Publications des membres du Ceped

2022


  • Gosselin Anne, Malroux Inès, Desprat Diane, Devetter François-Xavier, Memmi Sarah, Pannetier Julie, Valat Emmanuel et Melchior Maria (2022) « Prévalence des risques psychosociaux au travail et santé mentale parmi les immigrés et descendants d’immigrés : résultats de l’enquête nationale Conditions de Travail-Risques psychosociaux 2016 », Bull Epidémiol Hebd, 7, p. 141-9. http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2022/7/2022_7_2.html.
    Résumé : Objectifs – Peu d’études se sont penchées sur les risques psychosociaux parmi les immigrés et les descendants d’immigrés et leur association avec la santé mentale. Notre étude a pour objectif : 1) de décrire la prévalence de deux indicateurs qui recouvrent les dimensions d’exigence psychologique, de latitude décisionnelle et d’isolement au travail : le job strain (tension au travail : faible latitude/forte demande) et l’iso-strain (combinaison d’une situation de job strain et d’un faible soutien social) selon le statut migratoire et modéliser la probabilité d’être exposé ; 2) vérifier que les associations entre le job strain, l’iso-strain et l’anxiété sont similaires pour tous les groupes (immigrés, descendants d’immigrés). Méthodes – Nous avons utilisé l’enquête nationale transversale Conditions de Travail-Risques Psychosociaux 2016 (N=24 640). L’anxiété a été mesurée par le score GAD-Mini, outil diagnostique pour repérer le trouble anxieux généralisé. Les prévalences du job strain et de l’iso-strain ont été décrites selon le statut migratoire et le sexe. Des régressions de Poisson ont été utilisées pour modéliser la probabilité d’être exposé au job strain et à l’iso-strain. La prévalence de l’anxiété a été ensuite décrite selon le statut migratoire et le sexe. Dans chaque groupe de population, nous modélisons la probabilité de l’anxiété en fonction des caractéristiques sociodémographiques, des antécédents de santé mentale et de l’expérience du job strain ou de l’iso-strain. Résultats – Les prévalences de risques psychosociaux varient fortement selon le statut migratoire, avec des immigrés plus exposés que la population majoritaire (ni immigrée, ni descendante d’immigrés). Après ajustement, être un immigré d’Afrique reste associé au job strain (ratio incidence risque ajusté : IRRa=1,21 ; IC95%: [0,99-1,47]), et être un descendant d’immigré d’Afrique à l’iso-strain (IRRa=1,33 [1,05-1,69]). La prévalence de l’anxiété était particulièrement haute parmi les descendants d’immigrés d’Afrique (12%). Dans cette population, le job strain et l’iso-strain étaient associés à l’anxiété (IRRa job strain=2,70 [1,22-6,01] ; IRRa iso-strain=4,26 [2,29-7,92]). Conclusion – Dans la lignée des travaux internationaux, notre étude montre que les immigrés et descendants d’immigrés sont particulièrement exposés au job strain et à l’iso-strain, ce qui pourrait contribuer à détériorer leur santé mentale.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

2021



  • Mora Marion, Rincon Giovanna, Bourrelly Michel, Maradan Gwenaëlle, Freire Maresca Anaenza, Michard Florence, Rouveix Elisabeth, Pannetier Julie, Leriche Diane, Alain Tristan, Yazdanpanah Yazdan, Michels David et Spire Bruno (2021) « Living conditions, HIV and gender affirmation care pathways of transgender people living with HIV in France: a nationwide, comprehensive, cross-sectional, community-based research protocol (ANRS Trans&HIV) », BMJ Open, 11 (12), p. e052691. DOI : 10.1136/bmjopen-2021-052691. https://bmjopen.bmj.com/lookup/doi/10.1136/bmjopen-2021-052691.
    Résumé : Introduction Transgender identity is poorly accepted in France, and data on living conditions and the daily difficulties transgender people encounter are scarce. This lack of data reinforces their invisibility in social life, contributes to their stigmatisation and probably increases the burden of HIV infection, especially for HIV-positive transgender people (TRHIV). The main objective of the community-based research study ANRS Trans&HIV is to identify personal and social situations of vulnerability in TRHIV, the obstacles they encounter in terms of access to and retention in medical care, and their gender affirmation and HIV care needs. Methods and analysis ANRS Trans&HIV is a national, comprehensive, cross-sectional survey of all TRHIV currently being followed in HIV care units in France. TRHIV women are exclusively included in the quantitative component, and TRHIV men in the qualitative component. Data are collected by community-based interviewers and will be analysed to explore patient care pathways and living conditions in the TRHIV population with regard to gender affirmation and HIV. Data collection began in October 2020 and should be completed in December 2021. The statistical analyses techniques used will be adapted to each of the study’s objectives and to the type of data collected (cross-sectional ( questionnaires ) and retrospective ( biographical trajectory )). The study’s results will provide a greater understanding of TRHIV health needs in order to suggest possible national recommendations for comprehensive HIV and gender affirmation medical care. Ethics and dissemination ANRS Trans&HIV was approved by Inserm’s Ethical Evaluation Committee (no 20-694 on 12 May 2020) and is registered with the National Commission on Informatics and Liberty under number 2518030720. Potential participants are informed about the study through an information note provided by their attending HIV physician. All results published in peer-reviewed journals will be disseminated to the HIV transgender community, institutional stakeholders and healthcare providers. Trial registration number NCT04849767 .

2020


  • Pannetier Julie et Ravalihasy Andrainolo (2020) « Les femmes migrantes face aux violences sexuelles en France », The Conversation (mai 29). https://theconversation.com/les-femmes-migrantes-face-aux-violences-sexuelles-en-france-138896.
    Résumé : Les violences sexuelles envers les femmes immigrées sont fréquentes mais restent largement invisibles dans les statistiques publiques en Europe. Si l’opinion publique y a été sensibilisée dans les pays de transit comme en Libye, c’est beaucoup moins le cas lorsque ces violences ont lieu dans le pays de destination. Rappelons que les personnes originaires d’Afrique subsaharienne représentent 13 % des immigrés en France. Parmi ces personnes, la moitié sont des femmes. Même après la migration, les femmes sont confrontées à des contextes marqués par des insécurités multiples qui les exposent à des violences sexuelles, rarement documentées et analysées. Leurs effets sur la santé sont également peu étudiés.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.
  • Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Desgrées du Loû Annabel, Lert France, Lydie Nathalie et Groupe Parcours (2020) « Les violences sexuelles envers les femmes immigrées d’Afrique subsaharienne après la migration en France », Populations et Sociétés, 577 (mai), p. 1-4.
    Résumé : L’enquête Parcours réalisée en 2012-2013 dans des établissements de santé en Île-de-France permet d’étudier les violences sexuelles que les femmes immigrées originaires d’Afrique subsaharienne ont subies après leur migration et d’examiner le contexte social de leur survenue. L’insécurité résidentielle et administrative accroît ces violences sexuelles. Un tiers des femmes séropositives pour le VIH a été infecté après la migration, et rapporte quatre fois plus souvent avoir été victime de rapports sexuels forcés que les femmes non infectées.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

2015


  • Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Gosselin Anne, Supervie Virginie, Panjo Henri, Bajos Nathalie, Lert France, Lydié Nathalie, Dray-Spira Rosemary et The Parcours Study Group (2015) « Sub-Saharan African migrants living with HIV acquired after migration, France, ANRS PARCOURS study, 2012 to 20 », Euro surveillance: bulletin Européen sur les maladies transmissibles= European communicable disease bulletin, 20 (46). http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=21311.
    Résumé : We estimated the proportion of migrants from sub-Saharan Africa who acquired human immunodeficiency virus (HIV) while living in France. Life-event and clinical information was collected in 2012 and 2013 from a random sample of HIV-infected outpatients born in sub-Saharan Africa and living in the Paris region. We assumed HIV infection in France if at least one of the following was fulfilled: (i) HIV diagnosis at least 11 years after arrival in France, (ii) at least one negative HIV test in France, (iii) sexual debut after arrival in France. Otherwise, time of HIV infection was based on statistical modelling of first CD4+ T-cell count; infection in France was assumed if more than 50% (median scenario) or more than 95% (conservative scenario) of modelled infection times occurred after migration. We estimated that 49% of 898 HIV-infected adults born in sub-Saharan Africa (95% confidence interval (CI): 45–53) in the median and 35% (95% CI: 31–39) in the conservative scenario acquired HIV while living in France. This proportion was higher in men than women (44% (95% CI: 37–51) vs 30% (95% CI: 25–35); conservative scenario) and increased with length of stay in France. These high proportions highlight the need for improved HIV policies targeting migrants.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

  • Desgrées du Loû Annabel, Pannetier Julie, Ravalihasy Andrainolo, Gosselin Anne, Supervie Virginie, Panjo Henri et The Parcours Study Group (2015) « Migrants subsahariens suivis pour le VIH en France : combien ont été infectés après la migration ? Estimation dans l’Étude Parcours (ANRS). », Bull Epidémiol Hebd., 40-41, p. 752-8. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/40-41/2015_40-41_2.html.
    Résumé : Contexte – Les données épidémiologiques disponibles suggèrent qu’une part non négligeable des migrants d’Afrique subsaharienne qui vivent avec le VIH en Europe ont été infectés après leur arrivée, sans que cette proportion soit précisément connue. Matériel et méthodes – Nous avons estimé la proportion de migrants subsahariens qui ont acquis le VIH après leur arrivée en France, en combinant les données biographiques et cliniques recueillies au sein d’un échantillon représentatif de patients nés en Afrique subsaharienne et suivis pour une infection à VIH dans les hôpitaux d’Île-de-France. L’infection était considérée comme acquise en France si l’un des critères biographiques suivants était rempli : 1) une durée de séjour en France avant le diagnostic d’au moins 11 ans, 2) un test VIH négatif après l’arrivée en France, 3) le premier rapport sexuel après l’arrivée en France. Lorsqu’aucun de ces critères n’était rempli, nous avons estimé la durée depuis la contamination à partir de la première mesure des CD4 en utilisant un modèle statistique de déclin des CD4. Cette durée a été estimée 500 fois pour chaque enquêté. Nous avons considéré que la contamination était survenue en France si au moins 50% (en scénario médian) ou au moins 95% (en scénario conservateur) des 500 durées estimées étaient inférieures à la durée de vie en France. Résultats – Parmi 898 adultes infectés par le VIH nés dans un pays d’Afrique subsaharienne, nous avons estimé que 49% [IC95%:45-53] d’entre eux en scénario médian et 35% [31-39] en scénario conservateur ont acquis le VIH après leur arrivée en France. Cette proportion était plus basse pour les femmes que pour les hommes (30% [25-35] vs. 44% [37-51] dans le scénario conservateur) et augmentait avec la durée du séjour en France. Conclusion – Au vu de cette proportion importante de migrants d’Afrique subsaharienne infectés par le VIH après la migration, il apparaît nécessaire d’améliorer la prévention dans ce groupe de population et, pour cela, de mieux comprendre les déterminants de ces infections survenues en France. Abstract Context – Although recent epidemiological data suggest that a substantial proportion of migrants from Sub-Saharan Africa living in Europe acquired HIV after their arrival, few estimates are available to date. Material and methods – We estimated the proportion of Sub-Saharan migrants who acquired HIV infection after their arrival in France using life-event and clinical information on a representative random sample of HIV-infected hospital outpatients born in Sub-Saharan Africa living in the Paris region. We assumed that HIV infection had probably been acquired in France if at least one of the following life-event criterion was met: 1) HIV diagnosis ≥11 years after arrival in France, 2) negative HIV test in France, 3) first sexual intercourse after arrival in France. If none of these criteria were met, we estimated the duration from HIV infection based on first CD4 count measurement using statistical modelling for CD4 decrease. Infection occurred in France if, out of 500 durations estimated for each individual, at least >50% (median scenario) or >95% (conservative scenario) fell within the period while individuals were living in France. Results – Out of 898 HIV-infected adults born in Sub-Saharan Africa, we estimated that 49% of them [95%CI:45-53] according to a median scenario and 35% of them [31-39] according to a conservative scenario acquired HIV after their arrival in France. This proportion was lower in women than in men (30% [25-35] vs. 44% [37-51] according to the conservative scenario) and increased with the length of stay in France. Conclusion – Our findings reveal a high proportion of HIV infections among Sub-Saharan Africa migrants after their arrival in France. They highlight the need for improved prevention policies for HIV in this population, and for a better understanding of the determinants of these infections in France.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

  • Dray-Spira Rosemary, Gigonzac Virginie, Vignier Nicolas, Pannetier Julie, Sogni Philippe, Lert France, Bajos Nathalie, Lydié Nathalie, Desgrées du Loû Annabel et Groupe ANRS-Parcours (2015) « Caractéristiques des personnes originaires d’Afrique subsaharienne suivies pour une hépatite B chronique en Île-de-France en 2012-2013. Données de l’enquête ANRS-Parcours. », Bull Epidémiol Hebd., 19-20, p. 339-47. http://www.invs.sante.fr/beh/2015/19-20/2015_19-20_2.html.
    Résumé : En France, les migrants originaires d’Afrique sub-Saharienne sont particulièrement touchés par l’hépatite B chronique. Cependant, les caractéristiques des personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne porteuses d’une hépatite B chronique et leurs spécificités sur le plan sociodémographique, épidémiologique et clinique ne sont pas bien connues. Cet article décrit les caractéristiques des personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne suivies pour une hépatite B chronique en Ile-de-France à partir des données de l’enquête ANRS-PARCOURS, menée en 2012-2013 auprès d’un échantillon aléatoire de 778 consultants dans 20 structures de soins. Les résultats indiquent que les personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne suivies pour une hépatite B chronique constituent une population relativement jeune (âge médian : 39 ans), installée en France de façon durable (depuis 10 ans en médiane). Les situations de précarité sociale et/ou administrative sont fréquentes (12,1% de personnes sans logement stable, 32,1% sans emploi, 25,8% sans couverture santé ou couvertes par l’AME), tout particulièrement parmi les femmes et les personnes suivies dans d’autres structures que les services experts en hépatologie. Le maintien du secret sur le statut VHB vis-à-vis de l’entourage est fréquent, en particulier chez les hommes (23,9%). Le diagnostic d’hépatite B chronique n’a été établi qu’après l’arrivée en France dans l’immense majorité des cas, après un délai de 3 ans en médiane et dans des circonstances variées. Si le dépistage systématique occupe une place prépondérante parmi les femmes, il n’est à l’origine que de moins d’un tiers des diagnostics chez les hommes, parmi lesquels le diagnostic survient dans un délai plus long après l’arrivée en France et plus souvent lors d’une phase active de la maladie. Les caractéristiques de l’hépatite B chronique et de sa prise en charge n’apparaissent pas différentes selon que les personnes sont suivies dans des services experts en hépatologie ou dans d’autres structures de soins. Ces résultats fournissent des informations utiles pour contribuer à améliorer le dépistage, la prévention de la transmission et la prise en charge de l’hépatite B parmi les personnes originaires d’Afrique sub-Saharienne. Abstract In France, migrants from sub-Saharan Africa are particularly affected by chronic hepatitis B. However, characteristics of people originating from sub-Saharan Africa with chronic hepatitis B and their socio-demographic, epidemiological and clinical specificities have been poorly described. This article describes the characteristics of people originating from sub-Saharan Africa who are followed for chronic hepatitis B in Paris region, using data of the ANRS-PARCOURS survey conducted in 2012-2013 among a random sample of 778 outpatients in 20 healthcare settings. Our findings suggest that sub-Saharan Africans followed for chronic hepatitis B constitute a relatively young population (median age: 39 years), sustainably settled in France (since 10 years in median). Precarious social and/or administrative situations are common (12.1% without a stable accommodation, 32.1% without employment, 25.8% without health coverage or covered by the ‘AME’, a public scheme for coverage of the medical expenses of undocumented migrants), especially among women and people followed outside reference centers in hepatology. Non-disclosure of HBV status is frequent, especially in men (23.9%). Chronic hepatitis B has mostly been diagnosed after arrival in France, after a delay of 3 years in median and in various circumstances. While routine screening is predominant among women, among men only less than one third have been diagnosed following a systematic check-up. Compared to women, among men diagnosis occurred within a longer time from arrival in France and more frequently during an active phase of the disease. Characteristics of chronic hepatitis B and its management do not differ according to whether people are followed in reference centers in hepatology or in other healthcare settings. The information provided will be useful to improve chronic hepatitis B screening, prevention and care management among people originating from sub-Saharan Africa.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.
  • Gosselin Anne, Desgrées du Loû Annabel et Pannetier Julie (2015) « Les migrants subsahariens face à la précarité résidentielle et administrative à l’arrivée en France : l’enquête ANRS Parcours », La population de la France face au VIH/sida, Collection Populations vulnérables (ed. Bergouignan) (2).
--- Exporter la sélection au format