Publications des membres du Ceped

2016


  • Fanchette Sylvie (2016) « Papeterie et recyclage dans les villages de métier », Revue Techniques & Culture, Réparer le monde Excès, reste et innovation, 65-66, p. 198-201 et version longue en ligne. https://tc.revues.org/7912.
    Résumé : Dans les villages de métier artisanaux et industriels du delta du fleuve Rouge, les artisans utilisent des matériaux usagés et des déchets collectés en ville comme matière première. Sous l’effet de la mécanisation et de la diversification de la production, une plus grande division du travail s’opère entre foyers et la chaîne de production s’allonge. La matière première de récupération est échangée au sein d’une longue chaîne de collecteurs. Cet article traite de l’évolution différenciée des itinéraires techniques dans la chaîne opératoire de la papeterie du cluster de Phong Khê, et des modes de collecte des matériaux à recycler dont la production augmente rapidement depuis l’ouverture économique des années 1980. Cependant la collecte de déchets en ville reste très segmentée, saisonnière et informelle, et s’intègre difficilement dans la chaîne de production de la papeterie en cours d’industrialisation et de diversification. L’offre irrégulière des déchets de papier ne correspond plus à la demande d’entreprises modernes soumises à des impératifs de qualité, de standardisation et de délais de production.
    Mots-clés : clusters artisanaux, colecte de déchets, papeterie, recyclage, Vietnam, ⛔ No DOI found.

2015


  • Fanchette Sylvie (2015) « Gestion foncière métropolitaine et confrontations entre société villageoise et État/province (delta du fleuve Rouge) », Hérodote, 2 (157) (juin 25), p. 184-199. http://www.cairn.info/revue-herodote-2015-2-page-184.htm.
    Résumé : Depuis les années 2000, les grandes villes vietnamiennes et leurs périphéries sont en proie à de nombreuses révoltes paysannes face aux expropriations massives entreprises dans le cadre de la métropolisation accélérée. La multiplication des acteurs qui participent à cette métropolisation, notamment les investisseurs étrangers et les entreprises publiques de la construction en pleine refonte statutaire ne fait que rendre très complexes les négociations autour des terres agricoles, propriétés de l’État. À travers le prisme des pratiques foncières des habitants, des collectivités locales et provinciales et des investisseurs dans plusieurs villages de la zone périurbaine densément peuplée, cet article cherche à analyser l’évolution des relations entre l’État, son administration et les habitants. On s’interrogera sur l’intensité des conflits périurbains et la nature des stratégies des villageois : entre résister ou accepter, les variations sont très nombreuses.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

2012

  • Fanchette Sylvie et Dao Thé Anh (2012) « L’extension de Hà Nôi et les défis pour les périphéries urbaines », GrafiGéo, 34, p. 93-106. (Les métropoles des suds vues de leurs périphéries).
    Résumé : La ville de Hà Nội est administrativement associée à la province du même nom, composée de districts urbains et de districts ruraux, véritables réserves foncières pour l’extension de la capitale et zones d’approvisionnement en produits frais pour sa population. Ville administrée pendant l’époque collectiviste, Hà Nội est restée pendant quatre décennies confinée dans un espace limité. Depuis les années 1990, on assiste à un processus de « rattrapage urbain » pour qu’elle obtienne à la fois le statut de métropole internationale attractive, de capitale d’un pays de plus de 80 millions d’habitants, mais aussi pour qu’elle contrôle un territoire à la hauteur de ses ambitions urbanistiques. Son extension s’accélère sur les marges rurales depuis les années 2000, le développement urbain devient dorénavant le principal moteur de l’économie. Dans cet espace densément peuplé, la mixité de l’usage des sols, aux règles foncières dictées par l’État, a pendant longtemps rendu difficile l’extension de Hà Nội. Maintenant que celui-ci a relâché sa mainmise sur le contrôle foncier, les investisseurs s’emparent à bas prix des rizières qui seront le lieu de l’érection de nouvelles villes, d’autoroutes et de zones industrielles ou de divertissement. Dans un contexte d’envolée des prix de la terre, on s’interrogera sur la capacité des populations vivant dans des villages densément peuplés à accéder au foncier et à développer leurs activités productives agricoles et non agricoles, garantes de leur maintien sur place et d’éviter l’exode vers le centre ville. Les expropriations des terres agricoles dans les villages où des grands projets d’aménagement vont être implantés risquent à court terme, si les populations ne sont pas reconverties et ne bénéficient pas d’une partie de la rente foncière, de créer de grandes différenciations sociales et spatiales dans ce nouveau patchwork que sera cette ville éclatée en plusieurs pôles.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.

2010

2008

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