Publications des membres du Ceped

2019

2018

2017

  • Vermot Cécile (2017) « Fears and the longing to emigrate of the Argentinean’s middle class in Miami and in Barcelona (1999-2003) » (communication orale), présenté à 2ème symposium: "Proximité et distance dans les sociétés contemporaines: Travail, discrimination, politiques publiques et émotions, Institut des Amériques, Paris.


  • Vermot Cécile (2017) « Introduction : la migration comme expérience émotionnelle », Migrations Societe, 168 (2), p. 15-22. (Les émotions des migrants. Une approche sociologique). DOI : 10.3917/migra.168.0015. https://www.cairn.info/revue-migrations-societe-2017-2-page-15.htm.
    Résumé : Étudier les migrations à travers le prisme de la sociologie des émotions ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre l’expérience migratoire, puisque l’analyse des émotions permet d’avoir accès à l’intime du sujet, à sa subjectivité [3] [3] Les émotions se trouvent au centre de la subjectivité des…, et donc de saisir ce que signifie pour lui la situation dans laquelle il se trouve, ce qu’il a vécu mais aussi ses objectifs et ses aspirations selon son appartenance sociale. 2Ce dossier thématique [4] [4] La coordonnatrice du présent dossier tient à remercier les…, qui trouve son origine dans une journée d’étude que nous avons organisée au sein du Centre population et développement (Ceped) à l’Université Paris Descartes le 12 juin 2015, permet de présenter un regard croisé Nord-Sud sur les émotions des migrants en proposant des contributions de chercheurs latino-américains et européens.


  • Vermot Cécile (2017) « Peurs et aspiration à l’émigration à Miami et à Barcelone des Argentins de la classe moyenne (1999-2003) », Amérique Latine Histoire et Mémoire. Les Cahiers ALHIM. Les Cahiers ALHIM, 34 (décembre 6). DOI : 10.4000/alhim.5815. http://journals.openedition.org/alhim/5815.
    Résumé : L’objectif de cet article est d’analyser le rôle qu’a eu la peur dans l’aspiration à l’émigration des « perdants » de la « fête ménémiste ». À quelles représentations est-elle liée dans la mise en récit de leur mobilité ? Quelle a été son rôle dans leur aspiration à l’émigration ? Son expression est-elle liée à l’acte migratoire ? Au statut de migrant ? 52 entretiens semi-directifs avec des migrants argentins qui ont quitté leur pays entre 1999 et 2003 ont été réalisés en espagnol. Trente entretiens ont été réalisés à Miami et 22 entretiens à Barcelone. Les résultats montrent que la peur est mobilisée de trois manières différentes dans le discours des migrants. Elle est liée à un sentiment d’insécurité vis-à-vis de la délinquance en Argentine, à un sentiment de vulnérabilité et d’impuissance vis-à-vis de l’incertitude économique et politique et enfin, au risque de la migration. Prendre en compte la peur du point de vue de la sociologie des émotions permet de contribuer à l’intelligibilité du processus migratoire de ces Argentins de la classe moyenne. Ces peurs sont en effet liées à des représentations propres à cette partie de la classe moyenne dans une perspective de genre et durant cette période socio-historique.


  • Vermot Cécile (2017) « Migration et émotions genrées: Les Argentins à Miami et à Barcelone », Migrations Société, 168 (2), p. 67-83. DOI : 10.3917/migra.168.0051. http://www.cairn.info/revue-migrations-societe-2017-2-page-67.htm.
  • Vermot Cécile (2017) « La formation des personnes vivants avec une maladie chronique à l’Université des Patients » (poster), présenté à Première journée scientifique MSDAVENIR, Institut Pasteur.

2016

  • Tourette-Turgis Catherine, Vermot Cécile, Rebillon Maryline et Peirrera Paulo Lennize (2016) Modélisation de l’intervention conduite par HF Prévention en matière de prévention et dépistage dans les lieux publics de rencontre et d’échanges sexuels, Paris : Agence Comment dire, 99 p.
    Résumé : Le dispositif des TROD en milieu spécifique (Lieux de Rencontres Extérieures et milieux ouverts ciblés) représente un dispositif fortement contextualisé dont l’évolution dépend de ses capacités à être transféré dans des contextes équivalents ou distincts. Cela suppose de pouvoir mettre en évidence les conditions nécessaires au diagnostic de faisabilité d’implantation, au fonctionnement optimal du dispositif lors de l’implantation, et d’effectuer avec HF Prévention un travail d’explicitation assorti d’une série de reformulations des actions qu’elle conduit afin de saisir les concepts et les modèles d’analyse construits à partir de son expérience. La tentative de modélisation présentée dans ce travail répond aussi au contexte de contestabilité sociale que les méthodes de travail et de prévention d’HF Prévention ont suscité dans le milieu associatif et dans le champ de la prévention du VIH. La littérature visant à décrire comment les acteurs de prévention construisent leur expérience dans le domaine du dépistage est très peu développée et il n’existe pas de tradition en France de récits d’acteurs et d’opérateurs dans le champ de la santé publique notamment intervenant dans des milieux sensibles. La littérature sur le dépistage et la prévention comporte essentiellement des guides et des manuels de procédures à suivre pour délivrer un certain nombre de services de dépistage mais elle ne décrit pas comment les acteurs de prévention conçoivent et théorisent leur pratique et se transforment au contact de l’action, des environnements et des publics. C’est seulement dans les dispositifs de formation ou lors de la conduite d’entretiens auprès d’acteurs de prévention que l’on peut recueillir le travail réel qu’ils conduisent et des éléments sur les manières dont ils le pensent, théorisent, le modifient, le déploient et le conduisent. C’est dans ce contexte que la Direction Générale de la Santé a demandé à COMMENT DIRE un travail d’identification et de description de la méthode de HF Prévention afin d’en identifier les éléments constitutifs en distinguant tous ceux qui la composent, c’est-à-dire les acteurs, les actions et les procédures, en vue d’une modélisation et de l’étude des conditions de sa transférabilité.


  • Vermot Cécile (2016) « Copans Jean, 2014, Georges Balandier. Un anthropologue en première ligne. Paris, PUF », Journal des africanistes, 86 (2), p. 227-228. DOI : 10.4000/africanistes.5138. http://journals.openedition.org/africanistes/5138.
    Résumé : Jean Copans, anthropologue et sociologue, professeur émérite des universités (Amiens et Paris-Descartes) présente dans ce livre la généalogie intellectuelle de Georges Balandier. Il analyse un corpus d’une cinquantaine d’ouvrages en effectuant une analyse fine des notes, para-notes, titres et références qu’ils comportent. La pensée de Balandier, à la fois anthropologue, sociologue et écrivain, n’est pas présentée par Copans de manière chronologique. L’ouvrage comporte sept chapitres présentés...
  • Vermot Cécile (2016) « L’outreach et travail émotionnel des animateurs d’HF Prévention » (Poster), présenté à XVII Congrès de la Société Française de Lutte contre le Sida, Montpellier.
  • Vermot Cécile (2016) « Sexualidad, Emociones y Masculinidad: una mirada desde una experiencia de outreach work » (Communication orale), présenté à Sensibilities by the beginning of the 21ST Century, Université Paris Diderot, URMIS.

2015



  • Vermot Cécile (2015) « Capturer une émotion qui ne s’énonce pas: Trois interprétations de la honte », Terrains/Théories, 2. DOI : 10.4000/teth.224. http://journals.openedition.org/teth/224.
    Résumé : Cet article interroge le sentiment de honte éprouvé par les Argentins ayant migré à Miami et à Barcelone entre 1999 et 2003 suite à la crise économique qu'a connu leur pays. La honte est une émotion qui se définit, entre autre, par sa faible visibilité, ceux qui l’éprouvent ayant tendance à la dissimuler. Néanmoins, les entretiens, l’observation participante, la prise en compte du contexte de départ et d’arrivée et la connaissance théorique du fonctionnement social de la honte permettent de comprendre pourquoi et comment cette émotion pouvait être éprouvée par les enquêtés. L'enquête dégage ainsi trois formes de honte liées à des identifications fondatrices : la honte politique et nationale, la honte du statut de migrant et la honte des hommes de ne pas avoir pu remplir ce qu’ils considèrent être leur rôle du genre.


  • Vermot Cécile (2015) « Guilt: A gendered bond within the transnational family », Emotion, Space and Society, 16 (août 1), p. 138-146. DOI : 10.1016/j.emospa.2015.04.001. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S175545861500016X.
    Résumé : Between 1999 and 2003 Argentinians lived an economic, social and political crisis that led some of them to emigrate, mainly to the United States and Spain. There are few studies on Argentinean migration and even fewer studies that take emotions and gender during the migration process into account. The aim of this work was to understand the link between gender and guilt within the migration process. In order to consider this, I analyzed the expression of guilt within the narrative of Argentinean migrants in Miami, United States and Barcelona, Spain. In-depth interviews of Argentinean migrants were conducted in both cities. Research shows that guilt is a gendered emotion, which allows migrants to temporarily stay attached to their family in a gendered way during the migration process. Nonetheless, its expression depends on four different factors that are interrelated: representations of gender role and “imagined family”, representations' changes during the migration process and the context of departure and the context of arrival.
    Mots-clés : Argentina, Economic crisis, Emotion, Gender, Guilt, Migration.

2014

  • Vermot Cécile (2014) « Los sentimientos de pertenencia a la nación de los inmigrantes argentinos en Miami y Barcelona », Revista Onteaiken, 17, mai, p. 30-45.
    Résumé : La presente investigación analiza los sentimientos de pertenencia a la nación de inmigrantes argentinos en Miami y Barcelona (1999-2003). El fenómeno migratorio se plantea como una “experiencia emocional” que implica negociaciones, cambios de identificaciones que pueden sentirse y expresarse emocionalmente. Tener en cuenta la expresión de las emociones con el fin de analizar el fenómeno migratorio no sólo es una nueva perspectiva, también permite adquirir una mejor comprensión de la migración como una experiencia que lleva a la ambivalencia de los sentimientos. La presente investigación muestra que la construcción de ambivalencia de los sentimientos vis-à-vis el lugar de origen y el lugar de migración esta diferente en Miami y en Barcelona. En efecto, la expresión de las emociones por parte de los entrevistados (esperanza, tristeza, miedo, enfado, bronca, amor y nostalgia), las representaciones y acciones que se asocian con ellas, dependen de la temporalidad y del lugar de migración.
  • Vermot Cécile (2014) “Ma thèse en deux minutes”, PARIS, France : Le Huffington Post.

2013

  • Vermot Cécile (2013) « Capturer une émotion qui ne s’énonce pas : deux interprétations de la honte chez les migrants argentins » (communication orale), présenté à Les émotions: pratiques et catégorisations sociales (Université Paris Ouest Nanterre la Défense), Nanterre.
  • Vermot Cécile (2013) « La migration et les émotions] : Les sentiments d'appartenance du genre et à la nation des migrants argentins à Miami et à Barcelone », Thèse de doctorat en sociologie, Paris : Université Paris Descartes ; Universitat autònoma de Barcelona.
    Résumé : Entre 1999 et 2003 les Argentins ont vécu une crise économique, politique et sociale, qui a atteint son point culminant durant le Corralito en 2001. Durant cette période, le taux de chômage s’éleva à 25% et 57,5% de la population tomba en dessous du seuil de pauvreté. La fragmentation de l’Argentine comme « communauté imaginée » a entrainé indignation, déception, frustration et incertitude ; sentiments face auxquels certains Argentins ont choisi de répondre par des actions collectives alors que d’autres ont choisi d'émigrer, principalement vers les États-Unis et l’Espagne. Cette recherche analyse les sentiments d’appartenance du genre et à la nation des immigrants Argentins à Miami et à Barcelone (1999-2003). Le phénomène migratoire est envisagé comme une « expérience émotionnelle », qui entraine des négociations, des changements d’identifications pour les individus qui peuvent être éprouvés et exprimés émotionnellement. Prendre en compte l’expression des émotions selon le genre des individus afin d’analyser le phénomène migratoire n’est pas seulement une nouvelle perspective, elle permet d’avoir une meilleur compréhension de la migration. Le choix des enquêtés a été dépendent de leur position sociale familiale, c’est-à-dire s’ils émigraient seuls ou en couple. La comparaison des deux terrains, Miami et Barcelone, à deux moments distants de trois ans dans le temps, m’a permis de tendre vers une objectivation des émotions et d’avoir une compréhension globale de leur fonctionnement au cours du processus migratoire. Cette recherche montre que l’expression des émotions par les enquêtées (espoir, culpabilité, tristesse, peur, colère, honte, amour, nostalgie), les représentations et les actions qui leurs sont liées, dépendent de la construction de la subjectivité du genre, de la temporalité et du lieu de migration. Between 1999 and 2003, Argentina experienced an economic, political and social crisis, which reached its peak during the Corralito in 2001. During this period, the unemployment rate rose to 25% and 57.5% of the population fell below the poverty line. Fragmentation of Argentina as "imagined community" has led indignation, disappointment, frustration and uncertainty feelings about which some Argentines chose to respond through collective actions while others have chosen to emigrate, mainly to the United States and Spain. This research analyzes the feelings of the kind belonging to the nation and Argentine immigrants in Miami and Barcelona (1999-2003). Migration is seen as an "emotional experience", which entails negotiations, changes in identification of individuals who may be experienced and expressed emotionally. Taking into account the expression of emotions depending on the type of individuals to analyze the migration phenomenon is not only a new perspective, it provides a better understanding of migration. Selection of respondents was dependent on their family social position, that is to say, if they emigrated alone or in pairs. Comparison of the two fields, Miami and Barcelona, ​​two years apart three moments in time, allowed me to move towards an objectification of emotions and have a comprehensive understanding of their operation during the migration process. This research shows that the expression of emotions by respondents (hope, guilt, sadness, fear, anger, shame, love, nostalgia), the representations and actions related to them, depend on the construction of the subjectivity of the genre, temporality and place of migration. Entre 1999 y 2003, los argentinos vivieron una crisis económica, política y social que alcanzó su punto culminante durante el Corralito en 2001. Durante ese periodo, la tasa de desempleo llegó al 25% mientras el 57.5% de la población cayó por debajo del umbral de pobreza. La fragmentación argentina como “comunidad imaginada” conllevó indignación, decepción, frustración e incertidumbre, sentimientos frente a los que algunos argentinos respondieron mediante acciones colectivas, mientras otros eligieron emigrar, principalmente hacia Estados Unidos y España. La presente investigación analiza los sentimientos de pertenencia al género y a la nación de inmigrantes argentinos en Miami y Barcelona (1999 - 2003). El fenómeno migratorio se plantea como una “experiencia emocional” que implica negociaciones, cambios de identificaciones que pueden sentirse y expresarse emocionalmente. Tener en cuenta la expresión de las emociones según el género con el fin de analizar el fenómeno migratorio no sólo es una nueva perspectiva, también permite adquirir una mejor comprensión de la migración. La elección de las entrevistas se realizó en función de la estatus social familiar de los individuos, es decir si emigraron solos o en pareja. La comparación de dos terrenos, Miami y Barcelona, en dos momentos separados, me ha permitido tender hacia una objetivación de las emociones y obtener una comprensión global de su funcionamiento del proceso migratorio. La presente investigación muestra que la expresión de las emociones por parte de los entrevistados (esperanza, culpabilidad, tristeza, miedo, cólera, vergüenza, amor y nostalgia), y las representaciones y acciones que se asocian con ellas, dependen de la construcción de la subjetividad de género, de la temporalidad y del lugar de migración.

2012

2011

2010

2009


  • Vermot Cécile (2009) Gendered Emotions Within the Migration Process : A case study of Argentinean migrants in Miami, Working Papers du CEPED (2), Paris : CEPED, 23 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Immigration is often seen as a rational choice by people who seek more economic opportunities or who flee politically oppressive regimes or violence. However, it has been suggested that emotions and emotional actions have to be seen as conceptually rational. The aim of this paper is to assess the role emotions have played in the choice to migrate and how this choice has affected gender roles after migration. I use a case study of Argentinean immigrants in the United States to explore these issues. Findings from the interviews carried out reveal that the economic crisis in Argentina affected the emotional well‐being of the male Argentineans, because they were not able to fulfil their socially prescribed role as breadwinner, while women could continue to fulfil their role as caregivers, not only of their children but also of their husbands. Thus, migration was a response to the emotional difficulties men experienced when they were unable to care for their families financially.
    Mots-clés : Argentineans, Emotion, feminism, Gender, migration, transnationalism..

2007

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