Publications des membres du Ceped

2023


  • Larmarange Joseph, Fotso Arlette Simo, Yabo Yao, Dahourou Désiré Lucien, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Sondo Apoline, Valentin Louis, Altmann Mathias et Bekelynck Anne (2023) « Réalisation d’une enquête téléphonique répétée auprès de médecins burkinabés en contexte Covid : retour d’expérience de l’enquête CAP-CoV-BF » (communication orale), présenté à 12e Colloque Francophone sur les Sondages. https://hal.ird.fr/ird-04043479.
    Résumé : Introduction. Les médecins, premières personnes exposées et victimes des épidémies, sont au cœur des dispositifs de riposte à l’épidémie de Covid-19. Au printemps 2020, au cœur de la première vague épidémique, il est apparu essentiel de pouvoir documenter les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) de ces maillons essentiels de la lutte contre la Covid-19 au Burkina Faso. Leur compréhension de la maladie, l’impact de la maladie sur leurs pratiques professionnelles, leur accès au matériel de protection, etc. sont autant d’aspects qui peuvent impacter directement la santé publique, nécessitant des prises de mesures par les autorités nationales. L’objectif principal de cette étude était de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Méthode. L’enquête CAP-CoV-BF a pu être financée dans le cadre du programme Aphro-CoV financé par l’Agence Française le Développement et mis en œuvre par le consortium REACTing. Le protocole de l’enquête a été développé en mai et juin 2020 et soumis au Comité d’Éthique pour la recherche en santé du Burkina Faso en juin 2020. L’enquête a été approuvée fin août. L’enquête CAP-CoV-BF est une série de trois vagues d’enquêtes quantitatives transversales (échantillons indépendants) par téléphone réalisée auprès d’un échantillon représentatif d’environ 200 médecins sur l’ensemble du territoire burkinabè. Les trois vagues ont été réalisées à différents stades de l’épidémie burkinabé : (i) alors que le nombre de cas était relativement peu important et plutôt stable en septembre 2020 ; (ii) début décembre 2020 alors que le pays faisait face au début d’un nouveau pic épidémique ; (iii) fin février 2021 à la fin de la vague épidémique ayant démarré en décembre 2020. La base d’échantillonnage était l’annuaire de l’ordre national des médecins du Burkina Faso (3548 médecins enregistrés). Résultats. Avant chaque vague d’enquête, 750 médecins étaient tirés au sort et recevaient un SMS de préannonce de l’enquête. Ils avaient la possibilité à cette étape de répondre au SMS pour refuser d’être appelé (vague 1 : 0 refus, vague 2 : 7, vague 3 : 9). L’envoi du SMS permettait également de vérifier si les numéros étaient toujours valides. Parmi les numéros valides et sans refus, un second échantillonnage était effectué. Chaque numéro de téléphone mis en production était rappelé au moins 5 fois (5 jours à des horaires différents) avant d’être considéré comme injoignable. Les refus de participer après décrochage sont restés relativement limités (respectivement 23, 5 et 10). Au final, 166 questionnaires ont été complété en 15 jours de collecte lors de la première enquête, 190 questionnaires en 13 jours pour la seconde et 203 questionnaires en 13 jours pour la troisième. Conclusion. Le dispositif d’enquête a permis de réaliser en des temps courts et avec un budget limité une enquête nationale et représentative des médecins au Burkina Faso. La passation par téléphone a permis à la fois de couvrir l’ensemble du territoire national tout en respectant les procédures de distanciations en vigueur.

2022

  • Bekelynck Anne, Coffie Patrick, Djaha Joël, Inghels Maxime, Larmarange Joseph, Menan Gérard, Msellati Philippe et Séri Benjamin (2022) Retards dans le dépistage de l'hépatite B des femmes enceintes : il est urgent d'agir !, Note de politique PAC-CI (4), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bekelynck Anne, Inghels Maxime et Larmarange Joseph (2022) Dépistage communautaire et dépistage tout public : des offres complémentaires pour toucher tous les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), Note de politique PAC-CI (1), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bitty-Anderson Alexandra, Guié Annick, Kanga Eulalie, Nouaman Marcellin et Larmarange Joseph (2022) La PrEP seule ne suffit pas : elle doit être accompagnée d’une offre de soins globale, Note de politique PAC-CI (2), Abidjan : PAC-CI, 2 p.

  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et pour l'équipe ATLAS (2022) Défis de la distribution des autotests VIH pour le dépistage des cas index lorsque le partage du statut VIH est faible : résultats préliminaires d'une étude qualitative à Bamako (Mali) dans le cadre du projet ATLAS, Working Papers du CEPED (53), Paris : Ceped, 21 p. https://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Ce working paper est une traduction en français de l’article suivant : Boye S, Bouaré S, Ky-Zerbo O, Rouveau N, Simo Fotso A, d’Elbée M, Silhol R, Maheu-Giroux M, Vautier A, Breton G, Keita A, Beke-lynck A, Desclaux A, Larmarange J and Pourette D (2021) Challenges of HIV Self-Test Distribution for Index Testing When HIV Status Disclosure Is Low : Preliminary Results of a Qualitative Study in Bamako (Mali) as Part of the ATLAS Project. Front. Public Health 9:653543. https://doi.org/10.3389/fpubh.2021.653543


  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carilon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Loû Annabel Degrées du, Larmarange Joseph et for the research team ANRS 12323 DOD-CI (2022) « Preferences and access to community-based HIV testing sites among men who have sex with men (MSM) in Côte d’Ivoire », BMJ Open, 12 (6) (juin), p. e052536. DOI : 10.1136/bmjopen-2021-052536. https://bmjopen.bmj.com/content/12/6/e052536.
    Résumé : Objective Measuring access and preferences to Men who have Sex with Men focused community-based HIV testing sites (MSM-CBTS) in Côte d’Ivoire. Design A respondent-driven sampling telephone survey. Setting National survey conducted in 2018 in Côte d’Ivoire. Participants 518 MSM aged over 18 years old. Primary and secondary outcome measures Knowledge, practices, satisfaction and preferences regarding MSM-CBTS. Factors associated with MSM-CTBS access or knowledge and with HIV testing venue preferences were examined. Results Only half of the respondents (47%) reported knowing of an MSM-CBTS. Of these, 79% had already attended one. Both knowing of and ever visiting an MSM-CBTS were significantly associated with a higher number of HIV tests performed in the past 12 months and having disclosed sexual orientation to one family member.In terms of preferences, 37% of respondents said they preferred undifferentiated HIV testing sites (ie, ‘all patients’ HIV testing sites), 34% preferred MSM-CBTS and 29% had no preference.Those who reported being sexually attracted to women, being bisexual and those who did not know an MSM non-governmental organisation were less likely to prefer MSM-CBTS. MSM who preferred undifferentiated HIV testing sites mentioned the lack of discretion and anonymity of community-based sites and the desire to avoid the gaze of others. Conclusion Community-based HIV testing is well suited for MSM who identify as homosexual and those close to the MSM community, while maintaining undifferentiated HIV testing is essential for others. Both types of activities need to be maintained and developed. Healthcare professionals in undifferentiated HIV testing sites need to be properly trained in the non-judgemental reception of MSM.
    Mots-clés : HIV & AIDS, International health services, SEXUAL MEDICINE.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Boye Sokhna, Vautier Anthony, Rouveau Nicolas, Kouadio Brou Alexis, Fotso Arlette Simo, Pourette Dolorès, Maheu-Giroux Mathieu, Sow Souleymane, Camara Cheick Sidi, Doumenc-Aïdara Clémence, Keita Abdelaye, Boily Marie Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Bekelynck Anne, Gueye Papa Alioune, Diop Papa Moussa, Geoffroy Olivier, Kamemba Odé Kanku, Diallo Sanata, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et for the ATLAS team (2022) « Willingness to use and distribute HIV self-test kits to clients and partners: A qualitative analysis of female sex workers’ collective opinion and attitude in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », Women's Health, 18 (avril 17), p. 1-11. DOI : 10.1177/17455057221092268. https://doi.org/10.1177/17455057221092268.
    Résumé : Background:In West Africa, female sex workers are at increased risk of HIV acquisition and transmission. HIV self-testing could be an effective tool to improve access to and frequency of HIV testing to female sex workers, their clients and partners. This article explores their perceptions regarding HIV self-testing use and the redistribution of HIV self-testing kits to their partners and clients.Methods:Embedded within ATLAS, a qualitative study was conducted in Côte-d?Ivoire, Mali, and Senegal in 2020. Nine focus group discussions were conducted. A thematic analysis was performed.Results:A total of 87 participants expressed both positive attitudes toward HIV self-testing and their willingness to use or reuse HIV self-testing. HIV self-testing was perceived to be discreet, confidential, and convenient. HIV self-testing provides autonomy from testing by providers and reduces stigma. Some perceived HIV self-testing as a valuable tool for testing their clients who are willing to offer a premium for condomless sex. While highlighting some potential issues, overall, female sex workers were optimistic about linkage to confirmatory testing following a reactive HIV self-testing. Female sex workers expressed positive attitudes toward secondary distribution to their partners and clients, although it depended on relationship types. They seemed more enthusiastic about secondary distribution to their regular/emotional partners and regular clients with whom they had difficulty using condoms, and whom they knew enough to discuss HIV self-testing. However, they expressed that it could be more difficult with casual clients; the duration of the interaction being too short to discuss HIV self-testing, and they fear violence and/or losing them.Conclusion:Overall, female sex workers have positive attitudes toward HIV self-testing use and are willing to redistribute to their regular partners and clients. However, they are reluctant to promote such use with their casual clients. HIV self-testing can improve access to HIV testing for female sex workers and the members of their sexual and social network.
    Mots-clés : ATLAS, female sex workers, HIV self-testing, partners, perception, secondary distribution, West Africa.
    Pièce jointe SAGE PDF Full Text 269.2 kio (source)

  • Larmarange Joseph, Elvis Georges Amani, Badiane Kéba, Bayac Céline, Bekelynck Anne, Boily Marie-Claude, Boye Sokhna, Breton Guillaume, d’Elbée Marc, Desclaux Alice, Loû Annabel Desgrées du, Papa Moussa Diop, Doumenc-Aïdara Clémence, Ehui Eboi, Jean Kévin, Keita Abdelaye, Brou Alexis Kouadio, Kra Arsène Kouassi, Ky-Zerbo Odette, Maheu-Giroux Mathieu, Medley Graham, Moh Raoul, Cheikh Tidiane Ndour, Pourette Dolorès, Rouveau Nicolas, Silhol Romain, Fotso Arlette Simo, Terris-Prestholt Fern, Métogara Mohamed Traore, Vautier Anthony, Diallo Sanata, Papa Alioune Gueye, Geoffroy Olivier, Odé Kanku Kabemba, Abokon Armand, Anoma Camille, Diokouri Annie, Kouame Blaise, Kouakou Venance, Koffi Odette, Kpolo Alain-Michel, Tety Josiane, Traore Yacouba, Bagendabanga Jules, Berthé Djelika, Diakite Daouda, Diakité Mahamadou, Diallo Youssouf, Daouda Minta, Hessou Septime, Kanambaye Saidou, Abdul Karim Kanoute, Dembele Bintou Keita, Koné Dramane, Koné Mariam, Maiga Almoustapha, Nouhoum Telly, Sanogo Abdoulaye, Keita Aminata Saran, Sidibé Fadiala, Tall Madani, Camara Adam Yattassaye, Idrissa, Amadou Niang Diallo Papa, Fall Fatou, Fatou Ngom Guèye Ndèye, Sidy Mokhtar Ndiaye, Alassane Moussa Niang, Samba Oumar, Thiam Safiatou, Nguissali M. E. Turpin, Bouaré Seydou, Cheick Sidi Camara, Ehua Agnes Eponon, Kouvahe Amélé, Montaufray Marie-Anne, Mosso Rosine, Pauline Dama Ndeye, Sarrassat Sophie et Sow Souleymane (2022) Principaux résultats de recherche du programme ATLAS sur l'autodépistage du VIH en Afrique de l'Ouest, Report, Institut de recherche pour le développement ; Solthis. https://hal.science/hal-04121492.

2021


  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2021) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso - Enquêtes 1, 2 et 3 : septembre 2020 - décembre 2020 – février 2021, Policy brief (3), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/enquete-cap-cov-bf-resultats-des-3-vagues-denquete-et-evolutions-observees/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permet d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place auprès d’un échantillon représentatif de médecins sur l’ensemble du territoire. Une 1ère enquête a été menée en septembre 2020 (n=166) et une 2ème en décembre 2020 (n=190).

  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2021) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso Vague 2 : septembre - décembre 2020, Policy brief (2), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/connaissances-attitudes-et-pratiques-liees-a-la-pandemie-covid-19-des-medecins-au-burkina-faso-vague-2/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permet d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place auprès d’un échantillon représentatif de médecins sur l’ensemble du territoire. Une 1ère enquête a été menée en septembre 2020 (n=166) et une 2ème en décembre 2020 (n=190).


  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et Pourette Dolorès (2021) « Challenges of HIV Self-Test Distribution for Index Testing When HIV Status Disclosure Is Low: Preliminary Results of a Qualitative Study in Bamako (Mali) as Part of the ATLAS Project », Frontiers in Public Health, 9 (mai 19). DOI : 10.3389/fpubh.2021.653543. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2021.653543/full?&utm_source=Email_to_authors_&utm_medium=Email&utm_content=T1_11.5e1_author&utm_campaign=Email_publication&field=&journalName=Frontiers_in_Public_Health&id=653543.
    Résumé : The rate of HIV status disclosure to partners is low in Mali, a West African country with a national HIV prevalence of 1.2%. HIV self-testing (HIVST) could increase testing coverage among partners of people living with HIV (PLHIV). This study aims to improve our understanding of the practices, limitations and issues related to the distribution of HIV self-tests at an HIV care clinic in Bamako, Mali. An ethnographic survey was conducted in 2019. It consisted of (i) individual interviews with 8 health professionals involved in the distribution of HIV self-tests; (ii) 591 observations of medical consultations, including social service consultations, with PLHIV; (iii) 7 observations of peer educator-led PLHIV group discussions. HIVST was discussed in only 9% of the observed consultations (51/591). When HIVST was discussed, the discussion was almost always initiated by the health professional rather than PLHIV. HIVST was discussed infrequently because in most of the consultations, it was not appropriate to propose partner HIVST (e.g., when PLHIV were widowed, did not have partners, or had delegated someone to renew their prescriptions). Some PLHIV had not disclosed their HIV status to their partners. Dispensing HIV self-tests was time-consuming, and medical consultations were very short. Three main barriers to HIV self-test distribution when HIV status had not been disclosed to partners were identified: (1) almost all health professionals avoided offering HIVST to PLHIV when they thought or knew that the PLHIV had not disclosed their HIV status to partners; (2) PLHIV were reluctant to offer HIVST to their partners if they had not disclosed their HIV-positive status to them; (3) there was limited use of strategies to support the disclosure of HIV status. In conclusion, it is essential to strengthen strategies to support the disclosure of HIV+ status. It is necessary to develop a specific approach for the provision of HIV self-tests for the partners of PLHIV by rethinking the involvement of stakeholders. This approach should provide them with training tailored to the issues related to the (non)disclosure of HIV status and gender inequalities, and improving counseling for PLHIV.
    Mots-clés : HIV self-testing, HIV status disclosure, Index testing, Knowledge of HIV status, Mali, Partners of PLHIV, People living with HIV, Screening -.


  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Desgrées du Loû Annabel, Larmarange Joseph et for the research team ANRS 12323 DOD-CI (2021) « Telephone peer recruitment and interviewing during a respondent-driven sampling (RDS) survey: feasibility and field experience from the first phone-based RDS survey among men who have sex with men in Côte d’Ivoire », BMC Medical Research Methodology, 21 (1) (février 5), p. 25. DOI : 10.1186/s12874-021-01208-x. https://doi.org/10.1186/s12874-021-01208-x.
    Résumé : Many respondent-driven sampling (RDS) methodologies have been employed to investigate hard-to-reach populations; however, these methodologies present some limits. We describe a minimally investigated RDS methodology in which peer recruitment and interviewing are phone-based. The feasibility of the methodology, field experiences, validity of RDS assumptions and characteristics of the sample obtained are discussed.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, Men who have sex with men, Phone-based survey, Respondent-driven sampling.

  • Simo Fotso Arlette et Bekelynck Anne (2021) « Les personnels soignants face à l'épidémie de COVID-19 au Burkina Faso : résultats de l'étude CAP-CoV-BF » (communication orale), présenté à APHRO-COV Webinaire N 19, Vol., 19, Online. (Webinaire). https://aphro-cov.com/ressources_liste/cap-cov-bf-les-resultats-de-lenquete/.

2020


  • Abo Yao, Altman Mathias, Bekelynck Anne, Dahourou Désiré, Simo Fotso Arlette, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Larmarange Joseph, Sondo Apoline et Valentin Louis (2020) Connaissances, attitudes et pratiques liées à la pandémie COVID-19 des médecins au Burkina Faso, Policy brief (1), Ouagadougou : Aphro-Cov, 6 p. https://aphro-cov.com/ressources_liste/connaissances-attitudes-et-pratiques-liees-a-la-pandemie-covid-19-des-medecins-au-burkina-faso/.
    Résumé : CAP-CoV-BF : une enquête nationale réalisées auprès des médecins au Burkina Faso Le personnel de santé se trouve au cœur du dispositif élaboré dans le cadre de la réponse à l’épidémie de COVID-19, à la fois en tant qu’acteur essentiel du dispositif de réponse à l’épidémie, et en tant que premières personnes exposées et victimes. Il est ainsi essentiel de s’assurer de la compréhension de cette maladie (symptômes, modes de transmission, mesures de prévention, etc.) et de l’acceptabilité et de l’adaptation des médecins du Burkina Faso face aux mesures de santé publique préconisées. Cela permettra d’identifier les difficultés et les barrières qu’ils rencontrent afin d’adopter les mesures de protection adéquates, proposer des interventions adaptées pour les surmonter et prioriser les messages qui leur sont destinés. L’objectif principal de cette étude est de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Une enquête quantitative transversale par téléphone a été mise en place, menée auprès d’un échantillon représentatif de 166 médecins sur l’ensemble du territoire. Elle sera répétée trois fois à intervalles réguliers. Ce document “Policy Brief” (téléchargeable au lien ci-dessous) présente de façon synthétique les résultats de l’analyse de la 1ère vague d’appels réalisée en Septembre 2020.


  • Ante-Testard Pearl Anne, Benmarhnia Tarik, Bekelynck Anne, Baggaley Rachel, Ouattara Eric, Temime Laura et Jean Kévin (2020) « Temporal trends in socioeconomic inequalities in HIV testing: an analysis of cross-sectional surveys from 16 sub-Saharan African countries », The Lancet Global Health, 8 (6) (juin), p. e808-e818. DOI : 10.1016/S2214-109X(20)30108-X. https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S2214109X2030108X.
    Résumé : Overall increases in the uptake of HIV testing in the past two decades might hide discrepancies across socioeconomic groups. We used data from population-based surveys done in sub-Saharan Africa to quantify socioeconomic inequalities in uptake of HIV testing, and to establish trends in testing uptake in the past two decades. Methods We analysed data from 16 countries in sub-Saharan Africa where at least one Demographic and Health Survey was done before and after 2008. We assessed the country-specific and sex-specific proportions of participants who had undergone HIV testing in the previous 12 months across wealth and education groups, and quantified socioeconomic inequalities with both the relative and slope indices of inequalities. We assessed time trends in inequalities, and calculated mean results across countries with random-effects meta-analyses. Findings We analysed data for 537 784 participants aged 15-59 years (most aged 15-49 years) from 32 surveys done between 2003 and 2016 (16 before 2008, and 16 after 2008) in Cameroon, Cote d'Ivoire, DR Congo, Ethiopia, Guinea, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Mali, Niger, Rwanda, Sierra Leone, Tanzania, Zambia, and Zimbabwe. A higher proportion of female participants than male participants reported uptake of HIV testing in the previous 12 months in five of 16 countries in the pre-2008 surveys, and in 14 of 16 countries in the post-2008 surveys. After 2008, in the overall sample, the wealthiest female participants were 2.77 (95% CI 1.42-5.40) times more likely to report HIV testing in the previous 12 months than were the poorest female participants, whereas the richest male participants were 3.55 (1.85-6.81) times more likely to report HIV testing than in the poorest male participants. The mean absolute difference in uptake of HIV testing between the richest and poorest participants was 11.1 (95% CI 4.6-17.5) percentage points in female participants and 15.1 (9.6-20.6) in male participants. Over time (ie, when pre-2008 and post-2008 data were compared), socioeconomic inequalities in the uptake of HIV testing in the previous 12 months decreased in male and female participants, whereas absolute inequalities remained similar in female participants and increased in male participants. Interpretation Although relative socioeconomic inequalities in uptake of HIV testing in sub-Saharan Africa has decreased, absolute inequalities have persisted or increased. Greater priority should be given to socioeconomic equity in assessments of HIV-testing programmes. Copyright (C) 2020 The Author(s). Published by Elsevier Ltd.

  • Assoumou Nelly, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Kouadio Alexis, Ouantchi Honoré, Doumbia Mohamed, Larmarange Joseph et Kone Mariatou (2020) « Organisation du financement du dépistage du VIH à base communautaire en Côte d'Ivoire : une recherche d'efficience potentiellement contre-productive ? » (poster), présenté à INTEREST 2020, online. http://interestworkshop.org/.
    Résumé : Contexte: Depuis le début des années 2010, le President’s Emergency Plan for AIDS Relief (Pepfar) et le Fonds mondial de lutte contre le VIH/ sida, la tuberculose et le paludisme, ont accentué leurs stratégies d’efficience basées sur la gestion axée sur les résultats (GAR). L’objectif ici est d’analyser les effets de ces stratégies sur la mise en oeuvre locale des activités, à travers l’exemple du dépistage du VIH à base communautaire. Matériels et Méthodes: L’étude a été menée en 2015 et 2016 dans trois districts sanitaires de la Côte d’Ivoire. Une cartographie des acteurs impliqués dans le dépistage à base communautaire et des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de dix-huit membres des ONG dites «communautaires» : coordonnateurs de projet (8), chargés de suivi et évaluation (5), superviseur des activités (1), conseillers communautaires (4). Résultats: Les deux bailleurs mettent en place des systèmes de financement qui se déclinent sous forme de chaines à plusieurs maillons d’acteurs (bailleurs, organisations intermédiaires, ONG communautaires), de trois niveaux pour le Pepfar à quatre ou cinq pour le Fonds mondial. A chaque niveau, des comptes rendus et validations des données mensuelles, trimestrielles et annuelles sont exigées comme conditions de décaissements des fonds. Leur caractère chronophage, conjugué au manque de ressources humaines et/ou techniques des ONG communautaires génèrent d’importants retards. Au final, sur une année, seuls huit à neuf mois (sur douze) sont généralement consacrés à la mise en oeuvre effective des activités de dépistage ; et chaque mois, seules deux semaines (sur quatre) y sont dédiées. Conclusion: Tandis que les bailleurs de fonds portent une attention croissante à l’obtention de données précises et actualisées dans le but d’améliorer l’efficience de leurs stratégies, celles-ci produisent des effets contre-productifs, qui tendent à nuire à la mise en oeuvre effective des activités. Un juste équilibre entre mise en oeuvre et suivi et évaluation est ainsi à trouver, en fonction des capacités humaines et techniques des acteurs.

  • Bekelynck Anne et Larmarange Joseph (2020) « PEPFAR’s 3.0 HIV testing policy in Côte d'Ivoire reveals fragmentation, acceleration and disconnection », Aidspan, 376, avril 1. https://www.aidspan.org/gfo_article/pepfar%E2%80%99s-30-hiv-testing-policy-c%C3%B4te-divoire-reveals-fragmentation-acceleration-and.

  • Bekelynck Anne et Larmarange Joseph (2020) « La politique de dépistage du VIH de Pepfar 3.0 en Côte d'Ivoire (2014 à 2018) : fragmentation, accélération et déconnexion », Aidspan, 96, février 28. https://www.aidspan.org/fr/node/5224.

  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Keita Adbelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et ATLAS Team (2020) « Challenges of HIV self-tests distribution for index testing in a context where HIV status disclosure is low: preliminary experience of the ATLAS project in Bamako, Mali » (poster PED1255), présenté à 23rd AIDS International Conference, San Francisco (virtual). https://cattendee.abstractsonline.com/meeting/9289/Presentation/2271.
    Résumé : BACKGROUND: In Côte d''Ivoire, Mali and Senegal, ATLAS project has introduced HIV self-testing (HIVST) as an index testing strategy, distributing HIVST kits to people living with HIV (PLHIV) during consultations for secondary distribution to their partners. Here, we present preliminary results of an ethnographic survey conducted in one HIV clinic in Bamako, Mali, where most HIV patients have not disclosed their HIV status to their partner(s), notably for women for fear of jeopardizing their relationships. In such a context, how non-disclosure affect the distribution of HIVST kits? METHODS: The study was conducted from September 25 to November 27, 2019, and included individual interviews with 8 health workers; 591 observations of medical consultations; and 7 observations of patient groups discussions led by peer educators. RESULTS: Three principal barriers to HIVST distribution for index testing were identified. (1) Reluctance of PLHIV to offer HIVST to partners to whom they have not (yet) disclosed their status and desire to learn tactics for offering testing without disclosing their HIV status. (2) Near-universal hesitancy among health workers to offer HIVST to persons who, they believe, have not disclosed their HIV status to their partner(s). (3) Absence of strategies, among health workers, to support discussion of status disclosure with PLHIV. In the rare cases where HIVST was offered to a PLHIV whose partner did not know their status, either the PLHIV declined the offer or the provider left it to the patient to find a way to deliver the HIVST without disclosing his/her status. CONCLUSIONS: HIV self-testing distribution could serve as an opportunity for PLHIV to disclose their HIV status to partners. The continuing reluctance of PLHIV to heed advice to share their status and promote secondary HIV self-testing distribution highlights the structural factors (social inequalities and stigma) that limit awareness of HIV status and that favour the persistence of the epidemic.


  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine, Kone Mariatou, Desgrées du Loû Annabel et Larmarange Joseph (2020) « Cascade of Provider-Initiated Human Immunodeficiency Virus Testing and Counselling at Specific Life Events (Pregnancy, Sexually Transmitted Infections, Marriage) in Côte dʼIvoire: », Sexually Transmitted Diseases, 47 (1) (janvier), p. 54-61. DOI : 10.1097/OLQ.0000000000001084. http://Insights.ovid.com/crossref?an=00007435-202001000-00012.
    Résumé : BACKGROUND: Despite the implementation of Provider Initiated Testing and Counselling (PITC) in 2009, PITC coverage remains low in Cote d'Ivoire. The purpose of this study is to determine whether an human immunodeficiency virus (HIV) test was offered and performed at specific life events where PITC is recommended by national guidelines. METHODS: In 2017, a cross-sectional telephone survey was conducted among a representative sample of 3,867 adults from the general population in Côte d'Ivoire. The occurrences of the following events over the past 5 years were documented: pregnancy (event A) or partner's pregnancy (event B) of the last child, sexually transmitted infection (event C) and marriage (event D). For each of these events, participants were asked (i) if they consulted a health care professional, (ii) if they were offered an HIV test during that consultation and (iii) if they accepted it. RESULTS: Consulting a health care provider was reported by 94.9%, 58.3%, 70.3% and 19.1% of those who reported events A, B, C and D respectively. In case of medical consultations following events A, B, C and D, respectively 70.1%, 33.1%, 28.1%, and 78.8% of individuals were offered an HIV test. The testing acceptance was high regardless of the event. Overall, testing coverage was 63.7%, 16.9%, 13.4% and 14.5% for events A, B, C and D respectively. CONCLUSIONS: Increasing HIV testing coverage in Côte d'Ivoire requires (i) facilitating attendance to health services in case of sexually transmitted infections, marriage and pregnancy-for men-and (ii) strengthening routine testing offer on these occasions.


  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine, Koné Mariatou, Desgrées du Loû Annabel, Larmarange Joseph et ANRS 12323 DOD-CI Study Group (2020) « Pratiques et facteurs associés au dépistage récent du VIH en population générale, Côte d’Ivoire. Résultats de l’étude ANRS 12323 DOD-CI », Bulletin De La Societe De Pathologie Exotique (1990), 113 (5) (décembre 28), p. 268-277. DOI : 10.3166/bspe-2021-0154. https://bspe.revuesonline.com/article.jsp?articleId=42002.
    Résumé : With 2.9% of HIV prevalence in the general population, Côte d'Ivoire is one of the countries most affected by the HIV epidemic in West Africa. In this country, only 63% of people infected with HIV are aware of their status. A cross-sectional phone survey was conducted with a representative sample of 3,867 individuals to describe the practices and factors associated with a recent HIV testing (≤ 1 year) in Côte d'Ivoire. Data relative to the last done HIV test as well as the socio-demographic characteristics, sexual behavior, access to information, perceptions, capacities and autonomy as well as social and geographical environment of the participants were collected. Logistical regression models were used to identify the associated factors with a recent HIV test (≤ 1 year). Lack of information is one of the main barriers to HIV testing (only 60% of individuals know a place to get tested). For men, despite the fact that HIV testing is free of charge, poor economic conditions seem to be a barrier to testing. The social environment, including peer influence, also appears to have an effect on testing among men. For women, testing is associated with their perceptions of HIV exposure. There is a need to rethink the current HIV testing communication in Côte d'Ivoire and to identify economic or social incentives to remove access barriers to HIV testing.
    Mots-clés : Africa, Western, Afrique subsaharienne, Cote d'Ivoire, Côte d’Ivoire, Cross-Sectional Studies, Dépistage, Enquête téléphonique, Female, HIV Infections, HIV Testing, Humans, Male, Population générale, Sexual Behavior, VIH.


  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine, Kone Mariatou, Desgrees du Lou Annabel, Larmarange Joseph et for the ANRS 12323 DOD-CI Study Group (2020) « Practices and Obstacles to Provider-Initiated HIV Testing and Counseling (PITC) Among Healthcare Providers in Côte d’Ivoire », AIDS and Behavior (mai 24). DOI : 10.1007/s10461-020-02923-0. https://doi.org/10.1007/s10461-020-02923-0.
    Résumé : Practices of Provider-Initiated HIV Testing and Counseling (PITC) remains suboptimal in Côte d’Ivoire. The aim of this survey was to identify the practices and obstacles to PITC among healthcare professionals in Côte d'Ivoire. A nationally representative cross-sectional survey was conducted in 2018 by telephone among three separate samples of midwives, nurses and physicians practicing in Côte d'Ivoire. The number of HIV tests proposed during consultation in the month preceding the survey was collected for each professional. Factors associated with the number of proposed tests were identified through ordinal logistic regression models. A total of 298 midwives, 308 nurses and 289 physicians were interviewed. Midwives proposed the test more frequently, followed by nurses and physicians. Among midwives, a higher number of proposed tests was associated with the perception that HIV testing does not require specific consent compared to other diseases (aOR 4.00 [95% CI 1.37–14.29]). Among nurses, having received HIV training and the presence of community HIV counselors were associated with a higher number of proposed tests (aOR 2.01 [1.31–3.09] and aOR 1.75 [1.14–2.70], respectively). For physicians, the presence of a voluntary testing center was associated with a higher number of proposed tests (aOR 1.69 [1.01–2.86]). PITC practices and barriers differed across professions. Beyond improving environmental opportunities such as dedicated staff or services, strengthening the motivations and capabilities of healthcare professionals to propose testing could improve PITC coverage.

  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Desgrées du Loû Annabel et Larmarange Joseph (2020) « Perceptions, préférences et recours aux offres communautaires de dépistage du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) en Côte d’Ivoire » (communication orale (session SPD1), présenté à AFRAVIH 2020, Dakar. http://www.afravih2020.org/.
    Résumé : Objectifs Depuis la fin des années 2000, se sont développées des offres de dépistage dédiées à destination des HSH. Portées par des ONG communautaires et favorisées par la formation de pairs éducateurs à la réalisation de tests rapides, ce dépistage communautaire serait plus adapté pour atteindre cette population. Mais qu’en est-il du point de vue des intéressés eux-mêmes ? Matériels et Méthodes Une enquête par téléphone de type Respondent driven sampling (RDS) auprès de 518 HSH a été réalisée en 2018 en Côte d’Ivoire. Le questionnaire portait, entre autres, sur la connaissance, la pratique, la satisfaction et les préférences concernant les offres de dépistage dédiées aux HSH. Résultats Seule la moitié des enquêtés (47 %) ont déclaré connaître un lieu de dépistage dédié aux HSH. Parmi ceux-ci, 79 % en avaient déjà fréquenté un. Ces derniers ont rapporté avoir été bien accueillis, s’être sentis en confiance, que la confidentialité avait été respectée et 95 % ont déclaré qu’ils y retourneraient. En termes de préférences, 37 % des enquêtés ont déclaré préférer les lieux de dépistage indifférenciés (c.-à-d. accueillant tout type de patient), 34 % les lieux communautaires et 29 % sans préférence. Ceux préférant le dépistage communautaire mentionnaient une meilleure écoute et s’y sentir plus en confiance, notamment du fait de la présence d’autres HSH. À l’inverse, ceux préférant une offre généraliste mentionnaient le manque de discrétion et d’anonymat des offres communautaires et vouloir éviter le regard des autres. Les hommes les plus éloignés du « milieu HSH », se définissant comme bisexuels/hétérosexuels, attirés principalement par des femmes, ne connaissant pas une association HSH ou n’ayant pas dévoilé leur homosexualité ont plus tendance à préférer un lieu généraliste. Conclusion Si le dépistage communautaire est bien adapté aux HSH qui y ont recours, le maintien d’une offre de dépistage indifférenciée reste essentiel.

  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Desgrées du Loû Annabel et Larmarange Joseph (2020) « Perceptions, preferences and access to community-based HIV testing services among Men who have Sex with Men (MSM) in Côte d'Ivoire » (communication orale (présentation orale de poster), présenté à INTEREST 2020, online. http://interestworkshop.org/.
    Résumé : Background: Dedicated HIV testing settings have been developed for Men who have Sex with Men (MSM) since the end of the 2000s. These facilities are supported by community-based NGOs and promoted by peer educators, who are trained in the use of rapid HIV tests. As such, this community-based HIV-testing should be adapted to reach the MSM populations. However, little is known about the direct MSM’ point of view regarding such community-based services. Materials and methods: A respondent-driven sampling telephone survey of 518 MSM was conducted in 2018 in Côte d'Ivoire. The questionnaire examined knowledge, practice, satisfaction, and preferences regarding MSM-community-based HIV testing services. Results: Only half of the respondents (47%) reported knowing a community-based HIV testing site dedicated to MSM. Of these, 79% had already attended one. They reported that they were welcomed, that they felt confident, that confidentiality was respected, and 95% said they would return to one of these sites. In terms of preferences, 37% of respondents said they preferred undifferentiated HIV testing sites (i.e., “all patients” or “general population” HIV testing sites), 34% preferred community-based sites, and 29% had no preference. Those who preferred community-based HIV testing reported better listening and feeling more confident, particularly because of the presence of other MSM. Conversely, those preferring undifferentiated HIV testing sites mentioned the lack of discretion and anonymity of community-based sites and wanting to avoid the gaze of others. They feared to be recognized by other patients in a context where they want to keep secret their sexual preferences. Men who were furthest away from the MSM community, defining themselves as bisexual/heterosexual, attracted primarily to women, not knowing a dedicated MSM NGO, or not having disclosed their homo/bisexuality to one member of their family were more likely to prefer undifferentiated HIV testing sites. Conclusion: Community-based HIV testing is well suited for MSM who identify as homosexual and those close to the MSM community while maintaining undifferentiated HIV testing is essential for others. Both types of activities need to be maintained and developed. It is also crucial that healthcare professionals in undifferentiated HIV testing sites are properly trained in non-judgemental reception of people with diverse sexual practices and identities.


  • Kouadio Brou Alexis, Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assi Adjoa Nelly Assoumou, Danel Christine, Ouantchi Honoré, Doumbia Mohamed, Koné Mariatou, Larmarange Joseph et Équipe projet DOD-CI ANRS 12323 (2020) « Outreach strategies of HIV testing in Côte d’Ivoire: Community providers under pressure », Sante Publique, 32 (1) (juin 29), p. 103-111. DOI : 10.3917/spub.201.0103. https://www.cairn-int.info/journal-sante-publique-2020-1-page-103.htm.
    Résumé : Background: Outreach HIV testing strategies have significantly contributed to the increase in the number of people knowing their HIV status in sub-Saharan Africa. This article analyzes the articulation of donor and field constraints on the implementation of outreach HIV testing strategies in Côte d’Ivoire.Methods: Qualitative research was conducted in three health districts (Man, Cocody-Bingerville and Aboisso) in Côte d’Ivoire in 2015-2016, through in-depth interviews with community providers, local leaders and people tested and through observation of outreach HIV testing activities.Results: Implementing organizations feel “under pressure” to meet donors’ objectives that are deemed unattainable, as well as the lack of training and funding. As a result, providers do not observe systematically the rules of the “three Cs” (counselling, informed consent, confidentiality), and propose testing to individuals who are “off-target” (in terms of locations and populations).Discussion: Implementing NGOs experience two types of constraints those resulting from the functioning of international aid (inadequate funding compared to actual costs, objectives too high, the important chain of intermediaries) and those related to the local context (spaces not adapted to guarantee confidentiality and the professional activity of target populations).Conclusion: The pressure that is exerted at different levels on implementing NGOs is detrimental to the quality of HIV testing. It is now essential to develop a more qualitative approach in defining strategies and evaluation criteria.


  • Kouadio Brou Alexis, Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assoumou Assi Adjoa Nelly, Danel Christine, Ouantchi Honoré, Doumbia Mohamed, Koné Mariatou, Larmarange Joseph et Équipe projet DOD-CI ANRS (2020) « Dépistage du VIH hors les murs en Côte d’Ivoire : des prestataires communautaires sous pression », Santé Publique, 32 (1), p. 103. DOI : 10.3917/spub.201.0103. http://www.cairn.info/revue-sante-publique-2020-1-page-103.htm?ref=doi.
    Résumé : Background: Outreach HIV testing strategies have significantly contributed to the increase in the number of people knowing their HIV status in sub-Saharan Africa. This article analyzes the articulation of donor and field constraints on the implementation of outreach HIV testing strategies in Cote d'lvoire. Methods: Qualitative research was conducted in three health districts (Man, Cocody-Bingerville and Aboisso) in Cote d'lvoire in 2015-2016, through in-depth interviews with community providers, local leaders and people tested and through observation of outreach HIV testing activities. Results: Implementing organizations feel "under pressure" to meet donors' objectives that are deemed unattainable, as well as the lack of training and funding. As a result, providers do not observe systematically the rules of the "three Cs" (counselling, informed consent, confidentiality), and propose testing to individuals who are "off-target" (in terms of locations and populations). Discussion: Implementing NGOs experience two types of constraints those resulting from the functioning of international aid (inadequate funding compared to actual costs, objectives too high, the important chain of intermediaries) and those related to the local context (spaces not adapted to guarantee confidentiality and the professional activity of target populations). Conclusion: The pressure that is exerted at different levels on implementing NGOs is detrimental to the quality of HIV testing. It is now essential to develop a more qualitative approach in defining strategies and evaluation criteria.

  • Niangoran Serge, Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine, Koné Mariatou et Larmarange Joseph (2020) « Physicians' knowledge of Hepatitis B and C in Côte d'Ivoire » (poster), présenté à INTEREST 2020, online. http://interestworkshop.org/.
    Résumé : Background: Viral hepatitis is a major public health problem in Côte d'Ivoire, with a prevalence of 8% to 10% for hepatitis B and 1% for hepatitis C. Research indicates that there is a lack of awareness of hepatitis in the general population; however, there remains little evidence concerning physician’s knowledge of the virus. We, thus, investigate physician’s knowledge on viral hepatitis B and C, which can be the first condition for screening and treatment. Materials and methods: In 2018, we conducted a cross-sectional Knowledge, Attitudes and Practices (KAP) telephone survey on a random sample of physicians working in health facilities in Côte d'Ivoire. Data collected included an assessment of knowledge about viral hepatitis B and C and their personal attitudes towards hepatitis screening and vaccination. We created a knowledge score based on 14 variables (screening test variables, HBV viral load variables, treatment indications variables, treatment availability and associated costs variables) and identified the associated factors using a multivariate Poisson model. Results: Among the 542 physicians contacted, 316 physicians participated in the survey (58%). The vast majority of doctors spontaneously cited cirrhosis (79%) and liver cancer (77%) as the main complications of viral hepatitis. Screening modalities were also well known. Knowledge of modes of transmission and prevention were uneven : blood transmission 88%, sexual 78%, saliva 27%, during pregnancy or childbirth 20%. Physicians' knowledge of the prevalence of hepatitis B and hepatitis C in the population remains very limited (32% indicates between 5% and 15% for HBV while 33% indicates less than 5% for HCV) In terms of treatment, less than half knew the conditions for initiating hepatitis B treatment (42%) or the existence of curative treatment for hepatitis C (34%). Similarly, few knew the cost of associated treatments or tests (23%), such as HBV viral load (17%). A higher knowledge score was associated with having a close relative infected by viral hepatitis (RR=1.09 [1.00 – 1.19], p=0.052), receiving training on viral hepatitis (RR=1.16 [1.04 – 1.29], p=0,008) and testing for any viral hepatitis (RR=1.16 [1.04 – 1.29], p=0.008). Conclusion: The fight against viral hepatitis requires the involvement of physicians. Findings suggest that many physicians are in need of ongoing training on prevention and treatment of viral hepatitis.

  • Niangoran Serge, Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Desgrées du Loû Annabel et Larmarange Joseph (2020) « Connaissances des médecins sur les hépatites virales B et C en Côte d’Ivoire et facteurs associés » (poster PL189), présenté à AFRAVIH 2020, Dakar. http://www.afravih2020.org/.
    Résumé : Objectifs Avec une prévalence de 8% à 10% pour l’hépatite B et de 1% pour l’hépatite C, les hépatites virales constituent un problème de santé publique majeur en Côte d’Ivoire. Alors que ces infections sont mal connues en population générale, qu’en est-il des médecins ? Matériels et Méthodes Une enquête transversale par téléphone a été réalisée en 2018 auprès d’un échantillon aléatoire de 316 médecins exerçant dans des structures de santé en Côte d’Ivoire. Le questionnaire administré portait notamment sur l’évaluation des connaissances sur les hépatites virales B et C ainsi que leurs attitudes personnelles face au dépistage et à la vaccination. Un score de connaissance a été créé à partir de 14 variables (figure) et les facteurs associés ont été mesurés à l’aide d’un modèle multivarié de Poisson. Résultats La grande majorité des médecins citent spontanément la cirrhose et le cancer du foie comme principales complications des hépatites virales. Les modalités de dépistage sont également bien connues. Les connaissances en termes de modes de transmission et de moyens de prévention sont inégales, tandis qu’un tiers a une idée des prévalences des hépatites B et C en Côte d’Ivoire. En matière de prise en charge, moins de la moitié connaît les indications de traitement pour l’hépatite B ou l’existence d’un traitement curatif pour l’hépatite C (figure). De même, peu connaissent les coûts des traitements ou des examens comme la charge virale VHB. Le score de connaissances varie selon le type de structure, le sexe, le fait de connaître un proche porteur d’une hépatite virale, le fait qu’une ONG intervienne ou non dans la structure de santé, avoir suivi une formation sur les hépatites virales et le fait de s’être soi-même fait dépister. Conclusion La lutte contre les hépatites virales passe nécessairement par une implication accrue de l’ensemble des médecins, et notamment par des formations continues à la prévention et à la prise en charge qui doivent être développées.

2019



  • Assoumou Nelly, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Kouadio Alexis, Ouantchi Honoré, Doumbia Mohamed, Larmarange Joseph et Koné Mariatou (2019) « Organisation du financement du dépistage du VIH à base communautaire en Côte d’Ivoire : une recherche d’efficience potentiellement contre-productive ? », Médecine et Santé Tropicales, 29 (3) (juillet 1), p. 287-293. DOI : 10.1684/mst.2019.0926. http://www.jle.com/fr/revues/mst/e-docs/organisation_du_financement_du_depistage_du_vih_a_base_communautaire_en_cote_divoire_une_recherche_defficience_potentiellement_contre_productive__315337/article.phtml?tab=texte.
    Résumé : Objectif. Dans le champ du VIH, le President's Emergency Plan for AIDS Relief (Pepfar) et le Fond mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme ont accentué leurs politiques de gestion des financements qui reposent sur la définition d’indicateurs mesurables, la fixation d’objectifs à atteindre, les comptes rendus rapportage et le contrôle des activités. Cet article vise à montrer la manière dont ces nouvelles formes de gestion des financements, dont l’objectif premier est d’améliorer l’efficience des programmes, ont un impact sur la mise en œuvre locale des activités, à travers l’exemple du dépistage du VIH à base communautaire. Méthodes. Dans trois districts sanitaires de la Côte d’Ivoire, nous avons réalisé en 2015 et 2016 une cartographie des acteurs impliqués dans le dépistage communautaire et dix-huit entretiens semi-directifs. Résultats. Le financement des organisations en charge du dépistage au niveau local transite par des organisations intermédiaires selon un système pyramidal complexe. Combiné à la lourdeur des comptes rendus d’activité et de la validation des données, cela génère des retards dans le décaissement des fonds et réduit fortement le temps effectif de mise en œuvre des activités. Ce processus produit ainsi ses propres effets contre-productifs contre lesquels il était censé lutter, au désavantage des activités de dépistage. La faible marge de manœuvre des acteurs locaux dans l’élaboration des projets conduit à des écarts entre les objectifs visés et les réalités de terrain. Mots clés : financement, dépistage du VIH, Côte d’Ivoire
    Mots-clés : ⚠️ Invalid DOI.

  • Bekelynck Anne (2019) Worksite HIV testing in Côte d’Ivoire: from medical power to social control, Working Papers du CEPED (41), Paris : Ceped, 12 p. https://www.ceped.org/wp.
    Résumé : The literature about workplace health initiatives generally stresses the mutual benefits of these programmes for employers and employees. This is also the case for HIV Counselling and Testing (HCT) workplace initiatives in sub-Saharan Africa. This article aims to critically analyse the worksite as a beneficial HIV testing place, questioning if the workplace – as a place characterized by its authority and dependency relationships – enables employees to freely consent to and participate in HIV testing. It questions which types of power occur in health worksite programmes in Sub-Saharan Africa, examining disciplinary power, pastoral power and managerial/neoliberal power. This study is based on a qualitative survey conducted over a period of 12 months (between November 2011 and May 2013) among 30 large private companies in Côte d'Ivoire (HIV prevalence 3.2% in 2015). This article argues that private companies still represent a constraining “apparatus,” which enables the use of disciplinary and pastoral power, specifically by medical staff upon low skilled employees. However, worksite HCT programmes can also give the employ-ees (generally more skilled) the opportunity to increase the « techniques of the self » with regard to their own health via the normalization of HIV testing and the pressure of their colleagues’ social control. The example of the HIV/AIDS workplace pro-grammes in Côte d’Ivoire illustrates the deep ambivalence of workplace health programmes, between public health opportuni-ties and human rights risks.

  • Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Assoumou Nelly, Kouadio Alexis, Danel Christine, Ouantchi Honoré, Koné Mariatou et Larmarange Joseph (2019) « Pepfar 3.0’s HIV testing policy in Côte d’Ivoire (2014-2018): a changing strategy between improvement of testing yield and achievement of the first 90? » (communication orale), présenté à AIDS Impact, London. http://www.aidsimpact.com/abstracts/-LZtWmf5VK5Jr8HC_KPj.
    Résumé : Aim Since 2014, the Pepfar has initiated its phase III called ‘Pepfar 3.0’ (2014- now), focusing on ‘Sustainable Control of the Epidemic’, to reach the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS’ (UNAIDS) 90-90-90 goal. In this strategic plan, the Pepfar states that it is “pivoting to a data-driven approach that strategically targets geographic areas and populations where [they could] achieve the most impact for [their] investments”. In practice, how were these new targeted HIV screening strategies developed and what were the challenges encountered? Method/Issue We conducted a qualitative study in Côte d’Ivoire in 2015-2018, a country where the HIV program is mainly funded by the Pepfar (73% in 2018). In-depth interviews were conducted with stakeholders in the AIDS public response: CDC/Pepfar (3), Ministry of Health (3), intermediary NGOs (7); and we observed public meetings (nb). In addition, the grey literature of Pepfar (Country Operational Plan – COP, https://www.pepfar.gov/) was reviewed to describe the evolution of Pepfar’s HIV testing strategies from COP 14 to COP 17 (October 2014 – September 2018). Results/Comments Since the COP 14, Pepfar’s HIV testing strategies have been characterized by significant variations: (i) in the targets of the number of people and of HIV positive people to be screened, divided by 2 between COP 14 and COP 15 and multiplied by 4.5 between COP 15 and COP 17; (ii) in the targeted geographical areas, from a regional breakdown to an identification of health districts at high and low impact; and (iii) in the targeted sub-groups, from a focus on key populations to a broader definition of priority populations, including men over 25 years old. A shift was observed in the definition of testing targets, with less room dedicated to programmatic data and feedbacks from field actors and an increasing focus on the use of modelling work to estimate and disaggregate the targets by geographical units and sub-population (even if available data at these fine levels was limited and uncertain); increasingly leading to gaps between targets and results. While the aim of COP 14 and COP 15 seemed to be the improvement of testing efficacy in general and testing yield (i.e. testing positivity rate) in particular, COP 16 and 17 have given priority to fill the gaps in terms of the first 90 (i.e. reducing proportion of PLHIV being undiagnosed). Discussion This study highlights how the Pepfar approach has been changing over the last 5 years as a result of the tension between improving HIV testing yield and achieving the first 90 (90% of PLHIV being diagnosed) in the context of a mixed epidemic, combined with a context of limited resources implying to improve the “value for money” of policies. This study also underlines the limited possibility of very rapidly evolving strategies by the donor - emphasised by the annual system of COPs - in a context where actors have different adaptive capacities. The emphasis on targets to reach tends to underestimate the political and social modalities of

  • Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assoumou Nelly, Kouadio Alexis, Danel Christine, Ouantchi Honoré, Koné Mariatou et Larmarange Joseph (2019) « “We need incentives!” Health care professionals’ reluctance to propose systematically HIV testing during general consultation in Cote d’Ivoire » (poster), présenté à AIDS Impact, London. http://www.aidsimpact.com/abstracts/-LZtpxecQfo45SlC9BNU.
    Résumé : Aim To increase access to HIV testing, WHO recommended in 2007 provider-initiated HIV testing using a simplified but still exceptional approach in terms of pre-test counseling and consent. Cote d’Ivoire accepted in 2009 systematic HIV testing proposal in all medical consultations, irrespective of reasons. What are health care professionals (HCPs) perceptions and experiences related to testing proposal? Method/Issue An ethnographic multi-site study was conducted in 3 general medical services (urban, semi-urban, rural) in 2 Ivorian health districts: 37 in-depth interviews with HCPs and 200 observed medical consultations (general medicine). A thematic analysis was performed on HCPs’ practices and discourses. Results/Comments The proportion of patients offered an HIV test was low (around 20%), due to HCPs’ reluctance to propose an HIV test in the absence of clinical suspicion. When offered, HIV test was more often prescribed than proposed. The analysis revealed 4 types of explanations in HCPs discourses. (1) Due to stigma associated to HIV, HCPs feared a negative reaction from their patients: refusal, offence, distrust, loss of patients. (2) Time-consuming specificity of HIV testing in terms of counseling, consent and administrative procedure (separate record and dedicated prescription) is perceived by HCPs as not useful and inducing a work overload that should be financially compensated or realized by dedicated providers, as it was before 2009. (3) In the absence of clinical suspicion, they considered that proposing an HIV test during a general consultation is not medically justified and not their priority. (4) Finally, HCPs felt that they are not sufficiently trained. Discussion HCPs experiences and perceptions are negatively affected by the legacy of the successive HIV policies implemented since the beginning of the epidemy. Some complex procedures, historically implemented due to confidentiality and stigma issues, could maybe be simplified today. Integrating HIV testing in routine is a challenge considering that these activities were previously implemented with dedicated incentives, training and human resources. In a context of limited resources and mixed epidemic, how to prioritize and reorganize HIV testing in general consultations while motivating HCPs and being efficient in terms of public health?

  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Danel Christine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Desgrées du Loû Annabel et Larmarange Joseph (2019) « Cascade of provider-initiated HIV testing and counselling at specific life events (pregnancy, STIs, marriage plan) in Côte d’Ivoire » (poster), présenté à AIDS Impact, London. http://www.aidsimpact.com/abstracts/-LZpZjJNQzSUV6vuH4Ku.
    Résumé : Aim In Côte d’Ivoire, only 57.8% of women and 37.0% of men have been HIV-tested at least once, which is insufficient to control the epidemic. The objective of this study is to describe at a population level if an HIV test was offered and performed at specific life-events where provider-initiated HIV testing is recommended. Method/Issue A cross-sectional telephone survey was conducted in 2017 among a representative sample of 3 867 individuals from the general population in Côte d'Ivoire. For each individual, the occurrence of the following events over the past 5 years was documented: birth of a child, Sexually Transmitted Infections—STIs, marriage. For each of these events, they were asked (i) if they have consulted a health professional, (ii) if they were offered an HIV test during that consultation and (iii) if they accepted it. The factors associated with each of these three steps were analyzed in separate logistic regression models stratified by type of event. Results/Comments While 63.7% of women were HIV-tested during their last pregnancy, only 16.9% of men were tested during their partner’s last pregnancy and this proportion fell to 13.4% for people with an STI and 14.5% for people who got married. These levels of HIV testing were mainly driven by a lack of medical consultation (except for pregnant women) and a lack of testing proposal (except for pre-marital check-up). Testing acceptability was high. Discussion Improving HIV testing coverage in Côte d’Ivoire requires (i) facilitating attendance to health services in case of STIs, marriage plans and pregnancy—for men—and (ii) strengthening routine testing proposal during these occasions.

  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine, Koné Mariatou, Desgrées du Loû Annabel et Larmarange Joseph (2019) « Practices and Barriers to Provider-initiated HIV Testing and Counseling (PITC) among Midwives, Nurses and Physicians in Côte d'Ivoire » (poster WEPEC215), présenté à 20th ICASA, Kigali. http://www.professionalabstracts.com/icasa2019/iplanner/#/presentation/2236.
    Résumé : Background: Despite the implantation of Provider Initiated Testing and Counselling (PITC) in 2009, testing proposal remains lows in Cote d'Ivoire, even in recommended situations. The purpose of this study is to identify the practices and obstacles to PITC among midwives, nurses and physicians in Côte d´Ivoire. Methods: A nationally representative cross-sectional survey was conducted in 2018 by telephone among three separate samples of midwives, nurses and physicians practicing in Côte d´Ivoire. The number of HIV tests proposed during consultation in the month preceding the survey was collected for each professional. Factors associated with the number of proposed tests were identified through ordinal logistic regression models. These factors were classified in three dimensions according to the conceptual framework of work performance (Motivation-Capability-Opportunity). Results: A total of 298 midwives, 308 nurses and 289 physicians were interviewed. Midwives proposed the test more frequently, followed by nurses and physicians. Among midwives, a higher number of proposed test was associated with the perceptions (motivation dimension) that HIV testing do not require a specific consent compared to other diseases (aOR 4,00 [95% CI 1.37-14.29]). Among nurses, having received a HIV training (i.e. capability) and the presence of community HIV counselors (i.e. opportunity) was associated with a higher number of proposed tests (aOR 2.03 [1.33-3.12] and aOR 1.86 [1.21-2.87] respectively). For physicians, the presence of a voluntary testing center (i.e. opportunity) was associated with a higher number of proposed tests (aOR 1.69 [1.01-2.86]). Conclusion: PITC practices and barriers were different across professions. Beyond improving environmental opportunities such as dedicated staff or services, strengthening the motivations and capabilities of healthcare professionals to propose testing could improve PITC coverage.

2018

  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine, Koné Mariatou et Larmarange Joseph (2018) « Dépistage du VIH à l'initiative d'un prestataire de santé à certains moments clés de la vie : cascade et facteurs associés. Résultat de l'enquête DOD-CI ANRS 12 323 en population générale, Côte d’Ivoire » (communication orale), présenté à 9e Conférence Internationale Francophone sur le VIH et les Hépatites Virales (AFRAVIH 2018), Bordeaux.

2017

  • Assoumou Nelly, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Kouadio Alexis, Ouantchi Honoré, Doumbia Mohamed, Danel Christine, Koné Mariatou, Larmarange Joseph et Groupe DOD-CI ANRS 12323 (2017) « Décaissements tardifs, irrégularités de salaires, budgets inadaptés : l’impact des modalités des financements internationaux sur les activités de dépistage communautaire en Côte d’Ivoire /// Nelly Assoumou, Anne Bekelynck, Séverine Carillon, Alexis Kouadio, Honoré Ouantchi, Mohamed Doumbia, Christine Danel, Mariatou Koné, Joseph Larmarange pour le groupe DOD-CI ANRS 12323 » (poster THPDC112), présenté à 19th ICASA International Conference on AIDS and STIs in Africa, Abidjan.
    Résumé : Contexte: En Côte d'Ivoire seuls 25% des hommes et 33% des femmes connaissent leur statut (EDS 2012) malgré le soutien technique et financier des bailleurs de fonds au secteur du dépistage du VIH. Objectif : Analyser la mise en œuvre de l'aide financière et technique des bailleurs et mettre en évidence ses impacts sur la pérennité des activités de dépistage du VIH en Côte d'Ivoire. Méthodes: Les données ont été recueillies dans le cadre du projet DOD-CI (ANRS 12323) en 2015 et 2016 dans les districts sanitaires de Cocody-Bingerville, Man et Aboisso. Des entretiens qualitatifs semi-directifs ont été réalisés auprès des institutions internationales (3), des ONG ivoiriennes (19), des Directions Départementales de la Santé (3) et de professionnels de santé (97). Ces entretiens ont été retranscrits sur le logiciel Nvivo et ont fait l'objet d'un codage selon une grille thématique en vue d'une analyse thématique et sémantique. Résultats: Au niveau du financement, les décaissements se font 4 mois après les dates prévues pour le démarrage des activités, ainsi seulement 50% des activités prévues peuvent être réalisées par certaines ONG. Les budgets prévus pour la couverture des charges pour le dépistage «communautaire» restent insuffisants. Ainsi, lorsque les activités sont réalisées dans des zones éloignées, seulement la moitié des activités peut être réalisée. Les rémunérations pour les services de dépistage assurés par les conseillers communautaires dans les structures sanitaires restent irrégulières. Cela provoque des absences. L'appui technique pourrait lui aussi être amélioré. En raison d'une insuffisance de formation, certains prestataires de soins, réfèrent leurs patients dans des centres périphériques. En termes de supervision, seules 3 visites sont réalisées en moyenne sur 6. Ce qui entraine un désintéressent vis-à-vis des activités de dépistage par les prestataires de soins. On note des ruptures d'intrants dans des structures sanitaires entrainant une suspension des activités pendant ces périodes. Conclusions et recommandations: Nous avons identifié des retards dans les décaissements, l´insuffisance des ressources financières, l´irrégularité des rémunérations, l´insuffisance de formation, de supervision et des ruptures d'intrants. Ces ruptures et irrégularités réduisent ou interrompent les activités. Une optimisation de l'appui financier et technique pourrait permettre une amélioration de la couverture du dépistage en Côte d'Ivoire.


  • Bekelynck Anne (2017) « Le rôle des entreprises privées dans le développement local en Afrique subsaharienne: L’exemple du VIH/sida en Côte d’Ivoire », Revue internationale des études du développement, 231 (3), p. 149. DOI : 10.3917/ried.231.0149. http://www.cairn.info/revue-internationale-des-etudes-du-developpement-2017-3-page-149.htm.

  • Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assoumou Nelly, Kouadio Alexis, Ouantchi Honoré, Danel Christine, Koné Mariatou et Larmarange Joseph (2017) « « Il y a des conseillers communautaires payés pour ça ! » Les réticences des soignants à la proposition systématique d’un test VIH en consultation de médecine générale. Le Cas de la Côte d’Ivoir », présenté à 19e Conférence Internationale sur le SIDA et les IST en Afrique (ICASA International Conference on AIDS and STIs in Africa). https://hal.ird.fr/ird-04119705.
    Résumé : Afin d’améliorer l’accès au dépistage du VIH, la Côte d’Ivoire, en suivant les recommandations de l’OMS, a décidé depuis 2009 de procéder à une proposition de dépistage du VIH dans tous les établissements de santé, à tous les patients, quelques soient leur motif de consultation. Si, dans cette perspective, la procédure de dépistage a été simplifiée, elle reste néanmoins exceptionnelle (proposition de test préalable, procédure administrative spécifique). Quelle expérience et quels points de vue les professionnels de santé en ont-ils ? Une étude ethnographique multi-site a été conduite dans trois services de médecine générale (urbain, semi urbain, rural) en Côte d’Ivoire, situés dans deux districts sanitaires. Plus de 200 consultations de médecine générale ont été observées quotidiennement. Des entretiens semi-directifs ont été conduits auprès de 22 professionnels de santé. La proportion de patients à qui un test est proposé est faible (environ 20%). Les soignants se montrent peu enclin à le proposer en dehors des cas de suspicion clinique pour lesquels le test est d’ailleurs plus souvent prescrit que proposé. Les réticences des soignants s’expriment à cinq niveaux : (1) Compte tenu des représentations négatives encore associées au VIH, les soignants redoutent les effets collatéraux d’une proposition de test en routine tels que le refus, la méfiance voire la déperdition des patients. (2) Ils contestent l’utilité de la procédure de dépistage (conseil pré-test et recueil de consentement) et sa lourdeur administrative (notification systématique des tests, ordonnance spécifique). (3) Cette procédure est en outre associée à une surcharge de travail qui auparavant faisait l’objet d’une compensation financière, ce qui n’est plus le cas et devrait, selon les soignants, être déléguée. (4) Le dépistage tous venants n’est perçu par les soignants ni légitime d’un point de vue médical, ni prioritaire hors des cas de suspicion clinique. (5) Les soignants déplorent un manque de formation officielle en matière de conseil et dépistage. Les attitudes de contestation des soignants sont le produit de l’exceptionnalité du dispositif de lutte contre le sida mis en place depuis le début de l’épidémie. L’intégration de la proposition de dépistage en routine souffre à présent de l’héritage de l’exceptionnalité du VIH. Comment arriver à sortir de cette exceptionnalité financière et administrative en gardant des soignants motivés ?
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  • Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assoumou Nelly, Kouadio Alexis, Ouantchi Honoré, Danel Christine, Koné Mariatou, Larmarange Joseph et Groupe DOD-CI ANRS 12323 (2017) « « Il y a des conseillers communautaires payés pour ça ! » Les réticences des soignants à la proposition systématique d'un test VIH en consultation de médecine générale. Le Cas de la Côte d'Ivoire » (poster THPDD255), présenté à 19th ICASA International Conference on AIDS and STIs in Africa, Abidjan.
    Résumé : Afin d'améliorer l'accès au dépistage du VIH, la Côte d'Ivoire, en suivant les recommandations de l'OMS, a décidé depuis 2009 de procéder à une proposition de dépistage du VIH dans tous les établissements de santé, à tous les patients, quelques soient leur motif de consultation. Si, dans cette perspective, la procédure de dépistage a été simplifiée, elle reste néanmoins exceptionnelle (proposition de test préalable, procédure administrative spécifique). Quelle expérience et quels points de vue les professionnels de santé en ont-ils ? Une étude ethnographique multi-site a été conduite dans trois services de médecine générale (urbain, semi urbain, rural) en Côte d'Ivoire, situés dans deux districts sanitaires. Plus de 200 consultations de médecine générale ont été observées quotidiennement. Des entretiens semi-directifs ont été conduits auprès de 22 professionnels de santé. La proportion de patients à qui un test est proposé est faible (environ 20%). Les soignants se montrent peu enclin à le proposer en dehors des cas de suspicion clinique pour lesquels le test est d'ailleurs plus souvent prescrit que proposé. Les réticences des soignants s'expriment à cinq niveaux : (1) Compte tenu des représentations négatives encore associées au VIH, les soignants redoutent les effets collatéraux d'une proposition de test en routine tels que le refus, la méfiance voire la déperdition des patients. (2) Ils contestent l'utilité de la procédure de dépistage (conseil pré-test et recueil de consentement) et sa lourdeur administrative (notification systématique des tests, ordonnance spécifique). (3) Cette procédure est en outre associée à une surcharge de travail qui auparavant faisait l'objet d'une compensation financière, ce qui n'est plus le cas et devrait, selon les soignants, être déléguée. (4) Le dépistage tous venants n'est perçu par les soignants ni légitime d'un point de vue médical, ni prioritaire hors des cas de suspicion clinique. (5) Les soignants déplorent un manque de formation officielle en matière de conseil et dépistage. Les attitudes de contestation des soignants sont le produit de l'exceptionnalité du dispositif de lutte contre le sida mis en place depuis le début de l'épidémie. L'intégration de la proposition de dépistage en routine souffre à présent de l'héritage de l'exceptionnalité du VIH. Comment arriver à sortir de cette exceptionnalité financière et administrative en gardant des soignants motivés ?

  • Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assoumou Nelly, Kouadio Alexis, Ouantchi Honoré, Danel Christine, Larmarange Joseph et ANRS 12323 DOD-CI Group (2017) « “We need incentives!” Health care professionals' reluctance to propose systematically HIV testing during general consultation in Cote d'Ivoire » (poster MOPED1144), présenté à 9th IAS Conference on HIV Science (IAS 2017), Paris. http://programme.ias2017.org/Abstract/Abstract/4692.
    Résumé : Background To increase access to HIV testing, WHO recommended in 2007 provider-initiated HIV testing using a simplified but still exceptional approach in terms of pre-test counseling and consent. Cote d’Ivoire implemented in 2009 systematic HIV testing proposal in all medical consultations, irrespective of reasons. What are health care professionals (HCPs) perceptions and experiences related to testing proposal? Methods An ethnographic multi-site study was conducted in 3 general medical services (urban, semi-urban, rural) in 2 Ivorian health districts: 37 in-depth interviews with HCPs and 200 observed medical consultations (general medicine). A thematic analysis was performed on HCPs’ practices and discourses. Results The proportion of patients offered an HIV test was low (around 20%), due to HCPs’ reluctance to propose an HIV test in the absence of clinical suspicion. When offered, HIV test was more often prescribed than proposed. The analysis revealed 4 types of explanations in HCPs discourses. (1) Due to stigma associated to HIV, HCPs feared a negative reaction from their patients: refusal, offence, distrust, loss of patients. (2) Time-consuming specificity of HIV testing in terms of counseling, consent and administrative procedure (separate record and dedicated prescription) is perceived by HCPs as not useful and inducing a work overload that should be financially compensated or realized by dedicated providers, as it was before 2009. (3) In the absence of clinical suspicion, they considered that proposing an HIV test during a general consultation is not medically justified and not their priority. (4) Finally, HCPs felt that they are not sufficiently trained. Conclusion HCPs experiences and perceptions are negatively affected by the legacy of the successive HIV policies implemented since the beginning of the epidemy. Some complex procedures, historically implemented due to confidentiality and stigma issues, could maybe be simplified today. Integrating HIV testing in routine is a challenge considering that these activities were previously implemented with dedicated incentives, training and human resources. In a context of limited resources and mixed epidemic, how to prioritize and reorganize HIV testing in general consultations while motivating HCPs and being efficient in terms of public health?
  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Bekelynck Anne, Carillon Séverine, Sika Lazare, Danel Christine et Larmarange Joseph (2017) « Comment Améliorer le Dépistage du VIH en Population Générale dans un Contexte d'Épidémie Mixte? Résultats Préliminaires de l'Étude DOD-CI (ANRS 12323) en Côte d'Ivoire » (communication orale WEAC0702), présenté à 19th ICASA International Conference on AIDS and STIs in Africa, Abidjan.
    Résumé : Contexte: Dans un contexte de financements contraints et une prévalence nationale du VIH estimée à « seulement » 3,7 % en population générale adulte, la réalisation de vastes campagnes de dépistage « tout venant » est difficilement soutenable en Côte d'Ivoire. Il est dès lors indispensable d'améliorer la couverture du dépistage volontaire ou de la proposition d'un test à certains « moments clés » du parcours sanitaire des individus. Objectif: Identifier les Opportunités Manquées de proposition de test (OM) et les Démarches de test Inabouties (DI) auprès des personnes n'ayant pas effectué de dépistage au cours des 5 dernières années. Méthodes: Une étude transversale a été réalisée par interviews téléphoniques auprès d'un échantillon représentatif de la population ivoirienne. Une OM était définie par l'absence de proposition de test lors d'une consultation pour des soins prénataux, une Infection Sexuellement Transmissible (IST) ou un bilan de santé pré maritale. Une DI était définie par une démarche de dépistage volontaire n'aboutissant pas sur un dépistage effectif de l'enquêté. Résultats: Sur les 2768 personnes interrogées (données préliminaires), 1 233 (51 % des hommes et 34 % des femmes) n'avaient pas réalisé de test au cours des 5 dernières années. Parmi eux, 34 % ont connu une situation où ils auraient pu être dépistés (OM uniquement : 11 % ; DI uniquement : 20 % ; OM et DI : 3 %). Les OM étaient plus fréquentes en cas de consultation pour une IST (65 %) et chez les hommes accompagnant leur femme à une consultation prénatale (65 %). Les OM concernaient principalement les hommes en zone rurale, sans assurance santé, ayant une richesse perçue faible et déclarant des facteurs de risques sexuels. Les DI concernaient les populations urbaines, jeunes et instruites, témoignant une précarité professionnelle (recherche d'un premier emploi), maritale (non marié légalement) et économique. Les principales raisons de DI aussi bien chez les femmes que chez les hommes étaient liées à la peur du résultat (35 %) suivi du manque de temps ou une file d'attente trop longue (22 %). Conclusion: Plus d'un tiers des personnes non dépistées aurait pu être testées à l'occasion d'un évènement indicateur ou si elles étaient allées au bout de leur démarche de test. L'atteinte du dépistage universel en Afrique de l'Ouest, prélude indispensable de l'objectif 90-90-90 des Nations Unies, nécessite d'identifier les leviers d'actions qui permettront de réduire ces occasions manquées. Close
  • Kouadio Alexis, Carillon Séverine, Bekelynck Anne, Assoumou Nelly, Danel Christine, Ouantchi Honoré, Larmarange Joseph, Doumbia Mohamed, Koné Mariatou et Groupe DOD-CI ANRS 12323 (2017) « Dépistage du VIH « hors les murs » en Côte d’Ivoire : des prestataires communautaires sous pression » (poster TUPDC152), présenté à 19th ICASA International Conference on AIDS and STIs in Africa, Abidjan.
    Résumé : Contexte: L'objectif 90-90-90 des Nations Unies vise à atteindre une couverture universelle du dépistage du VIH. Ainsi, plusieurs stratégies ont été implémentées en Côte d´Ivoire dont le dépistage dit «hors les murs» qui vise à aller au-devant des populations cibles. Dans un contexte de limitation des financements, certains bailleurs, cherchant à maximiser le rendement au test par la mesure du taux de séropositivité ont adopté depuis quelques années une politique visant à limiter un dépistage «tout-venant» jugé inefficace au profit de stratégies de plus en plus ciblées. D'autres maintiennent par contre le dépistage en population générale avec des objectifs quantifiés. Objectifs: Comment les contraintes induites par les politiques des bailleurs influent-elles la pratique du dépistage « hors les murs » par les ONGs chargées de sa mise en œuvre? Méthodes: Cette étude a été réalisée à partir d'une recherche qualitative conduite dans trois districts sanitaires de la Côte d'Ivoire en 2015-2016. 21 activités de dépistage «hors les murs» du VIH ont été observées et 74 entretiens ont été réalisés avec 22 prestataires de santé, 6 acteurs associatifs, 11 responsables communautaires et 35 personnes dépistées ou à qui le test a été proposé. Résultats: Les orientations stratégiques des bailleurs sont déclinées par les partenaires techniques et financiers sous formes de cibles restreintes et d'objectifs mesurables, définis par zones géographiques et imposés aux ONGs de mise en œuvre. Face à cela, certaines ONGs adoptent des stratégies de contournement pour atteindre leurs résultats : interventions dans d´autres zones que celles définies, dépistage de personnes «hors cible», contraction de la durée dédiée au conseil et au dépistage, dépistage quémandé et forcé. Aussi, le dépistage est réalisé dans des conditions de manque de confidentialité et d'hygiène, par des prestataires non légalement formés au dépistage et non issus de la population cible. Conclusions: Face aux contraintes induites par les directives des bailleurs, les ONGs de mise en œuvre adoptent des stratégies de contournement pour atteindre leurs objectifs. La conséquence en est une dégradation de la qualité et de l'efficacité du dépistage «hors les murs» du VIH. Un meilleur dialogue entre partenaires et ONGs de mise en œuvre serait souhaitable dans la définition des politiques de dépistage et des cibles à atteindre.


  • Larmarange Joseph, Sow Khoudia, Broqua Christophe, Akindès Francis, Bekelynck Anne et Koné Mariatou (2017) « Social and implementation research for ending AIDS in Africa », The Lancet Public Health, 2 (12) (décembre 1), p. e540. DOI : 10.1016/S2468-2667(17)30214-1. http://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(17)30214-1/abstract.

2016


  • Bekelynck Anne, Larmarange Joseph, Masumbuko Jean-Marie et Msellati Philippe (2016) « Le Fonds mondial : un bailleur comme les autres ? L’exemple de la Côte d’Ivoire », Transversal, septembre 19. http://transversalmag.fr/articles/407-Le-Fonds-mondial-un-bailleur-comme-les-autres-L-exemple-de-la-Cote-d-Ivoire.
    Résumé : Depuis une décennie, la Côte d’Ivoire est le théâtre d’une bataille rangée entre les principaux bailleurs internationaux de la lutte contre le sida pour déterminer la répartition des activités et des districts sanitaires. Depuis 2014, les deux bailleurs principaux de Côte d’Ivoire s’engagent dans une poursuite claire d’actions à « haut impact ». Sous l’impulsion de Deborah Birx, nouvelle ambassadrice du gouvernement américain en charge de la coordination des activités VIH/sida, le Pepfar (programme de coopération bilatérale américain) initie un processus d’optimisation de ses ressources et de recherche d’actions à « haut rendement ». De la même manière, avec l’adoption du « nouveau modèle de financement » (NMF), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, s’engage fermement dans cette voie, bien que cette institution multilatérale continue d’affirmer son souci de promouvoir les démarches collaboratives et respectueuses des demandes nationales. Dans la pratique, cette course pour des actions à fort impact l’emporte bien souvent sur les objectifs de collaboration et d’alignement. Et si le Fonds mondial était devenu un bailleur comme les autres ?

2015



  • Bekelynck Anne (2015) « Les entreprises privées, une opportunité pour la prévention et la prise en charge du virus de l’hépatite B (VHB) en Côte d’Ivoire, dans le sillage du VIH ? », Bulletin de la Société de pathologie exotique, 108, p. 57-62. DOI : 10.1007/s13149-014-0402-5. http://link.springer.com/10.1007/s13149-014-0402-5.
    Résumé : En Côte d’Ivoire, les défis que présente actuellement la lutte contre le virus des hépatites B (VHB) rappellent ceux du VIH/sida il y a une quinzaine d’années: forte prévalence (8–10 %), méconnaissance de la maladie et coûts de la prise en charge extrêmement élevés. Si certaines entreprises privées ont joué un rôle décisif dans l’accès aux traitements du VIH/sida, elles représentent encore aujourd’hui l’un des rares lieux où sont proposés des services de dépistage, de vaccination et de traitement pour le VHB. Le VIH/sida a ouvert une « brèche » pour d’autres pathologies, en développant le « marché » de la santé au sein des entreprises. Or, la faible mobilisation collective autour du VHB, tant internationale que nationale, les empêche, pour l’instant, de devenir un levier d’appui vers un accès universel au dépistage et au traitement et les maintient dans une position de vecteur d’un système de santé à double vitesse.
    Mots-clés : Côte d'Ivoire, entreprises privées, mobilisation collective, VHB, VIH/sida.

  • Bekelynck Anne (2015) « Les entreprises privées dans l'action publique de lutte contre le VIH/sida en Côte d'Ivoire : un acteur comme les autres ? », Thèse de doctorat de sociologie, Paris : Université Sorbonne Paris Cité. http://www.theses.fr/s120663.

2014



  • Bekelynck Anne (2014) « Le rôle des entreprises privées dans la lutte contre le VIH/sida en Côte d’Ivoire : des vecteurs d’une utopie sociale aux partenaires d’une action publique », Lien social et Politiques, 72, p. 129-149. DOI : 10.7202/1027210ar. http://www.lsp.inrs.ca/spip.php?rubrique158.
    Résumé : En Côte d’Ivoire, certaines grandes entreprises privées ont mis sur pied, dès la fin des années 1990, des programmes d’accès aux traitements antirétroviraux (ARV) pour leurs salariés. L’article se propose d’analyser les frontières de la politisation de ces initiatives privées dans la lutte contre le VIH/sida. Si la prise en charge de la santé des travailleurs par les entreprises privées n’est pas nouvelle en Afrique, le VIH/sida a introduit une rupture. L’intervention massive de la coopération internationale autour de cette épidémie a enjoint aux États d’intégrer de manière inédite le secteur privé dans les politiques nationales, tout en créant un « marché du sida » local, et en procurant un fort écho médiatique à des entreprises soucieuses de développer leur capital symbolique. Si les entreprises privées ont pu jouer un rôle décisif dans la promotion de l’« utopie » de l’accès aux ARV dans le Sud aux débuts de l’épidémie, leur inclusion inédite au sein d’une action publique a dilué leur rôle et leur pouvoir de transgression sociale.
    Mots-clés : Côte d'Ivoire.

2012


  • Demange Elise, Henry Emilie, Bekelynck Anne et Préau Marie (2012) « Petite(s) histoire(s) de la recherche communautaire », in De la recherche en collaboration à la recherche communautaire. Un guide méthodologique, éd. par Elise Demange, Emilie Henry, et Marie Préau, Paris : ANRS/Coalition Plus, p. 15-24. (Sciences sociales et sida). http://www.anrs.fr/VIH-SIDA/Sante-publique-Sciences-sociales/Actualites/L-Anrs-et-Coalition-Plus-publient-De-la-recherche-en-collaboration-a-la-recherche-communautaire.-Un-guide-methodologique.

2011


  • Bekelynck Anne (2011) Revue de la littérature internationale sur la recherche communautaire (Synthèse), Working Papers du CEPED (14), Paris : CEPED, 45 p. http://www.ceped.org/wp.
    Résumé : La notion de « recherche communautaire » est apparue au fil des années 1990, d’abord en Amérique du Nord sous les appellations de community based participatory research et de community participatory research, avant de s’établir dans d’autres pays du Nord comme du Sud et de devenir un concept incontournable dans la famille des recherches action et des recherches participatives. Or, si la littérature nord-américaine est abondante à propos de la recherche communautaire, et ce notamment dans le champ du VIH/Sida où cette approche est particulièrement dynamique, la récente importation de cette notion en France fait face à plusieurs défis liés, d’un côté, à sa compréhension et à son acceptation théorique, et de l’autre à son adaptation au contexte politique, social, culturel et institutionnel national particulier. La recherche communautaire se caractérise par quelques principes clés, réunis autour de trois éléments inter-reliés : la participation, la recherche et l’action. Il s’agit d’une approche collaborative entre des acteurs académiques et des acteurs communautaires (ou associatifs), participant conjointement à toutes les étapes du processus de recherche, suivant des principes d’équité et de responsabilité partagées, en fonction des compétences de chacun. Elle poursuit deux objectifs : un objectif scientifique, consistant à améliorer la qualité de la recherche, par un accès facilité à l’information et par une compréhension davantage pertinente de la réalité ; et un objectif d’utilité sociale, par le renforcement des compétences et des capacités des membres de la communauté, et par la transformation des connaissances produites en actions concrètes, afin d’améliorer, en bout de ligne, les conditions de santé et de bien-être des communautés concernées. La recherche n’est donc plus uniquement sur les communautés, mais devient une recherche faite avec, par et pour les communautés. La littérature internationale s’accorde sur un certain nombre de principes au cœur de la démarche, tels que la participation des communautés au choix de la question de recherche, l’équilibre poursuivi entre recherche et action, une démarche qui devient aussi importante que sa finalité, le processus de co-apprentissage entre les différents acteurs ou encore le partage du pouvoir décisionnaire et des résultats produits. La recherche communautaire est davantage une approche, voire une « philosophie », qu’une méthodologie stricte, dans laquelle l’attitude de respect et d’attention du chercheur envers les communautés étudiées est déterminante. Ainsi, elle recouvre un large éventail de recherches multiples, au sein desquelles les membres des communautés sont plus ou moins actifs dans le processus (de la simple consultation à l’impulsion même de la recherche) et où la conception des types d’action observées est variée (renforcement de capacités des communautés, transformation des relations observé/observant, résolution d’un problème, transformations sociétales). Portée en France par le champ du VIH/Sida, la recherche communautaire soulève de nouveaux défis, liés à sa compréhension, à son acceptation et à son adaptation au contexte institutionnel. La notion de « communauté », largement utilisée outre-atlantique, cristallise ici des tensions où, dans un contexte de modèle républicain « intégrationniste », son association à des logiques de division et aux concepts de « repli communautaire » ou de « communautarisme » peut jeter un voile sur le débat. Aussi, alors que l’introduction de cette notion renouvelle les débats classiques des recherches action et des recherches participatives au sein de la tradition de la recherche française, la recherche communautaire rencontre des défis liés à son institutionnalisation, et à la question du financement ou non des associations dans le cadre de projets de recherche.
    Mots-clés : associations, communautés, recherche action, Recherche communautaire, recherche participative, VIH/sida.
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