Publications des membres du Ceped

2021



  • Temporal Franck (2021) Migrations, emplois et inégalités à l'île de La Réunion (1946-1999) Quel apport pour la compréhension du développement ?, Paris : L'Harmattan, 298 p. ISBN : 978-2-343-21514-3. https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=68224.
    Résumé : Depuis la départementalisation (1946), l’île de La Réunion a connu de profondes mutations et des transitions multiples (politique, épidémiologique, démographique, familiale, économique et sociale) dont la caractéristique commune est leur simultanéité et leur rapidité. Au passage au 21ème siècle, le développement de La Réunion peut être considéré comme réussi du point de vue des indicateurs « macro » (hausse des niveaux de vie, du niveau de formation, allongement de l’espérance de vie, croissance économique forte) mais il convient de relativiser le caractère positif de ces évolutions au niveau individuel en raison du maintien d’inégalités sociales marquées et du niveau élevé du chômage. L’approche individuelle du développement permet de constater que les jeunes, les femmes et les moins diplômés sont les plus exposés au non-emploi et à la pauvreté. Les dispositifs existants et notamment les transferts sociaux ne viennent atténuer que partiellement ces inégalités entre individus et ne parviennent pas à résoudre le problème du chômage compte tenu de la croissance soutenue de la population active. Dans ce contexte, ce livre s’interroge sur la place et le rôle de la migration dans le processus de développement d’une société insulaire comme La Réunion sur la période 1946-1999. La migration a presque toujours été l’outil d’ajustement de la main d’œuvre privilégié par les pouvoirs publics avec pour objectif principal de réguler la croissance démographique et de résoudre les problèmes économiques et sociaux de la population de l’île.

2019



  • Breton Didier et Temporal Franck (2019) « Décroissance démographique et vieillissement : une exception des Antilles françaises dans l’espace Caraïbes ? », Études caribéennes, 43-44 (septembre 17). DOI : 10.4000/etudescaribeennes.16864. http://journals.openedition.org/etudescaribeennes/16864.
    Résumé : Comme pour l’ensemble des territoires de l’espace caribéen, les départements de la Guadeloupe et Martinique autrefois marquées par des taux de croissance de leur population très élevés ont connu un fort ralentissement de leur accroissement démographique et même une décroissance ces dernières années ce qui constitue une exception dans l’espace Caraïbes. Les émigrations, plus que la baisse de la fécondité, sont la principale cause de ce phénomène. Au problème du nombre d’individus quittant ces territoires se pose celui de leur profil : ce sont les plus diplômés qui quittent le territoire généralement dans une perspective de long terme. Ce phénomène est particulièrement préoccupant dans ces territoires aux rythmes de vieillissement inédits en France. L’enjeu pour les départements antillais sera de se saisir de la prise en charge du vieillissement comme d’une opportunité.

2018



  • Temporal Franck (2018) « Individuals, Families and Development Policy in Reunion », in Population Studies and Development from Theory to Fieldwork, éd. par Véronique Petit, Cham, Springer International Publishing, p. 173-191. ISBN : 978-3-319-61773-2 978-3-319-61774-9. http://link.springer.com/10.1007/978-3-319-61774-9_10.
    Résumé : When Reunion was made a department of France in 1946, the island was underdeveloped. Two major changes occurred: strong demographic growth and the continuing increase of unemployment, leading the public authorities to implement a policy to control births and emigration to Metropolitan France. For many young adults faced with difficulties of finding jobs on the island, leaving it is a preferred option. However, despite public aid for mobility, some individuals are less equal than others regarding migration, as departures in terms of response more specifically involve the best educated youths. Lastly, the family determines the individual behaviours. Finally, taking into account the policy implemented by the government services to combat demographic growth and rising unemployment is necessary to understand the variations of migratory flows over the period. However, this macro approach needs to be completed by an analysis of the micro individual determinants of migration, as the decision to migrate varies considerably from one individual to another, and by a meso analysis of the impact of family determinants.

  • Temporal Franck, Beaugendre Carole et Marie Claude Valentin (2018) « Les familles transnationales des immigrés de Guyane : quelles réalités ? », in Familles en transformation Quand les modes de construction familiale se réinventent, éd. par Jean-Paul Sanderson et Michel Oris, AIDELF, Paris. ISBN : 978-2-9521220-7-8.
    Résumé : Cette recherche analyse les situations de familles transnationales vécues par les populations immigrées de Guyane (principalement originaires du Surinam, Brésil et Haïti) à partir des données de l’enquête Ined-Insee, Migrations, Famille et Vieillissement (MFV), menée en 2009-2010 auprès d’un échantillon de 16 000 personnes dans les départements d’outre-mer (Dom) dont 4100 en Guyane. Le premier objectif est de quantifier et décrire les familles transnationales. Pour cela nous présentons la taille, la composition et les lieux de vie du réseau familial des immigrés de Guyane et constatons que ceux-ci varient sensiblement selon le sexe, l’âge et l’origine des immigrés. Les immigrés originaires du Surinam ont notamment un réseau familial plus étendu en raison d’une descendance nombreuse mais ils connaissent moins une situation de famille transnationale ou de famille à distance que les originaires d’Haïti et du Brésil. Un autre objectif est de mieux comprendre les pratiques transnationales des immigrés (fréquence des contacts avec la famille au pays d’origine, suivi de l’information locale via les médias ou internet et transferts financiers). Les liens avec le pays d’origine sont globalement forts pour les immigrés de Guyane, seuls les migrants du Surinam se distinguent par des contacts plus ténus. Le fait d’envoyer de l’argent au pays varie très sensiblement selon l’origine des immigrés, les originaires d’Haïti et du Brésil ont une probabilité d’envoyer des transferts beaucoup plus forte que ceux du Surinam. Le sexe et la durée d’installation des immigrés ont également des effets sensibles sur les transferts.

2017

  • Breton Didier, Temporal Franck, Marie Claude Valentin et Varieras F. (2017) « Migration et fécondité à Mayotte », Communication orale présenté à Naissances au Sud, Naissances au Nord : quelles convergences ?, octobre 4, Nanterre.


  • Temporal Franck (2017) « Les jeunes ultramarins : quelle(s) réalité(s) ? », Cahiers de l’action, 49 (2) (décembre 7), p. 7-17. DOI : 10.3917/cact.049.0007. https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-l-action-2017-2-p-7.htm.
    Résumé : La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et l’île de Mayotte forment, ensemble, les départements et régions d’outre-mer (DROM). Ces territoires, éloignés les uns des autres et de la France métropolitaine, ne forment pas un ensemble homogène, mais partagent un statut commun et des caractéristiques qui les distinguent des autres régions françaises. L’objet de cet article est d’analyser les principales caractéristiques démographiques et socio-économiques de ces territoires en se centrant sur la population des jeunes adultes. À partir d’une synthèse des données les plus récentes, l’objectif est de fournir un bref panorama des principales tendances démographiques et migratoires dans ces régions, puis de s’intéresser aux difficultés socio-économiques que rencontrent les jeunes vivant dans les DROM. La présentation de ces éléments de contexte a pour objectif de mettre en lumière d’une part les distinctions existantes entre les DROM et d’autre part, entre les jeunes ultramarins afin de mieux comprendre leurs mobilités.
  • Temporal Franck, Breton Didier, Marie Claude Valentin et Mullan Yasser (2017) « Effects of migrations on the development of the Comoros and Mayotte Islands » (Communication orale), présenté à XXVIII International Population Conference, Cape Town, South Africa.
    Résumé : L’île de Mayotte, devenue le 101ème département français en mars 2011, a connu une évolution statutaire qui la distingue des trois autres îles de l’archipel des Comores, constituées en état indépendant depuis 1975. Le niveau de développement de Mayotte, bien que très en dessous de la moyenne française, est plus élevé que celui des îles voisines ce qui est un déterminant essentiel de la migration des Comores vers Mayotte. L’immigration Comorienne vient renforcer la forte croissance démographique de l’île (3 % en moyenne). Les étrangers résidant à Mayotte, principalement des Comoriens, représentent 40 % de la population générale. Dans les classes d’âges les plus jeunes, leur poids est bien supérieur. S’appuyant sur l’exploitation des données inédites de l’enquête Ined-Insee « Migrations Famille et vieillissement » cette communication estime les effets directs et indirects (surfécondité des étrangers et poids des descendants de migrants) de l’immigration étrangère sur les dynamiques démographiques et familiales. Nous montrons que les migrations (arrivées d’étrangers et départs des natifs) entraînent une recomposition sociale importante de la population mahoraise qui impacte la cohésion sociale et constitue un frein au développement. Les conditions de vie des migrants sont particulièrement difficiles et les liens entretenus avec les Comores sont forts. L’enjeu de cette communication est d’abord d’interroger les liens entre migrations et développement dans les îles et de discuter la pertinence du modèle MIRAB développé dans les années 1980 (Bertram & Watters, 1986). Notamment, dans les îles des Comores du point de vue des transferts financiers des migrants comoriens vers l’Union de Comores (R) mais aussi du point de vue des transferts financiers de l’Etat français vers Mayotte (A) et de l’hypertrophie du secteur tertiaire (B). Il s’agit également d’apporter un éclairage nouveau sur les populations immigrées des Comores vivant à Mayotte, du point de vue de leurs conditions de vie, de leurs comportements familiaux et de leur dynamique migratoire, à partir des données de l’enquête « Migrations, Famille et vieillissement - MFV».
    Mots-clés : Comores, DEVELOPPEMENT, immigration, Mayotte.

2016

  • Temporal Franck, Beaugendre Carole et Marie Claude Valentin (2016) « Les familles transnationales en Guyane : quelles réalités ? » (Communication orale), présenté à XIXe Colloque international de l’AIDELF Configurations et dynamiques familiales, Université de Strasbourg.
    Résumé : Dans un contexte marqué par l’intensification des migrations internationales, la question se pose de leurs répercussions sur les dynamiques et configurations familiales. Ces mouvements migratoires ont favorisé l’émergence du modèle de « famille transnationale », caractérisé par la dispersion de ses membres à travers les frontières et par le maintien actif de contacts entre eux . La Guyane, département d’outre-mer qui détient, avec Mayotte, l’une des plus fortes proportions d’immigrés de l’ensemble du territoire national (30 % en 2009, dont 85 % sont originaires du Surinam, du Brésil et d’Haïti), offre un exemple éclairant de la diversité des stratégies migratoires et de leur impact sur les dynamiques familiales. Alors que l’immigration guyanaise se féminise progressivement (53 % de femmes parmi les immigrants en 2009 contre 46 % en 1990), les immigrants brésiliens, arrivés plus récemment, sont majoritairement des hommes , témoignant de stratégies migratoires différentes selon l’origine, et probablement d’impacts différents sur la vie des familles. Cette communication vise à analyser les situations de familles transnationales vécues par les immigrés en Guyane : Qui sont les membres de la famille restés dans le pays d’origine ? Quels contacts ces immigrés entretiennent-ils avec ceux restés au pays (visites, téléphone, lettre mais aussi transferts financiers) et quels liens gardent-ils avec leur pays d’origine (lecture de journaux, financement de projets, etc.) ? Avec qui sont-ils arrivés ? Ont-ils été rejoints par des membres de leur famille ? Nous nous interrogerons également sur les facteurs (pays d’origine, sexe, âge, période d’installation) favorisant ou non le fait de « vivre une famille transnationale ». Les choix de migrer seul ou en couple, avec ou sans enfant, relèvent de stratégies migratoires spécifiques qui influent sur les configurations familiales. L’ambition de cette communication est de mieux comprendre les relations croisées entre parcours migratoires et parcours familiaux à partir d’une analyse des familles transnationales des populations immigrées de Guyane et de leurs dynamiques. Pourquoi des hommes, des femmes et des enfants « font et défont famille » et recomposent des liens de parenté (d’alliance, de filiation) entre plusieurs espaces ? Qui sont les individus concernés et quelles sont les conséquences sociales de ces réalités familiales pour les membres de la famille ? Pour cela, nous mobiliserons, pour l’essentiel, les données de l’enquête Ined-Insee « Migrations, Famille et Vieillissement (MFV) » menée en 2010 dans les quatre départements d’outre-mer historiques auprès d’un échantillon de 16 000 personnes (dont 4 000 en Guyane). Ces données permettent d’analyser les parcours familiaux, migratoires et leurs interactions. Nous analyserons les éléments sur les immigrés en Guyane et leur parcours mais aussi les informations sur les membres de la famille (enfants, conjoints, parents) ne résidant pas en Guyane au moment de l’enquête. Ces données quantitatives pourront être utilement complétées par les données issues de la post-enquête qualitative menée en Guyane en 2013 auprès de 60 immigrants originaires du Brésil, du Surinam et d’Haïti.
  • Temporal Franck et Breton Didier (2016) « L’immigration étrangère en Guyane : quels impacts sur les dynamiques démographiques et familiales ? » (Communication orale), présenté à XVIIe Colloque national de démographie organisé par la CUDEP Mobilités spatiales et populations, Villeneuve d’Ascq.
    Résumé : La Guyane Française est un département et une région d’outre-mer (DROM) située dans la partie amazonienne de l’Amérique Latine. Ce territoire, parmi les moins peuplés des départements français (84e avec 234 000 habitants en 2012) affiche des taux de croissance démographiques records, dépassant les 3 % en moyenne annuelle, très loin de l’ensemble national (+0,4 %). L’accroissement naturel explique l’essentiel de cette croissance mais pendant des décennies La Guyane a été et reste encore marquée par deux principaux mouvements migratoires qui se compensent : le départ des jeunes natifs du département pour les études ou l’emploi en France métropolitaine et l’immigration étrangère du Surinam, Brésil et Haïti principalement. La proportion d’immigrés est très haute (environ 30 % de la population). Les comportements reproductifs sont aussi différents, la fécondité est plus élevée pour les populations de l’étranger. La population de Guyane est donc en recomposition constante. A partir d’une analyse des fichiers détails du recensement et des données de l’enquête « Migrations, famille et vieillissement (MFV) » réalisée en 2010, l’objectif de cette communication est de mesurer l’impact de l’immigration étrangère sur les dynamiques démographiques et familiales. Il s’agit tout la fois de mesurer les apports directs et indirects de l’immigration de l’étranger. Nous adopterons dans un premier temps une perspective de stock et calculerons la part des populations nées à l’étranger en Guyane par groupes d’âge puis estimerons leur contribution indirecte à la croissance de la population à travers le nombre de leurs enfants nés en Guyane. Dans un deuxième temps, nous mènerons une analyse de fécondité différentielle des populations nées en Guyane et à l’étranger en utilisant la méthode DEF selon le pays d’origine des immigrants. Enfin, les comportements familiaux différentiels vont au-delà de la fécondité comme nous le verrons avec l’analyse des structures familiales spécifiques des populations immigrantes.


  • Temporal Franck et Brutel Chantal (2016) « La mesure des flux migratoires entre la France et l’étranger : et si on parlait (aussi) d’émigration ? », Revue européenne des migrations internationales, 32 (364) (décembre 1), p. 215-229. DOI : 10/gcz83t. http://journals.openedition.org/remi/8270.
    Résumé : La mesure des flux migratoires a toujours été complexe et délicate. Au cours des dernières décennies, la connaissance des flux d’immigration et surtout d’émigration est restée incomplète rendant difficiles les comparaisons internationales. La nouvelle méthode d’estimation des flux migratoires entre la France et l’étranger, mise au point par l’Insee et présentée dans cet article, nous offre une vision globale des migrations, en ce qu’elle permet de traiter, pour la première fois, de la question des sorties du territoire français, de la part d’étrangers, mais aussi de nationaux. Les premiers résultats de la période récente (2006-2014) indiquent que si la France reste un pays d’immigration, elle est aussi un pays de départ et donc un territoire d’émigration., The measure of migratory flows has always been a difficult and awkward task. During the last decades, the knowledge about immigration flows, and specially emigration flows, has been incomplete, making difficult any international comparison. A new methodology for estimating flows between France and other countries, designed by Insee and presented in this article, offers a global vision of migrations, insofar as, for the first time departures from French territory are taken into account (not only of foreigners, but also of nationals). The first results for the period 2006-2014 show that, even if France remains an immigration country, people also leave it, so it is also an emigration territory., La medición de los flujos migratorios ha sido siempre compleja y delicada. En las últimas décadas, los trabajos sobre los flujos de inmigrantes y, sobretodo, de emigrantes, han sido muy limitados, dificultando así toda posibilidad de realizar estudios comparativos a nivel internacional. El nuevo método de cálculo de flujos migratorios entre Francia y otros países, actualizado por el Insee y presentado en este artículo, nos ofrece una visión global de las migraciones, permitiendo analizar por primera vez no solo la salida de extranjeros del territorio francés, sino también la de los propios nacionales. Los primeros resultados relativos al periodo 2006-2014 indican que, aunque Francia sigue siendo un país de inmigración, es también un territorio desde el cual «se producen» salidas, y por tanto, es un país de emigración.
    Mots-clés : Circulation migratoire, Départ, Emigration, Entrée, Etrangers, Flux, Français, Méthodologie, Retour.

  • Temporal Franck, Colombier Renaud, Carlier Rodolphe, Deluc Bérangère et Vaumourin Sandrine (2016) Prospective territoriale à Saint-Laurent-du-Maroni : quels futurs inventer face aux enjeux démographiques ?, AFD, Vol., 9, Paris : AFD, 120 p. (Etudes de l'AFD). http://librairie.afd.fr/et-9-enjeux-demographiques-guyane/.
    Résumé : Gouverner c’est prévoir, prétend l’adage. Mais si l’assertion est vraie, alors comment prévoir ? C’est l’exercice auquel a souhaité se livrer la commune de Saint-Laurent-du-Maroni, deuxième ville du département de la Guyane, avec l’aide de l’Agence Française de Développement (AFD). Cette commune du bout de la France est en effet aujourd’hui confrontée, comme aucune autre, à des évolutions démographiques inédites sur notre territoire national. Comment se projeter à l’horizon 2030, quand la population de la ville a été multipliée par sept entre 1967 et 2010 et devrait l’être par trois entre 2010 et 2030 avec un taux de fécondité comparable à celui enregistré dans les pays les moins avancés (PMA) ? C’est l’avenir de Saint-Laurent-du-Maroni qui doit être repensé à l’aune de ces bouleversements humains. Santé, éducation, logement, urba¬nisme, économie : quels seront les besoins en matière de services publics pour les habitants d’ici 2030, et comment y faire face ? La présente étude prospective est une tentative de réponse à cette nécessité de prévoir pour mieux gouverner, non seulement en identifiant les besoins en infrastructures et services à long terme, mais aussi en proposant de véritables scénarios stratégiques pour la ville. Ceux-ci ont été élaborés avec les acteurs du territoire eux-mêmes (élus, fonctionnaires territoriaux et membres de la société civile), en associant certitudes et hypothèses sur l’avenir. Avec surtout la volonté de transformer les défis en atouts, sans craindre d’être utopique, mais aussi sans jamais s’affranchir du réel.
    Mots-clés : Démographie, Développement urbain, Eau et assainissement, Education et formation, EMPLOI, ENTREPRISE, FFinancement, Institutions, GOUVERNANCE, Guyane, Innovation, Economie, Politiques publiques, santé, Transport.

2015


  • Temporal Franck (2015) « Les régions ultrapériphériques », L'Europe en Formation, 3 (377), p. 61-78. http://www.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2015-3-page-61.htm.
    Résumé : Cet article présente les principales tendances démographiques et migratoires des Régions ultrapériphériques de l’Europe en lien avec leur situation socioéconomique. Les évolutions démographiques y sont contrastées et ces territoires ont chacun leurs spécificités. Les régions ultrapériphériques partagent néanmoins une situation socioéconomique difficile, notamment en matière d’emploi.

  • Temporal Franck (2015) « Individus, familles et politiques de développement à La Réunion », in La Théorie du changement et de la réponse. Nouvelles perspectives de recherche sur la population et le développement, Paris : Véronique Petit, p. 215-238. (Prospective du développement. L'Harmattan). ISBN : 978-2-343-05905-1.
    Résumé : Ce chapitre commence par une brève présentation de la situation de pénurie et de sous-développement qui caractérisait l’île de La Réunion au moment de sa départementalisation. Il présente notamment comment la forte croissance démographique et la hausse continue du chômage a conduit les pouvoirs publics à mettre en place une politique de contrôle des naissances et d’émigration vers la métropole. Le départ de l’île pour suivre des études ou pour un emploi à l’extérieur est une alternative privilégiée par de nombreux jeunes adultes confrontées à des difficultés d’insertion sur place. Cependant, malgré les aides publiques à la mobilité, les individus ne sont pas tous égaux devant la migration et les départs concernent plus spécifiquement les jeunes les plus diplômés. Enfin, ce chapitre illustre l’importance des déterminants familiaux de la migration et conclut sur la nécessité de faire varier les niveaux d’analyses micro, méso et macro pour l’étude des parcours migratoires.
    Mots-clés : développement, politique de mobilité, Réunion.


  • Temporal Franck et Marie Claude Valentin (2015) « Les migrations des natifs des DOM : une sélection accrue au bénéfice de la France métropolitaine », in Mobilités ultramarines, éd. par Philippe Vitale, Paris : Archives contemporaines, p. 263. ISBN : 978-2-8130-0131-3. http://pub.lucidpress.com/MobilitesUltramarines/.
    Mots-clés : Insertion, mobilité, Outre-mers.
    Note Note
    <p>Papers from a colloquium held at the Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme, Aix-en-Provence, Oct. 13-14, 2011</p>
  • Temporal Franck et Serges Garcia Dorothée (2015) « Sexe, âge, origine, niveau de vie ? Quels déterminants de la précarité des conditions de logement en Guyane ? » (Communication orale), présenté à Colloque international IPOPs, Le retour des inégalités ?, Université Paris Ouest Nanterre la Défense.

2014


  • Temporal Franck et Serges Dorothée (2014) « Parejas mixtas, género e migracion : el caso de las brasilenas residentes en Guayana Francesca », in El género en movimiento : familias y migraciones, 1a, Mexico : Centro de Estudios Demográficos y Urbanos, p. 408. ISBN : 978-607-462-696-4.

  • Temporal Franck et Serges Garcia Dorothée (2014) « Unions mixtes, genre et migrations. Le cas des brésiliennes résidant en Guyane », Informations sociales, 186, juin, p. 49-57. http://www.cairn.info/revue-informations-sociales-2014-6-page-49.htm.
    Résumé : L’immigration brésilienne en Guyane, le département français dont le taux d’immigrés est le plus élevé, est en forte hausse depuis le début des années 2000. Parmi les femmes immigrées de Guyane, les Brésiliennes sont les plus nombreuses à vivre en union mixte. Elles sont aussi plus tendance à choisir des conjoints dont les statuts socioprofessionnels plus élevés leur assurent une ascension sociale, celle-ci incluant le départ de la Guyane.
    Mots-clés : populations d'outre-mer, Guyane, unions mixtes.

  • Temporal Franck et Serges Garcia Dorothée (2014) « Parejas mixtas, género y migración : el caso de las brasileñas en Guayana francesa », in Género en movimiento : familias y migraciones, El Colegio de México, Virginie Rozée y Maria Eugenia Zavala, p. pp. 85-107. ISBN : 978-607-462-696-4.

  • Temporal, Franck (2014) « L’entrée dans la vie d’adulte des populations immigrées de Guyane, » Ined, Paris. https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/videos/entree-vie-adulte-immigres-guyane/.
    Résumé : L’entrée dans la vie d’adulte des populations immigrées de Guyane, Les Rencontres de la Démo, INED, A l’occasion de la Journée mondiale de la population, 5 mini-conférences en vidéo sur les jeunes aujourd’hui par Franck Temporal
    Mots-clés : Guyane, jeunesse.
  • Temporal, Franck (2014) « L’entrée dans la vie adulte des jeunes en Guyane : comment expliquer les différences liées à l’origine ? » (communication orale), présenté à XVIIIe Colloque international de l’AIDELF, Trajectoires et âges de la vie, Bari (Italie).
    Résumé : Cette étude analyse les trajectoires d’entrée dans la vie adulte (départ du domicile parental, union, etc.) des jeunes hommes et femmes vivant en Guyane Française âgées de 18 à 34 ans selon leur lieu de naissance. Nous nous appuyons sur les données de l’enquête Ined-Insee « Migrations, Famille, Vieillissement (MFV) » réalisée en 2009-2010 dans les quatre départements d’outre-mer auprès de 16 000 individus dont 4100 en Guyane. Nous nous demandons en quoi la transition vers le statut d’adulte des populations migrantes se distingue de celle des populations non migrantes et de celle née en métropole vivant en Guyane. Nous comparons notamment les trajectoires (âge médians aux principales étapes, ordre des évènements d’entrée dans la vie adulte) selon l’origine des populations. Notre objectif est de comprendre ce qui fait ou non varier ces trajectoires. Nous cherchons à faire la part des déterminants socioéconomiques, liés à l’origine sociale des parents (CS des parents), aux profils des individus eux même (le niveau de diplôme atteint) au contexte familial pendant l’enfance et des déterminants plus culturels liés à l’origine géographique des populations (lieu de naissance, langue parlée pendant l’enfance). L’hétérogénéité culturelle de la population guyanaise et les différences observées selon l’origine chez les jeunes en termes d’âge médian de fin d’étude, du 1er enfant, de départ du domicile parental et de 1ère cohabitation suggèrent qu’il existe, au sein de la population Guyanaise, différents modèles de passage à l’âge adulte. Nous mettrons en évidence que les facteurs sociodémographiques tels que la PCS des parents ou certains éléments liés au cadre familial (stabilité du cadre familial, nombre de frère et sœur, questions financières, etc.) sont en fait presque toujours responsables des différences observées. Les différences inexpliquées restantes selon l’origine et potentiellement liée à des facteurs d’ordre culturels sont finalement peu nombreuses.
    Mots-clés : entrée dans le vie adulte, Trajectoire.

2013

2011


  • Marie Claude Valentin et Temporal Franck (2011) « Les DOM : terres de migrations », Espace populations sociétés, 2011/3 (3), p. 475-491. http://eps.revues.org/4652.
    Résumé : Particulièrement forte au cours des décennies passées, la croissance démographique des départements d’outre-mer (Dom) connaît aujourd’hui une évolution plus différenciée. Si son rythme demeure soutenu à La Réunion et plus encore en Guyane, il n’en va plus de même aux Antilles, où il est désormais inférieur à la moyenne métropolitaine. Cet article propose une étude originale des déterminants de cette croissance démographique, de ses composantes et de ses variations dans chacun des quatre départements. Il accorde une place privilégiée aux conséquences des migrations sur la recomposition de la population de ces territoires selon l’âge, le sexe et l’origine des individus. Depuis les débuts de la colonisation, les migrations ont joué un rôle déterminant dans le peuplement des DOM, en répondant d’abord à des impératifs économiques. Ce trait demeure et constitue toujours une composante essentielle de leur dynamique démographique et sociale Il explique, notamment, l’émigration en Métropole d’une part importante des actifs de ces départements et, notamment, des plus diplômés. Les effets des mouvements croisés de départs et retours des natifs et d’arrivées de populations nouvelles dans chacun des départements sont évalués à partir d’une exploitation des recensements de population dans les Dom et en Métropole. Mais, parce que ces recensements n’offrent qu’une vision partielle de ces migrations, nous avons initié une enquête spécifique : Migration, Famille et Vieillissement (MFV) qui autorise, pour la première fois, une connaissance des dynamiques sous-jacentes à chacun de ces mouvements et notamment celle relative aux « migrants de retour » dans leur département, après un séjour durable en Métropole.
    Mots-clés : départements d’outre-mer, migration, natifs de retour, originaires, transition démographique.

  • Temporal Franck (2011) « L'évolution démographique récente dans les départements d'outre-mer », Politiques sociales et familiales, 106, p. 87-93. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/caf_2101-8081_2011_num_106_1_2655.


  • Temporal Franck, Marie Claude Valentin et Bernard Stéphane (2011) « Insertion professionnelle des jeunes ultramarins : Dom ou métropole ? », Population, 66 (3-4), p. 555-600. DOI : 10.3917/popu.1103.0555. http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/61407/telechargement_fichier_fr_popf1134_temporal_marie_bernard.pdf.
    Résumé : Depuis un demi-siècle, les départements d'outre-mer (Dom) sont le théâtre de mouvements migratoires intenses où se croisent départs et retours des natifs des DOM et de populations nées en France métropolitaine ou à l'étranger. L'émigration des natifs des DOM, principalement orientée vers la métropole, a pour caractéristique majeure de concerner quasi exclusivement des individus en âge de travailler motivés par les études et l'emploi. Cette étude mesure l'ampleur et décrit la complexité de ces migrations, en s'attachant aux mécanismes de sélection à l'œuvre au départ comme au retour, notamment selon le niveau de diplôme. Il s'agit aussi d'évaluer les conditions de l'insertion des natifs des DOM pendant leur migration et d'apprécier les bénéfices qu'en tirent ceux qui reviennent, en particulier pour les plus jeunes (18 à 34 ans) par comparaison à leurs aînés (35 à 64 ans), afin d'éclairer les évolutions qui, d'une catégorie d'âge à l'autre, ont marqué cette tradition durable et forte de migration. Les résultats inédits des enquêtes Migrations, famille et vieillissement (MFV) et Trajectoires et origines (TeO), associés aux données des recensements dans les DOM et en métropole, offrent la possibilité d'analyses détaillées de la population des natifs des DOM quel que soit leur lieu de résidence, et ainsi de mieux comprendre les dynamiques en cours.

2009

--- Exporter la sélection au format