Publications des membres du Ceped

2018

2014


  • Mahut David (2014) « Les Bamakois diplômés de Paris, ethnographie d’une petite bourgeoisie en déclassement » (communication orale), présenté à 2e journée des Jeunes Chercheurs en Etudes Africaines, Université Paris Panthéon-Sorbonne. www.univ-paris1.fr/fileadmin/ED-histoire/f-1.pdf.

  • Mahut David (2014) « Les Bamakois diplômés de Paris, ethnographie d’une petite bourgeoisie en déclassement », Hommes et migrations, 1307 (septembre). http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?/actualites/numeros-a-paraitre/7404-diasporas-africaines-de-competences.
  • Mahut David (2014) « Les transferts financiers, un enjeu de reproduction sociale pour les enfants de la petite bourgeoisie bamakoise installés à Paris », Autrepart, 68 (septembre), p. 121-136. (L’argent des migrations).
    Résumé : Cet article est tiré de l’enquête ethnographique menée entre 2007 et 2012 auprès de migrants bamakois et diplômés résidant à Paris. L’analyse porte sur les enjeux sociologiques des transferts financiers pour mes interlocuteurs issus de la petite bourgeoisie urbaine. Il apparaît notamment que les envois d’argent de la France vers le Mali ne sont pas sans rapport avec la notion de dette intergénérationnelle. Ils permettent de devenir un membre actif du collectif familial et d’acquérir le statut d’adulte. De surcroît, la hauteur de la dette entre les générations ne se fixe pas au hasard mais selon le milieu social d’origine des enquêtés. Ici, les transferts financiers visent à maintenir, voire améliorer, la condition socioéconomique de leur famille à Bamako. Ils sont un enjeu de reproduction sociale.

  • Mahut David (2014) « Compte-rendu d’ouvrage : « Je me suis réfugié là » Bords de routes en exil. Paris, Donner lieu, 2011, 126 p., bibl., ill. », Cahiers d’Études africaines, 2014/1-2 (213-214) (juin), p. 539-541. http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=CEA_213_0537.

  • Mahut David (2014) « Les Bamakois diplômés de Paris, ethnographie d'une petite bourgeoisie en déclassement » (communication orale), présenté à 82e congrès de l'Association francophone pour le savoir, Colloque 509 - Parcours scolaires et professionnels : regards croisés sur les jeunes issus de groupes minoritaires et marginalisés, Université Concordia, Montréal. http://www.acfas.ca/recherche/david%20mahut.
    Résumé : Cette présentation repose sur une enquête ethnographique menée entre 2007 et 2012 auprès d’un groupe de migrants bamakois et diplômés résidant à Paris. L’objectif est de reconstituer les itinéraires scolaires et professionnels de ces Africains aux propriétés sociales spécifiques : ce sont des urbains issus de la petite bourgeoisie bamakoise, ils maîtrisent le français et tous ont obtenu leurs diplômes au Mali (niveau de diplôme allant du baccalauréat au doctorat). À Paris, les enquêtés sont placés durablement en bas de la hiérarchie des métiers, des métiers en inadéquation avec leur niveau de qualification. Mais ce déclassement socioprofessionnel n’est pas le résultat de leur immigration en France. La mobilité sociale descendante débute dans le Mali des années 90 alors que le pays traverse une crise qui gèle les possibilités d’ascension professionnelle et familiale de mes interlocuteurs. La première partie de l’exposé est consacrée aux caractéristiques fondamentales de leur milieu social de départ : l’origine urbaine, la dette intergénérationnelle et le diplôme. La seconde partie porte sur les logiques d’intégration qui conduisent les enquêtés à occuper le bas de la structure sociale française. La dernière partie propose une analyse des enjeux sociologiques de leurs situations d’emploi en France et au Mali. Ces enjeux seront abordés à travers la notion de déclassement, ce qui appelle à réfléchir sur ses conditions d’usage lorsqu’elle est appliquée à une population migrante.

2013


  • Mahut David (2013) « Les Bamakois diplômés de Paris, ethnographie d’une petite bourgeoisie en déclassement » (communication orale), présenté à Les Lundis de l'INED, Institut National d'Etudes Démographiques. http://www.ined.fr/fr/actualites/rencontres-scientifiques/les-lundis/les-bamakois-diplomes-de-paris-ethnographie-d-une-petite-bourgeoisie-en-declassement/.
    Résumé : Cette présentation s’appuie sur une enquête ethnographique menée entre 2007 et 2012 auprès d’un groupe de migrants bamakois et diplômés résidant à Paris. L’objectif est de reconstituer les itinéraires biographiques de ces migrants africains aux propriétés sociales spécifiques : ce sont des urbains issus de la petite bourgeoisie bamakoise, ils maîtrisent le français et tous ont obtenu leurs diplômes au Mali (niveau de diplôme allant du baccalauréat au doctorat). Très majoritairement ouvriers ou employés à Paris, les enquêtés sont placés durablement en bas de la hiérarchie des métiers, des métiers qui sont en inadéquation avec leur niveau de qualification. Mais ce déclassement socioprofessionnel n’est pas la conséquence de leur immigration en France. La mobilité sociale descendante débute dans le Mali des années 90 alors que le pays traverse une crise qui gèle les possibilités d’ascension professionnelle et familiale de mes interlocuteurs. La première partie de l’exposé est consacrée à la définition du capital pré-migratoire des personnages de l’enquête (les dispositions sociales d’avant l’émigration) et aux raisons qui les ont poussés au départ. Je m’arrêterai spécialement sur les trois caractéristiques fondamentales de leur milieu d’origine : l’origine urbaine, la dette intergénérationnelle et le diplôme. La seconde partie porte sur quelques-unes des logiques d’intégration qui conduisent les enquêtés à occuper les positions basses de la structure sociale française : prise en charge partielle du réseau familial d’accueil, segmentation juridique du marché du travail selon le critère de nationalité, développement continu des formes précaires d’emploi depuis les années 80, etc. La troisième et dernière partie propose une analyse des enjeux sociologiques de leurs situations d’emploi dans la société d’immigration (reproduire en France leur condition de vie originelle par exemple) et d’émigration (répondre à l’exigence de la dette familiale par le biais des transferts financiers notamment). Ces enjeux seront abordés à travers la notion de déclassement, ce qui appelle à réfléchir sur les conditions d’usage de ce terme lorsqu’il est appliqué à une population migrante.

  • Mahut David (2013) « Joffre Dumazedier », Anamnèse, 0-3 (décembre), p. 39-46. (Petite anthologie des auteurs oubliés). http://www.afs-socio.fr/node/2828.

2012

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