Publications des membres du Ceped

2018


  • Temporal Franck, Beaugendre Carole et Marie Claude Valentin (2018) « Les familles transnationales des immigrés de Guyane : quelles réalités ? », in Familles en transformation Quand les modes de construction familiale se réinventent, éd. par Jean-Paul Sanderson et Michel Oris, AIDELF, Paris. ISBN : 978-2-9521220-7-8.
    Résumé : Cette recherche analyse les situations de familles transnationales vécues par les populations immigrées de Guyane (principalement originaires du Surinam, Brésil et Haïti) à partir des données de l’enquête Ined-Insee, Migrations, Famille et Vieillissement (MFV), menée en 2009-2010 auprès d’un échantillon de 16 000 personnes dans les départements d’outre-mer (Dom) dont 4100 en Guyane. Le premier objectif est de quantifier et décrire les familles transnationales. Pour cela nous présentons la taille, la composition et les lieux de vie du réseau familial des immigrés de Guyane et constatons que ceux-ci varient sensiblement selon le sexe, l’âge et l’origine des immigrés. Les immigrés originaires du Surinam ont notamment un réseau familial plus étendu en raison d’une descendance nombreuse mais ils connaissent moins une situation de famille transnationale ou de famille à distance que les originaires d’Haïti et du Brésil. Un autre objectif est de mieux comprendre les pratiques transnationales des immigrés (fréquence des contacts avec la famille au pays d’origine, suivi de l’information locale via les médias ou internet et transferts financiers). Les liens avec le pays d’origine sont globalement forts pour les immigrés de Guyane, seuls les migrants du Surinam se distinguent par des contacts plus ténus. Le fait d’envoyer de l’argent au pays varie très sensiblement selon l’origine des immigrés, les originaires d’Haïti et du Brésil ont une probabilité d’envoyer des transferts beaucoup plus forte que ceux du Surinam. Le sexe et la durée d’installation des immigrés ont également des effets sensibles sur les transferts.

2017

  • Breton Didier, Temporal Franck, Marie Claude Valentin et Varieras F. (2017) « Migration et fécondité à Mayotte », Communication orale présenté à Naissances au Sud, Naissances au Nord : quelles convergences ?, octobre 4, Nanterre.
  • Temporal Franck, Breton Didier, Marie Claude Valentin et Mullan Yasser (2017) « Effects of migrations on the development of the Comoros and Mayotte Islands » (Communication orale), présenté à XXVIII International Population Conference, Cape Town, South Africa.
    Résumé : L’île de Mayotte, devenue le 101ème département français en mars 2011, a connu une évolution statutaire qui la distingue des trois autres îles de l’archipel des Comores, constituées en état indépendant depuis 1975. Le niveau de développement de Mayotte, bien que très en dessous de la moyenne française, est plus élevé que celui des îles voisines ce qui est un déterminant essentiel de la migration des Comores vers Mayotte. L’immigration Comorienne vient renforcer la forte croissance démographique de l’île (3 % en moyenne). Les étrangers résidant à Mayotte, principalement des Comoriens, représentent 40 % de la population générale. Dans les classes d’âges les plus jeunes, leur poids est bien supérieur. S’appuyant sur l’exploitation des données inédites de l’enquête Ined-Insee « Migrations Famille et vieillissement » cette communication estime les effets directs et indirects (surfécondité des étrangers et poids des descendants de migrants) de l’immigration étrangère sur les dynamiques démographiques et familiales. Nous montrons que les migrations (arrivées d’étrangers et départs des natifs) entraînent une recomposition sociale importante de la population mahoraise qui impacte la cohésion sociale et constitue un frein au développement. Les conditions de vie des migrants sont particulièrement difficiles et les liens entretenus avec les Comores sont forts. L’enjeu de cette communication est d’abord d’interroger les liens entre migrations et développement dans les îles et de discuter la pertinence du modèle MIRAB développé dans les années 1980 (Bertram & Watters, 1986). Notamment, dans les îles des Comores du point de vue des transferts financiers des migrants comoriens vers l’Union de Comores (R) mais aussi du point de vue des transferts financiers de l’Etat français vers Mayotte (A) et de l’hypertrophie du secteur tertiaire (B). Il s’agit également d’apporter un éclairage nouveau sur les populations immigrées des Comores vivant à Mayotte, du point de vue de leurs conditions de vie, de leurs comportements familiaux et de leur dynamique migratoire, à partir des données de l’enquête « Migrations, Famille et vieillissement - MFV».
    Mots-clés : Comores, DEVELOPPEMENT, immigration, Mayotte.

2016

  • Temporal Franck, Beaugendre Carole et Marie Claude Valentin (2016) « Les familles transnationales en Guyane : quelles réalités ? » (Communication orale), présenté à XIXe Colloque international de l’AIDELF Configurations et dynamiques familiales, Université de Strasbourg.
    Résumé : Dans un contexte marqué par l’intensification des migrations internationales, la question se pose de leurs répercussions sur les dynamiques et configurations familiales. Ces mouvements migratoires ont favorisé l’émergence du modèle de « famille transnationale », caractérisé par la dispersion de ses membres à travers les frontières et par le maintien actif de contacts entre eux . La Guyane, département d’outre-mer qui détient, avec Mayotte, l’une des plus fortes proportions d’immigrés de l’ensemble du territoire national (30 % en 2009, dont 85 % sont originaires du Surinam, du Brésil et d’Haïti), offre un exemple éclairant de la diversité des stratégies migratoires et de leur impact sur les dynamiques familiales. Alors que l’immigration guyanaise se féminise progressivement (53 % de femmes parmi les immigrants en 2009 contre 46 % en 1990), les immigrants brésiliens, arrivés plus récemment, sont majoritairement des hommes , témoignant de stratégies migratoires différentes selon l’origine, et probablement d’impacts différents sur la vie des familles. Cette communication vise à analyser les situations de familles transnationales vécues par les immigrés en Guyane : Qui sont les membres de la famille restés dans le pays d’origine ? Quels contacts ces immigrés entretiennent-ils avec ceux restés au pays (visites, téléphone, lettre mais aussi transferts financiers) et quels liens gardent-ils avec leur pays d’origine (lecture de journaux, financement de projets, etc.) ? Avec qui sont-ils arrivés ? Ont-ils été rejoints par des membres de leur famille ? Nous nous interrogerons également sur les facteurs (pays d’origine, sexe, âge, période d’installation) favorisant ou non le fait de « vivre une famille transnationale ». Les choix de migrer seul ou en couple, avec ou sans enfant, relèvent de stratégies migratoires spécifiques qui influent sur les configurations familiales. L’ambition de cette communication est de mieux comprendre les relations croisées entre parcours migratoires et parcours familiaux à partir d’une analyse des familles transnationales des populations immigrées de Guyane et de leurs dynamiques. Pourquoi des hommes, des femmes et des enfants « font et défont famille » et recomposent des liens de parenté (d’alliance, de filiation) entre plusieurs espaces ? Qui sont les individus concernés et quelles sont les conséquences sociales de ces réalités familiales pour les membres de la famille ? Pour cela, nous mobiliserons, pour l’essentiel, les données de l’enquête Ined-Insee « Migrations, Famille et Vieillissement (MFV) » menée en 2010 dans les quatre départements d’outre-mer historiques auprès d’un échantillon de 16 000 personnes (dont 4 000 en Guyane). Ces données permettent d’analyser les parcours familiaux, migratoires et leurs interactions. Nous analyserons les éléments sur les immigrés en Guyane et leur parcours mais aussi les informations sur les membres de la famille (enfants, conjoints, parents) ne résidant pas en Guyane au moment de l’enquête. Ces données quantitatives pourront être utilement complétées par les données issues de la post-enquête qualitative menée en Guyane en 2013 auprès de 60 immigrants originaires du Brésil, du Surinam et d’Haïti.

2015



  • Temporal Franck et Marie Claude Valentin (2015) « Les migrations des natifs des DOM : une sélection accrue au bénéfice de la France métropolitaine », in Mobilités ultramarines, éd. par Philippe Vitale, Paris : Archives contemporaines, p. 263. ISBN : 978-2-8130-0131-3. http://pub.lucidpress.com/MobilitesUltramarines/.
    Mots-clés : Insertion, mobilité, Outre-mers.
    Note Note
    <p>Papers from a colloquium held at the Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme, Aix-en-Provence, Oct. 13-14, 2011</p>

2011



  • Marie Claude Valentin et Temporal Franck (2011) « Les DOM : terres de migrations », Espace populations sociétés, 2011/3 (3), p. 475-491. DOI : 10.4000/eps.4652. http://eps.revues.org/4652.
    Résumé : Particulièrement forte au cours des décennies passées, la croissance démographique des départements d’outre-mer (Dom) connaît aujourd’hui une évolution plus différenciée. Si son rythme demeure soutenu à La Réunion et plus encore en Guyane, il n’en va plus de même aux Antilles, où il est désormais inférieur à la moyenne métropolitaine. Cet article propose une étude originale des déterminants de cette croissance démographique, de ses composantes et de ses variations dans chacun des quatre départements. Il accorde une place privilégiée aux conséquences des migrations sur la recomposition de la population de ces territoires selon l’âge, le sexe et l’origine des individus. Depuis les débuts de la colonisation, les migrations ont joué un rôle déterminant dans le peuplement des DOM, en répondant d’abord à des impératifs économiques. Ce trait demeure et constitue toujours une composante essentielle de leur dynamique démographique et sociale Il explique, notamment, l’émigration en Métropole d’une part importante des actifs de ces départements et, notamment, des plus diplômés. Les effets des mouvements croisés de départs et retours des natifs et d’arrivées de populations nouvelles dans chacun des départements sont évalués à partir d’une exploitation des recensements de population dans les Dom et en Métropole. Mais, parce que ces recensements n’offrent qu’une vision partielle de ces migrations, nous avons initié une enquête spécifique : Migration, Famille et Vieillissement (MFV) qui autorise, pour la première fois, une connaissance des dynamiques sous-jacentes à chacun de ces mouvements et notamment celle relative aux « migrants de retour » dans leur département, après un séjour durable en Métropole.
    Mots-clés : départements d’outre-mer, migration, natifs de retour, originaires, transition démographique.
  • Robin Nelly, Ndiaye Mandiogou et Marie Claude Valentin (2011) Programme OMAE, « Observatoire des migrations internationales ouest-africaines au service d'une coopération renouvelée entre l'Afrqiue de l'Ouest et l'UE, Programme européen, Bruxelles : EuropAid, 68 p.
    Résumé : L’exigence d’une mesure des migrations internationales dans les pays du sud est une préoccupation grandissante de la communauté scientifique, des autorités politiques et administratives des Etats, comme des instances internationales. Pour y répondre, en Afrique de l’Ouest , on ne dispose pour l’essentiel que des estimations issues des recensements de populations qui en réalité ne sont conçus ni pour ce type d’évaluation ni pour une analyse fine des mouvements migratoires, tout particulièrement dans les pays du Sud. Néanmoins, faute de données plus pertinentes, les recensements demeurent en Afrique de l’ouest une des principales sources d’information sur ce sujet. C’est dire combien pour satisfaire les besoins en cette matière, les données censitaires méritent d’être complétées par des enquêtes traitant spécifiquement des migrations internationales autant que par la valorisation des données nationales, souvent méconnues et inexploitées dont la qualité est sous-estimée. C’est l’objectif que s’est fixé le Programme OMAE avec le projet de création d’un Observatoire des migrations internationales ouest-africaines au service d’une coopération renouvelée entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne ». Il s’agit de concevoir et de promouvoir un outil scientifique nouveau susceptible d’améliorer la connaissance des mobilités et d’aider la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ses Etats-membres dans la définition de politiques publiques respectueuses à la fois des enjeux de souveraineté nationale et du droit des migrants. Un outil susceptible d’aider ces Etats à réguler, organiser et faciliter les migrations, en fonction de leurs potentiels de développement et en assurant une complémentarité des circulations Sud-Sud/Sud-Nord/Nord-Sud Conquérir une autonomie de négociation avec les pays du nord ? La question de départ était : de quels outils disposent les pays du sud pour réfléchir aux enjeux des migrations et renforcer leur pouvoir de décision face aux orientations de politiques publiques qu’on tente de leur imposer de l’extérieur. L’injonction implicite des pays d’immigration en cette matière peut se résumer ainsi : «Les indicateurs nous les détenons et nous allons vous indiquer ce que vous devez faire ». Aux uns la sophistication des moyens de connaissance, aux autres l’absence de données sur leurs propres réalités, avec pourtant obligation pour ces derniers de mettre en œuvre une politique décidée sans eux. L’ambition du programme OMAE était de refuser cette subordination a priori. Dans le cas particulier de la CEDEAO, le souhait était que ces questions politiques majeures intéressant chacun des Etats-membres, puissent être d’abord discutées par leurs instances politiques, avant d’en débattre - sur un pied d’égalité - avec celles du Nord. Non avec l’a priori d’une opposition systématique ni avec la volonté d’affirmer que la vérité des uns ne saurait, par principe, être celle des autres. Mais, plus positivement, pour soumettre à une discussion critique rationnelle les sujets et propositions en débat, en vérifiant la pertinence des thèses et analyses avancées, des suggestions formulées ou des programmes d’action proposés. Cela aussi fait partie du débat démocratique. C’est aussi cela l’esprit de ce programme. D’autant que comme le rappelle F.Heran « Il n’est guère possible de limiter l’analyse au seul point de vue du pays d’accueil, tant il est vrai que la politique migratoire de ce dernier retentit sur les comportements migratoires du pays d’origine ». L’expérience d’informatisation des administrations compétentes en ces matières, conduite au Sénégal, montre qu’il est possible de relever ce défi qui vise à produire, au sein d’un observatoire scientifique, une information statistique inédite susceptible d’éclairer les processus migratoires dans l’espace de la sous région. Conçu comme un Système d’Information Décisionnel (SID), la pertinence de ce nouvel outil sera illustrée par l’analyse de données frontalières ou judiciaires contextualisées, complétées ou affinées par des résultats d’enquêtes qualitatives. L’objectif ici n’est pas de fournir une estimation quantitative des migrations et de leurs effets mais de comprendre les processus qui les sous-tendent et la relation qui se noue entre le droit, les migrations et les évolutions de la société considérée.
    Mots-clés : AFRIQUE DE L'OUEST, bases de données, corpus juridique, migrations, observatoire, POLITIQUE MIGRATOIRE, trafic, traite, union européenne.


  • Temporal Franck, Marie Claude Valentin et Bernard Stéphane (2011) « Insertion professionnelle des jeunes ultramarins : Dom ou métropole ? », Population, 66 (3-4), p. 555-600. DOI : 10.3917/popu.1103.0555. http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/61407/telechargement_fichier_fr_popf1134_temporal_marie_bernard.pdf.
    Résumé : Depuis un demi-siècle, les départements d'outre-mer (Dom) sont le théâtre de mouvements migratoires intenses où se croisent départs et retours des natifs des DOM et de populations nées en France métropolitaine ou à l'étranger. L'émigration des natifs des DOM, principalement orientée vers la métropole, a pour caractéristique majeure de concerner quasi exclusivement des individus en âge de travailler motivés par les études et l'emploi. Cette étude mesure l'ampleur et décrit la complexité de ces migrations, en s'attachant aux mécanismes de sélection à l'œuvre au départ comme au retour, notamment selon le niveau de diplôme. Il s'agit aussi d'évaluer les conditions de l'insertion des natifs des DOM pendant leur migration et d'apprécier les bénéfices qu'en tirent ceux qui reviennent, en particulier pour les plus jeunes (18 à 34 ans) par comparaison à leurs aînés (35 à 64 ans), afin d'éclairer les évolutions qui, d'une catégorie d'âge à l'autre, ont marqué cette tradition durable et forte de migration. Les résultats inédits des enquêtes Migrations, famille et vieillissement (MFV) et Trajectoires et origines (TeO), associés aux données des recensements dans les DOM et en métropole, offrent la possibilité d'analyses détaillées de la population des natifs des DOM quel que soit leur lieu de résidence, et ainsi de mieux comprendre les dynamiques en cours.

2009

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