Global Research Institute of Paris (GRIP)

Cette page, hébérgée sur le serveur du Ceped, est dédiée au Global Research Institute of Paris (GRIP).

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En attente du site du GRIP, nous utilisons cette page pour quelques annonces et informations. Il ne s’agit pas d’un projet du Ceped, mais d’un projet de l’Université de Paris auquel participent de nombreux collègues issus de plusieurs unités de recherche de Paris Descartes et Paris Diderot.

Le GRIP en résumé

(Voir aussi surle site de l’Université de Paris)

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Le Global Research Institute of Paris (GRIP) est un projet interdisciplinaire de l’Université de Paris pour interroger la globalisation et promouvoir ces réflexions dans le cadre de l’Université de Paris et de ses partenaires.

Il se situe dans le paysage des Global studies, mais aussi dans une réflexion sur les rapports Nord-Sud (un champ que l’on pourrait appeler Global Research).

Le GRIP est établi grâce au soutien du programme IDEX de Sorbonne Paris Cité (USPC). L’Université de Paris, et l’IRD, son partenaire privilégié au sein du GRIP, seront particulièrement attentifs à soutenir des projets faisant intervenir des personnels de formation et de recherche appartenant aux principaux partenaires privilégiés de l’USPC comme l’INALCO, la FMSH et le CNRS et tout autre partenaire ayant la volonté de participer à cette initiative.

Feuille de route du GRIP

(version du 15/09/2019)

PDF - 94.6 koEn partant du caractère multidimensionnel, paradoxal et ambivalent des processus globaux, le GRIP souhaite s’établir comme un pôle universitaire de recherche ayant un fort impact sur la recherche et se voulant visible à l’échelle nationale et internationale.

Objectifs

Le GRIP se propose :

  • a) d’interroger la globalisation au-delà de sa dimension économique, en se focalisant sur la plus grande circulation des individus, des idées, des savoirs, des modes, des normes, valeurs et des imaginaires issus d’une interconnexion inédite entre les sociétés ;
  • b) de documenter concrètement le caractère paradoxal de la globalisation, car cette dernière est caractérisée aussi bien par des dynamiques d’intégration, inclusion, concertation que par d’autres de fragmentation, exclusion, dispersion de réalités économiques, institutionnelles, politiques et sociales autrefois contenues dans les frontières des États-nations ;
  • c) de questionner la multipolarité de la globalisation : si cette dernière a pu à un moment être assimilée à l’hégémonie des États-Unis, la croissance rapide d’autres pays conduit à l’émergence de résistances et concurrences ne pouvant plus être réduites à l’opposition entre un centre (le nord, l’occident) et une périphérie (le sud, l’est), mais entre de multiples centres et plusieurs périphéries.
  • d) de repérer les nouveaux lieux de régulations sociales et politiques : si les États-nations demeurent des réalités politiques incontournables, les processus globaux ont conduit à leur affaiblissement relatif, ce qui se laisse voir par une multiplication des acteurs et des formes de gouvernance supranationaux mis en place afin de contrer les nombreux risques globaux.

La création du GRIP répond à la triple ambition de : renouveler l’agenda de recherche en explorant le champ des études globales dans une perspective mondiale qui n’intègre pas seulement des mises en regard entre Nord et Suds mais aussi entre Suds et Suds, et même Suds-Suds-Nords ; de préparer une nouvelle génération d’enseignants et de chercheurs aux thématiques transversales et pluridisciplinaires requises pour appréhender cese articulations ; de renforcer les liens entre domaines disciplinaires éloignés, par une réflexion épistémologique interdisciplinaire en SHS appliquée à l’étude des dynamiques « glocales ».

Thématiques / Axes de réflexion

Le GRIP entend mener des actions intégrées de recherche, formation et valorisation par la synergie de trois grands domaines permettant d’appréhender la globalisation : 

  • a) les villes globales (ou les lieux de la globalisation).

Afin de renouveler le débat sur la dimension globale de l’urbain, on s’intéresse ici à la montée de la diversité urbaine et du cosmopolitisme, en lien notamment avec la fonction croissante d’accueil de migrants et de personnes en mobilités diverses. Il s’agit également de prendre en compte la diffusion de référentiels globaux de gouvernement urbain et les tensions qui entourent ces derniers, au prisme d’une analyse posée en termes d’inclusion et d’exclusion, ainsi que de résilience urbaine. Trois sous-thèmes sont à ce titre considérés comme prioritaires : les pratiques socio-spatiales et les cultures urbaines dans le contexte d’affirmation du cosmopolitisme urbain ; la construction politique de reconnaissance de droits urbains, associés à des référentiels circulant entre Nord et Sud et entre Suds ; l’impact de l’émergence des nouvelles technologies numériques sur les pratiques de citadinité.

  • b) les circulations (ou les dynamiques de la globalisation)

Dans ce deuxième champ de réflexion, les dynamiques de la globalisation sont interrogées sous l’angle des circulations de personnes, de pratiques, d’esthétiques ainsi que d’artefacts, de savoirs et de normes. Pour ce faire, il s’agit d’observer ce que ces différents types de circulation ont de spécifique ou de commun, les temporalités et les dispositifs institutionnels dans lesquelles elles s’inscrivent et comment elles se (re)configurent dans le cadre des mutations contemporaines sous l’influence des stratégies des acteurs. L’analyse est ici focalisée sur la complexité des configurations qu’engendre la confrontation entre des codes, des standards et modèles différents et parfois contradictoires ; sur l’emboitement d’appartenances, de représentations et d’univers distincts à différentes échelles ainsi que sur les diverses modalités d’articulations entre territoires, flux et réseaux notamment en lien avec l’appropriation par les acteurs des nouvelles technologies.

  • c) les technologies, logiques marchandes et vulnérabilités (ou les effets de la globalisation)

La mondialisation économique et le développement technologique de nos sociétés sont à l’origine de multiples formes de vulnérabilité. Le troisième espace de réflexion ouvert se propose d’analyser le rôle de cette dynamique techno-marchande dans la fragilisation des modes d’existence. Une telle investigation est menée à l’échelle globale et avec une attention aux pays les plus riches comme les plus pauvres. La construction de nouveaux marchés, l’internationalisation des chaînes de valeur, les circulations transnationales de personnes et de marchandises nécessitent des analyses multi-scalaires et impliquent des acteurs.trices de toutes les origines sociales et géographiques. L’axe soutient différentes enquêtes, dans les Nords comme dans les Suds, sur des thèmes comme l’environnement et la santé, la logistique ou la finance.

Le principal objectif du GRIP est de porter et favoriser l’éclosion de projets de recherche dans l’ensemble des disciplines, avec des méthodes de type multi-scalaires, multi-niveaux et multi-sites, sur des objets comparatifs qui se traduisent par des impacts économiques et culturels majeurs.

Pour cela, le GRIP se propose de :

  • réunir une communauté multidiciplinaire de recherche en SHS sur les thèmes annoncés, mais aussi entre SHS et sciences de la nature ;
  • favoriser une production scientifique spécifiquement dédiée aux objets de recherche questionnés ;
  • mener une recherche interdisciplinaire consciente de ses enjeux, en promouvant des circulations ou des pratiques d’ « immersion participante ».

Autres activités

A côté de ce volet académique, le GRIP envisage des opérations à forte dimension sociale en menant des recherches-actions à la demande d’associations, de branches professionnelles, de groupements territoriaux (municipalités, régions) et d’ONG ; en promouvant une action de diffusion des résultats de recherche auprès des décideurs·euses institutionnel·le·s. ; en favorisant une activité de labellisation, en partenariat avec la société civile pour des projets d’éducation, de formation, de prévention, etc.

Partenariats mondiaux

Afin de s’inscrire pleinement dans le champ de domaines qu’il s’est attribué et dans le but d’asseoir son rayonnement international, le GRIP souhaite poursuivre trois stratégies : a) reprendre à son actif une sélection des partenariats les plus pertinents en poursuivant d’anciennes collaborations qui ont fait leurs preuves (stratégie du rayonnement international par capitalisation) comme, par exemple, les relations avec la National University of Singapour ; b) s’inscrire dans la stratégie internationale établie par l’Université de Paris pour créer des liens structurants au sein de la tutelle (stratégie du rayonnement international top-down) ; c) impulser de nouvelles collaborations émanant des activités de l’Institut (stratégie du rayonnement international bottom-up).

Enjeux et résultats attendus

Les activités du GRIP devraient ainsi permettre :

  • la création d’une communauté d’études globales en SHS en France qui s’accompagnera de la réalisation d’une cartographie des recherches en SHS, à l’échelle internationale, sur les trois axes stratégiques avec un recensement des partenaires extra-universitaires dans une perspective de recherche action, valorisation ;
  • la définition d’un réseau institutionnel tissé, quantifiable en nombre de liens avec des institutions partenaires en France, mais aussi en nombre de liens avec des partenaires internationaux stratégiques ;
  • le déploiement concret des opérations de recherche prévues (le GRIP ne financera pas de missions de terrain ( financement que devrait obtenir les labos). La priorité est de faire émerger des groupes, reliant plusieurs unités de recherche ou groupes de recherche, susceptibles de communiquer sur les problématiques du GRIP ; le GRIP devrait aussi faciliter la recherche de financements) ;
  • une politique de publication. Le GRIP travaillera avec les services de documentation de l’IRD et de l’Université de Paris pour engager une réflexion sur l’Open Access. Des partenariats seront également engagés avec des éditeurs internationaux renommés, dont l’éditeur Brill (Leiden, Boston) Exemple : http://www2.brill.com/gys
  • Une mise en valeur d’opérations de valorisation et de formation : opérations de labellisation ; création de « parcours » de formation avec un label GRIP ; établissement de liens pérennes avec la société civile (opérations conjointes avec des acteurs d’assise territoriale diverse).

Gouvernance

Enfin, le GRIP établira un mode de gouvernance collégiale avec un président, une directrice valorisation/formation et un directeur des relations internationales, un comité de pilotage (gouvernance scientifique au quotidien avec des responsables pour chaque Axe stratégique), et un comité des tutelles (consultatif). Un Conseil scientifique interne (membres de l’USPC) et un conseil scientifique externe (membres étrangers et externes à l’USPC) assureront la validité scientifique du projet.

Contacts

- Rigas Arvanitis (Ceped, IRD)
- Florence Mourlhon-Dalliès (EDA, Université Paris Descartes)
- Vincenzo Cicchelli (Ceped,Université Paris Descartes)
- Didier Nativel (Cessma, Université Paris Diderot)
- Isabelle Leglise (Sedyl, CNRS-INALCO) -> Coordination avec la F3S

Calendrier

4 octobre 2019 - Réunion de création du bureau
8 novembre 2019 - Réunion de pilotage du GRIP (bureau / porteurs / invités)

Futures réunions et calendrier d’activités

(calendrier conçu le 8 novembre en réunion de pilotage

  • 27 novembre 2019 : les 3 Initiatives Interdisciplinaires actuelles (Politique de la terre ; GRIP ; la personne en Médecine) de l’IdEx sont convoquées par le VP recherche de l’Université de Paris, et par la Cellule communication de l’IdEx à l’IPGP.
  • novembre-décembre 2019 : finalisation des choix thématiques des trois axes du GRIP
  • Janvier 2020 : début du contrat de la coordinatrice du GRIP
  • janvier 2020 : Rencontres avec les directeurs d’unité de la Fédération 3S pour voir quelles synergies et opérations peuvent être formalisées
  • fin janvier 2020 : un représentant de chaque axe fait part des projets au Comité de pilotage
  • Février 2020 : Mise en ligne du site
  • 1er semestre 2020 : chacun des trois axes organise un séminaire (1/2 journée) inter-laboratoires avec la participation de quelqu’un de l’étranger (budget : 5000 euros par séminaire) . Le tout constituera un séminaire général du GRIP avec prise en charge d’une séance par axe.
  • fin juin 2020 : journée de restitution/réflexion du travail des axes et préparation d’un événement international ;
  • fin octobre : grand événement international du GRIP.