Publications des membres du Ceped

2022

2021



  • Lefort-Rieu Claire et Minfegue Calvin (2021) « Quand l’aide internationale renforce la présence de l’État aux marges de son territoire. Le cas de l’assistance aux réfugiés centrafricains à l’Est-Cameroun », Cahiers d'études africaines, 244 (novembre 29), p. 777-797. DOI : 10/gnpdzj. http://journals.openedition.org/etudesafricaines/35599.
    Résumé : Dans la région frontalière entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA), les mouvements de population ont longtemps fait partie intégrante du paysage politique et économique. Avec la formalisation des frontières — coloniales puis nationales —, ces mouvements acquièrent le statut de migrations internationales, sujettes à des formes de contrôle et de régulation. Pourtant, ces dynamiques ne se trouvent remises en cause que récemment, via une conjonction de facteurs liés aux violences en RCA et à « l’humanitarisation » des flux migratoires que celles-ci provoquent. L’aide internationale en faveur des réfugiés dans la zone, initiée en 2013, permet ainsi de renforcer et de rendre visible une frontière longtemps poreuse et d’intégrer des marges périphériques au sein du territoire national camerounais.

2020



  • Lefort-Rieu Claire (2020) « Derrière le paravent des “minorités religieuses” au Moyen-Orient : exemples irakiens », Les Cahiers d’EMAM. Études sur le Monde Arabe et la Méditerranée, 32 (mai 4). DOI : 10/gpb5m6. https://journals.openedition.org/emam/2711.
    Résumé : Il fréquent de voir appliquée aux événements en cours au Moyen-Orient une lecture communautaire et confessionnelle, dans laquelle le prisme religieux semble parfois prévaloir sur toute autre forme de compréhension, d’appartenances ou de facteurs. Dans ces discours les « minorités religieuses » occupent une place de choix, en particulier depuis l’émergence de l’organisation État islamique et les événements survenus en Irak et Syrie. À travers le cas de l’Irak, on se propose de questionner les enjeux attachés à cette notion de « minorités religieuses » et les emplois dont elle peut faire l’objet. L’usage de ce terme participe à la fois d’une essentialisation des identités et de divisions accrues au sein de la société. Il est également le fait d’acteurs extérieurs – notamment diplomatiques et humanitaires – qui, par le ciblage communautaire et confessionnel qu’ils opèrent, occultent une partie de la réalité sociale et des composantes identitaires pour réduire les populations à leur seule appartenance religieuse. Ils renforcent ainsi le processus de victimisation de ces populations, présentées comme victimes plus légitimes que « les autres ».
    Mots-clés : Chrétiens d’Orient, Irak, Minorités, ONG confessionnelles.
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