Kabemba Odé, Rouveau Nicolas, Godfrey-Faussett Peter, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Medley Graham Francis, Larmarange Joseph et Terris-Prestholt Fern (2021) « Costs and costs-at-scale of provision of HIV self-testing kits by civil society organisations to key populations and their sexual partners in Côte d'Ivoire, Senegal and Mali » (poster PED500), présenté à 11th IAS Conference on HIV Science, Berlin. https://theprogramme.ias2021.org/Abstract/Abstract/476.
    Résumé : BACKGROUND: Despite significant progress on the proportion of individuals who know their HIV status in 2020, Côte d'Ivoire (76%), Senegal (78%), and Mali (48%) remain far below the 90-90-90 targets. Key populations including female sex workers (FSW), men who have sex with men (MSM), and people who use drugs (PWUD) are the most vulnerable groups with HIV prevalence at 5%-30%. HIV self-testing (HIVST) was introduced in West Africa in 2019 as a new testing modality through the ATLAS project coordinated by the international partner organisation Solthis (IPO). METHODS: We estimated the costs of implementing HIVST through twenty-three civil society organisations (CSO)-led models in Côte d'Ivoire (N=7), Senegal (N=11), and Mali (N=5). We modelled costs for programme transition (2021) and early scale-up (2022-2023). RESULTS: Between July-2019 and September-2020, a total of 51,028, 14,472 and 34,353 HIVST kits were distributed in Côte d'Ivoire, Senegal, and Mali, respectively. Across countries, 64%-80% of HIVST kits were distributed to FSW, 20%-31% to MSM, and 5%-8% to PWUD. Cost per HIVST kit distributed ranged from $12-$15 (FSW), $14-$27 (MSM), to $15-$143 (PWUD), driven by personnel costs at various intervention levels (53%-78% of total costs), and HIVST kit costs (2%-15%). Predicted costs at scale-up ranged from $5-$13 (FSW), $5-$24 (MSM), to $13-$53 (PWUD), and were mainly explained by the spreading of IPO costs over higher HIVST distribution volumes. CONCLUSIONS: In all countries, CSO-led HIVST kit provision to key populations showed relatively high costs related to the progressive integration of the programme to CSO activities and contextual challenges (e.g. country security issues). In the transition to scale-up and further integration of the HIVST programme into CSO activities, this model can become less costly. This is particularly relevant as it remains today the most promising strategy for reaching key populations and their sexual partners not accessing HIV testing.


  • Fiorentino Marion, Nishimwe Marie, Protopopescu Camelia, Iwuji Collins, Okesola Nonhlanhla, Spire Bruno, Orne-Gliemann Joanna, McGrath Nuala, Pillay Deenan, Dabis François, Larmarange Joseph, Boyer Sylvie et for the ANRS 12249 TaSP Study Group (2021) « Early ART Initiation Improves HIV Status Disclosure and Social Support in People Living with HIV, Linked to Care Within a Universal Test and Treat Program in Rural South Africa (ANRS 12249 TasP Trial) », AIDS and Behavior, 25 (4) (avril), p. 1306-1322. DOI : 10.1007/s10461-020-03101-y. https://doi.org/10.1007/s10461-020-03101-y.
    Résumé : We investigated the effect of early antiretroviral treatment (ART) initiation on HIV status disclosure and social support in a cluster-randomized, treatment-as-prevention (TasP) trial in rural South Africa. Individuals identified HIV-positive after home-based testing were referred to trial clinics where they were invited to initiate ART immediately irrespective of CD4 count (intervention arm) or following national guidelines (control arm). We used Poisson mixed effects models to assess the independent effects of (a) time since baseline clinical visit, (b) trial arm, and (c) ART initiation on HIV disclosure (n = 182) and social support (n = 152) among participants with a CD4 count > 500 cells/mm3 at baseline. Disclosure and social support significantly improved over follow-up in both arms. Disclosure was higher (incidence rate ratio [95% confidence interval]: 1.24 [1.04; 1.48]), and social support increased faster (1.22 [1.02; 1.46]) in the intervention arm than in the control arm. ART initiation improved both disclosure and social support (1.50 [1.28; 1.75] and 1.34 [1.12; 1.61], respectively), a stronger effect being seen in the intervention arm for social support (1.50 [1.12; 2.01]). Besides clinical benefits, early ART initiation may also improve psychosocial outcomes. This should further encourage countries to implement universal test-and-treat strategies.


  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Desgrées du Loû Annabel, Larmarange Joseph et for the research team ANRS 12323 DOD-CI (2021) « Telephone peer recruitment and interviewing during a respondent-driven sampling (RDS) survey: feasibility and field experience from the first phone-based RDS survey among men who have sex with men in Côte d’Ivoire », BMC Medical Research Methodology, 21 (1) (février 5), p. 25. DOI : 10.1186/s12874-021-01208-x. https://doi.org/10.1186/s12874-021-01208-x.
    Résumé : Many respondent-driven sampling (RDS) methodologies have been employed to investigate hard-to-reach populations; however, these methodologies present some limits. We describe a minimally investigated RDS methodology in which peer recruitment and interviewing are phone-based. The feasibility of the methodology, field experiences, validity of RDS assumptions and characteristics of the sample obtained are discussed.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, Men who have sex with men, Phone-based survey, Respondent-driven sampling.

  • Iwuji Collins, Baisley Kathy, Orne-Gliemann Joanna, Larmarange Joseph, Plazy Mélanie, Collier Dami, Dreyer Jaco, Mngomezulu T, Herbst Kobus, Hanekom W, Dabis François et Siedner Mark (2021) « Long-term survival among people living with HIV in rural South Africa: results from 6 years of observation in the ANRS 12249 treatment as prevention trial » (poster PEC279), présenté à 11th IAS Conference on HIV Science, Berlin. https://theprogramme.ias2021.org/Abstract/Abstract/2085.
    Résumé : BACKGROUND: Universal test-and-treat trials increased population-level virological suppression across trial sites in sub-Saharan Africa. We followed the ANRS 12249 TasP trial population for 6 years to determine whether the intervention had longer-term survival benefits. METHODS: The TasP trial was a cluster-randomised trial implemented in 22 communities in rural South Africa, from 2012'2016. Households were offered six-monthly home-based HIV testing. Immediate antiretroviral therapy (ART) was offered in trial clinics to all people living with HIV (PLHIV) in the intervention clusters and according to national guidelines in the control clusters. At trial end, individuals attending the intervention clinics were transferred to the public ART programme, with a 'treat-all' strategy adopted in September 2016. Deaths during and two years after trial end were ascertained through annual demographic surveillance. Random effects Poisson regression was used to estimate rate ratios (RR) and 95%CI for the effect of trial arm on mortality among i) all PLHIV regardless of serostatus awareness, ii) PLHIV aware of their status, iii) those not on ART at entry to trial clinics. An interaction term between period and treatment arm was included, to allow the effect of trial arm to differ between periods. RESULTS: Amongst all PLHIV and those aware of their serostatus, there was no effect of immediate ART on mortality (Table). Among individuals who started ART during the trial, there was evidence that the intervention decreased mortality (aRR=0.69, 95%CI=0.45-1.04, p=0.08), although the effect was primarily during the trial (aRR=0.49, 95%CI=0.28-0.85, p=0.01), but not after the trial ended (aRR=1.15, 95%CI=0.59-2.21, p=0.69). CONCLUSIONS: The 'treat-all' strategy resulted in a mortality benefit amongst individuals who started ART within the trial but not in all PLHIV over 6 years of follow-up. To achieve maximum benefit of immediate ART in South Africa, barriers to ART uptake and retention in care need to be addressed.


  • Kouassi Arsène Kra, Colin Géraldine, Diop Papa Moussa, Simo Fotso Arlette, Rouveau Nicolas, Hervé Kouakou Kouamé, Geoffroy Olivier, Diallo Bakary, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Diallo Sanata, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et ATLAS Team (2021) « Introducing and Implementing HIV Self-Testing in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal: What Can We Learn From ATLAS Project Activity Reports in the Context of the COVID-19 Crisis? », Frontiers in Public Health (juillet 20), p. 1-14. DOI : 10.3389/fpubh.2021.653565. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653565/full.
    Résumé : Background: The ATLAS program promotes and implements HIVST in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal. Priority groups include members of key populations – female sex workers (FSW), men having sex with men (MSM), and people who use drugs (PWUD) – and their partners and relatives. HIVST distribution activities, which began in mid-2019, were impacted in early 2020 by the COVID-19 pandemic. Methods: This article, focusing only on outreach activities among key populations, analyzes quantitative and qualitative program data collected during implementation to examine temporal trends in HIVST distribution and their evolution in the context of the COVID-19 health crisis. Specifically, we investigated the impact on, the adaptation of, and the disruption of field activities. Results: In all three countries, the pre-COVID-19 period was marked by a gradual increase in HIVST distribution. The period corresponding to the initial emergency response (March-May 2020) witnessed an important disruption of activities: a total suspension in Senegal, a significant decline in Côte d’Ivoire, and a less pronounced decrease in Mali. Secondary distribution was also negatively impacted. Peer educators showed resilience and adapted by relocating from public to private areas, reducing group sizes, moving night activities to the daytime, increasing the use of social networks, integrating hygiene measures, and promoting assisted HIVST as an alternative to conventional rapid testing. From June 2020 onward, with the routine management of the COVID-19 pandemic, a catch-up phenomenon was observed with the resumption of activities in Senegal, the opening of new distribution sites, a rebound in the number of distributed HIVST kits, a resurgence in larger group activities, and a rebound in the average number of distributed HIVST kits per primary contact. Conclusions: Although imperfect, the program data provide useful information to describe changes in the implementation of HIVST outreach activities over time. The impact of the COVID-19 pandemic on HIVST distribution among key populations was visible in the monthly activity reports. Focus groups and individual interviews allowed us to document the adaptations made by peer educators, with variations across countries and populations. These adaptations demonstrate the resilience and learning capacities of peer educators and key populations.
    Mots-clés : Côte d'Ivoire, COVID-19, HIV self-testing, Key populations, Mali, Senegal, West Africa.
  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kanku Kabemba Odé, Dieng Baidy, Dama Ndeye Pauline, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et on behalf of the ATLAS Team (2021) « Reaching key and peripheral populations: a phone-based survey of HIV self-test users in West Africa » (poster #PEC004), présenté à 21st ICASA, Durban.
    Résumé : Background In West Africa, community-based strategies focussing on key populations (KP) such as female sex workers (FSW) and men having sex with men (MSM) have significantly improved access to HIV testing for KP. However, some of them (like “occasional FSW” or “hidden MSM”) remain difficult to reach, as well as their sexual partners and clients. HIV self-testing (HIVST) kits can be distributed to primary contacts for personal use and through secondary distribution, where contacts are invited to redistribute kits to their peers, partners, and relatives. Since 2019, the ATLAS program implements such a strategy in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal, including FSW-based and MSM-based activities within the communities. Methods To examine the profiles of actual HIVST users without actively tracking them, we implemented a phone‐based survey. Between March and June 2021, leaflets were distributed in Côte d'Ivoire, Mali and Senegal with the HIV test kits, inviting users to call a free phone number anonymously. Participation was rewarded with $3 USD of phone credit. Each flyer had a unique participation number to indirectly identify the distribution channel (DC), FSW-based or MSM-based. Results A total of 1305 participants were recruited among the FSW-DC and 1100 through MSM-DC across countries out of 44’598 HIVST kits distributed. Of participants, 69% received their self-test kit through primary distribution and 31% received it from a friend (17%), sexual partner (7%), relative (6%) or colleague (1%), which illustrates the feasibility of secondary distribution. In the FSW-DC, 48% of participants were male, and in the MSM-DC 9% were female, showing the capacity of HIVST to reach sexual partners and clients of KP. Only 50% of male participants in the MSM-DC reported to the interviewer that they ever had sex with a man, suggesting that some “hidden MSM” may also be recruited. One third of female participants from the FSW-DC and 45% of male participants from the MSM-DC were testing for the first time. The proportions whose last HIV test was done more than a year were respectively 24% and 14%. These proportions are higher than observed in surveys conducted among FSW and MSM in the same countries. Conclusions HIVST offers a complementary testing approach to increase diagnosis coverage among KP that face barriers to conventional HIV testing strategies. Secondary distribution of HIVST is feasible and has the potential to reach, beyond KP, vulnerable peripheral groups.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Kouadio Alexis Brou, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Sow Souleymane, Camara Sidi Cheick, Boye Sokhna, Pourette Dolorès, Sidibé Younoussa, Maheu-Giroux Mathieu, Larmarange Joseph et on behalf of the ATLAS Team (2021) « Enthusiasm for Introducing and Integrating HIV Self-Testing but Doubts About Users: A Baseline Qualitative Analysis of Key Stakeholders' Attitudes and Perceptions in Côte d'Ivoire, Mali and Senegal », Frontiers in Public Health, 9 (octobre 18). DOI : 10.3389/fpubh.2021.653481. https://www.frontiersin.org/article/10.3389/fpubh.2021.653481.
    Résumé : Since 2019, the ATLAS project, coordinated by Solthis in collaboration with national AIDS programs, has introduced, promoted and delivered HIV self-testing (HIVST) in Côte d'Ivoire, Mali and Senegal. Several delivery channels have been defined, including key populations: men who have sex with men, female sex workers and people who use injectable drugs. At project initiation, a qualitative study analyzing the perceptions and attitudes of key stakeholders regarding the introduction of HIVST in their countries and its integration with other testing strategies for key populations was conducted. The study was conducted from September to November 2019 within 3 months of the initiation of HIVST distribution. Individual interviews were conducted with 60 key informants involved in the project or in providing support and care to key populations: members of health ministries, national AIDS councils, international organizations, national and international non-governmental organizations, and peer educators. Semi structured interviews were recorded, translated when necessary, and transcribed. Data were coded using Dedoose© software for thematic analyses. We found that stakeholders' perceptions and attitudes are favorable to the introduction and integration of HIVST for several reasons. Some of these reasons are held in common, and some are specific to each key population and country. Overall, HIVST is considered able to reduce stigma; preserve anonymity and confidentiality; reach key populations that do not access testing via the usual strategies; remove spatial barriers; save time for users and providers; and empower users with autonomy and responsibility. It is non-invasive and easy to use. However, participants also fear, question and doubt users' autonomy regarding their ability to use HIVST kits correctly; to ensure quality secondary distribution; to accept a reactive test result; and to use confirmation testing and care services. For stakeholders, HIVST is considered an attractive strategy to improve access to HIV testing for key populations. Their doubts about users' capacities could be a matter for reflective communication with stakeholders and local adaptation before the implementation of HIVST in new countries. Those perceptions may reflect the West African HIV situation through the emphasis they place on the roles of HIV stigma and disclosure in HIVST efficiency.

  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Kouadio Brou Alexis, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Sow Souleymane, Camara Cheick Sidi, Boye Sokhna, Pourette Dolorès, Younoussa Sidibé, Maheu-Giroux Mathieu, Larmarange Joseph et for the ATLAS Team (2021) « Introducing HIV self-testing (HIVST) among key populations in West Africa: a baseline qualitative analysis of key stakeholders' attitudes and perceptions in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal » (poster PEC320), présenté à 11th IAS Conference on HIV Science, Berlin. https://theprogramme.ias2021.org/Abstract/Abstract/972.
    Résumé : BACKGROUND: HIV self-testing (HIVST) is a way to improve HIV status knowledge and access to HIV testing. Since 2019, the ATLAS project has introduced, promoted, and delivered HIVST in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal, in particular among female sex workers (FSW), men who have sex with men (MSM), people who use drugs (PWUD), these key populations being particularly vulnerable to HIV and stigmatized in West Africa. Stakeholders involved in HIV testing activities targeting key populations are essential for the deployment of HIVST. Here, we analyze their perceptions of the introduction of HIVST in their countries. METHODS: A qualitative survey was conducted from September to November 2019 within three months of HIVST distribution initiation. Individual interviews were conducted with 60 stakeholders (Côte d'Ivoire, 19; Mali, 20; Senegal, 21). Semi-structured interviews were recorded, translated when necessary, and transcribed. Data were coded using Dedoose"© software for thematic analyses. RESULTS: In the three countries, stakeholders express enthusiasm and willingness to introduce HIVST for several reasons. HIVST is considered able to reduce stigma, preserve anonymity and confidentiality, especially for MSM and PWUD; reach key populations that do not access testing via usual strategies and HIV+ key populations; remove spatial barriers; save time for providers and users, notably for FSW; and empower users with autonomy and responsibility. HIVST is noninvasive and easy to use. Secondary distribution of HIVST seems appropriate for reaching partners of MSM, with confidentiality. However, stakeholders expressed doubts about key populations' ability, particularly PWUD, to correctly use HIVST kits, ensure quality secondary distribution, accept a reactive test result, and use confirmation testing and care services. They also mentioned that FSW might have difficulties redistributing HIVST to their clients and partners. CONCLUSIONS: HIVST is considered an attractive strategy to improve access to HIV testing for key populations. The doubts about users' capacities could be a matter of reflective communication with stakeholders before HIVST implementation in other western African countries.

  • Larmarange Joseph (2021) « Enseigner R sur YouTube en temps de Covid : retours d’expérience des webin-R » (communication orale), présenté à Journées d'étude : Compter, Mesurer, Calculer.. Raisonner ? Enseigner le quanti en sciences sociales dans le supérieur : pratiques et défis", Nantes. https://quanti.hypotheses.org/2157.
    Résumé : En raison du contexte sanitaire, plusieurs formations intensives sur l’analyse d’enquêtes avec R et RStudio à destination de mastorants, doctorants et post-doctorants en sciences sociales que je devais animer en France et en Afrique de l’Ouest ont dues être annulées ou reportées. En réponse, a été mis en place à partir de novembre 2019 un webinaire en ligne hebdomadaire d’enseignement à R : les webin-R. Face à la demande (plus de 400 inscrits à la mailing liste dédiée mise en place début novembre 2020), il a été choisi de diffuser le webin-R en live sur YouTube, avec possibilité de visionnage en différé. Les séances durent entre 1h30 et 2h. L’intervenant partage son écran pour tester le code R en direct et permettre aux participants de visualiser l’interface RStudio. Comme les interactions avec les participants sont limitées (uniquement le chat YouTube pendant le live), des sessions interactives du type Foire aux questions (FAQ) sont organisées sur Zoom tous les 4 à 6 séances, enregistrées et rediffusées sur YouTube. YouTube a également été choisi pour sa facilité d’utilisation, sa bande passante élevée (notamment pour les spectateurs africains) et la possibilité de visionner les vidéos dans différentes qualités (dont en HD 1080p, indispensable pour que la capture d’écran et le code R soient bien lisibles). La captation vidéo est réalisée avec le service https://streamyard.com/ qui permet un flux video live en 1080p, le suivi en direct du chat et la possibilité d’afficher à l’image des commentaires choisis par l’intervenant. Les webin-R s’accompagnent d’une mailing listes dédiée, d’une chaîne YouTube et d’un site d’accompagnement (https://larmarange.github.io/webin-R/) où pour chaque séance sont fournies des ressources additionnelles, notamment les scripts R des séances et des liens vers des chapitres analyse-R (https://larmarange.github.io/analyse-R/), une sorte de manuel pratique en ligne existant depuis une dizaine d’années (les contenus correspondent à l’équivalent d’un ouvrage de plus de 1200 pages et le site enregistre ~50 000 pages vues par mois). L’ensemble des contenus des webin-R et d’analyse-R sont accessibles gratuitement et sous licence libre Creative Commons. Les webin-R n’ont pas pour vocation d’enseigner les statistiques proprement dites mais plutôt comment réaliser des statistiques avec les logiciels R et RStudio. Ils se focalisent sur la mise en œuvre pratique, l’objectif étant de donner les clés de départ pour permettre aux participants de pouvoir continuer à s’autoformer par la suite. Au 1er mars 2021, la chaîne YouTube des webinaires totalisait 485 abonnés, 11 vidéos (9 webin-R et 2 FAQ) et 8213 vues. Selon les données analytiques des 90 derniers jours : le nombre moyen de vue par spectateur est de 4,0 et les abonnés représentent 48% des vues. Mi-février 2021, après les neuf premières séances, une enquête a été mené auprès des participants aux webin-R. Il s’agissait d’un questionnaire en ligne dont la promotion a été réalisée via la liste de diffusion : 152 questionnaires complets ont été reçus. Les répondants étaient en majorité des hommes (61%). Ils étaient âgés de 33 ans en médiane (IQR : 28-41). Les deux tiers (64%) résident en France, 31% en Afrique francophone. Ils relèvent de situations diverses : étudiant·e·s en licence (1%), mastorant·e·s (16%), doctorant·e·s (29%), post-doctorant·e·s (5%), ingénieur·e·s de recherche (15%), chercheur·e·s ou enseignant-chercheur·e·s (14%), personnes travaillant dans le secteur privé (19%). Les disciplines sont toutes aussi variées : épidémiologie (19%), sociologie (15%), démographie (14%), économie (11%), statistique (9%), géographie (6%), … En termes de participation, on observe un léger phénomène de fatigue, avec un taux de participation de 80-90% pour les premières séances et de 61-76% pour les dernières séances. Surtout, la proportion suivant les séances en direct a diminué au profit d’un suivi en différé. Parmi les points forts mentionnés par les participants : visualisation en direct de la mise en œuvre du code via l’écran partagé ; la mise à disposition des scripts et de ressources en ligne ; l’approche pratique et pragmatique ; le fait que les vidéos et les ressources soient en français ; la possibilité de revoir les vidéos en différé ; l’existence du site analyse-R en complément des vidéos (78% l’utilisent régulièrement) ; l’existence de sessions FAQ… Parmi les points faibles sont mentionnés : l’absence d’exercice ; la non-possibilité de valider des crédits d’enseignement ; le fait que toutes les explications données pendant les vidéos ne sont pas forcément reprises sur analyse-R ; le souhait de plus d’applications concrètes sur des données existantes ; un temps insuffisant consacré à l’interprétation des résultats ; une organisation et structuration des sessions FAQ à améliorer… Une enquête complémentaire est prévue en mai 2021. La présentation portera sur les leçons apprises de l’expérience des webin-R, ses atouts et ses limites.

  • Larmarange Joseph (2021) « From Key Populations to beyond : using HIV self-testing to increasingly reach vulnerable groups in West-Africa » (communication orale), présenté à 11th IAS Conference on HIV Science, Berlin. https://theprogramme.ias2021.org/Programme/Session/163.

  • Larmarange Joseph (2021) « Initier la communauté de recherche à l’analyse d’enquêtes avec R et RStudio : retours d’expériences d’analyse-R et des webin-R » (communication orale), présenté à Semaine Data SHS 2021, Paris. https://progedo.hypotheses.org/1787.

  • Larmarange Joseph, Ludecke Daniel, Wickham Hadley, Bojanowski Michal et Briatte François (2021) Labelled: Manipulating Labelled Data, version 2.9.0. https://CRAN.R-project.org/package=labelled.
    Résumé : Work with labelled data imported from 'SPSS' or 'Stata' with 'haven' or 'foreign'. This package provides useful functions to deal with "haven_labelled" and "haven_labelled_spss" classes introduced by 'haven' package.
  • Larmarange Joseph et pour l'équipe ATLAS (2021) « Au-delà des populations clés : la distribution secondaire de kits d’autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest » (communication orale (symposium ATLAS), présenté à 21st ICASA conference, Durban.

  • Larmarange Joseph et Sjoberg Daniel D. (2021) Broom.helpers: Helpers for Model Coefficients Tibbles, version 1.5.0. https://CRAN.R-project.org/package=broom.helpers.
    Résumé : Provides suite of functions to work with regression model 'broom::tidy()' tibbles. The suite includes functions to group regression model terms by variable, insert reference and header rows for categorical variables, add variable labels, and more.


  • Rouveau Nicolas, Ky-Zerbo Odette, Boye Sokhna, Simo Fotso Arlette, d’Elbée Marc, Maheu-Giroux Mathieu, Silhol Romain, Kouassi Arsène Kra, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheikh Tidiane, Boilly Marie-Claude, Terris-Prestholt Fern, Pourette Dolorès, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et ATLAS Team (2021) « Describing, analysing and understanding the effects of the introduction of HIV self-testing in West Africa through the ATLAS programme in Côte d’Ivoire, Mali and Senegal », BMC Public Health, 21 (1) (janvier 21), p. 181. DOI : 10.1186/s12889-021-10212-1. https://doi.org/10.1186/s12889-021-10212-1.
    Résumé : The ATLAS programme aims to promote and implement HIV self-testing (HIVST) in three West African countries: Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal. During 2019–2021, in close collaboration with the national AIDS implementing partners and communities, ATLAS plans to distribute 500,000 HIVST kits through eight delivery channels, combining facility-based, community-based strategies, primary and secondary distribution of HIVST. Considering the characteristics of West African HIV epidemics, the targets of the ATLAS programme are hard-to-reach populations: key populations (female sex workers, men who have sex with men, and drug users), their clients or sexual partners, partners of people living with HIV and patients diagnosed with sexually transmitted infections and their partners. The ATLAS programme includes research support implementation to generate evidence for HIVST scale-up in West Africa. The main objective is to describe, analyse and understand the social, health, epidemiological effects and cost-effectiveness of HIVST introduction in Côte d’Ivoire, Mali and Senegal to improve the overall HIV testing strategy (accessibility, efficacy, ethics). Methods ATLAS research is organised into five multidisciplinary workpackages (WPs): Key Populations WP: qualitative surveys (individual in-depth interviews, focus group discussions) conducted with key actors, key populations, and HIVST users. Index testing WP: ethnographic observation of three HIV care services introducing HIVST for partner testing. Coupons survey WP: an anonymous telephone survey of HIVST users. Cost study WP: incremental economic cost analysis of each delivery model using a top-down costing with programmatic data, complemented by a bottom-up costing of a representative sample of HIVST distribution sites, and a time-motion study for health professionals providing HIVST. Modelling WP: Adaptation, parameterisation and calibration of a dynamic compartmental model that considers the varied populations targeted by the ATLAS programme and the different testing modalities and strategies. Discussion ATLAS is the first comprehensive study on HIV self-testing in West Africa. The ATLAS programme focuses particularly on the secondary distribution of HIVST. This protocol was approved by three national ethic committees and the WHO’s Ethical Research Committee.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, HIV self-testing, HIV/AIDS, Mali, Senegal, West Africa.

  • Schloerke Barret, Cook Di, Larmarange Joseph, Briatte Francois, Marbach Moritz, Thoen Edwin, Elberg Amos, Toomet Ott, Crowley Jason, Hofmann Heike et Wickham Hadley (2021) GGally: Extension to 'ggplot2', version 2.1.2. https://CRAN.R-project.org/package=GGally.
    Résumé : The R package 'ggplot2' is a plotting system based on the grammar of graphics. 'GGally' extends 'ggplot2' by adding several functions to reduce the complexity of combining geometric objects with transformed data. Some of these functions include a pairwise plot matrix, a two group pairwise plot matrix, a parallel coordinates plot, a survival plot, and several functions to plot networks.
  • Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Soni Nirali, Simo Fotso Arlette, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, Larmarange Joseph, Boily Marie-Claude et for the ATLAS Team (2021) « Modelling the population-level impact of a national HIV self-testing strategy among key populations in Côte d’Ivoire » (poster #PEC029), présenté à 21st ICASA conference, Durban.
    Résumé : Background: A third of people living with HIV (PLHIV) in Western Africa are not diagnosed, hindering progress towards HIV elimination. Scaling-up HIV self-testing (HIVST) among key populations (KP) such as female sex workers (FSW), their clients, and men who have sex with men (MSM), may further curb HIV transmission in this region. Using data from the ATLAS program in Côte d’Ivoire, we projected the potential impact of a national HIVST strategy among KP in the country. Methods: A deterministic model of HIV transmission and different testing modalities among key and lower-risk populations was parameterized following a review of demographic, behavioural, HIV and intervention data of the epidemic in Côte d’Ivoire over time. The model was then calibrated to empirical outcomes, including HIV prevalence, the fractions of PLHIV ever HIV tested, diagnosed, and treated, by risk group. Based on interim ATLAS HIVST programme data among KP in southern Côte d’Ivoire, we assumed that ~440,000 HIVST are distributed annually (i.e. ~10% of all tests in the country), including 29%, 22%, 32%, and 18% to FSW, their clients, MSM, and lower-risk populations, respectively. We predicted the potential impact of this HIVST strategy on new HIV infections and deaths, and new diagnoses over 10 years. Results: After 10 years, the HIVST strategy is expected to increase the fraction of all PLHIV diagnosed by 18%-points in both FSW (86% vs 69% without HIVST) and MSM (95% vs 77%), resulting in small increases overall (85% vs 83%). Overall, this strategy may avert 10,800 (5,100-24,200) new HIV infections over 10 years; equivalent to one infection averted per ~400 HIVST distributed. This corresponds to a relative decrease in new infections of 10% (5-17%), 9% (4-21%), and 32% (23-48%) among FSW, their clients, and MSM, respectively, and 5% (3-10%) overall. However, given the larger population size, two-thirds (63%; 44-78%) of all infections prevented over 10 years were among all lower-risk populations, reflecting the indirect effects of prioritizing KP. HIV mortality among FSW and MSM may be reduced by around 15% over 10 years, vs 4% among FSW clients and 2% overall (i.e. 2700 (1400-5600) total deaths averted). Conclusions and recommendations: A national HIVST strategy may prevent 3-10% of new HIV infections in Côte d’Ivoire, especially among FSW clients and MSM. This would help reduce disparities in HIV burden by reaching key populations and addressing their unmet treatment needs.

  • Sjoberg Daniel D., Curry Michael, Larmarange Joseph, Lavery Jessica, Whiting Karissa, Zabor Emily C., Bai Xing, Drill Esther, Flynn Jessica, Hannum Margie, Lobaugh Stephanie et Wainberg Gustavo Zapata (2021) Gtsummary: Presentation-Ready Data Summary and Analytic Result Tables, version 1.5.0. https://CRAN.R-project.org/package=gtsummary.
    Résumé : Creates presentation-ready tables summarizing data sets, regression models, and more. The code to create the tables is concise and highly customizable. Data frames can be summarized with any function, e.g. mean(), median(), even user-written functions. Regression models are summarized and include the reference rows for categorical variables. Common regression models, such as logistic regression and Cox proportional hazards regression, are automatically identified and the tables are pre-filled with appropriate column headers.


  • Sjoberg Daniel D., Whiting Karissa, Curry Michael, Lavery Jessica A. et Larmarange Joseph (2021) « The R Journal: Reproducible Summary Tables with the gtsummary Package », The R Journal, 13 (1) (août), p. 570-580. DOI : 10.32614/RJ-2021-053. https://doi.org/10.32614/RJ-2021-053/.
    Résumé : The gtsummary package provides an elegant and flexible way to create publication-ready summary tables in R. A critical part of the work of statisticians, data scientists, and analysts is summarizing data sets and regression models in R and publishing or sharing polished summary tables. The gtsummary package was created to streamline these everyday analysis tasks by allowing users to easily create reproducible summaries of data sets, regression models, survey data, and survival data with a simple interface and very little code. The package follows a tidy framework, making it easy to integrate with standard data workflows, and offers many table customization features through function arguments, helper functions, and custom themes.
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