Publications des membres du Ceped

2021

2020

  • Daghmi Fathallah et Gérard Etienne (2020) « Introduction », in Penser les migrations pour repenser la société, éd. par Thomas Lacroix, Fathallah Daghmi, Françoise Dureau, Nelly Robin, et Yann Scioldo-Zürcher, Tours : Presses Universitaires François Rabelais de Tours, p. 89-93. (Migrations).


  • Lacroix Thomas, Dagmi Fathallah, Dureau Françoise, Robin Nelly et Scioldo-Zürcher Yann, ss la dir. de (2020) Penser les migrations pour repenser la société, Tours, France : Presses Universitaires François Rabelais, 316 p. (Migrations). ISBN : 978-2-86906-735-6. https://pufr-editions.fr/produit/penser-les-migrations-pour-repenser-la-societe/.
    Résumé : Les migrations internationales contribuent à définir l’État et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu’ils rencontrent dans les espaces qu’ils traversent, sinon investissent. De l’Europe au continent américain en passant par l’Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d’éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu’aux multiples échelles servant à l’analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d’autres termes, penser les migrations est « un moyen de penser la société », au-delà de la question du contrôle des frontières par les États, à laquelle elles sont trop souvent réduites.

  • Petit Véronique et Robin Nelly (2020) « Les circulations transnationales, un des éléments-clés de la gestion de la crise du coronavirus en Afrique », Le Monde afrique, juin 2. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/02/les-circulations-transnationales-un-des-elements-cles-de-la-gestion-de-la-crise-du-coronavirus-en-afrique_6041551_3212.html.

  • Petit Véronique et Robin Nelly (2020) « Covid-19 et migrations en Afrique : la réduction des mobilités, une riposte efficace ? », The Conversation, mai 31. https://theconversation.com/covid-19-et-migrations-en-afrique-la-reduction-des-mobilites-une-riposte-efficace-139283.
    Résumé : Les circulations transnationales constituent l’un des éléments clés de la gestion de la crise du Covid-19 en Afrique. Dans cet article, nous proposons une analyse cartographique de l’origine des premiers cas détectés dans les pays africains et des enjeux de la fermeture des frontières dans un environnement de fortes mobilités.

  • ROBIN Nelly (2020) « Barcelone ou la mort » : au Sénégal, des femmes et des hommes en quête d’avenir », The Conversation, novembre 26. https://theconversation.com/barcelone-ou-la-mort-au-senegal-des-femmes-et-des-hommes-en-quete-davenir-150146.
    Résumé : Depuis le mois de septembre 2020, l’ampleur des départs en pirogue d’émigrants du Sénégal vers les îles Canaries a interpellé les politiques et ému l’opinion publique, informée des naufrages répétés et des pertes en vies humaines au large de Dakar.Cet article, tiré de l’étude « Immobilité sociale versus mobilité sociale – Les causes profondes de l’émigration internationale », entend déconstruire les idées reçues sur les causes de l’émigration et faire entendre le point de vue subjectif des acteurs de la migration afin de rendre compte des conditions dans lesquelles se construit la décision d’émigrer.

  • ROBIN Nelly (2020) « L’émigration des jeunes, un nouvel enjeu social pour le Sénégal », The Conversation, novembre 25. https://theconversation.com/lemigration-des-jeunes-un-nouvel-enjeu-social-pour-le-senegal-150310.
    Résumé : Depuis l’automne, l’archipel des îles Canaries connaît une forte accélération des arrivées de migrants subsahariens, candidats à l’immigration en Europe. Plus de 2 000 ont accosté en seulement deux jours, début novembre. Parmi eux, des mineurs sénégalais. Leur présence questionne les logiques habituelles de l’émigration sénégalaise et interroge ce désir de partir coûte que coûte au péril de sa vie.

2019

  • Bacon Lucie et Robin Nelly (2019) « La fabrique du parcours migratoire sur les routes transsahariennes et balkaniques », Conférence présenté à Festival international de géographie, octobre 4, Saint-Dié des Vosges.
    Mots-clés : Afrique de l'Ouest, Balkans, externalisation, parcours migratoire, politique migratoire, route.

  • Boully Hervé, Julien Emmanuel, Klingler Cecile et Robin Nelly (2019) « Les migrants africains privilégient l'Afrique ». https://www.larecherche.fr/data-population/les-migrants-africains-privilégient-lafrique-0.
    Résumé : Les Africains ne représentent que 14% des migrants mondiaux. Qui plus est, ceux d'origine subsaharienne migrent principalement à l'intérieur du continent africain, dans leur région d'origine.
  • Robin Nelly (2019) « Présidentielle au Sénégal en 2019 : le vote de la Diaspora, « ici et là-bas ». » (Communication orale), présenté à Festival Printemps des cartes, Université de Poitiers, Département de Géographie, Espace Mendès France, UMR Migrinter (CNRS), MJC Claude Nougaro- Montmorillon.
  • Robin Nelly (2019) « Les causes profondes de l’émigration dans la région du Processus de Rabat », présenté à Réunion Thématique du Processus de Rabat, ICMPD, Bruxelles.
  • Robin Nelly (2019) « The root causes of migration in the Rabat Process region » (Communication orale), présenté à European Development Days, EDD, Brussels.
  • Robin Nelly (2019) « Fabrique des réseaux de traite et parcours migratoires de l’Afrique subsaharienne au marché européen de la prostitution » (Communication orale), présenté à Colloque Traite des êtres humains : de la diversité des pratiques à la qualification juridique, Université de bordeaux, CNRS, Mission de recherche Droit et Justice.

  • Robin Nelly et Louis Pierre-Yves (2019) « Une mobilité singulière. Les mineur-e-s de l'Afrique subsaharienne aux rives sud de la Méditerranée. », in Etudier les migrations internationales, éd. par Y. Scioldo-Zürcher, Marie-Antoinette Hily, et Emmanuel Ma Mung, Presses universitaires François-Rabelais, Tours, p. 87-115. (Migrations). ISBN : 978-2-86906-695-3.


  • Thivent V., Guérin Isabelle, Roubaud François, Guilmoto Christophe Z., Razafindrakoto Mireille, Pilon Marc, Léglise Isabelle, Le Meur Pierre-Yves, Ouattara Fatoumata, Seignobos Christian, Chauveau Jean-Pierre, Léonard Eric, Guillaud Dominique, Froment Alain, Robin Nelly, Agier Michel, Bava Sophie, Desgrées du Loû Annabel, Gubert Flore, Delaporte Eric, Jourdain Gonzague, Dumont Alexandre, Trèche Serge, Berger Jacques, Traissac Pierre, Delaunay Valérie, Robert Vincent, Darriet Frédéric, Sokhna Cheikh, Cot Michel, Peeters Martine, Leroy Eric, Desclaux Alice, Hougard Jean-Marc, Paugy Didier, Boussinesq Michel, Solano Philippe, Missé Dorothée, Gouagna Louis-Clément, Lemesre Jean-Loup, Banuls Anne-Laure, Menkes Christophe, Mangeas Morgan, Sultan Benjamin, Condom Thomas, Gosset Marielle, Janicot Serge, Nocquet Jean-Mathieu, Le Pennec Jean-Luc, Hardy Sébastien, Charvis Philippe, Hello Yann, Bonnet Emmanuel, Strady Emilie, Point David, Ollivier Bernard, Biegala Isabelle, Feller Christian, Valentin Christian, Giraud Eric, Blanchart Eric, Montoroi Jean-Pierre, Cecchi Philippe, Albergel Jean, Vouillamoz Jean-Michel, Simonneaux Vincent, Boulet Gilles, Ruf Thierry, Michon Geneviève, Boutrais Jean-Baptiste, Emperaire Laure, Duponnois Robin, Boulanger Jean-Philippe, Hébrard Eugénie, Verdier Valérie, Szurek Boris, Le Rü Bruno, Calatayud Paul-André, Dangles Olivier, Aberlenc Frédérique, Roussos Sevastianos, Dobigny Gauthier, Legendre Marc, Gaertner Daniel, Chavance Pierre, Bach Pascal, Bertrand Arnaud, Vialard Jérôme, Merle Jacques, Voituriez Bruno, Bourles Bernard, Penven Pierrick, Lebel Thierry, Mahé Gil, Descroix Luc, Chevallier Pierre, Calmant Stéphane, Turcq Bruno, Favreau Adrien, Rajot Jean-Louis, Pélissier Rapha\¨el, Cury Philippe, Rodolfo-Metalpa Riccardo, Tricornot Hervé de, Simard Frédéric, Etard Jean-François, Taverne Bernard, Fournet Florence, Drogoul Alexis, Souris Marc, Simier Monique, Bonnin Marie, Ghesquière Alain, Hamon Serge, Vigouroux Yves, Gonzalez Sophie, Molino Jean-François, Bourdy Geneviève, Moretti Christian, Ottino Garanger Pierre, Valdez Francisco, Antheaume Benoît et Gratiot Nicolas (2019) Science et développement durable : 75 ans de recherche au Sud, éd. par Marie-Lise Sabrié, Thomas Mourier, et Corinne Lavagne, IRD, 224 p. ISBN : 978-2-7099-2737-6. http://www.documentation.ird.fr/hor/fdi:010075823.
    Résumé : Comment, depuis plusieurs décennies, la recherche scientifique contribue-t-elle au développement des pays du Sud ? À travers plus de 100 succès emblématiques de la recherche en partenariat, cet ouvrage nous plonge au coeur des grandes questions de développement : oeuvrer pour des sociétés plus justes, lutter contre les maladies, faire face aux risques naturels, mettre en place une agriculture durable garantissant la sécurité alimentaire, préserver la biodiversité, partager les savoirs... Il montre ainsi comment la recherche contribue à l'amélioration des conditions de vie et à la préservation de l'environnement dans les pays en développement, en soulignant le rôle de la science pour répondre aux défis du monde actuel et à venir. Composé de textes courts, didactiques et richement illustrés, il s'adresse à tous les publics.
    Mots-clés : COOPERATION SCIENTIFIQUE, DEVELOPPEMENT DURABLE, IRD, MONDE, RECHERCHE.

2018


  • Aumond Florian et Robin Nelly, ss la dir. de (2018) Parcours migratoires, privation de liberté et vulnérabilité, Migrinter, Université de Poitiers, 3-71 p. (Jeunes et Mineurs en mobilité). https://omm.hypotheses.org/files/2018/12/JMM3-VL.pdf.

  • Aumond Florian et Robin Nelly (2018) « Parcours migratoires, privation de liberté et vulnérabilité », Jeunes et Mineurs en mobilité, 3, p. 5-6. (Jeunes et Mineurs en mobilité). https://omm.hypotheses.org/files/2018/12/JMM3-VL.pdf.

  • Bacon Lucie et Robin Nelly (2018) État de l'art : les causes profondes de la migration irrégulière dans la région du Processus de Rabat, 24 p. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01914114.
    Résumé : Lucie Bacon et Nelly Robin ont réalisé, en mai 2018, un État de l’art sur "Les causes profondes de la migration irrégulière dans la région du Processus de Rabat". Ce panorama des productions existantes au sujet des « causes profondes » des « migrations irrégulières » propose de repenser la conception qui sous-tend l’approche globale sur la question des migrations mise en œuvre dans le cadre du Processus de Rabat, et qui considère la migration irrégulière comme un problème, dont les causes seraient identifiables, et contre lesquelles il serait possible de lutter grâce à l’aide au développement. L’approche actuelle envisage deux volets: le premier consiste à adopter des mesures sécuritaires, notamment l’externalisation du contrôle des frontières de l’Union Européenne (UE) ; le second, pensé sur le long terme, entend s’attaquer aux facteurs qui motivent le départ des migrants. Ceux-ci peuvent être économiques (pauvreté, crise économique, poids de la dette extérieure), démographiques (accroissement de la population, croissance urbaine), environnementaux (sécheresse, pression sur les ressources naturelles), ou encore politiques (coup d’État).Afin de détourner les populations des pays d’origine de leur projet migratoire, des instruments spécifiques ou de l’aide au développement sont mis à contribution. Cependant, malgré ces deux volets, les migrations irrégulières subsistent. Face à cette impasse, des travaux scientifiques proposent une autre approche. Cette remise en cause passe d’abord par la mise en lumière du caractère partial de cette conception, qui considère les migrations dans une logique « Sud-Nord », ne prenant pas suffisamment en compte les migrations intra-africaines. Or, celles-ci sont très importantes entre les pays africains du Processus de Rabat : il y existe une logique de libre circulation propre au fonctionnement des espaces de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale), qui demeure bien souvent lorsque les déplacements se dirigent vers les pays du Maghreb, en raison de l’existence d’accords bilatéraux entre les États membres de la CEDEAO et de la CEEAC d’une part, et les États du Maghreb d’autre part. Or, il est primordial de prendre en compte ces mouvements intra-africains ainsi que les bénéficies liés à la libre circulation. En effet, il a été démontré que la migration a tendance à accroitre le développement des pays d’origine, notamment via les transferts de fond et les créations d’emplois par les migrants. Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale, en 2017, le montant des transferts de fonds des migrants vers les pays à faible et moyen revenus s’élève à 466 milliards de dollars, un chiffre bien supérieur à celui de l’aide publique au développement. Par ailleurs, la notion de « causes profondes de la migration irrégulière » peut poser problème car elle opère une distinction entre migrations régulières et irrégulières qui ne correspond pas à la réalité : il n’y a pas de causes profondes de la migration régulière d’un côté, et de causes profondes de la migration irrégulière de l’autre. Il y a, au départ, un projet migratoire et une décision de partir, et c’est uniquement dans la mise en œuvre du parcours migratoire que la migration peut devenir – éventuellement – irrégulière. De plus, la lutte contre les « causes profondes » est sous-tendue par une logique déterministe, qui ne permet pas de saisir la complexité de la démarche migratoire : en effet, ce raisonnement nous conduit à considérer les migrants soit comme des « objets balistiques mus par les différentiels des niveaux de vie entre pays émetteurs et pays récepteurs », donc comme des « agents n’ayant aucune prise sur leurs actions », soit comme des « calculateurs acharnés visant à maximiser leurs gains », « [connaissant] à l’avance [les] effets de leurs actions » . L’étude proposée invite au contraire à considérer le migrant comme un individu autonome, mu par des motivations plus complexes qu’une volonté d’échapper à la pauvreté. La notion de projet migratoire, en constante réévaluation et reconfiguration lors de la mise en œuvre de la migration, permet de mieux appréhender les parcours des migrants. Elle propose de prendre en compte les modifications qui ont lieu au court de la migration, et de redonner une place aux membres du groupe d’appartenance de l’acteur-migrant dans les prises de décisions qui orientent son parcours. Ce panorama réalisé par Lucie Bacon et Nelly Robin propose donc une approche novatrice des mouvements migratoires au sein des pays membres du Processus de Rabat, selon laquelle une des solutions réside dans le maintien de la libre circulation, qui favorise le développement économique et l’équilibre politique de ces régions.
    Mots-clés : DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, EPISTEMOLOGIE, flux migratoire, Migrations internationales, NIVEAU DE VIE, POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT, RELATIONS NORD SUD.


  • Robin Nelly (2018) « L’élection présidentielle de 2019 au Sénégal: Les pratiques électorales entre permanences, opportunités et ruptures », Afrique contemporaine, N°267-268 (3), p. 187. DOI : 10.3917/afco.267.0187. http://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2018-3-page-187.htm?ref=doi.
    Résumé : L’élection présidentielle de 2019 constitue un tournant dans l’histoire politique du Sénégal : le parrainage citoyen est introduit, les partis historiques n’ont pas de candidat et le vote de la diaspora est considéré comme un véritable enjeu. La cartographie, pensée ici comme un « opérateur de découverte » en sciences politiques, nous livre une première analyse des dynamiques qui ont animé l’élection présidentielle de 2019. The 2019 presidential election was a turning point in Senegal’s political history: citizen sponsorship was introduced, the historical parties fielded no candidates, and the vote of the diaspora was considered to have an important impact. Cartographic analysis, conceived of here as a ‘means of discovery’ in political science, provides the foundations for an initial analysis of the dynamics that shaped the 2019 presidential election.

  • Robin Nelly (2018) « Parcours migratoire et « territoires archipéliques » », Jeunes et Mineurs en mobilité, 3, p. 43-46. (Jeunes et Mineurs en mobilité). https://omm.hypotheses.org/files/2018/12/JMM3-VL.pdf.
    Résumé : Les migrants partagent des itinéraires jalonnés de lieux et évolue dans un ou des collectif(s) mais chaque parcours migratoire reste singulier. Toutefois, l’usage « générique » actuel du terme route, par les politiques et les médias, masque ce qu’il y a de singulier et d’unique dans l’expérience migratoire, et laisse à penser que les parcours de chacun seraient devenus uniformes. Il n’en est rien, bien sûr.Dans ce contexte, il paraît utile de questionner le concept de « parcours migratoire » qui donne à comprendre l’épaisseur humaine, les temporalités et la dimension probabiliste des processus à l’œuvre sur les routes de la migration. Ce concept rend compte aussi des interactions socio-spatiales, plus largement des échanges entre les acteurs (migrants, policiers, douaniers, groupes criminels), et de la multiplicité parfois contradictoire (...) des moyens par lesquels les migrants se connectent à des collectifs. Pour le géographe, une telle approche du parcours renvoie « a priori » au référentiel épistémologique particulier de l’analyse spatiale. Toutefois, les segmentations qui fondent les initiatives des migrants tout au long de leur parcours, n’exclut pas de considérer que le parcours migratoire articule des « territorialités discontinues ». Et en sens, le concept de « Territoires archipels » paraît de plus en plus approprié pour représenter et analyser la structure et la dynamique des parcours migratoires actuels.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

  • Robin Nelly (2018) « Retour sur la fabrique du parcours migratoire au prisme de l’autonomie, dans un contexte de violences. » (Communication orale), présenté à Journée d’études autour des Travaux d’Emmanuel Ma Mung, Migrinter (CNRS/Université de Poitiers), Maison des Sciences de l’Homme et de la Société (MSHS) de Poitiers. http://migrinter.labo.univ-poitiers.fr/actualites/journee-detude-autour-des-travaux-demmanuel-ma-mung/.

  • Robin Nelly et Louis Pierre-Yves (2018) Une Mobilité d’une remarquable singularité : les mineur(e)s de l’Afrique subsaharienne aux rives sud de la Méditerranée, Working Papers du CEPED (37), Paris : CEPED, 22 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Depuis le milieu des années 1990, de nombreuses études ont été réalisées sur la migration indépendante des mi-neur-e-s ; elles portent essentiellement sur le contexte des pays d’accueil, notamment l’espace européen, et se struc-turent autour de trois aspects principaux : le statut juridique et le traitement légal de cette catégorie de migrants au plan international et national, le profil des mineur-e-s migrant-e-s arrivant en Europe et les raisons de leur migra-tion ; ce dernier volet est encore peu exploré, y compris concernant les mineur-e-s d’origine asiatique ou africaine, très présent-e-s en Europe. Ce Working Paper déplace l’observation dans les lieux de transit, là où se nouent et se dénouent les contraintes et les dangers de la migration L’objectif est de rendre compte des risques et des opportuni-tés autour desquels se construit l’expérience migratoire des mineur-e-s. Ici, cette question est abordée sous l'angle des mineur-e-s en transit dans la zone sahélo-saharienne, dont l'objectif est de rejoindre l’Union européenne. D’un point de vue méthodologique, la carte, objet de la géographie, et l’analyse statistique textuelle, saisie par les sciences mathématiques, sont mobilisées comme « opérateurs de découverte ». Ce dialogue entre les disciplines et les méthodes permet d’explorer le rapport que les mineur-e-s entretiennent avec les mots ; ce contenu « caché » donne à voir des alliages d’objets et de sujets inattendus, articulés à un réseau très enchevêtré d’incertitudes et d’opportunités. Ces réalités nouvelles invitent à considérer la mobilité des mineur-e-s sous un paradigme nouveau et quelque peu insolite entre territoires multisitués et pluriparentalité.

2017

2016

2015

2014

2013

2012

  • Robin Nelly et Ndiaye Mandiogou (2012) Jeunes filles et mobilités en Afrique de l’Ouest. De la migration à la circulation .., Recherche, USA : Population Council, 30 p.
    Résumé : migration des jeunes filles est souvent abordée sous l’angle de la domesticité ou sous celui de la prostitution, deux formes d’esclavage moderne. La majorité de ces travaux étudient les phénomènes migratoires soit en amont de la migration (milieu d’origine), soit en aval (milieu d’arrivée). Le parti pris de cette étude est quelque peu différent. Il s’agit de se départir d’une approche genrée et associée à des situations extrêmes, et d’aborder la migration des jeunes filles sous le signe de l’autonomie et de l’émancipation, sans exclure la prise en compte des risques et des dangers auxquels est exposée toute population migrante. De plus, en Afrique de l’Ouest , la frontière entre les pays se dissout souvent face aux pratiques des acteurs et à la tolérance des Etats membres de la CEDEAO . Dès lors, la dichotomie entre migration interne et migration internationale est toute relative. Les circulations nouvelles qui parcourent l’espace de la CEDEAO, et le Sahel en particulier, participent à ce renouvellement des dynamiques migratoires ouest-africaines ; les jeunes filles y sont étroitement associées. Leurs expériences migratoires soulignent l’importance du statut qui leur est accordé à chacune des étapes du parcours ; il détermine tout à la fois les pratiques des acteurs et les termes de leur protection. Nous avons donc choisi de considérer « la migration des jeunes filles » dans une dynamique de continuité, sans introduire de distinction formelle entre migration interne et migration internationale ; chacune des étapes du parcours, qu’elle soit synonyme d’émigration, d’immigration ou de transit, constitue un lieu d’observation privilégié de l’expérience migratoire, là où se nouent et se dénouent les enjeux de la migration. L’objectif est :  d’abord, d’identifier les déterminants de la migration des jeunes filles et de prendre en compte les stratégies des acteurs pour comprendre les logiques et les enjeux de leurs mobilités. • ensuite, de mettre en lumière le ou les statuts que le droit confère/ou devrait conférer à ces jeunes migrantes, en fonction de leur position migratoire et des ressources qu’elles mobilisent ou des contraintes qu’elles subissent ; • enfin, de définir la protection à laquelle elles peuvent prétendre en tant que migrantes.
    Mots-clés : migrations, jeunes filles, mineurs, afrique de l'ouest, trafic, traite.

2011

  • Ndiaye Mandiogou et Robin Nelly (2011) « L’expérience migratoire des Mineures à l'épreuve d'un conflit entre statut international et droit positif » (communication orale), présenté à Girls in Migration Collateral victims or actors of a world in motion?, Bruxelles.
    Résumé : Le travail exposé ici et la réflexion qui l’accompagne sont nés de deux recherches que nous avons initiées séparément mais menées simultanément en Afrique de l’Ouest : • une enquête auprès de Mineurs en transit au Sénégal, au Mali au Niger, en Algérie ou au Maroc et qui ont pour projet de rejoindre l’Union Européenne ; 266 biographies migratoires et récits de vie ont été recueillis de 2009 à 2010 ; • une analyse juridique des textes internationaux, régionaux et nationaux qui régissent les migrations internationales, à l’intérieur et aux frontières de l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), depuis les Indépendances. Ce travail vise à identifier les conflits potentiels entre les normes internationales, régionales et nationales et leur influence sur les parcours et les projets migratoires . Cette double approche permet d’interroger l’influence du « fait juridique » sur « l’expérience migratoire » des jeunes filles ; l’« expérience migratoire » est entendue ici comme la mobilisation des « savoir migrer », économiques, politiques et sociaux, tout au long du parcours et à chacune des étapes de la migration.
    Mots-clés : migrations internationales,jeunes filles, Afrique de l'Ouest, mineures isolées, droit international.
  • Robin Nelly (2011) « Interroger « le projet de migrer » : le paradoxe de la construction d’une continuité à l’épreuve des ruptures. Les migrants du Sahel. » (communication orale), présenté à Séminaire organisé par l’EHESS et le laboratoire Migrinter (CNRS, univ.Poitiers) sur le théme des Expériences migratoires, Paris.
    Mots-clés : migrations internationales, projet migratoire, Afrique de l'ouest, Union européenne, Sahel, Evénement.
  • Robin Nelly (2011) « Les circulations nouvelles au Sahel, une suite de vulnérabilités … ou de crises ? » (communication orale), présenté à Migrations et crises dans les pays du sud, Paris.
    Mots-clés : migrations internationales,crise, sahel, mineurs isolés, évènement, vulnérabilité.
  • Robin Nelly, Ndiaye Mandiogou et Marie Claude Valentin (2011) Programme OMAE, « Observatoire des migrations internationales ouest-africaines au service d'une coopération renouvelée entre l'Afrqiue de l'Ouest et l'UE, Programme européen, Bruxelles : EuropAid, 68 p.
    Résumé : L’exigence d’une mesure des migrations internationales dans les pays du sud est une préoccupation grandissante de la communauté scientifique, des autorités politiques et administratives des Etats, comme des instances internationales. Pour y répondre, en Afrique de l’Ouest , on ne dispose pour l’essentiel que des estimations issues des recensements de populations qui en réalité ne sont conçus ni pour ce type d’évaluation ni pour une analyse fine des mouvements migratoires, tout particulièrement dans les pays du Sud. Néanmoins, faute de données plus pertinentes, les recensements demeurent en Afrique de l’ouest une des principales sources d’information sur ce sujet. C’est dire combien pour satisfaire les besoins en cette matière, les données censitaires méritent d’être complétées par des enquêtes traitant spécifiquement des migrations internationales autant que par la valorisation des données nationales, souvent méconnues et inexploitées dont la qualité est sous-estimée. C’est l’objectif que s’est fixé le Programme OMAE avec le projet de création d’un Observatoire des migrations internationales ouest-africaines au service d’une coopération renouvelée entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne ». Il s’agit de concevoir et de promouvoir un outil scientifique nouveau susceptible d’améliorer la connaissance des mobilités et d’aider la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ses Etats-membres dans la définition de politiques publiques respectueuses à la fois des enjeux de souveraineté nationale et du droit des migrants. Un outil susceptible d’aider ces Etats à réguler, organiser et faciliter les migrations, en fonction de leurs potentiels de développement et en assurant une complémentarité des circulations Sud-Sud/Sud-Nord/Nord-Sud Conquérir une autonomie de négociation avec les pays du nord ? La question de départ était : de quels outils disposent les pays du sud pour réfléchir aux enjeux des migrations et renforcer leur pouvoir de décision face aux orientations de politiques publiques qu’on tente de leur imposer de l’extérieur. L’injonction implicite des pays d’immigration en cette matière peut se résumer ainsi : «Les indicateurs nous les détenons et nous allons vous indiquer ce que vous devez faire ». Aux uns la sophistication des moyens de connaissance, aux autres l’absence de données sur leurs propres réalités, avec pourtant obligation pour ces derniers de mettre en œuvre une politique décidée sans eux. L’ambition du programme OMAE était de refuser cette subordination a priori. Dans le cas particulier de la CEDEAO, le souhait était que ces questions politiques majeures intéressant chacun des Etats-membres, puissent être d’abord discutées par leurs instances politiques, avant d’en débattre - sur un pied d’égalité - avec celles du Nord. Non avec l’a priori d’une opposition systématique ni avec la volonté d’affirmer que la vérité des uns ne saurait, par principe, être celle des autres. Mais, plus positivement, pour soumettre à une discussion critique rationnelle les sujets et propositions en débat, en vérifiant la pertinence des thèses et analyses avancées, des suggestions formulées ou des programmes d’action proposés. Cela aussi fait partie du débat démocratique. C’est aussi cela l’esprit de ce programme. D’autant que comme le rappelle F.Heran « Il n’est guère possible de limiter l’analyse au seul point de vue du pays d’accueil, tant il est vrai que la politique migratoire de ce dernier retentit sur les comportements migratoires du pays d’origine ». L’expérience d’informatisation des administrations compétentes en ces matières, conduite au Sénégal, montre qu’il est possible de relever ce défi qui vise à produire, au sein d’un observatoire scientifique, une information statistique inédite susceptible d’éclairer les processus migratoires dans l’espace de la sous région. Conçu comme un Système d’Information Décisionnel (SID), la pertinence de ce nouvel outil sera illustrée par l’analyse de données frontalières ou judiciaires contextualisées, complétées ou affinées par des résultats d’enquêtes qualitatives. L’objectif ici n’est pas de fournir une estimation quantitative des migrations et de leurs effets mais de comprendre les processus qui les sous-tendent et la relation qui se noue entre le droit, les migrations et les évolutions de la société considérée.
    Mots-clés : AFRIQUE DE L'OUEST, bases de données, corpus juridique, migrations, observatoire, POLITIQUE MIGRATOIRE, trafic, traite, union européenne.
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