Les enfants du déracinement, mémoires du peuple Garifuna en Amérique centrale

25 mars 2014
18h30-20h30
Les enfants du déracinement, mémoires du peuple Garifuna en Amérique centrale
Le Ceped fait son cinéma...
@ Salle Curie A - Université Paris Descartes

Centre des Saint Pères
45 rue des Saints Pères
Paris 6éme -
Métro Saint Germain des Près

Ce film "Les enfants du déracinement, mémoires du peuple Garifuna en Amérique centrale" a été réalisé par Melesio Portilla Viveros et Carlos Agudelo (URMIS) a été conseiller scientifique

Il s’agit d’un film en version originale en espagnol « Los Hijos del destierro », sous-titrée en français.

Carlos Agudelo assistera à cette présentation.
La projection sera suivie d’une discussion animée par Carola Mick (Université de Paris Descartes-Ceped) et d’un débat avec la salle.

Résumé

Vers le milieu du XVIIe siècle, des africains fuyant l’esclavitude se réfugient dans des îles des petites Antilles où ils cohabitent avec les « Indiens Caraïbes » pendant environ un siècle. De cette rencontre naît un groupe ethnique particulier, « les garinagu » - et leur culture « garífuna » -, longtemps connus sous le nom de « Caraïbes noirs ».
À la fois partisans et victimes de la confrontation entre les pouvoirs coloniaux français et anglais dans la région, les « Caraïbes noirs » sont vaincus et déportés vers l’Amérique Centrale en 1797, puis survivent aux guerres des XIXe et débuts du XXe siècle en se dispersant dans quatre pays de la région : le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Belize. Au cours de cette mobilité, le groupe conserve et développe ses principales valeurs identitaires, notamment la langue et la culture.
Au début du XXe siècle, les « Caraïbes noirs » entament un processus de réactivation de leur identité et de leur mémoire historique, conçues depuis lors comme des ressources dans leur lutte pour la reconnaissance et l’inclusion sociale. Un siècle plus tard, au début du XXIe siècle, ils occupent des postes de représentation dans les hautes instances de décision politique de leurs pays respectifs, ils obtiennent la reconnaissance de leur langue et de leur culture comme “Patrimoine intangible de l’humanité” par l’UNESCO et consolident un réseau transfrontalier dans les quatre pays d’Amérique Centrale et avec les Communautés de migrants aux États-Unis.
•Support original : video digital Dvcam - Support de diffusion : DVD
•Date de réalisation : 2010 - Durée : 50 minutes
•Production : projets de recherche scientifique AFRODESC (ANR, France, IRD) y EURESCL (Europe)
N’hésitez pas à diffuser cette information

Pour plus d’informations sur les activités du Ceped….
Agnès GUILLAUME
contact et information : agnes.guillaume chez ird.fr

Le Ceped fait son cinéma...

Depuis longtemps, le cinéma ou la vidéo sont des moyens utilisés par les chercheurs pour rendre compte des phénomènes qu’ils observent sur le terrain afin de proposer un autre type de diffusion des recherches. Si la réalisation des documentaires prend une ampleur très forte en anthropologie, toutes les sciences sociales sont concernées par ce nouveau médium. S’agit-il de mieux capter le réel ? Peut-on considérer un documentaire au même titre qu’un ouvrage scientifique ? La position de la caméra ou le montage vidéo implique-t-il un regard spécifique sur le terrain ? En quoi une la caméra pose-t-elle des problèmes dans la relation aux personnes ? Les notions de subjectivité, d’intersubjectivité ou encore de co-construction sont par exemple en jeu dans les débats actuels autour du documentaire.

Le Ceped a initié depuis 2013 un cycle de projections de films documentaires suivies de débats.

La projection du film en présence du réalisateur et/ ou d’un conseiller scientifique du film sera suivi d’un débat introduit par un discutant.

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