Publications des membres du Ceped

2022

  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Ndeye Pauline Dama, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Atteindre les populations clés et périphériques : une enquête téléphonique auprès des utilisateurs d'autotests de dépistage du VIH en Afrique de l'Ouest » (communication orale (poster discuté #PJ321), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs En Afrique de l'Ouest, les stratégies communautaires ciblant les populations clés (PC) telles que les travailleuses du sexe (TS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont considérablement amélioré leur accès au dépistage du VIH. Cependant, il demeure difficile d’atteindre une partie de ces populations (TS occasionnelles, HSH « cachés ») et leurs réseaux (pairs, partenaires sexuels, clients). Les kits d'autodépistage du VIH (ADVIH) peuvent être distribués aux PC pour leur usage personnel mais également pour une distribution secondaire à leurs pairs, partenaires et proches. Depuis 2019, le programme ATLAS met en œuvre une telle stratégie en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal, notamment auprès des TS et des HSH. Matériels et Méthodes Afin de préserver la confidentialité et l’anonymat que procure l’ADVIH tout en documentant le profil des utilisateurs, une enquête téléphonique a été réalisée. Entre mars et juin 2021, des dépliants ont été distribués avec les kits d’ADVIH, invitant les utilisateurs à appeler un numéro de téléphone de manière anonyme et gratuite (avec une incitation de 2000 CFA de crédit téléphonique). Chaque dépliant comportait un numéro de participation unique permettant d'identifier anonymement le canal de distribution. Résultats Au total, 1305 participants ont été recrutés dans le canal de distribution TS et 1100 dans celui HSH dans les trois pays, sur un total de 44 598 kits d’ADVIH distribués (taux de participation : 5,4%). 69% ont reçu leur kit d’un pair-éducateur ou d’un agent de santé, et 31% l'ont reçu d'un ami (17%), partenaire sexuel (7%), parent (6%) ou collègue (1%). Pour les ADVIH distribués via les TS, 48% des participants étaient des hommes, et pour ceux via les HSH, 9% étaient des femmes. Ceci montre la capacité de l'ADVIH à atteindre les partenaires sexuels des PC et les clients des TS. Seuls 50% des participants masculins du canal de distribution HSH ont déclaré à l’enquêteur avoir déjà eu des rapports sexuels avec un homme. Un tiers des participantes du canal de distribution TS et 45% des participants masculins du canal HSH étaient des primo-testeurs. Les proportions de ceux dont le dernier test VIH remontait à plus d'un an étaient respectivement de 24% et 14%. Ces proportions sont plus élevées que celles observées dans des enquêtes menées auprès de TS et de HSH dans les mêmes pays. Une enquête complémentaire (rappels téléphoniques) a été menée auprès de celles et ceux ayant rapporté un test réactif afin de documenter le lien vers la confirmation et les soins. Les résultats de ces rappels seront disponibles début 2022. Conclusion L'ADVIH est une offre complémentaire permettant d’augmenter l’accès au dépistage des PC peu atteintes via les stratégies conventionnelles. La distribution secondaire des ADVIH est faisable et acceptable. Elle a le potentiel d'atteindre, au-delà des populations-clés elles-mêmes, d’autres populations périphériques et vulnérables au VIH.
  • Simo Fotso Arlette, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Doumenc Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Mesure de l’impact populationnel de l’auto-dépistage du VIH par la triangulation de données programmatiques de routine : Exemple du projet ATLAS en Côte d’Ivoire » (poster #PV164), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’auto-dépistage du VIH (ADVIH) est recommandé comme stratégie de dépistage par l’OMS. Il a pour avantage de permettre aux personnes de réaliser elles-mêmes leur test et de garantir la discrétion et confidentialité, permettant de toucher des populations non testées et difficiles à atteindre. Cependant, son caractère confidentiel et l'approche de distribution via les réseaux (ciblant les population clés et leurs proches et partenaires) rendent difficile l'estimation de l’impact de l’ADVIH au niveau populationnel. Cette étude propose un moyen de surmonter ce défi et utilise des données programmatiques de routine pour estimer indirectement les impacts du projet ATLAS sur l'accès au dépistage du VIH, le dépistage du VIH conventionnel (c'est-à-dire autre que l’ADVIH), les nouveaux diagnostics du VIH et l’initiation de traitement antirétroviral (TAR) en Côte d'Ivoire. Matériels et Méthodes Les données sur le nombre de kits d’ADVIH distribués par ATLAS proviennent des rapports des partenaires de mise en oeuvre entre le troisième trimestre (T3) de 2019 et le T1 2021. Nous utilisons également les indicateurs de routine du PEPFAR agrégées par districts sanitaires et par trimestre. Les analyses se font par une régression de séries chronologiques écologiques à l'aide de modèles mixtes linéaires. Résultats Entre T3 2019 et T1 2021, 99353 kits d’ADVIH ont été distribués par ATLAS dans les 78 districts sanitaires inclus dans l'analyse. Les résultats (tableau 1) montrent un effet négatif mais non significatif sur le volume de tests conventionnels (-195) ce qui traduirait une légère substitution entre ADVIH et test conventionnel. Malgré cela l’effet net est positif sur l’accès au dépistage : pour 1000 ADVIH distribués via ATLAS, 589 personnes supplémentaires ont eu accès au dépistage du VIH avec l’hypothèse d’un taux d'utilisation d’ADVIH (TU) de 80 % et 393 avec une hypothèse de 60%. L'effet de l’ADVIH sur le diagnostic du VIH était significatif et positif (8). Pas d’effet significatif observé sur l’initiation TAR (-2). Conclusion Nos résultats mettent en évidence qu'une stratégie de distribution de l’ADVIH basée sur les réseaux ciblant les population clés et leurs proches et partenaires augmentent l’accès au dépistage du VIH et améliore le diagnostic. La méthodologie utilisée dans cet article pourrait être reproduite dans différents contextes pour l'évaluation des programmes d’ADVIH, sans nécessité de systèmes de collecte additionnels.


  • Simo Fotso Arlette, Kra Arsène Kouassi, Maheu-Giroux Mathieu, Boye Sokhna, d’Elbée Marc, Ky-zerbo Odette, Rouveau Nicolas, N’Guessan Noel Kouassi, Geoffroy Olivier, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et for the ATLAS Team (2022) « Is it possible to recruit HIV self-test users for an anonymous phone-based survey using passive recruitment without financial incentives? Lessons learned from a pilot study in Côte d’Ivoire », Pilot and Feasibility Studies, 8 (4) (janvier 6), p. 1-7. DOI : 10/gn3cjj. https://pilotfeasibilitystudies.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40814-021-00965-2.
    Résumé : Background:  Due to the discreet and private nature of HIV self-testing (HIVST), it is particularly challenging to moni‑tor and assess the impacts of this testing strategy. To overcome this challenge, we conducted a study in Côte d’Ivoire to characterize the profile of end users of HIVST kits distributed through the ATLAS project (AutoTest VIH, Libre d’Accéder à la connaissance de son Statut). Feasibility was assessed using a pilot phone-based survey. Methods:  The ATLAS project aims to distribute 221300 HIVST kits in Côte d’Ivoire from 2019 to 2021 through both primary (e.g., direct distribution to primary users) and secondary distribution (e.g., for partner testing). The pilot survey used a passive recruitment strategy—whereby participants voluntarily called a toll-free survey phone number—to enrol participants. The survey was promoted through a sticker on the HIVST instruction leaflet and hotline invitations and informal promotion by HIVST kit-dispensing agents. Importantly, participation was not financially incentivized, even though surveys focussed on key populations usually use incentives in this context. Results:  After a 7-month period in which 25,000 HIVST kits were distributed, only 42 questionnaires were completed. Nevertheless, the survey collected data from users receiving HIVST kits via both primary and secondary distribution (69% and 31%, respectively). Conclusion:  This paper provides guidance on how to improve the design of future surveys of this type. It discusses the need to financial incentivize participation, to reorganize the questionnaire, the importance of better informing and training stakeholders involved in the distribution of HIVST, and the use of flyers to increase the enrolment of users reached through secondary distribution.

  • Simo Fotso Arlette et Nawo Larissa (2022) « Child Disability and Deprivation: A Conceptual, theoretical and empirical review of the sub-Saharan African literature », in The Routledge Handbook of African Demography (eds: Odimegwu C.O., Adewoyin Yemi), 1, New York, NY : Routledge. ISBN : 978-0-429-28721-3.
    Résumé : The nexus between disability and deprivation is an increasing interest to policy makers as children with disabilities are being mainstreamed into national and international poverty reduction programs. This literature is vast and has a long history, however, previous literature reviews have not addressed the concepts of poverty and deprivation especially for children living with disabilities in Africa. The aim of this chapter was to provide a comprehensive survey on links between child disability and deprivation in Africa. It shows that the International Classification of Functioning, Disability and Health for Children and Youth (ICF-CY) is today almost universally recognised as the framework to understand child disability. The Washington Group/UNICEF child functioning screening instrument is now well endorsed to measure disability in children aged 2-17 years, even though not yet routinely integrated into national surveys. The theoretical review highlights the diversity of theoretical framework used in economics and social science studies, while empirical literature showed that children with disability are living a vicious circle of social and material deprivation. By drawing attention to these findings and their limitations, this chapter provides suggestions for future research in order to provide policy makers relevant tools to improve the well-being of children living with disabilities.
  • Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kabemba Odé Kanku, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Larmarange Joseph, Terris-Prestholt Fern, d'Elbée Marc et équipe ATLAS (2022) « Coûts unitaires de l’autodépistage et du dépistage classique du VIH dans les centres de santé publics et communautaires en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal » (poster #PJ165), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’atteinte des « trois 95 » de l’ONUSIDA a induit l’adoption de stratégies de dépistage VIH innovantes en Afrique de l’Ouest. Le projet ATLAS déploie l’autodépistage du VIH (ADVIH) en Côte d'Ivoire (CI), au Mali (ML) et au Sénégal (SN) en stratégie avancée et fixe (Figure 1). Les stratégies fixes sont mises en oeuvre dans (i) des structures de santé fixes pour le dépistage des partenaires de personnes vivant avec le VIH (Index), et pour celui des patients ayant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires, et (ii) dans des cliniques communautaires à destination des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), des travailleuses du sexe (TS) et des personnes usagères de drogues (UD). Cette étude a pour objectif d’estimer les coûts unitaires des stratégies fixes ADVIH et celui des tests de diagnostic rapide (TDR). Matériels et Méthodes L’évaluation des coûts de dispensation des ADVIH a porté sur 37 (CI=16 ; ML=11 ; SN=10) centres de santé publics et communautaires entre 2019 et 2021 suivant la perspective du fournisseur. Nous avons combiné une analyse de rapports financiers avec celle d’une collecte de coûts dans les centres complétés par des observations de sessions de dispensation ADVIH et de dépistage VIH, en excluant les coûts centraux. Résultats Au total, 16001 kits d’ADVIH (CI=9306 ; ML=3973 ; SN=2722) ont été dispensés pour 32194 TDR réalisés (CI=8213; ML=3612; SN=20369). Les coûts unitaires moyens de l’ADVIH étaient compris entre 4$ et $8 pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal (Tableau 1). Ces coûts étaient plus élevés au Mali, entre 7$ et 26$, liés à des coûts de personnels élevés (management/administration et agents dispensateurs HSH), ainsi que de faibles volumes de kits ADVIH dispensés pour certains canaux. En Côte d'Ivoire et au Sénégal, les coûts moyens du dépistage avec TDR ont été estimés dans l’ensemble des canaux à environ 4$ par personne testée (coûts non estimés au Mali). Conclusion Dans les trois pays, les coûts moyens d’introduction des ADVIH en stratégies fixes à faible volume étaient légèrement plus élevés que ceux des TDR. L’ADVIH peut diversifier l’offre de service de dépistage au niveau des structures fixes, améliorant ainsi l’accès au dépistage des populations cibles non-atteintes par les services TDR.

2021


  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2021) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso - Enquêtes 1, 2 et 3 : septembre 2020 - décembre 2020 – février 2021, Policy brief (3), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/enquete-cap-cov-bf-resultats-des-3-vagues-denquete-et-evolutions-observees/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permet d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place auprès d’un échantillon représentatif de médecins sur l’ensemble du territoire. Une 1ère enquête a été menée en septembre 2020 (n=166) et une 2ème en décembre 2020 (n=190).

  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2021) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso Vague 2 : septembre - décembre 2020, Policy brief (2), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/connaissances-attitudes-et-pratiques-liees-a-la-pandemie-covid-19-des-medecins-au-burkina-faso-vague-2/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permet d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place auprès d’un échantillon représentatif de médecins sur l’ensemble du territoire. Une 1ère enquête a été menée en septembre 2020 (n=166) et une 2ème en décembre 2020 (n=190).


  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et Pourette Dolorès (2021) « Challenges of HIV Self-Test Distribution for Index Testing When HIV Status Disclosure Is Low: Preliminary Results of a Qualitative Study in Bamako (Mali) as Part of the ATLAS Project », Frontiers in Public Health, 9 (mai 19). DOI : 10.3389/fpubh.2021.653543. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653543/full?&utm_source=Email_to_authors_&utm_medium=Email&utm_content=T1_11.5e1_author&utm_campaign=Email_publication&field=&journalName=Frontiers_in_Public_Health&id=653543.
    Résumé : The rate of HIV status disclosure to partners is low in Mali, a West African country with a national HIV prevalence of 1.2%. HIV self-testing (HIVST) could increase testing coverage among partners of people living with HIV (PLHIV). This study aims to improve our understanding of the practices, limitations and issues related to the distribution of HIV self-tests at an HIV care clinic in Bamako, Mali. An ethnographic survey was conducted in 2019. It consisted of (i) individual interviews with 8 health professionals involved in the distribution of HIV self-tests; (ii) 591 observations of medical consultations, including social service consultations, with PLHIV; (iii) 7 observations of peer educator-led PLHIV group discussions. HIVST was discussed in only 9% of the observed consultations (51/591). When HIVST was discussed, the discussion was almost always initiated by the health professional rather than PLHIV. HIVST was discussed infrequently because in most of the consultations, it was not appropriate to propose partner HIVST (e.g., when PLHIV were widowed, did not have partners, or had delegated someone to renew their prescriptions). Some PLHIV had not disclosed their HIV status to their partners. Dispensing HIV self-tests was time-consuming, and medical consultations were very short. Three main barriers to HIV self-test distribution when HIV status had not been disclosed to partners were identified: (1) almost all health professionals avoided offering HIVST to PLHIV when they thought or knew that the PLHIV had not disclosed their HIV status to partners; (2) PLHIV were reluctant to offer HIVST to their partners if they had not disclosed their HIV-positive status to them; (3) there was limited use of strategies to support the disclosure of HIV status. In conclusion, it is essential to strengthen strategies to support the disclosure of HIV+ status. It is necessary to develop a specific approach for the provision of HIV self-tests for the partners of PLHIV by rethinking the involvement of stakeholders. This approach should provide them with training tailored to the issues related to the (non)disclosure of HIV status and gender inequalities, and improving counseling for PLHIV.
    Mots-clés : HIV self-testing, HIV status disclosure, Index testing, Knowledge of HIV status, Mali, Partners of PLHIV, People living with HIV, Screening -.


  • d'Elbée Marc, Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kabemba Odé Kanku, Rouveau Nicolas, Godfrey-Faussett Peter, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Medley Graham Francis, Larmarange Joseph, Terris-Prestholt Fern et ATLAS Team (2021) « Costs and Scale-Up Costs of Integrating HIV Self-Testing Into Civil Society Organisation-Led Programmes for Key Populations in Côte d'Ivoire, Senegal, and Mali », Frontiers in Public Health, 9 (mai 24). DOI : 10.3389/fpubh.2021.653612. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653612/full.
    Résumé : Despite significant progress on the proportion of individuals who know their HIV status in 2020, Côte d’Ivoire (76%), Senegal (78%), and Mali (48%) remain far below, and key populations (KP) including female sex workers (FSW), men who have sex with men (MSM), and people who use injectable drugs (PWuID) are the most vulnerable groups with a HIV prevalence at 5%-30%. HIV self-testing (HIVST), a process where a person collects his/her own specimen, performs an HIV test, and interprets the result, was introduced in 2019 as a new testing modality through the ATLAS project coordinated by the international partner organisation Solthis (IPO). In this paper, we estimate the costs of implementing HIVST through twenty-three civil society organisations (CSO)-led models for KP in Côte d’Ivoire (N=7), Senegal (N=11), and Mali (N=5). We modelled costs for programme transition (2021) and early scale-up (2022-2023). Between July 2019 and September 2020, a total of 51,028, 14,472 and 34,353 HIVST kits were distributed in Côte d’Ivoire, Senegal, and Mali, respectively. Across countries, 64%-80% of HIVST kits were distributed to FSW, 20%-31% to MSM, and 5%-8% to PWuID. Average costs per HIVST kit distributed ranged $12-$15 (FSW), $14-$27 (MSM), and $15-$143 (PWuID), driven by personnel costs at various intervention levels (53%-78% of total costs), and HIVST kits costs (2%-15%). Estimated average costs at scale-up ranged $6-$13 (FSW), $6-$23 (MSM), and $14-$50 (PWuID), and were mainly explained by the spreading of IPO costs over higher HIVST distribution volumes. In all three countries, CSO-led HIVST kit provision to KP showed relatively high costs during the study period related to the progressive integration of the programme to CSO activities and contextual challenges (COVID-19 pandemic, country safety concerns). The analysis of costs at scale suggests that, in the transition to scale-up and further integration of the HIVST programme into CSO existing activities, this model can evolve into an affordable HIV testing strategy. This is particularly relevant as it remains today the most promising strategy for reaching KP of the HIV epidemic, their sexual partners, and FSW clients not accessing HIV testing. Further research will assess the overall cost-effectiveness of this model.
    Mots-clés : Costs and Cost Analysis, Côte d'Ivoire, diagnosis, Female sex workers, HIV self-testing, Key populations, Knowledge of HIV status, Mali, Men who have sex with men, People who use injectable drugs, Scale-up, screening, Senegal, West Africa.

  • d'Elbée Marc, Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kanku Kabemba Odé, Rouveau Nicolas, Godfrey-Faussett Peter, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Medley Graham Francis, Larmarange Joseph et Terris-Prestholt Fern (2021) « Costs and costs-at-scale of provision of HIV self-testing kits by civil society organisations to key populations and their sexual partners in Côte d'Ivoire, Senegal and Mali » (poster PED500), présenté à 11th IAS Conference on HIV Science, Berlin. https://theprogramme.ias2021.org/Abstract/Abstract/476.
    Résumé : BACKGROUND: Despite significant progress on the proportion of individuals who know their HIV status in 2020, Côte d'Ivoire (76%), Senegal (78%), and Mali (48%) remain far below the 90-90-90 targets. Key populations including female sex workers (FSW), men who have sex with men (MSM), and people who use drugs (PWUD) are the most vulnerable groups with HIV prevalence at 5%-30%. HIV self-testing (HIVST) was introduced in West Africa in 2019 as a new testing modality through the ATLAS project coordinated by the international partner organisation Solthis (IPO). METHODS: We estimated the costs of implementing HIVST through twenty-three civil society organisations (CSO)-led models in Côte d'Ivoire (N=7), Senegal (N=11), and Mali (N=5). We modelled costs for programme transition (2021) and early scale-up (2022-2023). RESULTS: Between July-2019 and September-2020, a total of 51,028, 14,472 and 34,353 HIVST kits were distributed in Côte d'Ivoire, Senegal, and Mali, respectively. Across countries, 64%-80% of HIVST kits were distributed to FSW, 20%-31% to MSM, and 5%-8% to PWUD. Cost per HIVST kit distributed ranged from $12-$15 (FSW), $14-$27 (MSM), to $15-$143 (PWUD), driven by personnel costs at various intervention levels (53%-78% of total costs), and HIVST kit costs (2%-15%). Predicted costs at scale-up ranged from $5-$13 (FSW), $5-$24 (MSM), to $13-$53 (PWUD), and were mainly explained by the spreading of IPO costs over higher HIVST distribution volumes. CONCLUSIONS: In all countries, CSO-led HIVST kit provision to key populations showed relatively high costs related to the progressive integration of the programme to CSO activities and contextual challenges (e.g. country security issues). In the transition to scale-up and further integration of the HIVST programme into CSO activities, this model can become less costly. This is particularly relevant as it remains today the most promising strategy for reaching key populations and their sexual partners not accessing HIV testing.


  • Kouassi Arsène Kra, Colin Géraldine, Diop Papa Moussa, Simo Fotso Arlette, Rouveau Nicolas, Hervé Kouakou Kouamé, Geoffroy Olivier, Diallo Bakary, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Diallo Sanata, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et ATLAS Team (2021) « Introducing and Implementing HIV Self-Testing in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal: What Can We Learn From ATLAS Project Activity Reports in the Context of the COVID-19 Crisis? », Frontiers in Public Health (juillet 20), p. 1-14. DOI : 10.3389/fpubh.2021.653565. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653565/full.
    Résumé : Background: The ATLAS program promotes and implements HIVST in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal. Priority groups include members of key populations – female sex workers (FSW), men having sex with men (MSM), and people who use drugs (PWUD) – and their partners and relatives. HIVST distribution activities, which began in mid-2019, were impacted in early 2020 by the COVID-19 pandemic. Methods: This article, focusing only on outreach activities among key populations, analyzes quantitative and qualitative program data collected during implementation to examine temporal trends in HIVST distribution and their evolution in the context of the COVID-19 health crisis. Specifically, we investigated the impact on, the adaptation of, and the disruption of field activities. Results: In all three countries, the pre-COVID-19 period was marked by a gradual increase in HIVST distribution. The period corresponding to the initial emergency response (March-May 2020) witnessed an important disruption of activities: a total suspension in Senegal, a significant decline in Côte d’Ivoire, and a less pronounced decrease in Mali. Secondary distribution was also negatively impacted. Peer educators showed resilience and adapted by relocating from public to private areas, reducing group sizes, moving night activities to the daytime, increasing the use of social networks, integrating hygiene measures, and promoting assisted HIVST as an alternative to conventional rapid testing. From June 2020 onward, with the routine management of the COVID-19 pandemic, a catch-up phenomenon was observed with the resumption of activities in Senegal, the opening of new distribution sites, a rebound in the number of distributed HIVST kits, a resurgence in larger group activities, and a rebound in the average number of distributed HIVST kits per primary contact. Conclusions: Although imperfect, the program data provide useful information to describe changes in the implementation of HIVST outreach activities over time. The impact of the COVID-19 pandemic on HIVST distribution among key populations was visible in the monthly activity reports. Focus groups and individual interviews allowed us to document the adaptations made by peer educators, with variations across countries and populations. These adaptations demonstrate the resilience and learning capacities of peer educators and key populations.
    Mots-clés : Côte d'Ivoire, COVID-19, HIV self-testing, Key populations, Mali, Senegal, West Africa.
  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kanku Kabemba Odé, Dieng Baidy, Dama Ndeye Pauline, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et on behalf of the ATLAS Team (2021) « Reaching key and peripheral populations: a phone-based survey of HIV self-test users in West Africa » (poster #PEC004), présenté à 21st ICASA, Durban.
    Résumé : Background In West Africa, community-based strategies focussing on key populations (KP) such as female sex workers (FSW) and men having sex with men (MSM) have significantly improved access to HIV testing for KP. However, some of them (like “occasional FSW” or “hidden MSM”) remain difficult to reach, as well as their sexual partners and clients. HIV self-testing (HIVST) kits can be distributed to primary contacts for personal use and through secondary distribution, where contacts are invited to redistribute kits to their peers, partners, and relatives. Since 2019, the ATLAS program implements such a strategy in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal, including FSW-based and MSM-based activities within the communities. Methods To examine the profiles of actual HIVST users without actively tracking them, we implemented a phone‐based survey. Between March and June 2021, leaflets were distributed in Côte d'Ivoire, Mali and Senegal with the HIV test kits, inviting users to call a free phone number anonymously. Participation was rewarded with $3 USD of phone credit. Each flyer had a unique participation number to indirectly identify the distribution channel (DC), FSW-based or MSM-based. Results A total of 1305 participants were recruited among the FSW-DC and 1100 through MSM-DC across countries out of 44’598 HIVST kits distributed. Of participants, 69% received their self-test kit through primary distribution and 31% received it from a friend (17%), sexual partner (7%), relative (6%) or colleague (1%), which illustrates the feasibility of secondary distribution. In the FSW-DC, 48% of participants were male, and in the MSM-DC 9% were female, showing the capacity of HIVST to reach sexual partners and clients of KP. Only 50% of male participants in the MSM-DC reported to the interviewer that they ever had sex with a man, suggesting that some “hidden MSM” may also be recruited. One third of female participants from the FSW-DC and 45% of male participants from the MSM-DC were testing for the first time. The proportions whose last HIV test was done more than a year were respectively 24% and 14%. These proportions are higher than observed in surveys conducted among FSW and MSM in the same countries. Conclusions HIVST offers a complementary testing approach to increase diagnosis coverage among KP that face barriers to conventional HIV testing strategies. Secondary distribution of HIVST is feasible and has the potential to reach, beyond KP, vulnerable peripheral groups.


  • Rouveau Nicolas, Ky-Zerbo Odette, Boye Sokhna, Simo Fotso Arlette, d’Elbée Marc, Maheu-Giroux Mathieu, Silhol Romain, Kouassi Arsène Kra, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheikh Tidiane, Boilly Marie-Claude, Terris-Prestholt Fern, Pourette Dolorès, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et ATLAS Team (2021) « Describing, analysing and understanding the effects of the introduction of HIV self-testing in West Africa through the ATLAS programme in Côte d’Ivoire, Mali and Senegal », BMC Public Health, 21 (1) (janvier 21), p. 181. DOI : 10.1186/s12889-021-10212-1. https://doi.org/10.1186/s12889-021-10212-1.
    Résumé : The ATLAS programme aims to promote and implement HIV self-testing (HIVST) in three West African countries: Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal. During 2019–2021, in close collaboration with the national AIDS implementing partners and communities, ATLAS plans to distribute 500,000 HIVST kits through eight delivery channels, combining facility-based, community-based strategies, primary and secondary distribution of HIVST. Considering the characteristics of West African HIV epidemics, the targets of the ATLAS programme are hard-to-reach populations: key populations (female sex workers, men who have sex with men, and drug users), their clients or sexual partners, partners of people living with HIV and patients diagnosed with sexually transmitted infections and their partners. The ATLAS programme includes research support implementation to generate evidence for HIVST scale-up in West Africa. The main objective is to describe, analyse and understand the social, health, epidemiological effects and cost-effectiveness of HIVST introduction in Côte d’Ivoire, Mali and Senegal to improve the overall HIV testing strategy (accessibility, efficacy, ethics). Methods ATLAS research is organised into five multidisciplinary workpackages (WPs): Key Populations WP: qualitative surveys (individual in-depth interviews, focus group discussions) conducted with key actors, key populations, and HIVST users. Index testing WP: ethnographic observation of three HIV care services introducing HIVST for partner testing. Coupons survey WP: an anonymous telephone survey of HIVST users. Cost study WP: incremental economic cost analysis of each delivery model using a top-down costing with programmatic data, complemented by a bottom-up costing of a representative sample of HIVST distribution sites, and a time-motion study for health professionals providing HIVST. Modelling WP: Adaptation, parameterisation and calibration of a dynamic compartmental model that considers the varied populations targeted by the ATLAS programme and the different testing modalities and strategies. Discussion ATLAS is the first comprehensive study on HIV self-testing in West Africa. The ATLAS programme focuses particularly on the secondary distribution of HIVST. This protocol was approved by three national ethic committees and the WHO’s Ethical Research Committee.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, HIV self-testing, HIV/AIDS, Mali, Senegal, West Africa.
  • Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Soni Nirali, Simo Fotso Arlette, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, Larmarange Joseph, Boily Marie-Claude et for the ATLAS Team (2021) « Modelling the population-level impact of a national HIV self-testing strategy among key populations in Côte d’Ivoire » (poster #PEC029), présenté à 21st ICASA conference, Durban.
    Résumé : Background: A third of people living with HIV (PLHIV) in Western Africa are not diagnosed, hindering progress towards HIV elimination. Scaling-up HIV self-testing (HIVST) among key populations (KP) such as female sex workers (FSW), their clients, and men who have sex with men (MSM), may further curb HIV transmission in this region. Using data from the ATLAS program in Côte d’Ivoire, we projected the potential impact of a national HIVST strategy among KP in the country. Methods: A deterministic model of HIV transmission and different testing modalities among key and lower-risk populations was parameterized following a review of demographic, behavioural, HIV and intervention data of the epidemic in Côte d’Ivoire over time. The model was then calibrated to empirical outcomes, including HIV prevalence, the fractions of PLHIV ever HIV tested, diagnosed, and treated, by risk group. Based on interim ATLAS HIVST programme data among KP in southern Côte d’Ivoire, we assumed that ~440,000 HIVST are distributed annually (i.e. ~10% of all tests in the country), including 29%, 22%, 32%, and 18% to FSW, their clients, MSM, and lower-risk populations, respectively. We predicted the potential impact of this HIVST strategy on new HIV infections and deaths, and new diagnoses over 10 years. Results: After 10 years, the HIVST strategy is expected to increase the fraction of all PLHIV diagnosed by 18%-points in both FSW (86% vs 69% without HIVST) and MSM (95% vs 77%), resulting in small increases overall (85% vs 83%). Overall, this strategy may avert 10,800 (5,100-24,200) new HIV infections over 10 years; equivalent to one infection averted per ~400 HIVST distributed. This corresponds to a relative decrease in new infections of 10% (5-17%), 9% (4-21%), and 32% (23-48%) among FSW, their clients, and MSM, respectively, and 5% (3-10%) overall. However, given the larger population size, two-thirds (63%; 44-78%) of all infections prevented over 10 years were among all lower-risk populations, reflecting the indirect effects of prioritizing KP. HIV mortality among FSW and MSM may be reduced by around 15% over 10 years, vs 4% among FSW clients and 2% overall (i.e. 2700 (1400-5600) total deaths averted). Conclusions and recommendations: A national HIVST strategy may prevent 3-10% of new HIV infections in Côte d’Ivoire, especially among FSW clients and MSM. This would help reduce disparities in HIV burden by reaching key populations and addressing their unmet treatment needs.

  • Simo Fotso Arlette et Bekelynck Anne (2021) « Les personnels soignants face à l'épidémie de COVID-19 au Burkina Faso : résultats de l'étude CAP-CoV-BF » (présenté à APHRO-COV Webinaire N 19), in APHRO-COV Webinaire N 19, Vol., 19, Online : APHR-OCOV. (Webinaire). https://aphro-cov.com/ressources_liste/cap-cov-bf-les-resultats-de-lenquete/.

  • Simo Fotso Arlette, Diouf Ibrahima et Duthé Géraldine (2021) Concentration spatiale du handicap au fil des âges au Sénégal, WORKING PAPER DEMOSTAF (12), Paris, France : Ined (DEMOSTAF), 28 p. https://www.ined.fr/fichier/rte/158/WP12.pdf.
    Résumé : En Afrique, le handicap est une préoccupation de santé publique émergente. Pour les pouvoirs publics, il est essentiel de quantifier et de décrire les incapacités engendrées par les problèmes de santé que connaissent les populations de manière à identifier les besoins en matière d’assistance ou d’aménagement du territoire. Le dernier recensement du Sénégal de 2013 permet d’identifier les enfants (10-17 ans), les adultes (18-59 ans) et les personnes âgées (60 ans et plus) ayant des limitations fonctionnelles, cognitives ou des restrictions d’activités. L’objectif de ce chapitre est de décrire la distribution géographique de la prévalence du handicap au niveau des communes et de confirmer des phénomènes de concentration spatiale qui sont à mettre en lien avec des facteurs écologiques.

2020


  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2020) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso, Policy brief (1), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/connaissances-attitudes-et-pratiques-liees-a-la-pandemie-covid-19-des-medecins-au-burkina-faso/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permettra d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place, menée auprès d’un échantillon représentatif de 166 médecins sur l’ensemble du territoire. Elle sera répétée trois fois à intervalles réguliers. Ce document “Policy Brief” (téléchargeable au lien ci-dessous) présente de façon synthétique les résultats de l’analyse de la 1ère vague d’appels réalisée en Septembre 2020.

  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Keita Adbelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et ATLAS Team (2020) « Challenges of HIV self-tests distribution for index testing in a context where HIV status disclosure is low: preliminary experience of the ATLAS project in Bamako, Mali » (poster PED1255), présenté à 23rd AIDS International Conference, San Francisco (virtual). https://cattendee.abstractsonline.com/meeting/9289/Presentation/2271.
    Résumé : BACKGROUND: In Côte d''Ivoire, Mali and Senegal, ATLAS project has introduced HIV self-testing (HIVST) as an index testing strategy, distributing HIVST kits to people living with HIV (PLHIV) during consultations for secondary distribution to their partners. Here, we present preliminary results of an ethnographic survey conducted in one HIV clinic in Bamako, Mali, where most HIV patients have not disclosed their HIV status to their partner(s), notably for women for fear of jeopardizing their relationships. In such a context, how non-disclosure affect the distribution of HIVST kits? METHODS: The study was conducted from September 25 to November 27, 2019, and included individual interviews with 8 health workers; 591 observations of medical consultations; and 7 observations of patient groups discussions led by peer educators. RESULTS: Three principal barriers to HIVST distribution for index testing were identified. (1) Reluctance of PLHIV to offer HIVST to partners to whom they have not (yet) disclosed their status and desire to learn tactics for offering testing without disclosing their HIV status. (2) Near-universal hesitancy among health workers to offer HIVST to persons who, they believe, have not disclosed their HIV status to their partner(s). (3) Absence of strategies, among health workers, to support discussion of status disclosure with PLHIV. In the rare cases where HIVST was offered to a PLHIV whose partner did not know their status, either the PLHIV declined the offer or the provider left it to the patient to find a way to deliver the HIVST without disclosing his/her status. CONCLUSIONS: HIV self-testing distribution could serve as an opportunity for PLHIV to disclose their HIV status to partners. The continuing reluctance of PLHIV to heed advice to share their status and promote secondary HIV self-testing distribution highlights the structural factors (social inequalities and stigma) that limit awareness of HIV status and that favour the persistence of the epidemic.

  • d'Elbée Marc, Badiane Kéba, Ky-Zerbo Odette, Boye Sokhna, Kanku Kabemba Odé, Traore Mohamed, Simo Fotso Arlette, Pourette Dolorès, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et Terris-Prestholt Fern (2020) « Can task shifting improve efficiency of HIV self-testing kits distribution? A case study in Mali » (poster), présenté à INTEREST 2020, online. http://interestworkshop.org/.
    Résumé : Background: The ATLAS project introduced HIV self-testing (HIVST) in consultations of people living with HIV (PLHIV) at public health facilities in Côte d'Ivoire, Mali and Senegal for secondary distribution to their partners. Preliminary data from a qualitative study (observations of consultations, interviews with distributing agents) carried out in two clinics in Mali highlight implementation challenges associated with the counselling on self-testing and kit distribution currently done by the medical staff (doctor/nurse) and reported time-consuming. While implementation teams are considering the possibility of delegating certain tasks, it is important to consider the cost of alternative delivery models. Materials & Methods: We analysed preliminary economic costs data for the provision of rapid HIV testing services (HTS) (analysis period: October 2018 – September 2019) and HIVST services (August 2019 – October 2019) in these same two Malian clinics. Above service level costs are excluded. We then modelled the costs of provision using alternative cadres of medical and non-medical staff (psychosocial counsellors/peer educators) and the consumables used to simulate task shifting scenarios for the provision of HTS and HIVST services. The three scenarios correspond to 1. partial delegation: individual counselling done by non-medical staff and HIVST distribution by the medical staff ; 2. total delegation: individual counselling and distribution done by non-medical staff only; and 3. total delegation with group counselling: where group counselling and distribution are done by non-medical staff only. Results: Findings show that the unit costs per HIVST provided for the observed model are 58% higher than those of a conventional rapid test: $7,50 and $4.75, respectively. The costs are less high in scenarios of partial ($5.45, +15%) or total ($5.29, +11%) delegation but always higher than those of a rapid test due to the greater costs of consumables (HIVST kit). Finally, in the case where counselling on self-testing were carried out in a group, the costs per kit provided ($4.44, -6%) would become slightly lower than those of a rapid test, where counselling is always done individually. Conclusion: Task delegation from medical to non-medical staff can generate substantial cost savings. These preliminary results can guide the implementation strategy of HIVST in care consultations, to ensure sustainability from early introduction through scale-up.


  • Oluwaseyi Somefun Dolapo et Simo Fotso Arlette (2020) « The effect of family and neighbourhood social capital on youth mental health in South Africa », Journal of Adolescence, 83 (août 1), p. 22-26. DOI : 10.1016/j.adolescence.2020.06.009. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0140197120300944.
    Résumé : Introduction Despite the prevalence of mental illness among young adults in South Africa, few studies have examined its correlation with social capital using nationally representative data. Sources of social capital are different for youth, which is why understanding the correlation between family and neighbourhood social capital and mental health outcomes is important for designing optimal interventions. The objective of this study was to examine the relationship between social capital and youth mental health. We also sought to understand whether family social capital was more protective for the mental health of youth compared to neighbourhood social capital. Methods Using the National Income Dynamics Survey data for South Africa, we examine these associations among 2307 youth aged 15–24 across the four waves. Multilevel logistic regression was used to examine these associations. Results Our findings emphasize the substantial burden of mental illness among youth in South Africa (26% in wave 4). Although results for parental presence were not significant, family social capital measured by household income significantly decreased the odds of incident depression only for those belonging to the third quintile (aOR 0.74, 95% CI 0.54–1.01). High perception of crime in the neighbourhood was associated with significantly higher odds of incident depression (aOR 1.33, 95% CI 1.06–1.67). Conclusions Our results confirm the independent effect of neighbourhood characteristics on youth mental health and did not support family social capital as being protective for developing depression. This implies that youth program planners must focus on community context in improving youth developmental outcomes such as mental health.
    Mots-clés : Depression, Family, Mental health, Neighbourhood, Social capital, South Africa, Youth.

  • Simo Fotso Arlette (2020) « COVID-19 pandemic, lockdown, restrictions and disability in Africa » (IUSSP), présenté à The COVID-19 Pandemic and Sexual & Reproductive Health in Africa, Online. (IUSSP webinar series). https://iussp.org/sites/default/files/Arlette%20-%20COVID-19%20pandemic%2C%20lockdown%2C%20restrictions%20and%20disability.pdf.

2019


  • Oluwaseyi Somefun Dolapo et Simo Fotso Arlette (2019) « The Effect of Family and Neighbourhood Social Capital on Youth Mental Health in South Africa » (communication orale), présenté à African Population Conference, Entebbe, Uganda. http://uaps2019.popconf.org/abstracts/191045.
    Résumé : Despite the prevalence of mental illness in South Africa, few studies using national representative data have examined its correlates, especially among youth. The inconclusive relationship between social capital and a number of youth developmental outcomes has been previously documented. Mechanisms through which social capital influences mental health of youth in South Africa remain unclear. In addition, there is little evidence on the differences in the way social capital obtained at the family level influences mental health compared to social capital at the community level. Using the National Income Dynamics Survey data for South Africa, we examine these associations among 2,307 youth aged 15-24 across the four waves. Multilevel logistic regression with lagged social capital variables was used to examine these associations. Social capital at the family level measured by household income increased the odds of incident depression. At the community level crime was associated with higher odds of incident depression.

  • Simo Fotso Arlette, Diouf Ibrahima et Duthé Géraldine (2019) « Le handicap chez les adultes (18-59 ans) au Sénégal : une approche écologique » (communication orale), présenté à African Population Conference, Entebbe, Uganda. http://uaps2019.popconf.org/abstracts/191042.
    Résumé : En Afrique, le handicap est une préoccupation de santé publique émergente. Le dernier recensement du Sénégal de 2013 fournit l’opportunité d’étudier le lien entre handicap et environnement. L’objectif de cette communication est d’identifier des effets de contexte au niveau des communes et des facteurs environnementaux en plus des facteurs socioéconomiques associés à la prévalence du handicap chez les adultes âgés de 18 à 59 ans. Pour cela, nous mobiliserons les données du recensement, complétées par d’autres données disponibles au niveau des communes pour mener une analyse spatiale et une analyse multiniveau. Outre une description de l’ampleur et de la nature du handicap au Sénégal, les résultats devraient permettre de comprendre en partie la distribution non aléatoire sur le territoire.

  • Simo Fotso Arlette, Diouf Ibrahima et Duthé Géraldine (2019) « Disability Among Adults in Senegal: an Ecological Approach » (communication orale), présenté à International conference Demographic Challenges in Africa: The Contributions of Census and Civil Registration Data, PARIS, France. https://www.ined.fr/fichier/rte/71/Demostaf/PPT%20colloque/Poster_SimoFotso.pdf.

  • Simo Fotso Arlette, Findley Sally, Chisumpa Vesper H., Sachathep Karampreet et Mulenga Lloyd (2019) « The Impact of Quality Sexual Education on HIV/AIDS in Zambia: Evidence from a Natural Experience » (communication orale), présenté à African Population Conference, Entebbe, Uganda. http://uaps2019.popconf.org/abstracts/190711.
    Résumé : This paper focuses on the manner in which quality sexual education is associated with HIV-related knowledge, stigma and risky sexual behaviour in Zambians. The implementation of the Comprehensive Sexuality Education program (CSE) since 2014 from grades 5 to 12 provides a natural experiment. Data are drawn from the recent and original 2016 Zambian Population-Based HIV Impact Assessment survey (ZAMPHIA). Two-way fixed-effects double difference and triple difference approaches are used to test our hypothesis. We found that quality of sex education reduced the number of risky sexual behaviours among those who received the CSE curriculum by 0.28, while as expected it was associated with a higher probability to abstained from sex (0.15 points) and a greater number of correct HIV-related knowledge (0.42 points). No significant association was found between quality of sex education and HIV-related stigma. These results point to the importance of investing in high quality sexual education to combat the HIV-AIDS progression.
--- Exporter la sélection au format